“Gilets jaunes” : 800 manifestants à Paris, 57 interpellations

Moins nombreux que ces dernières semaines, les “gilets jaunes” sont bien résolus à ne rien lâcher. Illustration avec Valérie à Calais, qui a confié à Europe 1 vouloir montrer que les “gilets jaunes” étaient “toujours là”. 

Samedi, les “gilets jaunes” étaient bien moins nombreux que ces dernières semaines. Une centaine, par exemple, sur les Champs-Élysées, où les boutiques sont restées ouvertes. Mais ceux qui sont toujours dans la rue sont bien résolus à ne pas lâcher. À Calais, dans les Hauts-de-France, ils étaient ainsi une centaine et sont parvenus à bloquer l’A16.

“On se rejoint entre nous pour montrer qu’on est plus nombreux, pour montrer qu’on est toujours là, qu’on en veut toujours et qu’on ne lâchera rien !”, explique au micro d’Europe 1 Valérie, l’une des “gilets jaunes” calaisienne. “On ne lâchera rien du tout ! Comme Macron n’a rien lâché”, ajoute-t-elle. “Faut pas croire que le mouvement des ‘gilets jaunes’ est terminé, c’est faux”, assure Valérie.

“…même des miettes”

“Les gens sont toujours autant dans la misère”, poursuit la manifestante avant d’énumérer : “de quoi se loger, de quoi se vêtir, de quoi se chauffer, de quoi manger : toutes ces choses-là, nous ne les avons pas !”. “On obtient que ce que l’on a quand ça casse, quand ce sont de grosses mobilisations, ou quand on bloque”, déplore Valérie. “C’est quand même grave d’en arriver à ça pour obtenir quelque chose… même des miettes”.

Renault : la CGT dénonce l’opacité autour d’une holding néerlandaise

Les syndicats de Renault s’interroge sur les activités de RNBV, holding opaque chargée de coordonner l’alliance avec Nissan.

La CGT du constructeur automobile Renault a dénoncé, dans un courrier adressé mi-décembre à Bercy, l’opacité qui entoure la société Renault Nissan BV (RNBV), holding néerlandaise chapeautant l’alliance du groupe français avec son homologue japonais Nissan, a confirmé le syndicat vendredi. “Nous avons écrit en date du 11 décembre au ministre des Finances Bruno Le Maire pour faire toute la lumière sur cette nébuleuse RNBV”, a déclaré Fabien Gâche, délégué CGT chez Renault, confirmant des informations de franceinfo, L’Humanité et Libération.

Renault reste muet

“Si on a écrit à Bruno Le Maire, c’est parce que Renault faisait le sourd”, a-t-il expliqué. En outre, “on a découvert par la presse que des responsables de Renault recevaient des rémunérations de RNBV”, notamment Thierry Bolloré, actuel patron par intérim du groupe français, a poursuivi Fabien Gâche. “Nous n’avons pas reçu de réponse” à cette lettre, a ajouté le syndicaliste du groupe Renault, dont le patron Carlos Ghosn, accusé de malversations, est retenu en garde à vue au Japon depuis le 19 novembre. Toujours PDG de Renault, Carlos Ghosn a été démis de ses fonctions à la tête des constructeurs automobiles japonais Nissan et Mitsubishi.

Les administrateurs salariés de Renault “sont totalement privés d’informations relatives au fonctionnement, aux débats et décisions prises au sein de RNBV (…) structure qui chapeaute l’alliance entre les deux constructeurs, basée à Amsterdam et dont ‘le fonctionnement opaque nourrit jour après jour beaucoup d’interrogations’ comme le souligne la presse”, écrit dans ce courrier la CGT, en se référant à des articles de L’Express et du Canard enchaîné évoquant déjà RNBV. Bercy, interrogé vendredi par l’AFP, s’est refusé à tout commentaire.

