Une nuit de la Saint-Sylvestre calme et festive malgré quelques incidents mineurs

Les autorités avaient placé ce réveillon sous haute surveillance, en déployant 148.000 membres des forces de sécurité, dont 12.000 dans la capitale. 

Bilan plutôt calme pour cette nuit de la Saint-Sylvestre 2018. La France a accueilli mardi la nouvelle année sans trop d’accrocs, et ce malgré les appels à manifester de “gilets jaunes” sur les réseaux sociaux. Il faut dire que les autorités avaient placé ce réveillon sous haute surveillance, en déployant 148.000 membres des forces de sécurité, dont 12.000 dans la capitale.

Son et lumière sur les Champs-Elysées

Sur les Champs-Élysées, où l’on redoutait le plus de débordements, 200.000 personnes se sont rassemblées pour attendre les douze coups de minuit, dans une ambiance festive. Parmi eux, seuls 200 “gilets jaunes” étaient présents, selon la préfecture de police. Un spectacle “son et lumière” a été projeté sur l’Arc de Triomphe – vandalisé le 1er décembre lors d’une manifestation des “gilets jaunes” – suivi d’un feu d’artifice immortalisé, téléphone en main, par la foule. La fête s’est déroulée de manière largement pacifique, même si de légers heurts ont éclaté au moment d’évacuer les Champs-Élysées en fin de soirée entre quelques individus cagoulés et des forces de l’ordre, sans faire de victime.

Neuf blessés à cause des pétards à Strasbourg

En Alsace, la fête a tout de même été ternie par les habituels blessés à cause des pétards. Neuf personnes ont été hospitalisées dans la nuit à Strasbourg pour des blessures dues à des engins pyrotechniques. Deux jeunes hommes, un adolescent de 15 ans et un adulte de 20 ans, ont eu deux doigts amputés – le pouce et l’index dans un cas, l’annulaire et l’auriculaire pour le second. Malgré tout, le nombre de blessés est en baisse par rapport au réveillon de 2017, quand 29 personnes avait été soignées au service SOS Mains du CHU.

Dans le Haut-Rhin, une quinzaine de véhicules ont par ailleurs été incendiés à Illzach, au nord de Mulhouse. Des tensions ont éclaté entre plusieurs individus et des gendarmes, qui ont dû essuyer plusieurs tirs tendus de feu d’artifice. Mais il n’y a pas eu de blessés, ni d’interpellation non plus à ce stade, malgré le déploiement de 80 gendarmes.

Dans les Alpes-Maritimes, un “gilet jaune” blessé

Un nouvel incident s’est en outre produit en marge du mouvement des “gilets jaunes” dans les Alpes-Maritimes. Un manifestant de 22 ans a été renversé par une voiture dans la nuit du réveillon à Antibes. Le “gilet jaune” se trouvait avec d’autres manifestants sur une bretelle d’autoroute avec l’idée de tirer un feu d’artifice quand, vers 00h30, il a été fauché par une voiture qui a pris la fuite. Il a subi de multiples lésions mais, en fin de nuit, son pronostic vital n’était pas engagé.

Une rixe a enfin eu lieu dans l’Aisne, entre un groupe de jeunes et des “gilets jaunes”, dont l’un a sorti un couteau et a blessé un jeune qui a été hospitalisé. Le gilet jaune est en garde à vue.

Immatriculations de voitures neuves en hausse en 2018, malgré une baisse en décembre

Le marché français des voitures particulières neuves a progressé de près de 3% en 2018 avec 2.173.481 immatriculations, a annoncé mardi le Comité des constructeurs français d’automobiles. 

Le marché français des voitures particulières neuves a connu un très  fort recul au mois de décembre. Malgré ce mois négatif, il a progressé sur l’année de près de 3% avec 2.173.481 immatriculations, a annoncé mardi le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).

Bonne santé

Avec 2.173.481 immatriculations de voitures particulières sur l’ensemble de l’année, soit une hausse de près de 3%, le marché automobile français affiche une bonne santé, conforme aux attentes, a annoncé mardi le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA).

