Une pétition anti-Brexit dépasse le million de signatures en un jour

Le site du Parlement britannique, sur lequel a été lancé la pétition, a fini par rencontrer des “difficultés techniques” face au nombre record de connexions enregistrées.

Une pétition en ligne demandant au gouvernement britannique de renoncer au Brexit a dépassé le million de signatures jeudi, engrangeant un succès fulgurant au lendemain de son lancement et à huit jours de la date prévue pour la sortie de l’UE. Victime de sa popularité, la page de la pétition lancée sur le site du Parlement britannique était en maintenance jeudi à 16h55 GMT.

2.000 signatures par minutes.

Le site a “rencontré des difficultés techniques” en raison de “la charge importante et soutenue sur le système”, a indiqué un porte-parole de la Chambre des Communes. Avec “2.000 signatures enregistrées chaque minute”, “le taux de signature est le plus élevé que le site ait jamais eu à traiter”, a aussi assuré le Parlement sur Twitter. La pétition a ainsi très rapidement dépassé le seuil des 100.000 signatures nécessaire pour provoquer un débat au Parlement.

“Urgence nationale.”

Parmi les signataires figure l’acteur Hugh Grant. “J’ai signé, comme toute personne sensée dans ce pays. Urgence nationale”, a tweeté l’acteur en relayant la pétition. Ou encore la chanteuse écossaise Annie Lennox (ex-Eurythmics), qui a appelé sur Twitter à révoquer l’article 50 du Traité de Lisbonne régissant la sortie d’un pays de l’UE. “Le gouvernement affirme de façon répétée que quitter l’UE est la ‘volonté du peuple’. Nous devons mettre fin à cette affirmation en prouvant la force du soutien public actuel pour rester dans l’UE”, indique le texte accompagnant la pétition en ligne. Un second référendum “pourrait ne jamais être organisé, donc votez maintenant”, est-il aussi écrit.

Une demande de report.

La pétition a été lancée par Margaret Anne Georgiadou. “Pour beaucoup de gens, c’est maintenant ou jamais”, a-t-elle expliqué sur la BBC, estimant que les militants pro-UE comme elle étaient “réduits au silence et ignorés” depuis le référendum de juin 2016 ayant décidé le Brexit par 52% des voix. Les députés n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur les modalités de cette sortie de l’UE, ce qui a poussé la Première ministre Theresa May à demander à Bruxelles un report du Brexit au 30 juin.  Le Parlement avait rejeté la semaine dernière l’option d’un autre référendum sur le Brexit.

Le Boeing 737 MAX va être équipé d’un signal d’alerte lumineux de dysfonctionnements

Ce signal doit permettre d’avertir de tout dysfonctionnement du système anti-décrochage, mis en cause dans un accident en octobre dernier. 

Les Boeing 737 MAX seront désormais tous équipés d’un signal d’alerte lumineux pour avertir de tout dysfonctionnement du système anti-décrochage MCAS, mis en cause dans l’accident d’un appareil de ce type ayant entraîné la mort de 189 personnes en octobre dernier.

Cette fonctionnalité, qui était jusqu’à présent optionnelle, va devenir partie intégrante de l’avion : c’est une des modifications que Boeing va présenter aux autorités américaines ainsi qu’aux compagnies clientes dans les prochains jours, a ajouté une source industrielle, sous couvert d’anonymat. Elle a par ailleurs indiqué que ni le 737 MAX 8 de Lion Air ni celui d’Ethiopian Airlines, qui s’est écrasé le 10 mars dernier, n’étaient équipés d’un tel signal.

Brexit : un court report possible mais sous conditions, affirme Donald Tusk

Le président du Conseil européen a affirmé mercredi qu’un court report du Brexit était “possible”, mais à condition que les députés britanniques votent pour l’accord de retrait. 

Les dirigeants des pays de l’UE sont prêts à accorder au Royaume-Uni une “courte extension” de la période précédant son départ s’il y a “un vote positif” des députés britanniques sur l’accord de Brexit déjà négocié avec Theresa May, a déclaré mercredi le président du Conseil européen. “A la lumière des consultations que j’ai conduites ces derniers jours” avec les dirigeants des 27, “je crois qu’une courte extension sera possible mais elle sera conditionnée à un vote positif sur le traité de retrait à la Chambre des communes”, a dit Donald Tusk, dans une courte déclaration devant la presse.

