Fin de la trêve hivernale : 6.000 places d’hébergement pérennisées

Mi-mars, la Fédération des acteurs de la solidarité avait estimé à au moins 8.000 SDF et 1.500 migrants le nombre de personnes risquant d’être remises à la rue à partir du 31 mars.

À l’issue de la trêve hivernale dans quelques jours, 6.000 places d’hébergement pour les sans-abri seront pérennisées, portant à 145.000 le nombre de places ouvertes toute l’année, a annoncé mercredi le ministre du Logement Julien Denormandie.

“Un effort sans précédent”.

Ces 6.000 places font partie des quelque 14.000 ouvertes dans le cadre du plan hiver. La trêve hivernale court du 1er novembre au 31 mars. Pendant cette période, des places exceptionnelles sont ouvertes dans les centres d’hébergement et les expulsions locatives sont suspendues. “C’est un effort sans précédent. Jamais aucun gouvernement de gauche ni de droite n’a autant pérennisé. Nous continuons avec humilité et détermination à gérer l’urgence et l’après avec le plan ‘Logement d’abord'”, a déclaré Julien Denormandie.

9.500 personnes en danger.

Le plan gouvernemental “Logement d’abord” vise à favoriser l’accès au logement très social et éviter les méandres des circuits d’hébergement. Chaque année, les associations réclament la pérennisation d’un “maximum de places d’hébergement”. Mi-mars, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) qui regroupe 800 associations, avait estimé à au moins 8.000 SDF et 1.500 migrants le nombre de personnes risquant d’être remises à la rue à partir du 31 mars.

Les associations inquiètes.

Le secteur associatif s’inquiète aussi cette année de voir le phénomène amplifié par la possible remise à la rue de centaines de migrants en Ile-de-France, si la transformation administrative de leurs centres d’hébergement d’urgence (CHUM) aboutit à les priver de leur hébergement. L’inquiétude est “d’autant plus vive que la fin du plan hiver approche”, laissant craindre que “plusieurs centaines de personnes” se retrouvent à la rue dans les prochaines semaines, a fait valoir mercredi la maire de Paris Anne Hidalgo, en appelant l’Etat à un “plan d’urgence” pour résorber les campements.

François-Henri Pinault, PDG de Kering, a touché près de 22 millions d’euros en 2018

Cette forte augmentation est le fruit du déblocage d’une rémunération de long terme basée sur la performance financière du groupe.

François-Henri Pinault, PDG du groupe de luxe Kering, a touché un total de 21,8 millions d’euros au titre de l’exercice 2018, contre 2,7 millions l’année précédente, en raison du déblocage d’une rémunération de long terme basée sur la performance financière.

Kering – qui détient notamment les marques Gucci, Yves Saint Laurent et Bottega Veneta – a enregistré une forte croissance l’an dernier, ses ventes bondissant de 26% à 13,66 milliards, tandis que son bénéfice net a totalisé 2,8 milliards d’euros.

Une rémunération variable pluri-annuelle.

Selon le document de référence, mis en ligne mercredi sur le site du groupe, les montants bruts versés au cours de l’exercice 2018 à François-Henri Pinault s’élèvent à 21,8 millions d’euros. Cette somme se décompose en 1,2 million d’euros de rémunération fixe, 1,9 million de rémunération variable annuelle – des éléments qui évoluent peu par rapport à 2017 – ainsi qu’une “rémunération variable pluriannuelle” de 18,6 millions d’euros. Cette dernière correspond au déblocage d’unités monétaires propres à Kering, les “KMU” (pour Kering Monetary Units, NDLR), qui ont été attribuées au PDG en 2014 et 2015 en conseil d’administration, et qui sont soumises à des conditions de performances financières du groupe, ces dernières ayant été atteintes.

“L’ensemble de ces rémunérations est soumis aux charges sociales et à l’impôt sur le revenu”, précise Kering.

Contacté, le groupe indique que “les chiffres des rémunérations du PDG et du directeur général délégué versées en 2018 s’expliquent exclusivement par des mécanismes de rémunération variable de long terme, soumis à une formule mathématique indexée sur les performances du groupe”. Ces mécanismes “sont strictement corrélés aux performances financières du groupe et au parcours boursier de l’action Kering, donc alignés sur l’intérêt des actionnaires. C’est la performance exceptionnelle de Kering ces dernières années, y compris par rapport à son secteur, qui induit ces chiffres”, a-t-on indiqué.