+8,32% pour PSA et Renault

PSA et Renault ont en effet augmenté leurs ventes de 8,32% sur l’année, alors que les constructeurs étrangers ont, eux, subi un recul de 3,44%. Le groupe Renault a ainsi progressé de 2,48%, à 547.704 immatriculations, tiré par les véhicules Dacia (+19%) alors que la marque au losange est, elle, en recul de 2,48%. PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel) engrange 698.985 immatriculations, soit un bond de 13,36% qui s’explique notamment par l’intégration d’Opel (+165,1%), qui était comptabilisé l’an dernier dans le giron de l’américain General Motors (GM). PSA confirme ainsi sa place de numéro 1 sur le marché français avec une part de marché de près de 30%.

De mauvais chiffres pour les constructeurs allemands

Parmi les constructeurs étrangers, si Toyota (+9,93%), l’alliance Fiat-Chrysler (+12,67%) et Hyundai (+16,54%) tirent leur épingle du jeu, les constructeurs allemands Volkswagen (-1,1%) et BMW (-3,21%) reculent sur le marché automobile français sur l’année, tout en restant les premiers constructeurs étrangers importés sur le marché français.

Les dix événements sportifs à ne pas manquer en 2019

Même sans Jeux olympiques ni Coupe du monde (masculine) de football, l’année 2019 sera riche en grands événements. En voici dix à ne pas manquer.

Les années impaires, c’est toujours la même chose. Il n’y a pas de Jeux olympiques, ni de Coupe du monde de football (masculine), et l’on se dit que l’on va être un peu frustrés en termes d’émotions sportives. Et chaque année, athlètes, nageurs, tennismen ou cyclistes (vous pouvez tout mettre au féminin aussi) nous prouvent le contraire. L’année 2019 ne devrait pas faire exception, d’autant plus que le programme des douze prochains mois est, comme vous allez le constater, particulièrement alléchant.

Du 10 au 27 janvier : Mondial de handball, en Allemagne et au Danemark

La passe de trois pour les Bleus ? Troisième du dernier Euro, en janvier 2018, l’équipe de France va tenter de rester sur le toit du monde en décrochant un troisième titre mondial consécutif après 2015 et 2017, ce qui n’a jamais été fait dans l’histoire. Le tournoi a lieu en Allemagne et au Danemark (où se tient la finale), deux des rivaux historiques des Bleus. De quoi titiller un peu plus les hommes de Didier Dinart au moment de se lancer dans ce défi historique.

Du 26 mai au 9 juin : Roland-Garros

Le douzième travail de Nadal. Déjà vainqueur à onze reprises du Grand Chelem disputé porte d’Auteuil, Rafael Nadal peut-il réussir à l’emporter une douzième fois ? Ce sera un vrai travail d’Hercule pour le Majorquin, dont la fin de saison 2018 a été tronquée par les blessures et qui devrait avoir comme principaux adversaires le Serbe Novak Djokovic, redevenu n°1 mondial, l’Autrichien Dominic Thiem et l’Allemand Alexander Zverev, récent vainqueur du Masters. Et les Français me direz-vous ? Avec un meilleur représentant au 26ème rang mondial (Richard Gasquet), ce n’est sans doute pas en 2019 que Yannick Noah aura un successeur…

1er juin : finale de la Ligue des champions, à Madrid

Le grand rêve du PSG. La finale de la plus prestigieuse compétition européenne aura lieu cette année au Metropolitano, le stade de l’Atlético de Madrid. De quoi donner des idées à Antoine Griezmann et à ses coéquipiers, qui devront néanmoins se défaire en huitièmes de finale de la Juventus Turin, deux fois finaliste sur les quatre dernières saisons. Le PSG espère lui aussi être de cette finale, ce qui serait un moment marqueur de son histoire. Première étape en février et mars face à Manchester United, avec un huitième de finale pas donné. Dans le même temps, le deuxième club français qualifié pour les huitièmes, l’OL, se frottera au Barça, l’un des favoris de la compétition. Les autres candidats au trophée (comme tous les ans ou presque) ont pour nom Real Madrid, triple tenant du titre, le Bayern, Manchester City ou Liverpool.