Un vote “positif” de l’accord jugé indispensable

“La question reste ouverte quant à la durée d’une telle extension”, a cependant ajouté Donald Tusk, alors que la dirigeante britannique a demandé un report jusqu’au 30 juin, une date jugée trop tardive selon plusieurs États membres, et qui fait peser de “graves risques politiques et juridiques” pour l’UE, selon la Commission européenne.

La demande de report du Brexit devra être acceptée à l’unanimité par les dirigeants des 27, qui se réunissent jeudi à Bruxelles pour un sommet. “S’ils approuvent mes recommandations et qu’il y a un vote positif à la Chambre des communes la semaine prochaine, nous pouvons finaliser et formaliser la décision sur l’extension dans une procédure écrite” ultérieurement, a souligné Donald Tusk, qui n’a toutefois pas exclu la nécessité d’un nouveau sommet “la semaine prochaine”.

“Un succès final illusoire”

Après deux votes négatifs, Theresa May a annoncé qu’elle avait l’intention de représenter “dès que possible” l’accord de divorce qu’elle a conclu avec Bruxelles aux députés, avec des modifications, sans préciser de date. “Même si l’espoir d’un succès final peut paraître frêle, voire illusoire, et bien qu’une fatigue du Brexit soit de plus en plus visible et justifiée, nous ne pouvons renoncer à rechercher jusqu’au tout dernier moment une solution positive”, a dit Donald Tusk, qui s’exprimait après une conversation téléphonique avec Theresa May.

Brexit : pour Paris, un report du divorce n’est “ni évident ni automatique”

Pour la France, une extension longue du Royaume-Uni au sein de l’UE n’a “pas de raison” d’être, car elle impliquerait que Londres continue de participer à toutes les décisions de l’UE. 

Un report du Brexit au-delà du 29 mars, date butoir pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE, n’est “ni évident ni automatique”, a averti Paris, qui exige de Londres pour un tel report une “alternative crédible, dans les tous prochains jours ou prochaines heures”. “Soit l’accord négocié avec les 27 trouve une majorité au Parlement britannique d’ici le 29 mars, soit on sera dans un situation de ‘no deal’ (pas d’accord)”, a commenté l’Elysée, à deux jours du dernier sommet européen avant la date prévue du Brexit.

Justifier une demande d’extension.

“Si le Royaume-Uni présente une demande d’extension, ce ne peut être accepté qu’en cas d’accord majoritaire” à Londres sur une “nouveauté sérieuse” qui préservera les intérêts de l’UE, a précisé l’Elysée. “Une demande d’extension du Royaume-Uni, elle devrait avoir une justification sur deux critères : y a-t-il une stratégie britannique susceptible de rassembler une majorité au Parlement ? Et quel impact cela aurait-il sur l’UE et son fonctionnement ?”, a ajouté Paris.

Les risques d’une extension longue.

“Pour le président de la République, l’intérêt de l’UE passera au-dessus de tout. On entend ici et là que le Royaume-Uni pourrait rester 12, 18, 24 mois autour de la table. Mais il faut voir les implications de ce scénario. Cela impliquerait des élections européennes au Royaume-Uni (fin mai), un Commissaire britannique et la capacité de Londres à participer à toutes les décisions, même celles qui engagent l’UE à long terme, comme le budget”, a averti la présidence française, qui n’écarte pas en revanche une extension purement “technique”. “Une extension ne se substitue en aucun cas à un plan. Si Londres ne propose pas de plan, il n’y a pas de raison d’une extension longue, car quelle garantie pour l’UE qu’un Etat sortant ne bloquera pas le fonctionnement de l’UE ?”, a conclu l’Elysée.

Algérie : Bouteflika confirme qu’il restera président après l’expiration de son mandat

Le président algérien, vivement contesté depuis plusieurs semaines, a annoncé qu’il remettra bel et bien ses pouvoir à un successeur élu après une révision constitutionnelle. 

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a confirmé lundi dans un message, qu’il prolongerait son 4e mandat au-delà de son terme constitutionnel, le 28 avril, jusqu’à un nouveau scrutin organisé à l’issue d’un processus de révision constitutionnelle. “Que l’Algérie vive, dans un avenir proche, une transition harmonieuse et assiste à la remise de ses rênes à une nouvelle génération (…) tel est l’objectif suprême que je me suis engagé à concrétiser avant la fin de mon mandat présidentiel, à vos côtés et à votre service”, souligne le chef de l’Etat dans ce message, publié par les médias d’Etat.

