Sécheresse : restrictions d’usage de l’eau dans une dizaine de départements

En raison de risques de sécheresse et d’une faible pluviométrie, plusieurs départements ont pris ce mois-ci des mesures de restriction d’eau pour les particuliers. 

Des mesures de restriction de l’usage de l’eau ont été prises dans une dizaine de départements en raison d’une faible pluviométrie et de risques de sécheresse, ont fait savoir jeudi plusieurs préfectures. Dans l’Indre, un arrêté qui entre en vigueur samedi limite l’usage de l’eau dans une dizaine de communes correspondant à une “situation de crise” sur le bassin versant de deux affluents de l’Indre.

L’arrosage et le remplissage des piscines interdits

Sont notamment interdits dans l’Indre l’arrosage des terrains de sport, pelouses, espaces verts, massifs floraux, golfs, ainsi que le remplissage des piscines privées ou le lavage des véhicules, sauf dans les stations équipées d’un récupérateur d’eau. L’arrosage des jardins potagers familiaux est également interdit de 8h à 20h. Concernant l’irrigation, le prélèvement des eaux superficielles est interdit, et l’irrigation agricole par forage est limitée à certaines heures.

“Depuis juin 2018, l’Indre connaît un épisode de sécheresse qui perdure. Ainsi depuis un an, il est constaté un déficit de plus de 35 % de la pluviométrie dans notre département”, indique la préfecture. “Ce constat, qui intervient dans le cadre d’une évolution plus globale du climat qui tend vers une augmentation moyenne des températures, se traduit actuellement par un niveau très bas des cours d’eau et des nappes phréatiques pour la saison”, ajoute-t-elle, précisant que “les premiers seuils de crise sont d’ores et déjà atteints, ce qui est très préoccupant si tôt en amont de la période estivale”.

Plusieurs départements concernés

Le Puy-de-Dôme a également été placé le 12 avril en situation de vigilance sécheresse, le niveau des nappes étant “relativement bas en raison d’un faible taux de recharge à l’automne” et les débits des principaux cours d’eau ayant été inférieurs à la moyenne mensuelle en mars. “Certaines communes du département connaissent dès à présent des difficultés d’alimentation en eau potable, notamment celles alimentées par des sources”, selon la préfecture.

Le département du Rhône et la métropole de Lyon ont également été placés le 1er avril en situation de vigilance ou d’alerte sécheresse, de même que l’Isère et l’Ain. La Creuse a été placée en “zone d’alerte” le 19 avril, invoquant “une sécheresse exceptionnelle et inédite à cette période de l’année”, avec “des débits des cours d’eau qui atteignent des niveaux comparables à ceux habituellement rencontrés en juillet et août”. En Charente-Maritime, deux bassins ont également été placés en “alerte de printemps”.

L’annulation du redressement fiscal de Google confirmée en appel

En juillet 2017, le tribunal administratif avait annulé le redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé à Google par l’État français. 

La Cour administrative d’appel de Paris, saisie en juillet 2017 par le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, a confirmé jeudi l’annulation du redressement fiscal de 1,15 milliard d’euros infligé par l’État français au géant américain Google.

La Cour, par cinq arrêts, “confirme la solution retenue par les premiers juges” dans leur jugement du 12 juillet 2017, a-t-elle indiqué dans un communiqué. Gérald Darmanin avait alors fait appel tout en ouvrant la voie à un “accord transactionnel” avec le géant du numérique.

Gérald Darmanin avait fait appel après l’annulation

Les juges ont rejeté la thèse de l’administration fiscale que la SARL Google France “était placée sous la dépendance de la société Google Ireland Limited et que ses salariés disposaient des pouvoirs leur permettant de conclure des contrats au nom de la société irlandaise”. Ils ont estimé, au contraire, que “les locaux et le personnel de la SARL Google France n’étaient à la disposition que de la société française, pour son activité propre dans le cadre du contrat de prestation de services la liant à la société irlandaise”.

Football féminin : les Lyonnaises, reines de France

L’OL féminin s’est imposé à Dijon (4-0), mercredi, et est sacré champion de France pour la treizième année d’affilée.