Le groupe a précisé que “l’ensemble de ces rémunérations est soumis aux charges sociales et à l’impôt sur le revenu, de l’ordre d’environ 50%”.

Par ailleurs, le géant du luxe indique que “compte tenu de son statut d’actionnaire de référence du groupe et en signe de son engagement et de sa confiance dans les perspectives de croissance de Kering, François-Henri Pinault a décidé de réinvestir en actions Kering la totalité de sa rémunération variable pluriannuelle versée en 2018 après impôts”. Pour sa part, selon les mêmes mécanismes, le directeur délégué général du groupe Jean-François Palus a touché au titre de 2018 une rémunération brute de 12,6 millions d’euros, contre 3,4 millions l’année précédente.

Foot : le défenseur français de l’Atlético Madrid Lucas Hernandez rejoindra le Bayern Munich la saison prochaine

Le montant du transfert pour le défenseur champion du monde est de 80 millions d’euros, a précisé mercredi le Bayern dans un communiqué.

Le défenseur champion du monde français Lucas Hernandez s’est engagé pour cinq ans avec le Bayern Munich à partir de la saison prochaine, a annoncé mercredi le club bavarois.

Le montant du transfert est de 80 millions d’euros, précise le Bayern dans un communiqué, ajoutant que le défenseur de 23 ans de l’Atlético Madrid devait être opéré ce mercredi même du genou droit.

Il devrait être prêt pour la reprise de la Bundesliga.

“Lors de l’examen médical, nous avons constaté une lésion du ligament interne du genou droit qui doit être traité par la chirurgie”, a indiqué le médecin chef du Bayern Hans-Wilhelm Müller-Wohlfahrt. En accord avec l’Atlético, le joueur devrait donc subir une opération immédiatement, ce qui signifie en principe la fin de sa saison en Espagne.

“Selon mon expérience, Lucas Hernandez sera disponible pour la reprise de la Bundesliga” prévue le week-end du 17 août, a assuré le docteur Müller-Wohlfahrt.

“Une très bonne nouvelle pour le Bayern”, selon Gernot Rohr. 

Consultant d’Europe 1, le sélectionneur du Nigéria Gernot Rohr estime que ce transfert est “une très bonne nouvelle pour le Bayern et Lucas Hernandez”. Pour l’ancien coach de l’OGC Nice et des Girondins de Bordeaux, “les Français ont la côte en Allemagne”.

Alors que le club allemand n’a pas hésité à débourser la somme de 80 millions d’euros pour le jeune défenseur, Gernot Rohr note que si “le Bayern n’est pas habitué à dépenser autant, tout est toujours maîtrisé”. Et de conclure, “le Bayern avait besoin d’un signal fort à envoyer à la concurrence”.

Brexit : May annonce qu’elle démissionnera avant la prochaine étape de négociation avec l’UE

Theresa May a reconnu le désir “d’un nouveau leadership” pour la prochaine phase des négociations du Brexit, et quittera ses fonctions de Première ministre le cas échéant.

La Première ministre Theresa May a annoncé mercredi qu’elle quitterait ses fonctions si son accord de Brexit était adopté, cédant aux appels de nombreux députés britanniques, y compris dans son propre camp, qui réclamaient son départ pour soutenir ce texte.

Theresa May abat sa dernière carte.

“Il y a le désir d’une nouvelle approche, d’un nouveau leadership” pour la prochaine phase des négociations du Brexit, qui doit déterminer la future relation du Royaume-Uni avec l’UE, a déclaré mercredi après-midi la dirigeante devant le “comité 1922”, responsable de l’organisation interne des Tories, selon un communiqué de Downing Street. “Je n’y ferai pas obstacle”, a-t-elle ajouté. En s’engageant ainsi à démissionner, Theresa May abat ce qui ressemble à sa dernière carte pour tenter de faire adopter le Traité de retrait de l’UE qu’elle a négocié pendant de longs mois avec Bruxelles.

Cet accord a déjà été rejeté à deux reprises par les députés britanniques, en janvier et à la mi-mars, poussant la dirigeante conservatrice à demander aux dirigeants de l’UE un report de la date du Brexit, fixé désormais au plus tôt au 12 avril.

“Faire ce qui est bon pour notre pays”.

La pression s’est considérablement accrue ces dernières jours sur Theresa May, nombre de députés, conservateurs notamment, mettant en balance leur soutien à cet accord en échange d’une démission. Frustrés par le contenu du Traité de retrait, certains eurosceptiques réclament que la prochaine phase des négociations soit menée par une autre personne. “Je suis prête à quitter ce poste plus tôt que prévu afin de faire ce qui est bon pour notre pays et notre parti”, a ajouté Theresa May devant les députés conservateurs, auxquels elle avait déjà annoncé en décembre qu’elle ne mènerait pas la campagne pour les prochaines législatives, prévues en 2022.