Son actuel mandat expire constitutionnellement le 28 avril et le président a annoncé le 11 mars qu’il entend remettre ses pouvoirs à un successeur élu lors du scrutin qui sera organisé à l’issue d’une Conférence nationale devant réformer l’Algérie et modifier la Constitution.

Une révision constitutionnelle “globale et profonde”.

Dans un message lundi à l’occasion de la fête de la Victoire (19 mars 1962) sur le colonisateur français, Abdelaziz Bouteflika assure que cette “Conférence nationale” chargée de changer le “régime de gouvernance” de l’Algérie et “renouveler ses systèmes politique, économique et social” se tiendra “dans un très proche avenir”. La révision constitutionnelle “globale et profonde” dont est chargée la Conférence nationale et qui sera soumise” à référendum, “préludera à un nouveau processus électoral qui verra l’élection d’un nouveau président”, rappelle, comme il l’avait fait le 11 mars, Abdelaziz Bouteflika dans son message, confirmant qu’il entend rester au pouvoir bien après le 28 avril.

Au pouvoir depuis 20 ans, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, est affaibli par les séquelles d’un AVC qui l’a empêché depuis 2013 de s’adresser de vive voix aux Algériens et ont rendu rares ses apparitions publiques. Cible depuis près d’un mois d’une contestation inédite depuis qu’il est au pouvoir, il a renoncé le 11 mars à briguer un 5e mandat et a repoussé la présidentielle prévue le 18 avril jusqu’à la fin de la Conférence nationale –dont la date n’est pas fixée.

Les députés britanniques rejettent par 391 voix contre 242 l’accord de Brexit

À moins de trois semaines de la date prévue du Brexit, le Parlement britannique a de nouveau rejeté mardi l’accord de Theresa May, plongeant un peu plus le Royaume-Uni dans l’incertitude.

Les députés britanniques ont retoqué mardi pour la deuxième fois l’accord de Brexit malgré les ultimes modifications obtenues la veille par Theresa May, plongeant le Royaume-Uni dans l’inconnu sur son avenir à 17 jours de la date prévue de la sortie de l’Union européenne (UE). Le Traité de retrait de l’UE, conçu pour permettre une sortie en douceur du Royaume-Uni de l’UE, a été largement recalé par 391 voix contre 242. La Chambre des Communes l’avait déjà rejeté massivement une première fois le 15 janvier.

Ce vote est un cinglant désaveu pour la Première ministre conservatrice qui a âprement négocié ce texte de près de 600 pages pendant de longs mois, et pose la question de sa survie à la tête de l’exécutif.

Le spectre d’un Brexit sans accord.

Et maintenant ? Les députés voteront mercredi sur la possibilité de sortir de l’UE sans accord, un scénario particulièrement redouté par les milieux économiques. Si cette option est exclue, le Parlement votera à nouveau jeudi, cette fois sur une proposition de report “limité” du Brexit. Les 27 devront toutefois donner leur accord à l’unanimité et les dirigeants européens ont prévenu que toute demande en ce sens devrait être dûment justifiée.

Quant à lancer des discussions avec Bruxelles pour obtenir de nouveaux changements, la partie semble loin d’être gagnée. “Il n’y aura pas de troisième chance”, a averti lundi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. “C’est cet accord ou le Brexit pourrait ne pas se produire du tout”, a-t-il insisté. Le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier a également prévenu mardi qu’il n’y aurait pas de période de transition, destinée à éviter une rupture brutale, après la date officielle du Brexit le 29 mars sans approbation de l’accord de retrait.

L’appel de Theresa May est resté vain.

Pour tenter d’éviter une nouvelle défaite, Theresa May s’était rendue lundi soir à Strasbourg pour des négociations de dernière minute avec Jean-Claude Juncker, au terme desquelles elle avait annoncé avoir obtenu des “changements légalement contraignants”. Déterminée à défendre ce texte jusqu’au bout, la dirigeante avait pris la parole dans l’après-midi devant les députés en les mettant en garde contre les conséquences d’un rejet.