Les Lyonnais continuent leur règne sans partage. Pour la treizième fois consécutive, l’OL féminin a remporté, mercredi, le titre de championne de France de D1 féminine, s’assurant de terminer devant son dauphin, le PSG féminin. Avec 19 succès et à peine deux matches nuls cette saison, le club de Jean-Michel Aulas a une nouvelle fois largement dominé le championnat.

Du suspense jusqu’au choc OL-PSG

Depuis le début de la saison, l’OL féminin trône à la première place du championnat. Invaincues, les Lyonnaises avaient cependant concédé le nul lors de leur déplacement à Paris, en novembre dernier (1-1). Longtemps, les Parisiennes sont d’ailleurs restées au contact. À trois journées de la fin du championnat, elles sont même revenues à égalité de points, profitant du match nul surprenant de l’OL à Fleury (1-1).

Le choc entre Lyonnaises et Parisiennes, samedi 13 avril, avait donc des airs de finale. Devant 25.907 spectateurs, record pour un match de football féminin en France, l’OL a finalement écrasé le club de la capitale (5-0), et écarté les Parisiennes de la course. Le succès lyonnais à Dijon, mercredi, pour le match du titre (4-0), relevait de la logique. Depuis 2007, la formation de Jean-Michel Aulas domine outrageusement le football féminin hexagonal, et cette saison ne fera pas exception.

Un nouveau titre européen à aller chercher

Jamais rassasiées, les Lyonnaises ne peuvent se satisfaire du titre en D1 féminine pour réussir leur saison. Championnes d’Europe sans discontinuer depuis trois ans, elles veulent réussir la passe de quatre, et remporter pour la sixième fois de leur histoire la Ligue des Champions féminine. Qualifiées en demi-finale, les “Fenottes” ont acquis un court succès lors du match aller, face à Chelsea (2-1), avant la manche retour prévue dimanche.

Les filles de Reynald Pedros sont également en course en Coupe de France, où elles affronteront Lille, en finale. L’OL féminin peut donc encore rêver du triplé, que le club a déjà réalisé à trois reprises, en 2012, 2016 et 2017. Une belle façon de promouvoir le football féminin français, alors que la Coupe du monde féminine 2019 se déroulera en France, du 7 juin au 7 juillet prochain.

Le Sri Lanka revoit fortement à la baisse le bilan des attentats de Pâques à 253 morts

Le bilan des attentats qui ont frappé le Sri Lanka lors du dimanche de Pâques a été revu à la baisse, certains corps de victimes mutilées ayant été comptés plusieurs fois. 

Les autorités sri-lankaises ont fortement revu à la baisse jeudi le bilan des attentats de Pâques : 253 personnes ont péri dans le bain de sang et non 359 comme indiqué auparavant, des corps ayant été comptés plusieurs fois. Dans ces attaques revendiquées par l’organisation Etat islamique, des kamikazes ont frappé dimanche matin trois hôtels de luxe de la capitale Colombo et trois églises chrétiennes bondées en pleine messe de Pâques.

Des victimes comptées deux fois

Le personnel médical a achevé l’ensemble des autopsies jeudi soir et a conclu que certains corps de victimes avaient été comptés plusieurs fois, a fait savoir le ministère de la Santé dans un communiqué. “De nombreuses victimes ont été terriblement mutilées (…). Certaines ont été comptées deux fois”, a-t-il expliqué. Les autorités n’ont pas dit comment ce nouveau bilan se répartissait. Auparavant, le ministère des Affaires étrangères avait fait état de 40 étrangers tués. Sur les 485 personnes ayant été hospitalisées pour des blessures, 149 restaient à l’hôpital jeudi soir, selon le ministère.

Les musulmans craignent des représailles

Les attaques de dimanche demeurent en tout cas les pires que cette île d’Asie du sud aux 21 millions d’habitants ait connues depuis la fin de la guerre civile il y a dix ans. Le Sri Lanka poursuit sa gigantesque traque de suspects, et 16 nouvelles arrestations sont intervenues dans la nuit de mercredi à jeudi, portant le total des personnes interpellées à près de 75 depuis dimanche.

Les églises catholiques du Sri Lanka garderont leurs portes closes jusqu’à l’amélioration de la situation sécuritaire. Le gouvernement a appelé également la minorité musulmane du pays à ne pas tenir ses prières du vendredi dans les mosquées en signe de solidarité. La police craint que les lieux de culte musulmans puissent être la cible de représailles. Des centaines de réfugiés musulmans ahmadis, originaires du Pakistan, d’Afghanistan, du Yémen et d’Iran, se sont abrités dans des mosquées et un poste de police par crainte pour leur sécurité.

Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse d’Emmanuel Macron

Le chef de l’État a livré une série d’annonces, notamment sur la fiscalité, les retraites et la réforme des institutions, jeudi lors d’un rendez-vous inédit avec les médias.

“Une nouvelle méthode” pour “lever beaucoup de malentendus” : Emmanuel Macron s’est livré à un exercice inédit depuis le début de son quinquennat, jeudi. Pendant près de deux heures et demi, le chef de l’État a répondu aux questions des journalistes réunis à l’Élysée, en guise de clôture du “grand débat”. Sur la forme, le président a dit regretter d’avoir donné “le sentiment” d’être “dur” et “parfois injuste”. Sur le fond, il a livré une liste d’annonces touchant principalement à la fiscalité et aux retraites. En voici les principales.

Une baisse “significative” de l’impôt sur le revenu

Emmanuel Macron a clamé son intention de réduire “significativement” l’impôt sur le revenu, à hauteur de 5 milliards d’euros. “Il me semble que la meilleure orientation pour répondre aux besoins de justice fiscale n’est pas d’augmenter les impôts de tel ou tel, mais plutôt de baisser les impôts pour un maximum de nos concitoyens, en particulier pour celles et ceux qui travaillent”, a-t-il affirmé, en se référant spécifiquement aux classes moyennes.
Le chef de l’État a également défendu la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) dès le début de son quinquennat, une mesure souvent critiquée lors du grand débat et lors des manifestations des “gilets jaunes”.

 

“Travailler davantage” par l’allongement de la durée de cotisation

Afin de financer la baisse d’impôt, Emmanuel Macron a confirmé vouloir supprimer “certaines niches fiscales pour les entreprises”, tout en affirmant “la nécessité de travailler davantage” et “des réductions de notre dépense publique”, a-t-il ajouté. Le président de la République a précisé qu’il n’envisageait pas de supprimer un jour férié supplémentaire pour financer cette baisse d’impôts. Il a aussi ajouté qu’il ne comptait pas revenir sur l’âge légal de départ à la retraite, privilégiant la piste menant à l’allongement de la durée de cotisation.

 

Une réindexation des retraites

Le président de la République a annoncé que les retraites “de moins de 2.000 euros” seront réindexées sur l’inflation en 2020, mesure attendue, mais aussi qu’aucune pension n’augmentera moins vite que les prix à partir de 2021. Emmanuel Macron a par ailleurs souhaité que “la retraite minimale” pour une carrière complète soit portée à 1.000 euros, un montant selon lui “significativement supérieur” au minimum vieillesse qu’il a promis de relever à 900 euros l’an prochain.

 

Pas de “RIC” mais un “RIP” assoupli

Emmanuel Macron a plaidé pour faciliter la mise en oeuvre d’un référendum à l’initiative du peuple, en proposant d’abaisser à 1 million le nombre de signatures nécessaires pour saisir le Parlement. Cette mesure figurerait dans la réforme constitutionnelle que le chef de l’État veut voir revenir au Parlement “à l’été”. Mais il a aussi écarté le “référendum d’initiative citoyenne” voulu par des “gilets jaunes”.

Dans le cadre de la réforme des institutions, Emmanuel Macron s’est dit aussi favorable à l’introduction d’une dose de 20% de proportionnelle à l’Assemblée. Il a également souhaité “accroître” cette dose au Sénat. Quant à la réduction du nombre de parlementaires, Emmanuel Macron s’est dit prêt à abaisser à 25% son engagement de 30%.

 

Un “nouvel acte de décentralisation” d’ici un an

Le président a annoncé “un nouvel acte de décentralisation” dans les territoires, qui devra aboutir “au premier trimestre 2020”. Cette nouvelle décentralisation doit être “adaptée à chaque territoire” et porter “sur la politique de la vie quotidienne” comme “le logement, le transport, la transition écologique pour garantir des décisions prises au plus près du terrain”, a-t-il ajouté.