Une holding pour “coordonner” l’Alliance

Selon le document de référence du groupe Renault, a indiqué Fabien Gâche, RNBV a été “créée en 2002 pour coordonner l’activité de Renault et Nissan, décider de la stratégie des deux entreprises, comme la création de plateformes communes, l’équilibre pour la fabrication de moteurs, de pièces” par exemple. “Seule la rémunération des mandataires sociaux est discutée au Comité des rémunérations, approuvée par le conseil d’administration, votée en Assemblée générale et publiée dans le document de référence”, a précisé une source proche de la direction de Renault, rappelant que “la rémunération des dirigeants salariés n’est pas publiée individuellement”.

Présidée par Carlos Ghosn, détenue à “50% par Renault et à 50% par Nissan, RNBV a des pouvoirs importants”, or “depuis au moins 2012, il y a une absence totale d’informations émanant de RNBV pour les administrateurs salariés de Renault”, a dénoncé Fabien Gâche.

Basket-NBA : les Lakers ne vont pas précipiter le retour de LeBron James

Les Lakers ont expliqué jeudi qu’ils n’allaient pas “faire se précipiter” LeBron James pour son retour, deux jours après s’être blessé à l’aine lors d’un match contre les Warriors.

Blessé en plein match mardi, LeBron James va rester au chaud pour le moment. Les Los Angeles Lakers ne vont en effet pas précipiter le retour de leur vedette, arrivé cette saison. Il sera ainsi indisponible pour une durée indéterminée, a indiqué jeudi l’entraîneur Luke Walton.

Placé sur la liste des blessés

“Nous n’allons évidemment pas le faire se précipiter”, a-t-il déclaré en marge de l’entraînement avant une rencontre contre les Sacramento Kings. James n’a pas fait le voyage vers le Nord de la Californie, préférant se reposer à Los Angeles. Il a été placé sur la liste des blessés pour une durée courte mais non déterminée.

Élongation à l’aine

Le joueur, qui fête ses 34 ans dimanche, s’est blessé lors du troisième quart-temps mardi contre les Golden State Warriors en plongeant pour conserver un ballon. Il était sorti du terrain en boitant. Un IRM passé jeudi a révélé une élongation à l’aine gauche.

“Je ne vais rien anticiper”

“J’attendrai d’en savoir plus de sa part et de la part des médecins demain” (vendredi), a commenté Walton, interrogé sur la période pendant laquelle il devrait se passer de celui qui a marqué près de 32.000 points en NBA. “Une chose que j’ai apprise en jouant avec certains grands est qu’il ne faut jamais douter d’eux (…) Je ne vais rien anticiper tant que je n’aurai pas de nouvelles de lui et des docteurs”, a-t-il ajouté.

La perte d’un leader

Même si son absence est courte, le coup est dur pour la cité des anges. Cette saison comme les précédentes avec Cleveland, “King James” est le véritable fer de lance de son équipe, avec 27,3 points, 8,3 rebonds et 7,1 passes par match en 34 rencontres.

Cette blessure met un terme à une série de 156 matches NBA consécutifs, qui durait depuis avril 2016. LeBron James, connu pour son physique exceptionnel et son professionnalisme, n’a au pire connu que de brèves absences lors de ses 16 saisons en pro.

Quatre terroristes présumés arrêtés aux Pays-Bas

La police n’a pas donné pour le moment plus de détails sur le profil des suspects ou l’attaque terroriste qu’ils sont soupçonnés d’organiser.

Les forces de sécurité néerlandaises ont arrêté dans le port de Rotterdam quatre personnes soupçonnées de préparer un “acte terroriste”, a indiqué samedi la police. Les unités anti-terroristes et la police ont arrêté ces hommes et effectué des perquisitions, a précisé la police de Rotterdam.

“Ils sont suspectés d’être impliqués dans la préparation d’un acte terroriste”, selon une brève déclaration de police, qui ajoute que “les investigations vont continuer ces prochains jours et l’accent sera particulièrement mis sur la nature et l’échelle de la menace terroriste”. La police n’a pas donné pour le moment plus de détails sur le profil des suspects ou l’attaque terroriste qu’ils sont soupçonnés d’organiser.

