Soldes : la canicule a découragé les consommateurs parisiens

Selon un panel de commerçants sondés par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, les fortes chaleurs ont dissuadé les consommateurs.

Il a fait très chaud à Paris dans la période du 22 au 26 juillet, avec un record historique de 42,6°C enregistré le 26 juillet. On apprend que cet épisode de canicule a dissuadé les consommateurs de faire les soldes dans la capitale, selon un panel de commerçants sondés par la Chambre de commerce et d’industrie. L’activité des derniers mois avait déjà pâti du mouvement des “gilets jaunes”.

Une enquête a été menée auprès de plus de 400 commerçants du 22 au 26 juillet dans l’ensemble des arrondissements de la capitale, et dans tous les secteurs d’activité concernés par les soldes, indique la Chambre de commerce de Paris-Ile-de-France dans un communiqué mercredi. “47% des commerçants jugent que ces chaleurs ont eu un effet négatif sur leur activité car elles ont provoqué une forte baisse de la fréquentation”, résume la Chambre de commerce.

47% des commerçants jugent que ces chaleurs ont eu un effet négatif sur leur activité

En termes de chiffre d’affaires, par rapport à un mois d’activité “normal”, 18% des commerçants interrogés indiquent n’avoir enregistré aucun surplus lors de ces soldes. Ils sont 31% à avoir vu leur activité augmenter de 11% à 20%, et 19% d’entre eux indiquent que les soldes ont généré une hausse du chiffre d’affaires comprise entre 21% et 30%.

Cependant, tout en pointant les “gilets jaunes” ou encore “la valse des promotions et les ventes sur internet” tout au long de l’année, les commerçants sondés sont au global 48% à juger le résultat de ces soldes “plutôt satisfaisant”, et 9% l’estiment même “très satisfaisant”. La Chambre de commerce et d’industrie avance une explication : “la saison printemps-été s’était déjà avérée très décevante”.

Ces soldes sont les derniers à durer six semaines. Ils seront raccourcis à quatre semaines à partir de janvier 2020.

Plus de 160 défenseurs de l’environnement tués en 2018

Selon le bilan annuel de l’ONG Global Witness, le pays le plus dangereux pour les défenseurs de l’environnement ou leaders autochtones défendant leurs terres est les Philippines, avec 30 meurtres en 2018.

Au moins 164 défenseurs de l’environnement se battant contre des projets miniers, forestiers ou agro-industriels ont été tués en 2018, selon le bilan annuel de l’ONG Global Witness. Selon ce rapport publié mardi, d'”innombrables” autres ont été réduits au silence à travers le monde par la violence, l’intimidation et l’utilisation ou le dévoiement de lois anti-manifestation.

Le pays de loin le plus dangereux l’an dernier pour ces militants et les leaders autochtones défendant leurs terres a été les Philippines, avec 30 meurtres, a indiqué l’ONG. La Colombie et l’Inde ont elles compté 24 et 23 morts en 2018. Avec 16 meurtres confirmés, le Guatemala est de son côté le pays avec le plus de morts comparés au nombre d’habitants.

“Cette violence représente une crise pour les droits de l’Homme”

“C’est un phénomène que l’on peut voir partout dans le monde : les défenseurs de l’environnement et des terres, dont un nombre important sont des représentants de peuples autochtones, sont considérés comme des terroristes, des voyous ou des criminels pour défendre leurs droits”, a dénoncé dans le rapport Vicky Tauli-Corpuz, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits des peuples autochtones. “Cette violence représente une crise pour les droits de l’Homme mais également une menace pour tous ceux qui sont dépendants d’un climat stable”, a-t-elle ajouté.

Le nombre de morts est en baisse par rapport à 2017, année la plus meurtrière avec 207 morts, mais Global Witness note que le nombre pourrait être sous-évalué, notamment parce que certains événements se produisent dans des lieux très reculés.

L’événement le plus mortel rapporté par l’ONG en 2018 a eu lieu dans l’État du Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, où elle assure que 13 personnes ont été tuées après une manifestation contre une mine de cuivre. Au moins huit militants impliqués dans des conflits terriens avec des représentants de l’industrie du soja ont été tués en 2018 dans l’État brésilien de Para à lui seul, selon l’ONG.

Aux Philippines, qui ont pris la place du Brésil comme pays le plus meurtrier, c’est neuf cultivateurs de canne à sucre, dont des femmes et des enfants, qui ont été abattus par des hommes armés sur l’île de Negros, assure Global Witness, qui ajoute que l’avocat représentant les familles des victimes a été tué quelques jours plus tard.