“Si l’accord n’est pas approuvé ce soir (mardi soir), le Brexit pourrait être perdu”, avait-elle insisté, l’air fatigué et la voix enrouée, comme une métaphore des difficultés qu’elle rencontre dans ce processus d’une incroyable complexité, né du vote des Britanniques en faveur du Brexit lors du référendum du 23 juin 2016. Son appel n’a, finalement, pas convaincu.

Algérie : Bouteflika renonce à un 5ème mandat, des réactions contrastées

Le président algérien, confronté à une contestation inédite en 20 ans de pouvoir, a renoncé à briguer un cinquième mandat. L’élection présidentielle d’avril est reportée.

Abdelaziz Bouteflika renonce. Le président algérien a décidé mardi de ne pas briguer un cinquième mandat, après plus de deux semaines de contestation populaire. Le chef d’État, au pouvoir depuis 1999, a également annoncé le report de l’élection présidentielle du 18 avril prochain. Le scrutin aura lieu après une “conférence nationale” chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de nouvelle Constitution d’ici la fin de l’année 2019.

Bouteflika renonce à un cinquième mandat et annonce le report de la présidentielle

La pression populaire a finalement contraint Abdelaziz Bouteflika à renoncer à briguer un cinquième mandat. Le président algérien est confronté à une contestation inédite depuis son accession au pouvoir en 1999. Dans un message à la nation, Bouteflika s’est engagé “à remettre les charges et les prérogatives de président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu”, prolongeant de fait son actuel mandat.

Le président algérien a également annoncé le report de la présidentielle, prévue le 18 avril prochain. Il a précisé que le scrutin aura lieu après une période de transition, “dans le prolongement” d’une “conférence nationale” chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019. La date de cette prochaine élection présidentielle sera fixée par cette “conférence nationale”.

Parallèlement à ces annonces, Abdelaziz Bouteflika a limogé l’impopulaire Premier ministre Ahmed Ouyahia, remplacé par Noureddine Bedoui, jusqu’ici ministre de l’Intérieur. D’autres changements pourraient intervenir au sein du gouvernement dans les jours à venir, selon des médias algériens.

Une annonce accueillie avec de la joie et de la prudence

Dans la foulée de cette annonce, de nombreuses manifestations de joie ont éclaté dans le pays, notamment au centre-ville d’Alger, comme en attestent plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux. Les Algérois se sont cependant montrés prudents, disant “attendre la suite”. “On est là pour fêter la non-réélection du président de la République. Mais attention, il faut rester vigilant, ce n’est pas fini”, a déclaré un Algérien au micro d’Europe 1. “On va attendre la suite, pour voir si c’est un vrai changement”, a poursuivi une femme.

A Annaba, quatrième ville du pays, très mobilisée dans le mouvement de contestation, “le sentiment des gens est mitigé, pour eux c’est une demi-victoire ou une victoire confisquée”, a expliqué à l’AFP un journaliste sur place. Sur les réseaux sociaux, se propage un message disant “Non à l’arnaque du peuple, rendez-vous le 15 mars” pour un quatrième vendredi consécutif de manifestations. Le dessinateur de presse Ali Dilem, observateur incisif de la vie politique algérienne, a résumé dans un dessin publié sur Twitter la nouvelle équation. Sous le titre “Bouteflika renonce à un 5ème mandat de cinq ans”, on y voit le chef de l’Etat dire “à la place, je ferai un 4ème mandat de 10 ans”

La France “salue” la décision de Bouteflika

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a “salué” la décision du président algérien. “Je salue la déclaration du président Bouteflika par laquelle il annonce ne pas solliciter un cinquième mandat et prendre des mesures pour rénover le système politique algérien”, a déclaré le ministre. “Au lendemain des grandes manifestations, qui se sont déroulées dans le calme et la dignité à travers toute l’Algérie, la France exprime l’espoir qu’une nouvelle dynamique à même de répondre aux aspirations profondes du peuple algérien puisse s’engager rapidement”, ajoute le chef de la diplomatie française.

“C’est un moment historique pour l’Algérie. Il y a eu des manifestations monstres dans toute l’Algérie depuis trois semaines. Jusqu’ici, le pouvoir ne cédait pas face à la rue. En 2001, d’importantes manifestations de kabyles avaient été fortement réprimées et le gouvernement n’avait pas accédé aux revendications”, a analysé sur Europe 1 l’historien Benjamin Stora, auteur du livre La guerre d’Algérie vue par les Algériens. 