Les Pays-Bas ont été relativement épargnés par la menace d’attentats qui a frappé ses plus proches voisins européens ces dernières années, mais a récemment connu quelques frayeurs. En juin, deux suspects avaient été arrêtés peu de temps avant de perpétrer plusieurs attaques, visant notamment le célèbre pont de Rotterdam et un autre lieu non précisé en France, selon les procureurs néerlandais.  Un jeune Afghan de 19 ans, avec un permis de séjour allemand, avait poignardé et blessé deux touristes américains en août, au coeur de la gare centrale d’Amsterdam, avant d’être blessé par des tirs. En septembre, la police néerlandaise avait arrêté sept hommes soupçonnés de vouloir perpétrer un “attentat terroriste majeur” au cours d'”un grand événement” aux Pays-Bas à l’aide de ceintures explosives et de fusils d’assaut de type AK-47.

Le député Son-Forget, auteur de dérapages sur Twitter, quitte LREM

Un député LREM des Français de l’étranger, Joachim Son-Forget, a suscité la polémique après des propos sexistes tenus à l’encontre de la sénatrice EELV Esther Benbassa.

Le député Joachim Son-Forget, convoqué dans deux semaines par le bureau du groupe LREM après des propos sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, a quitté samedi le parti présidentiel et son groupe parlementaire, selon une information de Valeurs actuelles confirmée samedi à l’AFP par l’intéressé.

Le représentant à l’Assemblée nationale des Français de Suisse et du Liechtenstein a dit à l’hebdomadaire conservateur continuer de soutenir le président Emmanuel Macron, mais ne pas exclure de “constituer une liste aux élections européennes et de créer un parti, quitte à continuer à utiliser la satire et des méthodes de communication innovantes”. Le cas de Son-Forget devait être examiné le 14 janvier par le bureau du groupe LREM à l’Assemblée nationale en vue d’éventuelles sanctions. Son départ – dont le président du groupe Gilles Le Gendre, interrogé par l’AFP, n’a pas encore reçu la notification – ramène à 305 le nombre de députés membres du groupe.

Une nuit de folie sur Twitter

Déjà dans le collimateur d’une lettre d’avertissement de son parti pour des propos sexistes contre la sénatrice EELV Esther Benbassa, le député a signé depuis jeudi soir de nombreux tweets assez éloignés de la réserve attendue d’un député. Un peu avant minuit jeudi, il avait commencé par un selfie posté par le député avec une peluche de blaireau, où il s’en prenait à ceux, dont ses collègues LREM, qui avaient critiqué ses propos envers Mme Benbassa.

“Dédicace spéciale à tous les trolls, collègues hypocrites déversant leur fiel, poltrons cachés dans leur anonymat, et toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux”, avait-il légendé. Plus tard, le député a posté une vidéo de lui tirant avec un fusil de sniper – un de ses hobbies – ou des photomontages le montrant en personnage de dessin animé ou en joueur de foot avec le maillot de la Suisse devant le drapeau du Kosovo – dont il a reçu il y a quelques mois un certificat de nationalité.

Pas de prime pour les salariés d’Apple en France : débrayage dans plusieurs magasins

Le mouvement a été décidé après une réunion du comité d’entreprise vendredi au cours de laquelle Apple a indiqué qu’il ne verserait pas de prime exceptionnelle.

Des débrayages ont été observés lundi, à la veille de Noël, dans plusieurs magasins Apple en France pour protester contre la décision du géant américain de ne pas verser de prime exceptionnelle défiscalisée à ses salariés, a-t-on appris de sources syndicales.

Pas de prime malgré des bénéfices massifs

La moitié des vingt magasins de la marque à la pomme en France ont été touchés par des débrayages mobilisant de quelques salariés à une trentaine, a indiqué Albin Voulfow, représentant du syndicat CFDT à l’origine de cet appel à la grève, rejoint par la CGT. Sollicitée par l’AFP, la direction d’Apple Retail France n’avait pas encore réagi en fin de journée.