Certaines entreprises accusées de faciliter les violations des droits

Alors que le groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec) doit publier la semaine prochaine un rapport sur l’utilisation des terres qui devrait souligner l’importance des peuples autochtones dans la protection de la nature, l’ONG dénonce également une “tendance inquiétante” vers l’intimidation et l’emprisonnement des défenseurs de l’environnement.

Le rapport dénonce aussi le rôle des investisseurs, y compris les banques de développement, dans des projets controversés, et désigne nommément certaines entreprises accusées de faciliter les violations des droits.

Mort de Steve : Edouard Philippe soutient Christophe Castaner, qui promet à son tour “la transparence”

En déplacement dans l’Essone avec le ministre de l’Intérieur, Edouard Philippe a réaffirmé sa confiance à Christophe Castaner, malgré à la découverte du corps de Steve Maia Caniço à Nantes lundi 30 juillet.

Édouard Philippe et Christophe Castaner étaient en déplacement à Palaiseau dans l’Essonne mardi 31 juillet. Critiqué dans l’affaire de la mort de Steve Maia Caniço, le ministre de l’Intérieur n’est toutefois “pas fragilisé” et le Premier ministre lui “apporte tout son soutien”, comme l’a déclaré Édouard Philippe lors de ce déplacement.

“Le ministre de l’Intérieur n’est pas fragilisé et il a par définition le soutien du Premier ministre. J’ai pleinement confiance en lui et nous sommes mobilisés pour n’accuser personne et ne dédouaner personne. Nous souhaitons que la transparence soit faite, que les faits soient établis et que les responsabilités soient tirées”, a fait savoir le chef du gouvernement.

“Le gouvernement est totalement engagé”, assure Castaner

Les deux hommes se sont rendus à Palaiseau pour faire le point sur les dispositifs de sécurité pendant la période estivale, concernant notamment la prévention des cambriolages. Ils ont échangé avec les policiers, écoutant le capitaine raconter l’attaque par des “jeunes des Ulis qui ont pris l’habitude de venir tester les forces de police”. Un peu plus tôt dans la matinée, ils s’étaient rendus dans un commissariat des Ulis dans l’Essonne qui avait été la cible de cocktail Molotov et jets de pierre le 14 juillet. Ils ont été accueillis par le député LREM de l’Essonne Cédric Villani dans ce commissariat situé au pied de la cité.

“Les questions sont toujours ouvertes sur la préparation de cet événement”, a pour sa part déclaré le ministre de l’Intérieur lors de ce déplacement, faisant référence à cette nuit de la Fête de la musique lors de laquelle Steve Maia Canico a trouvé la mort. “Il y a encore des questions sur la gestion de l’intervention de la police. Ce qui compte, c’est de faire toute la transparence. Le gouvernement est totalement engagé pour la transparence”, a insisté Christophe Castaner, rappelant que le Premier ministre a demandé à l’Inspection générale de l’administration de produire un nouveau rapport sur “l’affaire Steve”.

Un soutien “à double tranchant”

Edouard Philippe et Christophe Castaner étaient déjà côte à côte mardi à Matignon pour réagir à la mort de Steve Maia Caniço à Nantes. Le Premier ministre avait fait une déclaration dans la cour de Matignon, aux côtés du ministre de l’Intérieur, pour assurer de la “volonté de transparence totale” des autorités. Christophe Castaner avait passé auparavant deux heures à Matignon pour examiner avec Édouard Philippe cette affaire qui embarrasse le gouvernement.

Dans l’entourage d’Edouard Philippe, on se refuse également à évoquer toute mise sous tutelle de Christophe Castaner. Selon un proche, il y a deux messages qu’Edouard Philippe, “inquiet depuis le début”, voulait faire passer en montant ainsi en première ligne : “Un message d’émotion forte, celle de tous les Français, et l’engagement de transparence. Or, c’est plus fort quand c’est le Premier ministre lui-même qui fait passer ce message, au nom du gouvernement”, explique cette source, ajoutant qu’il fallait “prendre à bras-le corps cette affaire qui est tout sauf banale”.

Pour Philippe Moreau-Chevrolet, professeur en communication politique à Sciences-Po, il n’est pourtant “pas logique que le Premier ministre doive intervenir” sur un tel dossier. Selon l’expert, le soutien exprimé à Christophe Castaner est “à double tranchant”, marquant le “désaveu, la marginalisation” du ministre de l’Intérieur qui “n’est plus capable de gérer seul la situation”.

