De nouveaux billets de 100 et 200 euros en circulation

De nouveaux billets de 100 et 200 euros, d’une même taille que ceux de 50 euros, sont mis en circulation à partir de mardi, et seront à la fois plus robustes et plus sécurisés. 

La Banque centrale européenne (BCE) met en circulation mardi de nouveaux billets de 100 et 200 euros, censés être plus sûrs, dernières coupures de sa série “Europe”. “Ils sont plus compacts et plus pratiques à utiliser, leurs couleurs sont plus lumineuses et ils sont plus sûrs”, assure Laure Lalouette, experte en émission de billets auprès de la BCE.

A première vue, ces nouveaux billets ne sont guère différents des anciens modèles, sauf par leur taille, a constaté l’AFP, invitée à une présentation de ces nouvelles coupures près de Rome, où ils sont fabriqués. Car s’ils ont la même longueur qu’actuellement, ils ont en revanche désormais la même hauteur que le billet de 50 euros.

Une durée de vie plus longue

Ces coupures de 50, 100 et 200 euros présentant la même hauteur seront plus faciles à manipuler et pourront être traitées plus efficacement par les machines, assure la BCE dans un communiqué. Leur taille sera aussi “mieux adaptée aux portefeuilles” et ils auront une “durée de vie plus longue car ils seront moins sujets à l’usure et aux déchirures”, ajoute la banque centrale. Ils seront aussi “faciles à vérifier et difficiles à falsifier. Notre but est toujours d’avoir une avance sur les faussaires”, assure encore Laure Lalouette.

Certes en baisse constante depuis plusieurs années, le recours aux espèces pour payer ses achats est encore très majoritaire dans la plupart des pays de la zone euro. En France, rappelle cette experte, 68% des transactions se font encore en espèces. Et si ces nouveaux billets ne comportent toujours que des monuments, il n’est pas exclu qu’un jour ils affichent des personnalités européennes. Les billets de la série “Europe” sont introduits progressivement depuis plusieurs années. Les quatre premières coupures de la série (5, 10, 20 et 50 euros) sont entrées en circulation en 2013, 2014, 2015 et 2017 respectivement. La BCE a décidé d’arrêter la production du billet de 500 euros, les coupures de cette valeur de la première série continuant cependant d’avoir cours légal.

Hausse généralisée des prix des carburants en France la semaine dernière

Le litre de SP95 a augmenté la semaine dernière de 1,48 centime à 1,5943 euro, à des niveaux plus vus depuis 2013, tandis que le gazole s’affichait à 1,4898 euro le litre, en hausse de 0,82 centime. 

Les prix des carburants routiers vendus dans les stations-service françaises ont progressé dans leur ensemble la semaine dernière, avec une hausse marquée pour le sans plomb, selon des chiffres officiels publiés lundi.

Le gazole, carburant le plus vendu avec près de 80% des volumes, s’affichait à 1,4898 euro le litre en moyenne, en hausse de 0,82 centime, selon les données hebdomadaires publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Il reste toutefois toujours en-deçà de son plus haut niveau de l’an dernier, lorsqu’il avait atteint une moyenne hebdomadaire de 1,5331 euro le litre en octobre.

Le SP95 encore à des niveaux plus vus depuis 2013

De son côté, le litre d’essence sans plomb 95 (SP95) a augmenté de 1,48 centime à 1,5943 euro, encore à des niveaux plus vus depuis 2013. De même, celui du sans plomb 95 contenant jusqu’à 10% d’éthanol (SP95-E10) a pris 1,56 centime à 1,5669 euro. Enfin, le sans plomb 98 (SP98) a atteint 1,6551 euro le litre, progressant de 1,43 centime.

Les prix des carburants à la pompe varient en fonction de plusieurs paramètrescomme le cours du baril de pétrole, le taux de change euro-dollar, le niveau des stocks de produits pétroliers et de la demande, ainsi que des taxes. Les cours du brut avaient reculé la semaine dernière, sur fond de ralentissement de l’économie et de tensions commerciales, mais les évolutions sur les marchés mondiaux se traduisent avec un décalage sur les prix à la pompe.

La maison mère de Casino se place en procédure de sauvegarde

La société Rallye va pouvoir renégocier les conditions de remboursement de sa dette de 2,9 milliards d’euros. 