 

Une réorganisation de l’administration

Confirmant son intention de “supprimer l’ENA”, Emmanuel Macron a annoncé qu’il souhaitait mettre fin aux systèmes des “grands corps” de la haute fonction publique, dont les membres sont actuellement selon lui “garantis d’une protection à vie”. Dans le même temps, Édouard Philippe présentera en mai “une profonde réforme de l’administration” destinée à déployer “plus de fonctionnaires sur le terrain”, tout en supprimant des postes “en administration centrale”.

Déplorant qu’il n’y ait “plus assez de monde sur le terrain” pour “apporter des solutions”, le chef de l’État a notamment annoncé la création dans “chaque canton”, d’ici à “la fin du quinquennat”, d’un “endroit où l’on puisse trouver une solution aux problèmes”, baptisé “France services”. Dans ce cadre, le président s’est dit prêt à “abandonner” l’objectif de 120.000 suppressions de postes de fonctionnaires qu’il avait fixé “si ce n’est pas tenable”, demandant au gouvernement de lui “donner son analyse d’ici l’été”.

 

Pas de fermeture d’hôpitaux ni d’écoles

Emmanuel Macron a souhaité “ne plus avoir d’ici à la fin du quinquennat de nouvelles fermetures, ni d’hôpitaux, ni d’écoles sans l’accord du maire”. “Ça ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de réorganisations, elles sont parfois indispensables. Ça veut dire qu’il n’y aura plus de disparitions, comme on l’a trop vécu”, a-t-il souligné.

 

24 élèves par classe maximum

Emmanuel Macron a confirmé son souhait que les classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1 ne “dépassent jamais 24 élèves” par classe, défendant un “investissement dans nos enfants dans lequel (il) croit profondément”. Le chef de l’État veut aussi “étendre le dédoublement des classes (de CP et CE1), qui fonctionne, et a déjà de très bons résultats dans les quartiers défavorisés, (…) à la grande section de maternelle”.

 

Un geste pour les mères seules et les aidants

Emmanuel Macron a souhaité que les caisses d’allocations familiales (CAF) aient la “prérogative pour prélever les pensions alimentaires familiales” et ainsi aider les familles monoparentales. “Ces fameuses familles monoparentales sont souvent ces mères vivant seules”, a souligné le président de la République, estimant qu'”on ne peut pas faire reposer sur des mères l’incivisme de leurs anciens conjoints”.

Le chef de l’État a également évoqué le cas des aidants familiaux. “Nous devons les reconnaître, les nommer, mais aussi dans nos politiques publiques leur bâtir une place pendant la réforme des retraites et leur construire des droits”, a-t-il poursuivi.

 

Un “conseil de défense écologique”

Emmanuel Macron a souhaité la mise en place d’un “conseil de défense écologique” qui réunira les ministres dédiés pour faire les “choix stratégiques” imposés par “l’urgence climatique”.

Notre-Dame : plus de 400 millions d’euros de dons pour les quatre collecteurs officiels

Les quatre collecteurs retenus par le ministère de la Culture pour les dons de particuliers et d’entreprises en faveur de la restauration de Notre-Dame de Paris ont déjà rassemblé 400 millions d’euros.

Plus de 400 millions d’euros ont été déjà rassemblés par les quatre collecteurs retenus par le ministère de la Culture pour les dons de particuliers et d’entreprises en faveur de la restauration de Notre-Dame de Paris. C’est la Fondation Notre-Dame (FND), association caritative catholique qui a vu affluer le plus de dons – un total de 211,3 millions d’euros -, ce qui montre l’importance que conserve le monument comme lieu de culte. 4,6 millions dont 0,6 million des Etats-Unis, via la Friends of Notre Dame de Paris, proviennent de 32.000 donateurs.

206,7 millions de grands donateurs, mécènes et soutiens étrangers

Les grands donateurs, mécènes et soutiens étrangers tels que le roi du Maroc ou la Serbie, ont apporté 206,7 millions d’euros. En tenant compte de diverses promesses, la collecte de la FND devrait s’élever bientôt entre 213 millions d’euros et 280 millions d’euros, indique cette fondation.

La collecte lancée par la Fondation du patrimoine s’élève pour sa part à 164 millions d’euros. Elle comprend les dons des particuliers (22 millions d’euros) et le mécénat des entreprises (142 millions d’euros). 218.500 particuliers ont participé. De son côté, la Fondation de France a reçu 50.000 dons pour un montant de 25 millions d’euros, dont 75% proviennent d’entreprises. Enfin, le Centre des monuments nationaux (CMN) a recueilli 3 millions d’euros, en majorité de particuliers mais aussi de petites entreprises.