Traversée de la Manche : nouvelle tentative dimanche pour Franky Zapata sur son “Flyboard”

“L’homme volant” Franky Zapata va retenter la traversée de la Manche “dimanche 4 août 2019.

Franky Zapata, “l’homme volant” qui a échoué la semaine dernière dans sa tentative de traversée de la Manche sur son “Flyboard”, va retenter son pari “dimanche”, a indiqué son entourage mardi 30 juillet.

Le décollage, qui aura lieu “normalement le matin”, se fera au même endroit que jeudi dernier près de la plage de Sangatte (Pas-de-Calais), a-t-on précisé. Objectif: effectuer les 35 km de traversée du détroit jusqu’à St Margaret’s Bay, côté anglais, en survolant la mer à 15/20 m debout sur son engin.

Le 25 juillet, 110 ans jour pour jour après l’exploit de Louis Blériot, premier aviateur à avoir franchi la Manche, Franky Zapata avait décollé sans encombre mais il était tombé dans la mer, dans les eaux anglaises, après avoir heurté la plateforme du bateau où il devait se ravitailler en kérosène.

Les autorités françaises ont accepté cette fois-ci un réapprovisionnement côté français

“Nous avons choisi un ravitaillement sur un bateau plus grand, à bord d’un remorqueur, et dans les eaux françaises”, a indiqué l’entourage de M. Zapata, les autorités françaises ayant accepté cette fois-ci un réapprovisionnement côté français.

Champion d’Europe et du monde de jet-ski, ce Marseillais de 40 ans tentera à nouveau d’effectuer cette traversée qui devrait durer une petite vingtaine de minutes.

Le “Flyboard”, une machine volante autonome alimentée en kérosène stocké dans son sac à dos, est doté de cinq mini-turboréacteurs qui lui permettent de décoller et d’évoluer jusqu’à 190 km/h debout dans les airs, avec une autonomie d’une dizaine de minutes.

Mort de Steve : l’avocate de la famille évoque une “affaire d’État”

Me Cécile de Oliveira s’est déclarée mardi “étonnée” de la prise de parole du Premier ministre Édouard Philippe, qui a dévoilé certaines conclusions du rapport de l’IGPN et annoncé la saisie de l’Inspection générale de l’administration. 

L’avocate de la famille de Steve Maia Caniço s’est déclarée mardi soir “étonnée” de la prise de parole du Premier ministre après la découverte du corps du jeune homme disparu lors de la Fête de la musique à Nantes, ce qui l’amène à évoquer une “affaire d’État”.

“Je suis tout à fait étonnée que le Premier ministre ait pris la parole aujourd’hui. On annonçait plutôt une prise de parole du ministre de l’Intérieur pour qu’il donne connaissance des conclusions du rapport de l’IGPN (Inspection générale de la police nationale, ndlr). Le Premier ministre lui-même prend la parole, clairement, l’affaire devient une affaire d’État”, a déclaré Me Cécile de Oliveira. “Clairement, cette prise en main par l’exécutif d’une affaire qui est confiée à un juge d’instruction me paraît être révélateur d’un moment politique très compliqué sur les interventions policières”, a estimé l’avocate.

“Il n’y a pas à écarter une quelconque responsabilité de qui que ce soit”

Ce rapport de l’IGPN n’établit pas “de lien entre l’intervention des forces de police et la disparition” du jeune homme, selon Édouard Philippe, ce qui, pour la famille de Steve Maia Caniço, est “difficile à entendre”, a expliqué Me de Oliveira. “Je crois que, au-delà d’être un fait divers, une affaire sensible, une affaire d’État, pour la famille, c’est le jour de l’annonce de la mort de leur fils (…) je leur souhaite de pouvoir avoir aussi du silence et du recueillement”, a-t-elle souhaité quelques heures après l’identification du corps de l’animateur périscolaire de 24 ans, au lendemain de sa découvert dans la Loire.

Depuis le fort de Brégançon, le chef de l’État “a échangé hier et aujourd’hui” avec les deux hommes “pour leur rappeler son souci de faire toute la transparence sur cette affaire et prendre les initiatives nécessaires”, a précisé la présidence.