Du 1er au 30 juin : Coupe d’Afrique des nations, en Égypte ou en Afrique du Sud

Les stars sont là… Mais où ? Avec cette CAN 2019, il existe un premier suspense : qui va l’organiser ? Le Cameroun a été privé de ce droit en novembre dernier en raison des retards dans les travaux et de l’insécurité dans certaines régions. L’Égypte et l’Afrique du Sud sont candidates. Sur le terrain, les stars seront là. Mohamed Salah (Égypte), Sadio Mané (Sénégal) ou Riyad Mahrez (Algérie) essaieront avec leurs pays respectifs de succéder au… Cameroun, vainqueur de l’Égypte en finale il y a deux ans.

Du 7 juin au 7 juillet : Coupe du monde de football féminin, en France

Les femmes après les hommes ? Comme les Bleus de 1998, les Bleues espèrent décrocher leur premier titre de championnes du monde à domicile, le 7 juillet prochain, au Groupama stadium de Lyon. Ce ne sera pas chose facile et il faudra déjà se sortir d’un premier tour homogène et “piégeux“, face à la Corée du Sud, la Norvège et le Nigeria. Mais avouez que la France au sommet du foot mondial chez les hommes et chez les femmes, cela aurait de l’allure.

Du 6 au 28 juillet : Tour de France

Vers les 2.000 m et au-delà ! Pour les cent ans du Maillot jaune de leader de l’épreuve, la direction du Tour a mis les petits plateaux pour les grands grimpeurs, avec pas moins de trois arrivées à plus de 2.000 m : une au Tourmalet, le géant des Pyrénées, une à Tignes, avec passage par l’Iseran (à 2.770 m d’altitude!), et enfin une à Val Thorens, à la veille de l’arrivée sur les Champs-Élysées. Le parcours est splendide, comme toujours, mais, niveau compétition, on voit mal qui pourrait empêcher la Sky de Geraint Thomas et Christopher Froome de rafler un nouveau et dernier Tour, avant le retrait du sponsor principal à la fin de l’année. Même si, quand on est français, on espère toujours un exploit de Romain Bardet ou de Thibaut Pinot…

Du 31 août au 15 septembre : Coupe du monde de basket, en Chine

Les Bleus au rebond. Après deux compétitions décevantes (élimination en quarts de finale aux Jeux olympiques, puis en huitièmes de finale à l’Euro), l’équipe de France retrouve la Coupe du monde, dont la dernière édition remonte à cinq ans (pour ne pas entrer en concurrence avec la Coupe du monde de football, la Fiba a décidé d’organiser sa grande compétition les années impaires). Pour Vincent Collet, sélectionneur, il s’agit de poser les bases d’un nouveau collectif, après les retraites internationales de Tony Parker puis de Boris Diaw. Pour ce qui est du favori de la compétition, qualificative pour les JO de Tokyo, vous connaissez son nom : il s’agit des États-Unis, vainqueur en 2010 et 2014.

Du 20 septembre au 2 novembre : Coupe du monde de rugby, au Japon

Les Bleus relancent de très loin… Depuis quatre ans et la claque monumentale infligée par les All Blacks en quarts de finale du Mondial 2015 (62-13), on ne peut pas dire que le rugby français ait relevé la tête. Les Bleus n’ont pas fait mieux que troisièmes du Tournoi des Six nations (en 2017), ont fait match nul contre le Japon, fin 2017, et se sont inclinés contre les Fidji lors de leur dernier test-match (21-14). Le Tournoi des Six nations, qui débutera le 1er février par la réception du pays de Galles, doit servir à relancer un XV tricolore aux abois. Pour ce qui est du Mondial, les Blacks, comme toujours, et l’Irlande, auteure du Grand Chelem en 2018, seront les deux grands favoris de la compétition.

Du 27 septembre au 6 octobre : Championnats du monde d’athlétisme, au Qatar

Que les Mayer gagnent ! Le Jamaïquain Usain Bolt, désormais apprenti footballeur, n’est plus là pour éclairer nos étés, mais les Mondiaux d’athlétisme ne manqueront pas de stars, avec notamment le tout frais recordman du monde du marathon, le Kényan Eliud Kipchoge. La France comptera sur ses habituelles têtes d’affiche, dont Kevin Mayer, tenant du titre sur décathlon. Deux ans après son exploit à Londres, Pierre-Ambroise Bosse (800 m) sera lui aussi très attendu, tout comme Renaud Lavillenie à la perche. Le Clermontois court et saute toujours après un titre mondial en plein air.