Plus de 800 millions d’euros avec les promesses de dons

Les sommes globales des dons ou promesses de dons sont bien plus élevées, incluant les contributions de différents mécènes à l’Etat français. Selon certaines estimations, le total de l’ensemble dépasserait les 800 millions d’euros et pourrait atteindre le milliard. Du jamais vu dans la collecte de dons en France.

Pour différentes associations du patrimoine, ces sommes colossales dépassent les coûts prévisibles de la restauration de la cathédrale et devraient être resdistribuées à d’autres monuments qui en ont besoin. Mais le gouvernement l’exclut, en soulignant que les donateurs verront leurs voeux respectés de contribuer à ce chantier historique.

Gilets jaunes : le nombre de commerçants demandant des aides continue d’augmenter

Au 28 mars, 8.877 entreprises ont bénéficié de mesures de délais de paiement et de reports de charges sociales, et 1.865 entreprises de mesures de délais de paiement et de reports de charges fiscales.

La secrétaire d’État à l’Économie Agnès Pannier-Runacher a fait état mercredi d’une nouvelle augmentation de plus d’un millier du nombre de commerçants ayant bénéficié de délais de paiement et de reports de charges sociales ou fiscales à la suite du mouvement social des “gilets jaunes”.

“Une hausse de plus de 1.000 commerces”

Au 28 mars, au total, 8.877 entreprises ont bénéficié de mesures de délais de paiement et de reports de charges sociales, et 1.865 entreprises de mesures de délais de paiement et de reports de charges fiscales, soit “une hausse de plus de 1.000 commerces” en quinze jours, a indiqué la secrétaire d’État au cours d’un point presse après une rencontre avec des associations du secteur.

Agnès Pannier-Runacher avait convié dix associations locales de commerçants à Bercy pour un cinquième tour de table depuis le début de l’année, en compagnie d’Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des comptes publics. “On n’observe pas aujourd’hui d’augmentation du taux de défaillance dans les centres-villes, mais on sait que des situations individuelles sont problématiques, notamment les commerces d’achats durables ou les restaurants”, a-t-elle indiqué, rappelant qu'”il ne faut pas hésiter à se rapprocher du fisc pour demander un accompagnement et des facilités de trésorerie.”

Une association dénonce “une situation de harcèlement”

Le vice-président de Commerçants et artisans des métropoles de France, Denis Favier, également président de “Shop in Dijon”, s’est dit satisfait de “l’écoute” des pouvoirs publics, mais a indiqué : “Nous avons normalement trois millions d’euros à répartir pour l’ensemble des villes, mais rien que sur Dijon, on en est à 814.000 euros pour le plan de relance. Il faudrait plus d’argent.” Le président de Shop In Dijon a également dénoncé “une situation de harcèlement depuis 23 semaines” de manifestation de “gilets jaunes”. Il a réclamé que son association soit reçue par le ministère de l’Intérieur.

Depuis le 17 novembre 2018, les manifestations des “gilets jaunes” perturbent les commerces, essentiellement en centre-ville et surtout le samedi, au point que certains se trouvent dans des situations critiques en termes de trésorerie. Fin mars, la Fédération française de l’assurance (FFA) avait estimé à 175 millions d’euros la somme versée aux entreprises pour indemniser les dégradations et les pertes d’exploitations subies.

Cyclisme : Julian Alaphilippe remporte sa deuxième Flèche Wallonne

Le coureur français s’est imposé mercredi au sommet du mur de Huy, confirmant sa forme étincelante depuis le début de la saison. 

Julian Alaphilippe a refait le coup ! Le Français de l’équipe Deceuninck-Quick Step a remporté une deuxième fois la Flèche Wallonne, mercredi, au sommet du mur de Huy, un an après son premier succès. Il a devancé le Danois Jakob Fuglsang pour enlever la 83e édition de la classique belge. Vainqueur de Milan-Sanremo le mois dernier, le coureur de 26 ans a enlevé sa neuvième victoire de la saison et confirme sa forme étincelante.