La société Rallye, maison mère du géant de la grande distribution Casino, a annoncé jeudi s’être placée en procédure de sauvegarde, ce qui va lui permettre de renégocier les conditions de remboursement de sa dette. La procédure de sauvegarde, qui protège les entreprises qui ne sont pas en état de cessation des paiements, a pour objectif de leur laisser le temps de réaménager leur endettement et d’assurer leur pérennité.

Rallye, qui ploie sous une dette de 2,9 milliards d’euros, et les autres holdings la chapeautant, ont demandé et obtenu, par jugement jeudi, l’ouverture de procédures de sauvegarde pour une période de six mois, indique le groupe dans un communiqué. Le paiement de ces dettes est donc gelé pour cette période.

Casino est contrôlé, via cette cascade de holdings, par l’homme d’affaires Jean-Charles Naouri. Casino et Go Sport, ne sont pour leur part pas concernées par ces procédures, est-il ajouté.

Deux administrateurs judiciaires nommés

Casino a souligné dans un communiqué séparé que son activité et ses salariés n’étaient pas concernés par cette procédure. Deux administrateurs judiciaires, Maître Hélène Bourbouloux et Maître Frédéric Abitbol, ont été nommés par le tribunal.
Cette décision intervient après que la cotation des actions Casino et de Rallye a été suspendue, à la demande de leurs responsables, jeudi à la Bourse de Paris, après une forte chute des titres.

“Dans un contexte persistant d’attaques spéculatives et massives dont les titres du groupe font l’objet, les sociétés en sauvegarde entendent assurer dans le cadre de ces procédures l’intégrité du groupe et consolider leur situation financière dans un environnement stabilisé”, explique Rallye.

Des fonds d’investissement agressifs

La société, ses filiales et ses sociétés mères présentent une dette financière évaluée fin décembre à presque 3,3 milliards d’euros. Depuis plusieurs mois, des fonds d’investissement spécialisés dans la vente à découvert se montrent très agressifs vis-à-vis du distributeur Casino et de Rallye, critiqués pour leur fort endettement.

De son côté, Casino, dans le rouge l’an dernier avec une perte nette de 54 millions d’euros, avait lancé en juin 2018 un plan de cession d’actifs non stratégiques, dont des murs de magasins. Initialement fixé à 1,5 milliard d’euros, ce plan a été étendu à au moins 2,5 milliards d’euros d’ici au premier trimestre 2020.

“Dans un contexte persistant d’attaques spéculatives et massives dont les titres du groupe font l’objet, les sociétés en sauvegarde entendent assurer dans le cadre de ces procédures l’intégrité du groupe et consolider leur situation financière dans un environnement stabilisé”, a précisé Rallye dans un communiqué.

Relocalisations, croissance : le numéro 2 de la Société Générale évoque les conséquences du Brexit

Philippe Heim, le directeur général délégué de la Société Générale était l’invité de l’interview éco, jeudi sur Europe 1.

INTERVIEWÀ quelques jours des élections européennes, l’ombre du Brexit plane sur le scrutin. Dans l’interview éco d’Europe 1, le directeur général délégué de la Société Générale, Philippe Heim, évoque les conséquences d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

En France, le contexte économique est porteur

“La croissance se tient bien en France, c’est une constance du marché français depuis dix ans”, souligne d’abord Philippe Heim au micro d’Europe 1. Pour le directeur général délégué de la Société Générale, la France fait même figure de bon élève, comparée à certains de ses voisins comme l’Allemagne ou l’Italie, qui montrent des signes de faiblesse. “Aujourd’hui en France, le contexte économique est porteur. (…) Au sein de la zone Euro, la France est une des économies les plus dynamiques”, affirme Philippe Heim.

300 collaborateurs relocalisés en vue du Brexit

Que ce soit la décision de Washington de placer Huawei sur liste noire, ou encore la perspective du Brexit, Philippe Heim explique rester très vigilant vis-à-vis de ces contextes internationaux, qui pourraient impacter l’économie mondiale. “Les conditions du Brexit font partie de ces éléments qui sont susceptibles de nous coûter quelques dixièmes de points de croissance”, estime l’homme d’affaires, ajoutant tout de même : “Je préfère être optimiste. (…) Ce dossier commercial trouvera une issue positive.”