Du 18 au 24 novembre : Phase finale de la Coupe Davis, à Madrid

La Coupe Davis est morte, vive la Coupe Davis ? La dernière édition de la Coupe Davis telle que nous la connaissions a eu lieu à Villeneuve d’Ascq, le mois  dernier. Fini désormais l’épreuve au long cours dans des ambiances de feu. La Coupe Davis version Kosmos (le groupe dirigé par le footballeur Gerard Piqué) va se dérouler sur une seule semaine et sur terrain “neutre” (Madrid en l’occurrence). On est sceptiques, mais il faudra juger sur pièces !

Brésil : le président d’extrême-droite Jair Bolsonaro officiellement investi

Plus de deux mois après avoir remporté l’élection présidentielle, l’ancien capitaine de l’armée a été intronisé chef de l’État brésilien lors d’une cérémonie officielle à Brasilia, mardi. 

Jair Bolsonaro a pris mardi ses fonctions de président du Brésil, ouvrant une ère de rupture chargée de lourdes incertitudes avec le virage à l’extrême droite de la première puissance d’Amérique Latine. L’ex-capitaine de l’armée, 63 ans, est devenu le 38ème président du Brésil en signant un registre officiel dans la Chambre des Députés.

Une cérémonie boycottée par la gauche

Auparavant, il a prêté serment, s’engageant à “défendre et appliquer la Constitution” tout en oeuvrant pour “l’Union, l’intégrité et l’indépendance du Brésil”. Le vice-président Hamilton Mourao, lui aussi investi mardi, a prêté le même serment. La cérémonie officielle au Parlement a été boycottée par la gauche, notamment le Parti des Travailleurs (PT) de l’ex-président Lula. Le nouveau président devait ensuite se rendre au Palais du Planalto, où il recevra des mains de son prédécesseur Michel Temer l’écharpe présidentielle, une pièce de soie jaune et verte, sertie d’or et de diamants.

Jair Bolsonaro, dont la carrière politique se limite à 27 ans de députation sans autre relief que ses outrances verbales, n’a pas fait mystère de sa volonté de renverser la table pour extirper le Brésil de ses crises multiples. “Nous avons l’intention de changer le destin de notre Brésil”, a-t-il tweeté juste avant la cérémonie, demandant au peuple “son soutien indispensable”.

Une élection source de divisions

Le capitaine de réserve devrait lancer au pas de course une série de réformes pour inaugurer son mandat de quatre ans à la tête de la première puissance d’Amérique latine. Premier chef d’Etat d’extrême droite jamais arrivé au pouvoir au Brésil par les urnes, Jair Bolsonaro a suscité énormément d’attentes avec ses promesses de redresser une économie atone et de mater la corruption et la violence qui désespèrent les 208 millions de Brésiliens.

Mais son arrivée à la tête du pays suscite de nombreuses inquiétudes, notamment en matière de respect des valeurs démocratiques, des minorités, des alliances avec les partenaires traditionnels du Brésil et de protection de l’environnement. Ses dérapages racistes, machistes ou homophobes comme ses éloges de la période noire de la dictature militaire (1964-1985) lui ont aliéné des millions de compatriotes.

Jean-Luc Mélenchon avoue sa “fascination” pour le “gilet jaune” Eric Drouet

Dans un long billet publié sur sa page Facebook, Jean-Luc Mélenchon a salué la “sagesse” et la “détermination” d’Éric Drouet, l’une des principales figures des “gilets jaunes”.

Jean-Luc Mélenchon exprime sa “fascination” pour le “gilet jaune” Éric Drouet et lui dit “merci”, dans un billet publié sur la page Facebook du chef de file de La France insoumise.

Faisant le parallèle entre le “gilet jaune”, un des initiateurs du mouvement de protestation et un homonyme révolutionnaire du 18e siècle, Jean-Baptiste Drouet, Jean-Luc Mélenchon juge que “la France est pleine de ces personnages qui marquent son histoire comme autant de cailloux blancs. C’est pourquoi je regarde Éric Drouet avec tant de fascination”, dit-il.

