Carrefour : jusqu’à 3.000 départs dans le cadre d’une rupture collective

Des sources syndicales ont indiqué vendredi soir que l’enseigne de grande distribution prévoyait jusqu’à 3.000 départs dans ses hypermarchés. 

Carrefour prévoit jusqu’à 3.000 départs dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d’accord de rupture conventionnelle collective (RCC) négocié depuis fin mars, a appris l’AFP vendredi de sources syndicales. Ce chiffre plafond, annoncé vendredi aux syndicats, comprend des suppressions de postes dans les rayons bijouteries, multimédia et dans l’encadrement, des réductions d’effectifs dans 46 hypermarchés, ainsi que des départs en congé de fin de carrière, ont précisé ces sources syndicales.

3.000 départs, “un plafond”

La direction du géant de la grande distribution a confirmé à l’AFP le chiffre de 3.000 départs, en insistant sur le fait qu’il s’agissait d’un “plafond”. “Le nombre de postes supprimés reste bien fixé à 1.230”, a-t-elle ajouté. Carrefour avait engagé fin mars des négociations en vue d’un accord RCC, une première dans le groupe, pour fixer le cadre dans lequel vont s’inscrire les transformations à venir dans les hypermarchés.

En comité central d’entreprise, la direction avait ensuite détaillé la suppression de quelque 1.230 postes dans la bijouterie, le rayon multimédia, l’arrière-caisse, le service de la paie, l’encadrement, des fonctions administratives et les caisses des stations-service.

Réduction des effectifs de 15% maximum dans 46 magasins. S’y ajoutent, selon les syndicats, l’objectif de réduction des effectifs de 15% maximum dans 46 magasins, ainsi qu’un dispositif de départs anticipés (congé de fin de carrière). Selon la direction, “entre 1.230 et 3.000, les départs pourront être remplacés”, le congé de fin de carrière permettant ainsi “de favoriser le renouvellement générationnel dans le contexte de la transformation nécessaire du modèle de l’hypermarché”.