Fuglsang et Alaphilippe avaient déjà pris les devants, dimanche, dans l’Amstel Gold Race, lors du premier acte de la semaine ardennaise. Mais, à se surveiller de trop près, ils avaient perdu la course au profit du Néerlandais Mathieu van der Poel.

Valverde seulement 11e

Derrière le duo, l’Italien Diego Ulissi a pris la troisième place devant le jeune belge Bjorg Lambrecht et l’Allemand Maximilian Schachmann. Le champion du monde, l’Espagnol Alejandro Valverde, cinq fois vainqueur à Huy, s’est classé 11e. “C’est une course qui me tient à cœur”, a réagi le Français en remerciant son équipe. “J’apprécie beaucoup la période des classiques ardennaises”.

Un fort séisme de magnitude 6,1 frappe l’est de l’Inde

Selon l’Institut américain de Géologie, il existe “une faible probabilité” pour que ce séisme, qui a frappé une région peu peuplée du sous-continent indien, ait fait des victimes.

Un fort séisme de magnitude 6,1 a frappé mercredi l’Etat d’Arunachal Pradesh dans le nord-est de l’Inde, a annoncé l’Institut américain de Géologie (USGS). L’épicentre du séisme, qui s’est produit à 1h45, se situe à une quarantaine de km au sud-est de la ville d’Along et à 180 km au sud-ouest de la capitale de l’Etat, Itanagar.

Une région peu peuplé. Selon l’USGS, il existe “une faible probabilité” que le séisme ait fait des victimes et des dégâts. L’Arunachal Pradesh est l’Etat indien le moins densément peuplé mais compte tout de même 1,2 million d’habitants, selon le site internet du gouvernement. Selon l’agence officielle chinoise Chine nouvelle, le tremblement de terre a été ressenti au Tibet, juste de l’autre côté de la frontière avec l’Inde.

New Delhi et Pékin se disputent depuis des décennies le contrôle de l’Arunachal Pradesh, un conflit non résolu à ce jour. Outre la Chine, l’Arunachal Pradesh partage aussi des frontières avec la Birmanie et le Bhoutan.

La France veut contribuer à faire reconnaître le génocide arménien, affirme Édouard Philippe

Lors des commémorations du génocide mercredi à Paris, Édouard Philippe a affirmé que la France entendait contribuer à la reconnaissance du génocide arménien comme un crime contre l’humanité et “ne se laissera impressionner par aucun mensonge”.

La France entend contribuer à la reconnaissance du génocide arménien comme un crime contre l’humanité et “ne se laissera impressionner par aucun mensonge”, a affirmé Édouard Philippe lors des commémorations du génocide mercredi à Paris. Depuis 2001, “la France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915”, a rappelé le Premier ministre qui présidait les cérémonies en présence d’élus et de diplomates.

Pour entretenir le souvenir et la connaissance historique, Emmanuel Macron s’était par ailleurs engagé en février dernier à ce que le 24 avril devienne la journée de commémoration annuelle du génocide. En instaurant cette journée, “la France entend contribuer à faire reconnaître le génocide arménien comme un crime contre l’humanité, contre la civilisation”, a déclaré Édouard Philippe. “Elle ne se laissera impressionner par aucun mensonge, par aucune pression. Ce que nous recherchons, c’est l’exactitude historique et la réconciliation”, a-t-il poursuivi.

Erdogan fustige ceux qui “donnent des leçons” à la Turquie à propos du “génocide arménien”

Mercredi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a fustigé ceux qui “donnent des leçons” à la Turquie à propos du “génocide arménien”, notamment la France qu’il a accusée d’être responsable du génocide au Rwanda. D’avril 1915 à juillet 1916, “un million et demi d’Arméniens” ont été tués au sein de l’empire ottoman, a rappelé pour sa part Edouard Philippe.

Évoquant les récents attentats meurtriers au Sri Lanka et en Nouvelle-Zélande, il a déploré que “des hommes, des femmes et des enfants ont été visés et tués pour ce en quoi ils croyaient, pour ce qu’ils étaient”. “Rien n’est plus opposé aux valeurs fondamentales de la France”, a-t-il affirmé, soulignant que Paris suit en particulier “avec beaucoup de vigilance, le sort des chrétiens d’Orient dont l’existence et la civilisation subissent des assauts répétés”.