Quoi qu’il en soit, une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne aura forcément des conséquences pour la Société Générale. “En tant que banque européenne, nous sommes sans doute l’une des institutions les moins impactées”, tient tout de même à relativiser Philippe Heim. “Pour nous, il s’agit essentiellement de relocaliser, à Paris, nos opérateurs de marchés qui servaient des clients continentaux”, annonce-t-il. Au total, ce sont près de 300 collaborateurs qui feront leurs valises pour revenir dans l’hexagone.

Le Sénat vote l’instauration d’une taxe sur les géants du numérique

Les sénateurs ont approuvé à main levée l’article premier du projet de loi porté par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire instaurant cette “taxe Gafa”.

Le Sénat à majorité de droite a voté dans la nuit de mardi à mercredi en première lecture l’instauration d’une taxe sur les géants mondiaux du numérique, qui doit faire de la France un des pays pionniers en la matière.

Les sénateurs ont approuvé à main levée l’article premier du projet de loi porté par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire instaurant cette “taxe Gafa” (acronyme de Google, Amazon, Facebook et Apple), déjà adoptée à l’Assemblée nationale. Elle s’inspire largement d’un projet européen qui n’a pas abouti en raison des réticences de l’Irlande, de la Suède, du Danemark et de la Finlande.

Pour le ministre de l’Économie, cette solution unilatérale doit servir de “levier” dans les négociations internationales, dans l’attente d’un aboutissement des travaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Le ministre a de nouveau pris l’engagement de la “retirer immédiatement dès qu’il y aura un consensus au niveau de l’OCDE”. Il a aussi estimé, en réponse aux mises en garde du rapporteur de la commission des Finances Albéric de Montgolfier (LR) “qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter de la solidité juridique” du dispositif.

Imposition à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé en France

Concrètement, la taxe doit concerner les activités numériques qui “créent de la valeur grâce aux internautes français”. Elle vise les entreprises qui font un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de plus de 750 millions d’euros dans le monde, dont 25 millions d’euros pouvant être rattachés à des utilisateurs localisés en France. L’idée est de les imposer à hauteur de 3% du chiffre d’affaires réalisé en France sur la publicité ciblée en ligne, la vente de données à des fins publicitaires et la mise en relation des internautes par les plateformes.

Elle devrait s’appliquer à une trentaine de groupes comme Meetic, Amazon, Airbnb, Instagram ou encore la française Criteo, et rapporter 400 millions d’euros en 2019, puis 650 millions en 2020. Contre l’avis du gouvernement, les sénateurs ont inscrit dans la loi le caractère “temporaire” de la taxe, prévoyant son extinction au 1er janvier 2022.

British Steel va être placé en faillite, l’ex-Ascoval à Saint-Saulve pas concerné

A peine une semaine après la reprise de l’aciériste français Ascoval par British Steel, les autorités britanniques ont ordonné la liquidation de British Steel.

La liquidation de British Steel a été ordonnée, a annoncé mercredi les autorités britanniques confirmant une information de deux syndicats au Royaume-Uni. Ces derniers avaient indiqué peu avant que le sidérurgiste allait être placé en faillite à peine une semaine après la reprise de l’aciériste français Ascoval par le groupe britannique.

“Malgré l’annonce d’aujourd’hui de placer British Steel sous un régime de faillite contrôlée par les autorités, Unite va demander à toutes les parties de se battre pour garantir l’avenir de l’entreprise”, a déclaré Steve Turner, un responsable de ce syndicat. “C’est une nouvelle terrible pour les milliers de travailleurs” de British Steel au Royaume-Uni, a déploré pour sa part Tim Roache, secrétaire général du syndicat GMB.

L’ex-Ascoval à Saint-Saulve n’est pas concerné par la liquidation, assure Bercy

Le site du sidérurgiste British Steel à Saint-Saulve, dans le nord de la France, récemment racheté à Ascoval, n’est pas concerné par la procédure de liquidation ordonnée mercredi par les autorités britanniques, a affirmé Bercy.
“Cette procédure n’inclut pas l’aciérie de British Steel Saint-Saulve qui est détenue par une autre société du groupe”, a précisé le ministère de l’Economie dans un communiqué, ajoutant que “le plan d’affaires” du site français ne dépend pas des activités britanniques, “ni industriellement, ni pour son financement”.

L’euro “n’a jamais été aussi menacé”, estime Bruno Le Maire

Bruno Le Maire a estimé mardi que l’euro “n’a jamais été aussi menacé” à cause du risque de crise économique lié aux guerres commerciales et de dirigeants européens qui souhaitent la fin de la monnaie unique.