États-Unis : l’ex-maire de New York, Michael Bloomberg, renonce à la présidentielle de 2020

L’ancien maire de New York, Michael Bloomberg a annoncé mardi qu’il renonçait à se lancer dans la course à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de 2020. “La meilleure façon pour moi d’aider le pays est de me retrousser les manches et de continuer à travailler”, a-t-il déclaré. 

Michael Bloomberg ne sera probablement jamais candidat à la présidence des États-Unis. Après moult hésitations, l’ex-maire de New York a annoncé mardi renoncer à se lancer dans la mêlée pour l’investiture démocrate, qui compte déjà 14 prétendants.

Une investiture démocrate difficile à décrocher.

“Je crois que je battrai Donald Trump lors d’une élection nationale”, a indiqué dans une déclaration Michael Bloomberg, 77 ans, classé 9ème homme le plus riche du monde par le magazine Forbes. “Mais je mesure aussi clairement la difficulté de remporter l’investiture démocrate, déjà très disputée”, a-t-il ajouté.

Défendre ses idées ou continuer de les financer ?

“Le choix devant moi était clair”, a encore expliqué celui qui dirigea 12 ans durant la capitale financière américaine. “Devrais-je passer les deux prochaines années à parler de mes idées et de ce que j’ai fait, sachant que peut-être je n’emporterai jamais l’investiture démocrate ? Ou passer les deux prochaines années à continuer le travail que je mène et que je finance déjà, dont je sais qu’il peut produire de véritables résultats, bénéfiques pour le pays ?”.

“Je me rends compte que je préfère faire plutôt que parler. Et j’ai conclu que la meilleure façon pour moi d’aider le pays est de me retrousser les manches et de continuer à travailler”, a-t-il ajouté, en annonçant une nouvelle initiative, “Beyond Carbon” pour convertir l’Amérique aux énergies propres.

Deuxième renoncement de Bloomberg.

C’est la deuxième fois que Michael Bloomberg renonce à la course à la Maison-Blanche. Il avait déjà envisagé de se présenter comme indépendant lors de la campagne présidentielle 2016, avant d’abandonner de peur de diviser les Démocrates.

Une nécessité de “ressouder” le pays autour d’un candidat démocrate.

Depuis l’élection de Donald Trump, qu’il juge “incompétent” et “complètement dépassé”, lui qui avait toujours soutenu des candidats tant Démocrates que Républicains, s’était raccroché fermement au camp démocrate. Mais après avoir sillonné les États-Unis, ce modéré a reculé, sans doute aussi en raison du vent de gauche qui souffle sur ce parti.

Il a néanmoins averti mardi l’aile gauche du parti : “Il est essentiel que nous désignions un Démocrate qui soit dans la meilleure position pour battre Trump et ressouder notre pays”, a-t-il déclaré. “Nous ne pouvons pas laisser le processus des primaires entraîner le parti vers des extrêmes qui diminueraient nos chances.” En renonçant à se présenter, Michael Bloomberg laisse le champ libre à un autre modéré septuagénaire, l’ex vice-président Joe Biden, dont tout le monde attend maintenant de savoir s’il sera bien candidat.

Ses causes : le climat et la lutte contre les inégalités.

Bien qu’il soit considéré par certains Démocrates comme un technocrate arrogant, Michael Bloomberg a montré qu’il pouvait utiliser sa fortune pour défendre des causes qui leur sont chères. Au-delà du climat, il se bat aussi pour renforcer la législation sur les armes, et combat à sa façon les inégalités : il a récemment fait un don record de 1,8 milliard de dollars à son ancienne université, Johns Hopkins à Baltimore, pour qu’elle accueille gratuitement les étudiants les plus modestes.

Lors des dernières législatives américaines, cette incarnation du “self-made man” – devenu riche après 15 ans chez Salomon Brothers qui lui ont permis de lancer sa société d’informations financières éponyme – a dépensé plus de 100 millions de dollars pour soutenir une vingtaine de Démocrates, presque tous élus.

Hillary Clinton exclut de se présenter à la présidence en 2020

Lundi, lors d’un entretien à News 12, une chaîne de télévision locale de New York, Hillary Clinton a exclu de se présenter à la présidentielle américaine de 2020. 