Le mouvement a été décidé après une réunion du comité d’entreprise vendredi au cours de laquelle Apple a indiqué qu’il ne verserait pas de prime exceptionnelle, comme celle que le président Emmanuel Macron souhaite voir versée par les employeurs “qui le peuvent”. Le géant américain du numérique a annoncé début novembre, à l’occasion de la publication de résultats trimestriels du groupe, un bénéfice net annuel de 59,5 milliards de dollars (+23%) et un chiffre d’affaires de 265,6 milliards de dollars (+16%).

Neuf magasins touchés

Parmi les boutiques les plus touchées par la grève, figuraient celles de La Défense et d’Opéra à Paris, ainsi que celles de Montpellier, de Val d’Europe à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) et de la Part-Dieu à Lyon, a indiqué Franck Lalieux (CGT). Celles de Carré-Sénart (Seine-et-Marne), de Lille, d’Aix-en-Provence, du marché Saint-Germain et des Champs-Élysées à Paris étaient aussi affectées, a ajouté Albin Voulfow.

“Politique sociale inexistante”

Outre le refus de la direction de verser une prime, la CFDT met en cause “la politique sociale inexistante” de l’entreprise. Le syndicat souligne aussi que le service paie “cumule erreur sur erreur” et se demande si l’entreprise “sera en mesure de mettre en place” le prélèvement à la source en janvier. Il réclame de “pouvoir se remettre autour de la table des négociations”. Une revendication “entendue” lundi par la direction qui a proposé de discuter pour “améliorer les acquis sociaux, notamment la transformation d’une prime en véritable 13e mois”, a ajouté Albin Voulfow.

“Cette ‘prime Macron’ que nous refuse la direction d’Apple Retail France ne doit pas masquer des problèmes bien plus profonds comme les conditions de travail qui ne cessent de se dégrader”, a tweeté la CGT qui avait appelé à débrayer lundi de 15h à 18h.

Échange ou revente : que faire de ses cadeaux de Noël “ratés” ?

Si vous avez le cœur à repartir à l’assaut des magasins une seconde fois, il est désormais quasiment toujours possible d’échanger un produit ou d’obtenir un remboursement.

Peut être faites-vous partie ce matin des mécontents de Noël : livre en double, pull trop petit ou cadeau carrément à côté de la plaque, les erreurs sous le sapin peuvent arriver. Selon une enquête Kantar TNS, 22% des Français vont revendre au moins un cadeau reçu à Noël cette année. C’est évidemment sur Internet que la majorité revendront le cadeau dont ils ne veulent pas. Mais des alternatives existent.

Les 16-24 ans à la pointe de la revente

Les traditionnels sites de revente en ligne chauffent après l’ouverture des cadeaux. Chez eBay, on s’attend ainsi à 800.000 nouvelles annonces entre le 25 et le 26. Sans surprise, ce sont les 16-24 ans qui revendent le plus : deux cadeaux en moyenne. Pour les allergiques à Internet, il y a aussi la solution de l’échange en magasin. Si vous avez le cœur à repartir à l’assaut des magasins une seconde fois, il est désormais quasiment toujours possible d’échanger un produit ou d’obtenir un remboursement.

Mais si vous hésitez à revendre un cadeau pour ne pas heurter la personne qui vous l’a gentiment offert, sachez que vous avez raison : 38% des personnes qui ne revendent pas leurs cadeaux trouvent que la pratique n’est pas très sympathique. Alors quitte à vous débarrasser d’un cadeau gênant ou inutile, autant le faire avec un bon esprit.

“C’est plus marrant de les échanger avec les copains !”