Le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire a estimé mardi que l’euro “n’a jamais été aussi menacé” à cause du risque de crise économique lié aux guerres commerciales et de dirigeants européens qui souhaitent la fin de la monnaie unique.

“Il y a ceux qui considèrent comme moi que l’euro est désormais menacé. Il n’a jamais été aussi menacé”, a déclaré Bruno Le Maire lors d’une rencontre avec des journalistes de la presse diplomatique, mentionnant aussi “le risque de surévaluation des actifs et de retour d’une crise financière”.

Le vice-président du Conseil italien et chef de la Ligue Matteo “Salvini est soutenu par Marine Le Pen, par d’autres conservateurs radicaux en Europe et donc eux font un choix qui a le mérite de la clarté, qui est celui de la disparition de l’euro et le retour à des monnaies nationales”, a précisé le ministre français à quelques jours d’élections qui pourraient se traduire par une poussée des nationalistes d’extrême-droite au Parlement européen, selon les sondages.

“Un risque de surévaluation des actifs”

La monnaie unique est aussi en péril à cause d’un “risque de crise économique que l’on voit poindre avec les guerres commerciales entre la Chine et les États-Unis”, selon Bruno Le Maire. Le conflit commercial sino-américain est entré dans une nouvelle phase la semaine dernière avec l’interdiction de livraisons technologiques au deuxième fabricant mondial de téléphones portables, le chinois Huawei.

Enfin, la pérennité de l’euro, qui fête cette année ses 20 ans d’existence, est aussi mise en danger par “le risque de surévaluation des actifs et de retour d’une crise financière”, alors que la zone euro souffre d’une croissance faible comparée aux États-Unis après être sortie de la crise financière mondiale qui l’a ébranlée à partir de 2008.

Ford va supprimer 7.000 emplois dans le monde, soit 10% de ses effectifs

Environ 800 emplois doivent être supprimés en Amérique du Nord, dont 500 dès cette semaine, a précisé la porte-parole du constructeur automobile. 

Ford a annoncé lundi la suppression d’ici fin août de 7.000 emplois à travers le monde, soit 10% de ses effectifs, pour faire des économies et s’adapter au déclin des ventes de berlines et de citadines aux États-Unis notamment.

Le constructeur automobile américain n’a pas donné le détail précis des coupes par région, ni par métier mais a indiqué qu’il allait réduire les fonctions d’encadrement de 20%, “ce qui devrait conduire à des économies annuelles d’environ 600 millions de dollars”, a indiqué une porte-parole à l’AFP. Elle a précisé que ces coupes devaient être un mélange de départs volontaires et de licenciements secs.

Environ 800 emplois doivent être supprimés en Amérique du Nord (États-Unis, Canada et Mexique), dont 500 dès cette semaine, a précisé la porte-parole. Ce qui s’ajoutera aux quelque 1.500 employés ayant quitté le groupe ces derniers mois dans cette région via un plan de départs volontaires.

“Préparer l’entreprise à se développer pour le futur”

Les mesures d’économies touchent également la Chine, l’Europe et l’Amérique du Sud : “Pour l’instant, nous n’avons pas encore de détails précis pour chacune de ces régions (…) parce que la restructuration est en cours mais nous pouvons dire qu’elle devrait être finalisée d’ici la fin du mois d’août”, a ajouté la porte-parole. “Nous comprenons que ce soit un moment difficile pour nos équipes mais ces mesures sont nécessaires afin de mettre Ford sur le chemin du succès aujourd’hui et de préparer l’entreprise à se développer pour le futur”, a-t-elle poursuivi.

Le constructeur veut économiser 11 milliards de dollars

Cette cure d’austérité fait partie d’une vaste restructuration annoncée à l’automne par le PDG Jim Hackett pour économiser 11 milliards de dollars et faire de Ford un groupe plus “agile” avec des procédures de prise de décisions accélérées.

Ford veut en effet retrouver le peloton de tête dans la transformation en cours du secteur automobile sous l’effet de l’explosion de l’auto-partage, du covoiturage et surtout du développement de la voiture autonome et de l’accélération vers l’électrique. Ces deux dernières technologies, très coûteuses, demandent soit de nouvelles usines soit une modernisation complète de celles existantes.