Des “votes indicatifs”.

Cette annonce intervient alors que les députés s’apprêtaient à voter sur huit alternatives à cet accord de divorce, une initiative potentiellement susceptible de contrecarrer ses plans. Parmi les options proposées par les élus figurent notamment une sortie sans accord, un renoncement au Brexit ou encore l’organisation d’un référendum sur l’accord de divorce qui sera choisi. Ces votes “indicatifs” ne sont toutefois pas contraignants pour le gouvernement et Theresa May a signifié qu’elle s’opposerait au choix des députés s’il venait contredire les engagements de son Parti conservateur en faveur d’une sortie du marché unique et de l’union douanière européenne.

“L’objectif que nous devrions tous avoir est de mener à bien le Brexit”, a martelé Theresa May lors de la séance hebdomadaire de questions à la Première ministre. “Et la manière de garantir le Brexit est de voter pour l’accord” de retrait conclu avec Bruxelles.

Les 27 ont laissé à Theresa May le choix entre deux options. Soit l’accord est adopté et le report sera de courte durée, jusqu’au 22 mai. Soit l’accord est rejeté, et Londres aura jusqu’au 12 avril pour présenter une alternative et demander un nouveau report, qui impliquerait la tenue d’élections européennes dans le pays fin mai.

Macron “ne pourra pas être candidat en 2022” si “on ne réussit pas”, selon son ancien conseiller Ismaël Emelien

Selon l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron, le président de la République ne pourra pas être candidat à sa propre succession en cas de mauvais bilan. 

Emmanuel Macron “ne pourra pas être candidat” à l’élection présidentielle de 2022 “si on ne réussit pas d’ici” là, a estimé mercredi Ismaël Emelien, ancien conseiller spécial du chef de l’État.

Emmanuel Macron ne parle “jamais” de 2022.

“J’ai une conviction à titre personnel, c’est que si on ne réussit pas d’ici à 2022, la question ne se posera même pas. Il ne sera pas candidat, il ne pourra pas l’être, c’est ce qui s’est passé pour son prédécesseur”, François Hollande, a-t-il affirmé sur RMC/BFMTV, alors qu’il publie avec l’économiste et ex-conseiller élyséen David Amiel Le progrès ne tombe pas du ciel(Éditions Fayard). Ismaël Emelien a été entendu par la “police des polices” en janvier, dans le cadre de l’affaire Benalla.

Emmanuel Macron ne parle “jamais” de 2022, a assuré l’ancien conseiller qui a quitté l’Élysée lundi. “Toute l’énergie qu’il a, toute l’énergie qu’on met dans l’action, elle est tournée, non pas vers 2022, mais vers maintenant et ici”, a-t-il ajouté. “La question ne se posera que si on a réussi avant”, a-t-il insisté, sans préciser les critères de la réussite.

Cette réflexion trahit “une sacrée inquiétude” pour le RN Gilbert Collard.

“J’ai souvent eu l’occasion de dire que je considérais qu’un bon critère de réussite de ce quinquennat, c’est si à la fin de ce quinquennat les parents pensent que leurs enfants vivront mieux qu’eux”, a répondu le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, interrogé sur ces propos à la sortie du Conseil des ministres. “Est-ce que nos compatriotes à la fin de ce quinquennat considéreront que le pacte de confiance est renoué et qu’on remet de la confiance dans le système pour leurs enfants ? C’est en tout cas moi à l’aune de cet indicateur que je considérerais que ce quinquennat est réussi”, a-t-il précisé.

“Personne ne peut croire un seul instant qu’Emmanuel Macron ne pense pas à 2022”, a réagi de son côté sur BFMTV le député socialiste des Pyrénées-Atlantiques David Habib. Pour lui, il n’y a pas un seul critère de réussite, mais “c’est un sentiment général et il faut que sur l’ensemble de ces sentiments, y compris sur l’aménagement du territoire, sur les questions industrielles, sur les questions agricoles, il y ait des résultats, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.”

Cette “réflexion qui sent le sapin”, selon Gilbert Collard sur BFMTV, trahit “une sacrée inquiétude qui habite maintenant cette majorité présidentielle”. Le député RN a aussi dénoncé “cette espèce de course au pouvoir” qui “finit par fatiguer les Françaises et les Français”.