La disparition du jeune homme a coïncidé avec une intervention policière controversée durant un concert techno en bord de Loire. Plusieurs personnes étaient tombées à l’eau et Steve Maia Caniço, selon ces proches, ne savait pas nager. “Il n’y a pas, à ce stade, à écarter une quelconque responsabilité de qui que ce soit. Il y a à continuer à enquêter, à instruire dans des conditions sereines et indépendantes et secrètes, comme la justice peut le faire”, a-t-elle encore ajouté, alors que le parquet de Nantes a ouvert mardi une information judiciaire “contre X” pour “homicide involontaire”.

Uber va supprimer un tiers de ses emplois dans le marketing

Dara Khosrowshahi, le patron d’Uber, a reconnu dans un courriel interne que la croissance du service de réservation de voitures avec chauffeur était en train de ralentir.

Uber a indiqué lundi supprimer 400 emplois dans son département marketing, soit un tiers des personnels de ce service, afin de réduire les coûts. L’annonce a été faite dans un document interne, par le PDG Dara Khosrowshahi et la directrice du marketing Jill Hazelbaker. Le New York Times a été le premier média à faire état de ces coupes.

Fin mars, Uber avait indiqué employer 24.494 personnes à travers le monde, dont un peu plus de 1.200 dans le marketing. “Nous ne faisons pas ces changements parce que le marketing n’est plus important pour Uber”, écrit M. Khosrowshahi. “C’est tout le contraire : nous sommes en train d’effectuer ces changements parce que présenter une vision forte, dynamique et unifiée au monde n’a jamais été aussi important”.

Une introduction en bourse ratée

Cette cure d’austérité intervient au moment où le service de réservation de voitures avec chauffeur est sous pression des marchés financiers, après une introduction en Bourse ratée en mai dernier. Entrée à Wall Street au prix de 45 dollars le titre, l’action Uber a terminé la séance lundi à 43,88 dollars. Au premier trimestre, le groupe a accusé une perte nette d’un milliard de dollars. Il doit présenter ses résultats du deuxième trimestre la semaine prochaine, mais les marchés ne sont pas très optimistes au vu des dépenses marketing et des promotions effectuées par Uber, comme par son rival Lyft, pour attirer les consommateurs aux Etats-Unis.

“Il y a une impression générale selon laquelle si nous avons connu une croissance rapide, nous sommes en train de ralentir”, a reconnu lundi Dara  Khosrowshahi dans son courriel aux employés. Outre la réservation de voiture avec chauffeur, Uber investit dans les vélos électriques, la livraison des repas à domicile et les voitures autonomes.

Football : Patrice Evra annonce la fin de sa carrière de joueur

L’ancien international français a annoncé qu’il souhaitait devenir entraîneur.

“Ma carrière en tant que joueur de football est officiellement achevée”, a annoncé Patrice Evra, 38 ans, ex-défenseur international passé notamment par la Juventus et Manchester United, lundi au quotidien sportif Gazzetta dello Sport. Celui qui portait jusqu’ici le maillot de West Ham a cependant précisé qu’il pensait poursuivre sa carrière dans le football, en tant qu’entraîneur cette fois-ci.

“J’avais débuté en 2013 le cours pour la licence de l’UEFA B comme entraîneur, maintenant je veux le terminer pour passer à l’UEFA A. En d’autres termes, dans un an et demi je serai prêt à diriger une équipe”, a-t-il ajouté. Patrice Evra a par ailleurs rappelé ce qu’avait dit son ex-entraîneur à Manchester United, le célèbre Sir Alex Ferguson. “Il avait prédit que deux de ses joueurs deviendraient des entraîneurs de haut niveau : Ryan Giggs”, actuel sélectionneur du pays de Galles, “et Pat Evra”, a ajouté le joueur en parlant de lui à la 3e personne. “Sir Alex, je le considère d’ailleurs comme un père. Il m’a accepté tel que je suis, parfois leader, parfois arrogant.”

Un solide palmarès mais une fin de carrière heurtée

Patrice Evra présente un solide palmarès : cinq championnats d’Angleterre, deux d’Italie, cinq finales de Ligue des champions dont une gagnée en 2008 avec Manchester United, entre autres. Mais sa carrière s’est terminée sur des dérapages, comme ce coup de pied asséné à un fan de Marseille, dont il portait les couleurs en novembre 2017.

Patrice Evra avait même fait l’objet d’une enquête pour “injures à caractère homophobe” en avril pour ses insultes sur les réseaux sociaux contre le PSG, ses fans et Jérôme Rothen, ancien joueur parisien, après la défaite des Parisiens contre son ancien club de Manchester United en Ligue des champions.