Hillary Clinton a exclu pour la première fois lundi de se présenter à la présidentielle américaine de 2020, lors d’un entretien à News 12, une chaîne de télévision locale de New York. “Je ne me présente pas mais je vais continuer à parler et à défendre ce en quoi je crois”, a déclaré Hillary Clinton, qui a perdu la présidentielle en 2016 face au candidat républicain Donald Trump.

“Je vais continuer à m’exprimer”.

“Je veux m’assurer que les gens comprennent que je vais continuer à m’exprimer”, a-t-elle cependant souligné. “Je ne vais nulle part. Ce qui est en jeu dans notre pays, ce qui se passe en ce moment, m’inquiète profondément”, a affirmé l’ex-secrétaire d’Etat (2009-2013). Hillary Clinton a déjà rencontré des personnalités démocrates qui souhaitent se lancer dans la course à la Maison Blanche pour 2020.

L’ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden serait notamment candidat à la présidentielle, selon la chaîne américaine CNN. “J’ai dit à chacun d’entre eux de ne rien tenir pour acquis, même si nous avons une longue liste de réels problèmes et de promesses non tenues de la part de cette administration (Trump) qui méritent d’être soulignés”, a expliqué Hillary Clinton.

De nouvelles fonctions publiques ? “Je ne pense pas”.

Interrogée sur son souhait d’occuper de nouvelles fonctions publiques, elle a semblé éviter d’écarter cette possibilité. “Je ne pense pas, mais j’aime vivre à New York et je suis tellement reconnaissante d’avoir eu la chance d’être sénatrice pendant huit ans et de travailler avec des gens de tout l’État”, a déclaré l’ancienne sénatrice de l’État de New York.

Brexit : grève du zèle des douaniers à Calais et Dunkerque, plusieurs km de bouchon

Sur plusieurs km de l’A16 menant au tunnel sous la Manche, de longues files de camions patientaient quasiment à l’arrêt, en milieu d’après-midi.

Des douaniers de Calais et Dunkerque étaient lundi en grève du zèle “illimitée” à l’appel d’une intersyndicale pour faire la “démonstration de ce qui va se passer avec le Brexit”, créant de longues files d’attente de poids-lourds. Sur plusieurs km de l’A16 menant au tunnel sous la Manche, de longues files de camions patientaient quasiment à l’arrêt, en milieu d’après-midi, on constaté des journalistes de l’AFP.

En amont de Calais, les autorités laissaient passer au compte-goutte les camions arrivant de Dunkerque, retenus sur 4 km et stockés sur la file de gauche de l’A16, a indiqué la préfecture, précisant que seuls quatre migrants avaient tenté de monter dans les camions. Les forces de l’ordre craignaient que ces bouchons n’amènent de nombreux migrants à essayer de grimper dans les poids-lourds.

L’intersyndicale revendique une revalorisation des heures de nuit.

“Les agents font une application stricte des règlements, font des contrôles plus poussés”, a rapporté David-Olivier Caron, secrétaire général CFDT-Douanes, qui a appelé à ce mouvement conjointement avec la CGT et l’Unsa. “Le Brexit est un catalyseur d’un malaise plus profond, la pénibilité du travail, la dangerosité et la nature de nos missions”, a-t-il ajouté, demandant à être reçu par le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin. Selon lui, environ 300 agents travaillent à Calais (au port et à l’Eurotunnel) et une soixantaine au port de Dunkerque.

Dans le détail, l’intersyndicale revendique une revalorisation des heures de nuit (“à 7 euros brut contre 1,80 aujourd’hui”), une revalorisation de la prime de risque et plus d’agents supplémentaires pour le Brexit, a précisé Philippe Bollengier (CGT).

“Ça va être un très gros effort de réinstaller une frontière”.

“Si la Grande-Bretagne devient un pays tiers, il y aura des contrôles plus approfondis. Vous avez la pleine démonstration aujourd’hui de ce qui va se passer : on estime que les effectifs supplémentaires de 700 agents pour l’ensemble de la France sont insuffisants”, a-t-il expliqué. “Ça va être un très gros effort de réinstaller une frontière avec très peu de moyens supplémentaires”, a renchéri Vincent Thomazo, secrétaire général Unsa-douanes, espérant que ce mouvement fasse “boule-de-neige” ailleurs en France.