“Sagesse” et “détermination”

Éric Drouet, “je ne le connais pas. Je l’écoute, je le lis et je vois en lui la même sage et totale détermination que chez madame Priscillia Ludosky”, autre initiatrice du mouvement des “gilets jaunes”. Car pour Jean-Luc Mélenchon, “la révolution citoyenne des ‘gilets jaunes’ est une des meilleures choses qui nous soit arrivée depuis si longtemps”. “Sur le seuil de ce début d’année prometteur, pour saluer tous les ‘gilets jaunes’ et l’histoire dont ils sont les dignes héritiers, je vous dis ‘merci, monsieur Drouet'”, conclut-il.

L’une des principales figures du mouvement

Chauffeur routier de Melun en Seine-et-Marne, Éric Drouet, 33 ans, est une des voix qui pèsent dans la contestation qu’il définit lui-même comme “populaire” et “totalement apolitique”. Sa page Facebook, créée mi-octobre et appelant au “blocage national contre la hausse des carburants”, a été rapidement suivie par des dizaines de milliers de personnes, amorçant la mobilisation nationale du 17 novembre, l'”acte I” des “gilets jaunes”. Interpellé fin décembre lors de l'”Acte VI” des manifestations à Paris, il sera jugé le 5 juin pour “port d’arme prohibé de catégorie D”, après avoir été retrouvé porteur d’une sorte de matraque, et pour “participation à un groupement formé en vue de violences ou de dégradations”.

“Gilets jaunes” : 800 manifestants à Paris, 57 interpellations

Moins nombreux que ces dernières semaines, les “gilets jaunes” sont bien résolus à ne rien lâcher. Illustration avec Valérie à Calais, qui a confié à Europe 1 vouloir montrer que les “gilets jaunes” étaient “toujours là”. 

Samedi, les “gilets jaunes” étaient bien moins nombreux que ces dernières semaines. Une centaine, par exemple, sur les Champs-Élysées, où les boutiques sont restées ouvertes. Mais ceux qui sont toujours dans la rue sont bien résolus à ne pas lâcher. À Calais, dans les Hauts-de-France, ils étaient ainsi une centaine et sont parvenus à bloquer l’A16.

“On se rejoint entre nous pour montrer qu’on est plus nombreux, pour montrer qu’on est toujours là, qu’on en veut toujours et qu’on ne lâchera rien !”, explique au micro d’Europe 1 Valérie, l’une des “gilets jaunes” calaisienne. “On ne lâchera rien du tout ! Comme Macron n’a rien lâché”, ajoute-t-elle. “Faut pas croire que le mouvement des ‘gilets jaunes’ est terminé, c’est faux”, assure Valérie.

“…même des miettes”

“Les gens sont toujours autant dans la misère”, poursuit la manifestante avant d’énumérer : “de quoi se loger, de quoi se vêtir, de quoi se chauffer, de quoi manger : toutes ces choses-là, nous ne les avons pas !”. “On obtient que ce que l’on a quand ça casse, quand ce sont de grosses mobilisations, ou quand on bloque”, déplore Valérie. “C’est quand même grave d’en arriver à ça pour obtenir quelque chose… même des miettes”.

Renault : la CGT dénonce l’opacité autour d’une holding néerlandaise

Les syndicats de Renault s’interroge sur les activités de RNBV, holding opaque chargée de coordonner l’alliance avec Nissan.

La CGT du constructeur automobile Renault a dénoncé, dans un courrier adressé mi-décembre à Bercy, l’opacité qui entoure la société Renault Nissan BV (RNBV), holding néerlandaise chapeautant l’alliance du groupe français avec son homologue japonais Nissan, a confirmé le syndicat vendredi. “Nous avons écrit en date du 11 décembre au ministre des Finances Bruno Le Maire pour faire toute la lumière sur cette nébuleuse RNBV”, a déclaré Fabien Gâche, délégué CGT chez Renault, confirmant des informations de franceinfo, L’Humanité et Libération.