C’est ce que feront par exemple des habitants des Sables d’Olonne, qui se retrouvent le 25 au soir dans un bar qui propose une soirée spéciale de troc de cadeaux de Noël. Le principe est assez simple : chacun vient avec un cadeau qu’il a poliment accepté hier soir ou ce matin mais qui ne fait absolument pas l’affaire et il va y avoir un grand tirage au sort à l’issue duquel chacun repartira avec un autre cadeau.

Pas sûr que tout le monde gagne au change mais Laurent va quand même tenter le coup : “Je vais venir avec un découpe-saucisson en bois que m’a offert ma mère. C’est une très belle attention mais malheureusement j’en ai déjà un, électrique en plus. Ce n’est pas un cadeau pourri mais plutôt inutile”, raconte-t-il. “La plupart du temps on les cache dans un placard et ils sont abandonnés. C’est plus marrant de les échanger avec les copains !”

CSG, taxe d’habitation, cigarettes : ce qui a changé pour votre pouvoir d’achat en 2018

L’année 2018 a été marquée par une hausse généralisée des salaires mais aussi par des hausses de taxes et d’impôts mal perçues par l’opinion publique.

Rarement le pouvoir d’achat aura autant fait la Une qu’en cette fin d’année 2018. Les “gilets jaunes”, qui s’estiment terrassés par les taxes et les impôts, ont mis l’exécutif sous pression et finalement obtenu gain de cause quand Emmanuel Macron a concédé plusieurs coups de pouce aux ménages les plus modestes. Ce bras de fer est l’aboutissement d’une année marquée par de multiples hausses de taxes qui ont entamé le pouvoir d’achat des Français, mais aussi, et on le dit moins, d’une confirmation de la tendance à la hausse des salaires. Résultat, selon l’Insee, le pouvoir d’achat a augmenté de 1,4% en 2018, et devrait bondir de 2% au cours du seul premier trimestre 2019. Retour sur une année mouvementée pour le portefeuille.

La hausse de la CSG est mal passée

C’est sans doute la mesure ayant eu le plus de conséquences sur le pouvoir d’achat des Français au cours de l’année. Actée dans le budget annuel, la hausse de la CSG de 1,7 point pour l’ensemble des contribuables est toujours très critiquée. Entrée en vigueur en deux temps (en janvier puis en octobre) elle contrebalance la suppression des cotisations maladie et chômage. Les grands gagnants de cette mesure sont les salariés du privé, qui ont vu leur salaire net augmenter. Le gain s’établit autour de 250 euros nets sur un an pour les salariés payés au Smic. Une grande partie des travailleurs indépendants ont également profité de la suppression des cotisations.

En revanche, les retraités sont les grands perdants de l’année 2018 puisqu’ils ont subi, sans compensation directe, la hausse de la CSG. Les petits retraités ont bénéficié d’une compensation mais ceux qui gagnent plus de 1.400-1.500 euros de pension mensuelle ont subi de plein fouet cette hausse, avec à la clé une baisse nette du pouvoir d’achat que l’on retrouve au cœur de la colère des “gilets jaunes”. Les fonctionnaires, eux, ont eu droit à une compensation de la hausse de la CSG mais sans gain de pouvoir d’achat. Une frustration renforcée par le gel du point d’indice en 2018.

La baisse de la taxe d’habitation a commencé

La suppression progressive de la taxe d’habitation pour 80% des ménages, une des mesures phares du programme d’Emmanuel Macron, avait été vantée de long en large par la majorité lors du vote du budget 2018. Cette année, le montant de la taxe d’habitation a diminué de 30% pour 22 millions de ménages. Mais le décalage temporel (une baisse sur un impôt à régler d’un coup ne produit pas le même effet qu’une hausse du revenu net) n’a pas eu l’effet escompté sur le pouvoir d’achat, malgré une lettre écrite par Gérald Darmanin aux contribuables au moment de la campagne de prélèvement.