Plus de 160 défenseurs de l’environnement tués en 2018

Selon le bilan annuel de l’ONG Global Witness, le pays le plus dangereux pour les défenseurs de l’environnement ou leaders autochtones défendant leurs terres est les Philippines, avec 30 meurtres en 2018.

Au moins 164 défenseurs de l’environnement se battant contre des projets miniers, forestiers ou agro-industriels ont été tués en 2018, selon le bilan annuel de l’ONG Global Witness. Selon ce rapport publié mardi, d'”innombrables” autres ont été réduits au silence à travers le monde par la violence, l’intimidation et l’utilisation ou le dévoiement de lois anti-manifestation.

Le pays de loin le plus dangereux l’an dernier pour ces militants et les leaders autochtones défendant leurs terres a été les Philippines, avec 30 meurtres, a indiqué l’ONG. La Colombie et l’Inde ont elles compté 24 et 23 morts en 2018. Avec 16 meurtres confirmés, le Guatemala est de son côté le pays avec le plus de morts comparés au nombre d’habitants.

“Cette violence représente une crise pour les droits de l’Homme”

“C’est un phénomène que l’on peut voir partout dans le monde : les défenseurs de l’environnement et des terres, dont un nombre important sont des représentants de peuples autochtones, sont considérés comme des terroristes, des voyous ou des criminels pour défendre leurs droits”, a dénoncé dans le rapport Vicky Tauli-Corpuz, rapporteur spécial de l’ONU pour les droits des peuples autochtones. “Cette violence représente une crise pour les droits de l’Homme mais également une menace pour tous ceux qui sont dépendants d’un climat stable”, a-t-elle ajouté.

Le nombre de morts est en baisse par rapport à 2017, année la plus meurtrière avec 207 morts, mais Global Witness note que le nombre pourrait être sous-évalué, notamment parce que certains événements se produisent dans des lieux très reculés.

L’événement le plus mortel rapporté par l’ONG en 2018 a eu lieu dans l’État du Tamil Nadu, dans le sud de l’Inde, où elle assure que 13 personnes ont été tuées après une manifestation contre une mine de cuivre. Au moins huit militants impliqués dans des conflits terriens avec des représentants de l’industrie du soja ont été tués en 2018 dans l’État brésilien de Para à lui seul, selon l’ONG.

Aux Philippines, qui ont pris la place du Brésil comme pays le plus meurtrier, c’est neuf cultivateurs de canne à sucre, dont des femmes et des enfants, qui ont été abattus par des hommes armés sur l’île de Negros, assure Global Witness, qui ajoute que l’avocat représentant les familles des victimes a été tué quelques jours plus tard.

Certaines entreprises accusées de faciliter les violations des droits

Alors que le groupe d’experts de l’ONU sur le climat (Giec) doit publier la semaine prochaine un rapport sur l’utilisation des terres qui devrait souligner l’importance des peuples autochtones dans la protection de la nature, l’ONG dénonce également une “tendance inquiétante” vers l’intimidation et l’emprisonnement des défenseurs de l’environnement.

Le rapport dénonce aussi le rôle des investisseurs, y compris les banques de développement, dans des projets controversés, et désigne nommément certaines entreprises accusées de faciliter les violations des droits.

Mort de Steve : LFI veut une commission d’enquête parlementaire annonce Eric Coquerel

Alors que le corps retrouvé lundi dans la Loire est bien celui de Steve Maia Caniço, le député LFI, Eric Coquerel confirme la demande de commission d’enquête parlementaire de son parti pour que “justice soit faite” dans cette affaire.

Le député LFI Eric Coquerel confirme la demande de commission d’enquête parlementaire de son parti après la découverte du corps de Steve Maia Caniço dans la Loire, plus d’un mois après sa disparition lors de la Fête de la musique. Le parquet de Nantes a ouvert mardi une information judiciaire “contre X” pour “homicide involontaire”.

Une autopsie a été réalisée mardi matin et a permis, selon une source judiciaire, d’identifier Steve Maia Caniço, un animateur périscolaire de 24 ans qui n’avait plus donné de signe de vie depuis qu’il s’était rendu avec des amis à un concert conclu par une intervention controversée des forces de l’ordre en bord de Loire.

“On estime depuis longtemps que ce n’est pas à la police d’enquêter sur la police”

“Il va falloir maintenant que la justice soit faite”, a réagi sur BFMTV le député de Seine-Saint-Denis car selon lui, “on voit bien que les circonstances de la mort de Steve ont tout à voir, très certainement, (…) avec la charge policière ce soir-là”, comme “les vidéos l’ont montré”.”L’IGPN ne réglera pas la question, on estime depuis longtemps que ce n’est pas à la police d’enquêter sur la police”, a-t-il ajouté, réclamant que “la justice s’en mêle”.