Téléthon : bilan final de 85,8 millions d’euros, en baisse par rapport à 2017

Les dons récoltés dans le cadre du Téléthon 2018 ont atteint 85,8 millions d’euros, un chiffre en baisse continue depuis quelques années.

Le montant final des dons récoltés dans le cadre du Téléthon 2018 est de 85,8 millions d’euros, contre plus de 89 lors de l’édition précédente, a annoncé lundi l’association organisatrice AFM-Téléthon.

Le record remonte à 2006. Au terme du grand marathon caritatif retransmis à la télévision publique les 7 et 8 décembre, le compteur des promesses de don s’était arrêté à 69,3 millions d’euros, contre 75,6 en 2017. Après la fin de l’émission, les dons, déductibles des impôts à 66%, pouvaient encore être faits sur le site internet telethon.fr. En 2016, le Téléthon avait recueilli au final 92,7 millions d’euros, contre 93,8 millions en 2015, 92,9 en 2014 et 89,3 en 2013. Le record de dons remonte à 2006, avec près de 107 millions.

Ces sommes servent à financer la recherche sur les maladies rares et le développement de nouvelles thérapies. Le Téléthon 2019 aura lieu les 6 et 7 décembre.

Trois offres ont été déposées pour la reprise d’Ascoval

Trois offres et deux “marques d’intérêt” ont été déposées lundi pour la reprise de l’aciérie Ascoval, un peu plus d’un mois après la défaillance d’Altifort.

Trois offres avec conditions suspensives ont été déposées pour la reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve, dans le Nord, et ses 281 salariés, tandis que deux autres candidats potentiels ont manifesté leur intérêt pour l’usine, a-t-on appris lundi auprès de Bercy. Le tribunal de grande instance de Strasbourg avait accordé le 27 février un nouveau sursis d’un mois à l’aciérie, après la défaillance d’Altifort, incapable de réunir les fonds nécessaires. Il doit se prononcer mercredi sur le sort de l’entreprise.

Deux offres particulièrement crédibles

“Trois offres de reprise et deux marques d’intérêt ont été déposées lundi matin auprès des organes” en charge de la procédure, a indiqué un porte-parole de Bercy à l’AFP. “Ces offres sont encore assorties à ce stade de conditions suspensives”, a-t-on ajouté.

D’après une source proche du dossier, deux offres, déposées par le sidérurgiste britannique British Steel et le spécialiste italien des aciers spéciaux Calvi Networks, sont jugées comme particulièrement crédibles. Elles prévoient la reprise totale de l’activité et du personnel.

Une troisième offre, déposée par Secufund Industry, prévoit une reprise partielle des salariés et une modification de l’activité. Les marques d’intérêt ont été formulées via des lettres d’intention par l’industriel Pascal Cochez et par un groupe hollandais qui souhaite disposer de plus de temps pour étudier le dossier. D’après une source proche des discussions, la justice devrait accorder un délai supplémentaire de “quelques semaines”, peut-être jusqu’à “courant mai”, pour se prononcer.

 

En attente d’un repreneur depuis plus d’un an

“L’État, la région des Hauts-de-France et les collectivités locales vont travailler rapidement avec l’administrateur judiciaire pour permettre à ces offres préliminaires de devenir des offres fermes”, a assuré Bercy à l’AFP. “L’intérêt porté à l’usine d’Ascoval, quelques semaines seulement après l’échec du projet d’Altifort, confirme la qualité et l’intérêt de cette usine”, a ajouté Bercy, qui salue “l’attitude très responsable du personnel de l’aciérie”.

Créée en 1975 par Vallourec et devenue Ascoval en 2017, l’aciérie de Saint-Saulve attend un repreneur depuis la liquidation judiciaire en février 2018 du groupe Asco Industries, auquel le sidérurgiste Vallourec avait cédé 60% de l’usine, tout en conservant 40% des engagements de commandes.

Un premier projet de reprise, porté par le groupe franco-belge Altifort, a échoué en février, l’entreprise n’ayant pas réussi à réunir les fonds nécessaires à l’opération.

Cyclisme : le Français Julian Alaphilippe remporte Milan-San Remo

Un Français a remporté le premier monument de l’année.

Le Français Julian Alaphilippe (Deceuninck) a remporté samedi la 110e édition de Milan-Sanremo, le premier “monument” de la saison cycliste.

“J’étais protégé, l’équipe avait entièrement confiance en moi”.