Cigarettes et carburants : des hausses de taxes douloureuses

Plus que les impôts, ce sont les taxes sur les produits du quotidien qui ont le plus orienté le débat sur le pouvoir d’achat en 2018, à commencer par celles sur les carburants et les taxes. Si le gouvernement a annulé les hausses de taxes prévues sur le diesel et l’essence en 2019, pour apaiser les “gilets jaunes”, il n’est pas revenu sur celles entrées en vigueur cette année. Au 1er janvier, les taxes sur les carburants ont augmenté de 7,6 centimes par litre de diesel et de 3,9 centimes par litre d’essence. Des augmentations que certains “gilets jaunes” souhaitent également voir annulées.

Parmi les manifestants qu’Europe 1 a pu rencontrer au cours des dernières semaines, nombreux étaient ceux qui pestaient aussi contre l’augmentation des taxes sur le tabac. Il faut dire que le gouvernement est passé à la vitesse supérieure en 2018 avec deux hausses, en mars puis en juillet, qui ont fait grimper le prix moyen d’un paquet de cigarettes d’un euro en quelques mois (de 7 euros à 7,90 euros). Aujourd’hui, les prix s’échelonnent entre 7,60 et 9,30 euros le paquet, contre 6,70 euros à 8,10 euros il y a un an. Enfin, si le tarif réglementé de l’électricité est resté relativement stable, celui du gaz s’est envolé de près de 20%.

Les salaires ont augmenté plus vite que l’inflation

Si tout n’a pas été rose pour le portefeuille des Français en 2018, ils peuvent quand même se réjouir : le redémarrage progressif de l’économie observé depuis deux ans commence à porter ses fruits. Cette année, les salaires ont augmenté de 2,5% pour les cadres – comme en 2017, et de 2,2% pour les non-cadres – en légère hausse, selon l’étude annuelle du cabinet Deloitte, qui a analysé plus d’un million de fiches de paie dans plus de 400 entreprises. À cela, il faut ajouter une hausse de 5% à 10% de l’épargne salariale.

Cette hausse globale des salaires compense le rebond de l’inflation observé en 2018. Fin novembre, le niveau général des prix augmentait de 1,9% environ sur un an. Les prévisions pour l’année entière s’échelonnent entre 1,8% pour le gouvernement et 2,1% selon la Banque de France. Après des années de faible inflation, la France retrouve un niveau considéré comme optimal pour huiler les rouages de l’économie.

Pas de répit en Angleterre avec un Boxing day qui pourrait profiter à Liverpool

Comme tous les ans, la Premier League ne prend pas de congés de fin d’année et va enchaîner à partir du Boxing day de mercredi trois journées en une semaine. Un rythme très soutenu qui ravit les fans et met les équipes sous tension. 

Pour les amateurs de football, Noël continue. Comme chaque année depuis plus de cent ans, le Championnat anglais ne prend pas de vacances et se poursuit à un rythme effréné – trois matches en une semaine -, qui commence mercredi avec le traditionnel Boxing day (littéralement “Jour des boîtes”), férié dans de nombreux pays anglo-saxons, du 26 décembre.

Liverpool sous pression

Très attendu en Premier League, le Boxing day électrise les Britanniques, sur et en dehors des pelouses. Alex Ferguson, le légendaire manager de Manchester United, a coutume de dire que le titre de champion se perd à cette période propices aux matches pièges dans des stades où l’affluence frôle les 100%. Liverpool est prévenu. Le leader du championnat, qui compte quatre points d’avance sur Manchester City, se prépare justement à une semaine de folie, avec la réception de Newcastle mercredi, avant d’enchaîner deux chocs contre Arsenal, samedi, et… à Manchester City dès le 3ème jour de l’année 2019. Mais ce ne sera pas plus facile pour le dauphin, qui commence cette même semaine avec un déplacement piège à Leicester.

L’histoire récente du Championnat d’Angleterre offre des statistiques mitigées qui donnent aux Reds à réfléchir : sur les dix derniers années, huit leaders à Noël ont été sacrés en fin de saison mais les deux échecs (2008-2009 et 2013-2014) sur la décennie sont à mettre au débit de… Liverpool, jamais sacré depuis le passage à la Premier League en 1990.