“Nous demandons aussi une commission d’enquête sur les circonstances globales qui sont arrivées ce soir-là”, a rappelé le député.

Une première demande de commission d’enquête le 19 juillet

Le 19 juillet, les députés LFI avaient demandé l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur les opérations de dispersion.

“Pourquoi non seulement il y a eu des charges alors même que des jeunes expliquaient aux policiers que la Loire était derrière eux? Pourquoi le préfet a laissé faire? Pourquoi au niveau de la chaîne de commandement, on arrive à une situation hallucinante pour 30 minutes de musique supplémentaires on arrive comme ça à la mort d’un jeune”, a demandé Eric Coquerel.

“Toute la vérité doit être sur cette terrible affaire, et c’est pour ça que nous demandons une commission d’enquête”, a ajouté le député.

Nantes : un corps retrouvé dans la Loire, “très probablement” celui de Steve

Un corps, qui pourrait être celui du jeune homme disparu lors de la Fête de la musique à Nantes, a été retrouvé dans la Loire lundi.

Plus d’un mois après la disparition à Nantes de Steve Maia Caniço, lors de la Fête de la musique, un corps a été retrouvé lundi dans la Loire non loin de l’endroit où le jeune homme a disparu à la suite d’une intervention controversée des forces de l’ordre. Selon une source proche du dossier, il s’agit “très probablement” de l’animateur périscolaire de 24 ans.

L’autopsie prévue mardi

“Le corps est en état de décomposition avancée et une autopsie va être pratiquée le plus vite possible”, a déclaré à l’AFP le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès. En raison de son état, “l’identification est problématique (…) Pour avoir confirmation (de l’identité, ndlr), il faudra attendre les opérations de médecine légale”, a-t-il souligné. “C’est le juge d’instruction qui va fixer l’heure de l’autopsie”, vraisemblablement “ce soir ou demain”.

Le corps repêché était porteur d’au moins un bijou qui devait être soumis à la famille du jeune homme disparu, a encore indiqué le magistrat qui n’était pas lui-même présent sur les lieux de la découverte où se trouvait un juge d’instruction. Une source proche du dossier a affirmé dans la soirée que l’autopsie aurait lieu demain, mardi, “à 10h30”. Selon une source syndicale, le corps retrouvé porterait “des chaînes en or autour du cou et on attend la confirmation de la famille”.

“Un espoir pour le deuil de la famille”

“C’est un bateau Navibus qui voguait sur la Loire qui a repéré le corps”, a-t-on ajouté de même source. Le Navibus est un service public de transport en commun par navette fluviale sur la Loire. Avant que Pierre Sennès ne s’exprime, une source proche du dossier avait souligné que le corps était dans un tel état de décomposition qu'”on ne peut pas dire s’il s’agit d’un homme ou d’une femme”. “Cette découverte est un espoir pour le deuil de la famille (…) Cela fera évoluer l’instruction en cours”, a estimé de son côté Me Cécile de Oliveira, avocate de la famille du disparu.

La disparition du jeune homme a coïncidé avec une intervention controversée des forces de l’ordre dans la nuit du 21 au 22 juin où des échauffourées avaient éclaté vers 4h30 entre participants à un concert et policiers venus exiger l’arrêt de la musique sur le quai Wilson, un endroit sans parapet de l’île de Nantes, sur la Loire. Les premières recherches étaient restées infructueuses et le procureur de Nantes avait annoncé la semaine dernière le recours à un sonar dans la Loire pour tenter de retrouver le corps de Steve Maia Caniço.

Cinq procédures menées en parallèle

Depuis cette disparition, de nombreuses pancartes demandant “Où est Steve ?” s’affichent dans les rues de Nantes et des alentours. Une fresque a aussi été peinte sur un hangar. Le 20 juillet, des centaines de manifestants s’étaient rassemblés à nouveau un mois après la disparition.

Cinq procédures sont menées en parallèle, dont une enquête administrative conduite par l’IGPN (Inspection générale de la police nationale) et qui devrait être remise cette semaine au ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. L’IGPN avait été saisie le 24 juin pour faire la lumière sur les opérations de maintien de l’ordre à Nantes à l’occasion de la Fête de la musique.