Alaphilippe a réglé au sprint un petit groupe en conclusion de la plus longue classique de l’année, avec 291 kilomètres. Il a signé sa septième victoire de la saison, sa première dans un “monument”. Il est le troisième coureur français, après Arnaud Démare et Thibaut Pinot, à gagner au XXIe siècle un “monument”, le surnom des cinq grandes classiques cyclistes.

“J’étais protégé, l’équipe avait entièrement confiance en moi”, a déclaré le Français. “On a durci la course. Au sprint, je pensais surtout à ne pas faire d’erreur”. Dans le sprint, Alaphilippe a déboîté du sillage du Slovène Matej Mohoric, avant les 200 derniers mètres. “Quand j’ai vu Mohoric partir, je me suis dit ‘c’est maintenant ou jamais'”, a raconté le vainqueur de la “classicissima” qui a pu lever les bras avant de franchir la ligne.

Le classement 

1. Julian Alaphilippe (FRA/Deceuninck), les 291 km en 6 h 40:14.
(moyenne: 43,6 km/h)
2. Oliver Naesen (BEL/ALM) m.t.
3. Michal Kwiatkowski (POL/SKY) m.t.
4. Peter Sagan (SVK/BOR) m.t.
5. Matej Mohoric (SLO/BAH) m.t.
6. Wout Van Aert (NED/JUM) m.t.
7. Alejandro Valverde (ESP/MOV) m.t.
8. Vincenzo Nibali (ITA/BAH) m.t.
9. Simon Clarke (AUS/EF1) m.t.
10. Matteo Trentin (ITA/MIT) m.t.
11. Tom Dumoulin (NED/SUN) m.t.

Gaza : le Hamas annonce un cessez-le-feu avec Israël après un accès de tension

Le Hamas a annoncé lundi avoir signé un cessez-le-feu après un nouvel accès de tensions entre Israël et le mouvement palestinien.

Le mouvement islamiste Hamas a annoncé lundi soir un cessez-le-feu entre les groupes armés palestiniens de la bande de Gaza et Israël, sur intercession égyptienne et après un nouvel accès de tension autour et dans l’enclave. “Les efforts égyptiens ont débouché sur la conclusion d’un cessez-le-feu entre l’occupant et les organisations de résistance”, a dit un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, dans un communiqué.

L’armée israélienne avait déclenché dans la nuit des frappes dans la bande de Gaza en représailles au tir d’une roquette qui a fait sept blessés au nord de Tel-Aviv. Cette opération est survenue alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu arrivait à la Maison-Blanche où le président Donald Trump a “formellement” reconnu la souveraineté d’Israël sur le Golan, affirmé que Washington reconnaissait “le droit d’Israël à se défendre” et qualifié d'”attaque méprisable le tir de Gaza.

Wauquiez veut que l’UE crée un “Nuremberg des djihadistes”

Le président des Républicains s’est prononcé lundi en faveur d’un tribunal pénal international chargé de juger les djihadistes européens.

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a prôné lundi un “Nuremberg des djihadistes”, un tribunal pénal international pour juger les combattants européens de l’EI capturés, afin d'”éviter tout retour” en Europe.

Déchéance de nationalité, interdiction de retour et tribunal spécial

“Pas de ‘programme de retour des djihadistes’ selon Emmanuel Macron. Sa garde des Sceaux reconnaît que 200 djihadistes sont rentrés en France. Prenons enfin les mesures qui s’imposent : déchéance de nationalité et interdiction de retour pour ceux qui ont trahi notre nation”, écrit Laurent Wauquiez sur Twitter. “Pour éviter tout retour, que l’Europe prenne l’initiative d’un tribunal pénal international, un Nuremberg des djihadistes, pour prononcer des peines d’exception. Qu’ils soient jugés, condamnés et détenus sur place. Ils ont trahi l’Europe ; ils n’ont plus leur place en Europe”, écrit également le patron de LR.

Pour des “peines d’exception”

Les Kurdes de Syrie ont appelé lundi à la création d’un tribunal international spécial, basé dans le nord-est de ce pays, pour juger les crimes commis par le groupe État islamique (EI) durant les plus de quatre ans de son “califat” aujourd’hui éradiqué.

La ville allemande de Nuremberg avait abrité en 1945 et 1946 le premier tribunal international de l’histoire, créé pour juger des criminels de guerre nazis.

Le “Nuremberg” que LR propose dans le cadre des élections européennes aurait vocation à “prononcer des peines d’exception pour condamner et enfermer ces djihadistes”, a précisé l’une des porte-parole de LR Lydia Guirous.