La renaissance de Manchester United ?

Les projecteurs vont également être tournés vers Manchester United, actuellement sixième au classement, et son nouveau coach Ole Gunnar Solksjaer. Larges vainqueurs à Cardiff samedi (5-1), les Red Devils de Paul Pogba ont une excellente occasion de se rapprocher du quintet de tête avec trois rencontres contre Huddersfield, avant-dernier, Bournemouth et Newcastle. Plombés par un mauvais début de saison sous les ordres de José Mourinho, remercié avant les fêtes, Manchester United a désormais six mois pour redresser la barre et rattraper son retard de huit points sur Chelsea, 4ème et dernier qualifié pour la Ligue des champions.

Le programme du Boxing day

  • Mercredi

13h30
Fulham – Wolverhampton

16h00
Manchester United – Huddersfield
Liverpool – Newcastle
Leicester – Manchester City
Tottenham – Bournemouth
Crystal Palace – Cardiff City
Burnley – Everton

18h15
Brighton – Arsenal

20h30
Watford – Chelsea

  • Jeudi

20h45
Southampton – West Ham

Italie : un séisme dans la zone de l’Etna fait quatre blessés

Dans la zone de l’Etna, en éruption depuis lundi, un séisme de magnitude 4,8 survenu dans la nuit de mardi à mercredi a fait quatre blessés.

La zone de l’Etna en Italie entrée en éruption lundi a été secouée par un séisme de magnitude 4,8 dans la nuit de mardi à mercredi, faisant quatre blessés légers et provoquant éboulements et dommages à des édifices anciens, ont indiqué mercredi les autorités de protection civile.

Une portion d’autoroute fermée

Selon l’Institut national de géophysique et de vulcanologie (INGV), le séisme s’est produit au milieu de la nuit à seulement un kilomètre de profondeur. Si la zone du volcan sicilien a été secouée par des centaines de petits séismes depuis lundi, il s’agit de l’événement sismique le plus important depuis le début de l’irruption. Une petite portion d’autoroute longeant la mer a été fermée par précaution mais l’aéroport de Catane, la capitale de la province, très proche du volcan, était toujours opérationnelle mercredi.

Deux personnes extraites d’un bâtiment écroulé

L’épicentre a été localisé près de trois petites communes au nord de Catane et des dizaines de familles ont passé la nuit dans la rue. Quatre personnes souffrent d’égratignures et de contusions sans gravité, selon les secours. Deux personnes blessées ont dû néanmoins être extraites d’un bâtiment écroulé. Après la plus forte secousse, la terre a continué à trembler pendant plusieurs heures, avec onze secousses de moindre magnitude enregistrées. Selon INGV, plus de 130 secousses sismiques avaient été enregistrées dans la zone lundi matin peu après le début de l’irruption, dont la plus forte avait déjà atteint une magnitude de 4,0.

Des éruptions fréquentes

L’éruption s’est produite sur le flanc latéral de l’Etna, une première depuis dix ans, selon le vulcanologue Boris Behncke. L’Etna, qui culmine à 3.300 mètres, est le plus important volcan en activité en Europe, avec des éruptions fréquentes, connues depuis au moins 2.700 ans. Sa dernière phase éruptive remonte au printemps 2017 et la dernière grosse éruption à l’hiver 2008/2009. Fin mars, une étude publiée dans la revue Bulletin of Volcanology a révélé que l’Etna glissait très lentement vers la Méditerranée, à un rythme constant de 14 millimètres par an.

Le Stromboli aussi s’est réveillé

La protection civile surveille a également renforcé mardi sa surveillance du volcan Stromboli, qui s’est réveillé mardi en crachant des fragments de lave et dont l’activité semble liée à celle de l’Etna selon les experts. Le Stromboli est une île volcanique faisant partie des îles Eoliennes, au nord-est de la Sicile.