Dans cette optique, Ford est en train de réorganiser ses activités européennes et envisage une possible réduction de la production de modèles populaires comme la Fiesta, la Focus et la Mondeo. En Amérique du Nord, le groupe de Dearborn (Michigan, nord) devrait se focaliser sur la marque Mustang, les camionnettes à plateau (pickups), les SUV (4X4 de ville) et les crossovers, véhicules prisés par les consommateurs locaux. Il travaille également actuellement sur une alliance avec le géant allemand Volkswagen dans la voiture électrique et autonome

La SNCF condamnée en appel à payer les jours de repos des grévistes

Le tribunal a aussi estimé que la SNCF avait porté “atteinte au droit de grève” en diffusant aux personnels une note d’information relayant son interprétation d’un mouvement unique.

Victoire confirmée pour les syndicats de cheminots : la justice a condamné jeudi en appel la SNCF à payer les jours de repos des grévistes du printemps 2018 alors que le groupe voulait l’éviter, estimant que les 18 jours non consécutifs de grève constituaient un seul et même mouvement.

Des grèves “conditionnées (…) à l’avancée des négociations légalement conduites”

Comme en première instance, la Cour d’appel de Paris a écarté l'”allégation” de la SNCF de “mouvement unique de grève” et balayé du même coup le “cumul de chaque période de grève pour le calcul des retenues sur salaire”, selon le jugement.

La direction de l’entreprise publique avait considéré que les différents épisodes du calendrier de deux jours de grève sur cinq du printemps 2018 étaient en fait un mouvement unique contre la réforme ferroviaire. Elle pouvait ainsi appliquer un règlement de retenues sur la fiche de paie non seulement des jours de grève, mais aussi de jours de repos au-delà de deux jours de grève. “Les grèves successives, quand bien même avaient-elles été prévues sur une période de temps de trois mois, étaient conditionnées les unes par rapport aux autres à l’avancée des négociations légalement conduites”, retient la Cour d’appel.

“Aucune surprise”

La SNCF a également porté “atteinte au droit de grève”, estime la Cour, en diffusant aux personnels une note d’information relayant son interprétation d’un mouvement unique, dans le “but de dissuader les agents de faire grève”, selon les syndicats. “Le tribunal confirme que nous avions raison”, a savouré la CGT-Cheminots dans un communiqué jeudi, saluant un arrêt “rejetant en bloc toutes les prétentions de la direction SNCF”.

“Il n’y a aucune surprise, ça conforte notre position de départ”, a commenté le secrétaire général de l’Unsa-Ferroviaire Roger Dillenseger, contacté par l’AFP: “la SNCF ne peut pas faire payer des jours de grève à des cheminots qui travaillent ou qui sont en jours de repos”.

Usain Bolt lance des trottinettes électriques à Paris

Pas moins de 450 trottinettes Bolt, dont l’ancien champion olympique est l’ambassadeur, vont être déployées dans les prochains jours en région parisienne.

Après une carrière avortée dans le football, les trottinettes : l’ex star du sprint Usain Bolt a lancé mercredi un service de trottinettes électriques à Paris, via la marque Bolt Mobility dont il est cofondateur et ambassadeur.

“Plus sûr” avec des trottinettes

“J’ai voyagé à travers le monde pendant des années, j’ai vu tellement d’embouteillages, j’ai vu le besoin pour ce genre de trottinettes”, a-t-il expliqué dans un entretien. “Avec moins de voitures et plus de trottinettes, ce serait plus sûr et plus facile de circuler”.

450 trottinettes siglées de son nom, dotées “d’un châssis en aluminium et de deux repose-pieds conçus pour maximiser l’équilibre et le contrôle”, devraient être déployées dans les prochains jours à Paris et “sur l’ensemble de la région parisienne”, selon un communiqué de l’entreprise, dans laquelle Usain Bolt a pris une participation.

Signature de la charte de bonne conduite

Usain Bolt doit en outre signer plus tard mercredi la “charte de bonne conduite” mise en place par la Mairie de Paris pour renforcer la régulation de la circulation et du stationnement des trottinettes en libre-service dans la capitale. “On a pris notre temps pour faire les choses bien, parler aux autorités et faire les choses comme il faut pour être certain que, quand on se lance, tout soit parfait”, a estimé le Jamaïcain mercredi.

Début avril, le Conseil de Paris s’était engagé à créer 2.500 places de stationnement dédiées aux trottinettes et avait adopté une série de mesures dont la verbalisation à hauteur de 135 euros en cas de circulation sur les trottoirs et 35 euros en cas de stationnement gênant.