Renault reste muet

“Si on a écrit à Bruno Le Maire, c’est parce que Renault faisait le sourd”, a-t-il expliqué. En outre, “on a découvert par la presse que des responsables de Renault recevaient des rémunérations de RNBV”, notamment Thierry Bolloré, actuel patron par intérim du groupe français, a poursuivi Fabien Gâche. “Nous n’avons pas reçu de réponse” à cette lettre, a ajouté le syndicaliste du groupe Renault, dont le patron Carlos Ghosn, accusé de malversations, est retenu en garde à vue au Japon depuis le 19 novembre. Toujours PDG de Renault, Carlos Ghosn a été démis de ses fonctions à la tête des constructeurs automobiles japonais Nissan et Mitsubishi.

Les administrateurs salariés de Renault “sont totalement privés d’informations relatives au fonctionnement, aux débats et décisions prises au sein de RNBV (…) structure qui chapeaute l’alliance entre les deux constructeurs, basée à Amsterdam et dont ‘le fonctionnement opaque nourrit jour après jour beaucoup d’interrogations’ comme le souligne la presse”, écrit dans ce courrier la CGT, en se référant à des articles de L’Express et du Canard enchaîné évoquant déjà RNBV. Bercy, interrogé vendredi par l’AFP, s’est refusé à tout commentaire.

Une holding pour “coordonner” l’Alliance

Selon le document de référence du groupe Renault, a indiqué Fabien Gâche, RNBV a été “créée en 2002 pour coordonner l’activité de Renault et Nissan, décider de la stratégie des deux entreprises, comme la création de plateformes communes, l’équilibre pour la fabrication de moteurs, de pièces” par exemple. “Seule la rémunération des mandataires sociaux est discutée au Comité des rémunérations, approuvée par le conseil d’administration, votée en Assemblée générale et publiée dans le document de référence”, a précisé une source proche de la direction de Renault, rappelant que “la rémunération des dirigeants salariés n’est pas publiée individuellement”.

Présidée par Carlos Ghosn, détenue à “50% par Renault et à 50% par Nissan, RNBV a des pouvoirs importants”, or “depuis au moins 2012, il y a une absence totale d’informations émanant de RNBV pour les administrateurs salariés de Renault”, a dénoncé Fabien Gâche.

Basket-NBA : les Lakers ne vont pas précipiter le retour de LeBron James

Les Lakers ont expliqué jeudi qu’ils n’allaient pas “faire se précipiter” LeBron James pour son retour, deux jours après s’être blessé à l’aine lors d’un match contre les Warriors.

Blessé en plein match mardi, LeBron James va rester au chaud pour le moment. Les Los Angeles Lakers ne vont en effet pas précipiter le retour de leur vedette, arrivé cette saison. Il sera ainsi indisponible pour une durée indéterminée, a indiqué jeudi l’entraîneur Luke Walton.

Placé sur la liste des blessés

“Nous n’allons évidemment pas le faire se précipiter”, a-t-il déclaré en marge de l’entraînement avant une rencontre contre les Sacramento Kings. James n’a pas fait le voyage vers le Nord de la Californie, préférant se reposer à Los Angeles. Il a été placé sur la liste des blessés pour une durée courte mais non déterminée.

Élongation à l’aine

Le joueur, qui fête ses 34 ans dimanche, s’est blessé lors du troisième quart-temps mardi contre les Golden State Warriors en plongeant pour conserver un ballon. Il était sorti du terrain en boitant. Un IRM passé jeudi a révélé une élongation à l’aine gauche.

“Je ne vais rien anticiper”

“J’attendrai d’en savoir plus de sa part et de la part des médecins demain” (vendredi), a commenté Walton, interrogé sur la période pendant laquelle il devrait se passer de celui qui a marqué près de 32.000 points en NBA. “Une chose que j’ai apprise en jouant avec certains grands est qu’il ne faut jamais douter d’eux (…) Je ne vais rien anticiper tant que je n’aurai pas de nouvelles de lui et des docteurs”, a-t-il ajouté.

La perte d’un leader

Même si son absence est courte, le coup est dur pour la cité des anges. Cette saison comme les précédentes avec Cleveland, “King James” est le véritable fer de lance de son équipe, avec 27,3 points, 8,3 rebonds et 7,1 passes par match en 34 rencontres.

Cette blessure met un terme à une série de 156 matches NBA consécutifs, qui durait depuis avril 2016. LeBron James, connu pour son physique exceptionnel et son professionnalisme, n’a au pire connu que de brèves absences lors de ses 16 saisons en pro.

Quatre terroristes présumés arrêtés aux Pays-Bas

La police n’a pas donné pour le moment plus de détails sur le profil des suspects ou l’attaque terroriste qu’ils sont soupçonnés d’organiser.

Les forces de sécurité néerlandaises ont arrêté dans le port de Rotterdam quatre personnes soupçonnées de préparer un “acte terroriste”, a indiqué samedi la police. Les unités anti-terroristes et la police ont arrêté ces hommes et effectué des perquisitions, a précisé la police de Rotterdam.

“Ils sont suspectés d’être impliqués dans la préparation d’un acte terroriste”, selon une brève déclaration de police, qui ajoute que “les investigations vont continuer ces prochains jours et l’accent sera particulièrement mis sur la nature et l’échelle de la menace terroriste”. La police n’a pas donné pour le moment plus de détails sur le profil des suspects ou l’attaque terroriste qu’ils sont soupçonnés d’organiser.

Les Pays-Bas ont été relativement épargnés par la menace d’attentats qui a frappé ses plus proches voisins européens ces dernières années, mais a récemment connu quelques frayeurs. En juin, deux suspects avaient été arrêtés peu de temps avant de perpétrer plusieurs attaques, visant notamment le célèbre pont de Rotterdam et un autre lieu non précisé en France, selon les procureurs néerlandais.  Un jeune Afghan de 19 ans, avec un permis de séjour allemand, avait poignardé et blessé deux touristes américains en août, au coeur de la gare centrale d’Amsterdam, avant d’être blessé par des tirs. En septembre, la police néerlandaise avait arrêté sept hommes soupçonnés de vouloir perpétrer un “attentat terroriste majeur” au cours d'”un grand événement” aux Pays-Bas à l’aide de ceintures explosives et de fusils d’assaut de type AK-47.

Le député Son-Forget, auteur de dérapages sur Twitter, quitte LREM

Un député LREM des Français de l’étranger, Joachim Son-Forget, a suscité la polémique après des propos sexistes tenus à l’encontre de la sénatrice EELV Esther Benbassa.

Le député Joachim Son-Forget, convoqué dans deux semaines par le bureau du groupe LREM après des propos sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, a quitté samedi le parti présidentiel et son groupe parlementaire, selon une information de Valeurs actuelles confirmée samedi à l’AFP par l’intéressé.

Le représentant à l’Assemblée nationale des Français de Suisse et du Liechtenstein a dit à l’hebdomadaire conservateur continuer de soutenir le président Emmanuel Macron, mais ne pas exclure de “constituer une liste aux élections européennes et de créer un parti, quitte à continuer à utiliser la satire et des méthodes de communication innovantes”. Le cas de Son-Forget devait être examiné le 14 janvier par le bureau du groupe LREM à l’Assemblée nationale en vue d’éventuelles sanctions. Son départ – dont le président du groupe Gilles Le Gendre, interrogé par l’AFP, n’a pas encore reçu la notification – ramène à 305 le nombre de députés membres du groupe.

Une nuit de folie sur Twitter

Déjà dans le collimateur d’une lettre d’avertissement de son parti pour des propos sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, le député a signé depuis jeudi soir de nombreux tweets assez éloignés de la réserve attendue d’un député. Un peu avant minuit jeudi, il avait commencé par un selfie posté par le député avec une peluche de blaireau, où il s’en prenait à ceux, dont ses collègues LREM, qui avaient critiqué ses propos envers Mme Benbassa.

“Dédicace spéciale à tous les trolls, collègues hypocrites déversant leur fiel, poltrons cachés dans leur anonymat, et toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux”, avait-il légendé. Plus tard, le député a posté une vidéo de lui tirant avec un fusil de sniper – un de ses hobbies – ou des photomontages le montrant en personnage de dessin animé ou en joueur de foot avec le maillot de la Suisse devant le drapeau du Kosovo – dont il a reçu il y a quelques mois un certificat de nationalité.