Européennes : le “gilet jaune” Benjamin Cauchy rejoint la liste de Dupont-Aignan

Approché par plusieurs responsables politiques de droite, Benjamin Cauchy estime que les propositions portées par Nicolas Dupont-Aignan sont a même de résoudre la crise déclenchée par les “gilets jaunes”.

Un des leaders des “gilets jaunes”, Benjamin Cauchy, va rejoindre en position éligible la liste conduite par le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan aux élections européennes, a indiqué jeudi l’intéressé et le parti Debout la France (DLF).

“Il est largement temps qu’il y ait une issue à ce mouvement et de passer des ronds-points aux urnes”, a expliqué Benjamin Cauchy, qui n’adhère pas pour autant à DLF, présidé par Nicolas Dupont-Aignan. “Ce qui est sûr c’est que je ne suis pas venu colorer une liste mais véritablement défendre des convictions”, a-t-il ajouté. Approché par plusieurs responsables politiques, y compris de LR et du RN, il dit avoir “trouvé dans M. Dupont-Aignan quelqu’un de sincère, constant (que) son engagement (est) en cohérence avec les revendications que portent les ‘gilets jaunes'”, citant “le racket fiscal, le pouvoir d’achat, la fraude sociale, et cette volonté d’avoir une classe politique honnête et intègre avec un casier vierge”.

Sortir de la crise des “gilets jaunes”

“Comme de nombreux gilets jaunes responsables, il constate que Nicolas Dupont-Aignan est le seul à avoir porté depuis plusieurs années les solutions qui permettraient aujourd’hui de sortir de la crise”, a-t-on salué dans l’entourage de Nicolas Dupont-Aignan. En décembre Benjamin Cauchy avait affirmé qu’une liste uniquement “gilets jaunes” à ces élections serait “une erreur de fond et de forme”. Le président du Parti chrétien-démocrate (PCD), Jean-Frédéric Poisson, a assuré de son côté jeudi sur SudRadio qu’il figurerait en position éligible sur la même liste, qui doit être présentée lundi à la presse.

L’ex-cadre d’UBS Stéphanie Gibaud, qui se revendique comme lanceuse d’alerte dans l’affaire de fraude fiscale touchant le géant bancaire suisse, figurera aussi sur la liste, avait annoncé début mars le président de DLF. En revanche, l’ancien allié de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle a renoncé à prendre sur sa liste l’ancienne avocate Emmanuelle Gave, après des tweets à caractère raciste de cette dernière. Son père, le financier Charles Gave, qui avait promis d’apporter près de 2 millions d’euros à la campagne, n’y figurera pas non plus.

Une troisième formation eurosceptique, le CNIP (Centre national des indépendants et paysans) est associée à cette liste, créditée d’environ 5% des intentions de vote, contre 8% en fin d’année dernière.

Marine Le Pen ne veut pas de François Hollande à Hénin-Beaumont

Dans un courrier adressé à la rectrice des Hauts-de-France, la présidente du RN demande que la visite de François Hollande, prévue vendredi dans un lycée d’Hénin-Beaumon, “soit annulée”.

Marine Le Pen a écrit à la rectrice des Hauts-de-France pour lui demander d’annuler une visite de François Hollande dans un lycée de la commune d’Hénin-Beaumont, tenue par le Rassemblement national, au nom de la “neutralité politique”.

La rectrice a répondu sur France Bleu Nord qu’il était “hors de question qu'(elle) demande une annulation” de la visite de l’ancien président de la République, qui “s’inscrit dans un programme pédagogique et pas dans une campagne”, en l’occurrence celle des élections européennes du 26 mai.

Dans un courrier daté de mardi, obtenu mercredi par l’AFP, et adressé à la rectrice Valérie Cabuil, la présidente du RN et députée du Pas-de-Calais demande que la visite de François Hollande, prévue vendredi dans le lycée Fernand Darchicourt, “soit annulée”. François Hollande doit intervenir sur “le fonctionnement de l’Union européenne, ses compétences, et les politiques qu’elle met en oeuvre”, selon Marine Le Pen, qui y voit une “grossière opération de communication” visant à “influer (les lycéens) sur leur vision de l’UE et par là-même (à) influencer leur vote”.

Marine Le Pen se dit “choquée par ce qui s’apparente à une volonté d’endoctrinement”

La rencontre “porte atteinte aux fondements élémentaires de la neutralité politique -elle-même inhérente au principe de laïcité- qui doit prévaloir au sein des établissements” scolaires, ajoute la cheffe du RN, qui se dit “choquée par ce qui s’apparente à une volonté d’endoctrinement des élèves concernés”.

A défaut, Marine Le Pen demande que “l’ensemble des formations candidates à l’élection européenne en France soient invitées à venir s’exprimer au lycée Darchicourt”. Le maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, est aussi le vice-président du RN.

François Hollande “ne prend pas position dans le débat politique, va voir des jeunes qui ne sont pas en âge de voter. Il y va avec sa casquette d’ancien président, dans une démarche pédagogique”, a réagi l’entourage de François Hollande auprès de l’AFP. François Hollande interrompra cependant ses déplacements en lycées à partir de courant avril afin de “ne pas interférer dans la campagne” des élections européennes, a précisé cette source, affirmant que l’ancien chef de l’Etat a reçu “plus de 300 demandes” de lycées.

Grand débat : près de deux millions de contributions en ligne

Sébastien Lecornu, coanimateur du grand débat, a indiqué mardi que près de 2 millions

Près de deux millions de contributions ont été déposées sur la plateforme en ligne du grand débat national, selon des chiffres “quasi-définitifs” annoncés mardi par le ministre coanimateur de la consultation, Sébastien Lecornu, devant l’Assemblée nationale.

Plus de 475.000 contributeurs.

“C’est en effet 1.932.881 contributions sur la plateforme en ligne pour 475.439 contributeurs en direct sur la plateforme”, a-t-il détaillé. Chaque contributeur ayant en moyenne contribué quatre fois. Ce sont par ailleurs, 10.452 réunions d’initiative locale (RIL) qui ont été organisées sur le territoire entre la mi-janvier et la mi-mars et “80% des comptes-rendus de ces RIL nous sont remontés”, a-t-il poursuivi.

L’investissement des élus locaux.

Le ministre des Collectivités territoriales a salué “l’implication des maires quelle que soit leur couleur politique” dans ce grand débat national lancé par l’exécutif pour sortir de la crise des “gilets jaunes”. “16.000 cahiers citoyens” ont été ouverts dans les mairies et 60% des réunions ont été organisées par des élus locaux, a-t-il fait valoir. “Le débat n’est pas complètement terminé, des Conférences régionales citoyennes se tiendront encore, notamment en métropole, mais surtout en outremer, le week-end prochain”, a poursuivi Sébastien Lecornu.

L’analyse des données a débuté et “ces données sont complètement disponibles en toute transparence pour toutes les formations politiques, tous les syndicats, tous les corps intermédiaire”, a-t-il dit. Les réunions et contributions en ligne ont pris fin le week-end dernier et les premières annonces de l’exécutif à l’issue du débat sont attendues mi-avril.

Emmanuel Macron recevra Xi Jinping pour sa visite d’Etat du 24 au 26 mars

Le président de la République et son épouse Brigitte accueilleront le Président Xi et son épouse pour une visite d’Etat en France du 24 au 26 mars, a annoncé lundi l’Elysée. 

Le président Emmanuel Macron recevra le président de la République populaire de Chine Xi Jinping pour une visite d’Etat en France du 24 au 26 mars, a annoncé l’Elysée lundi. Le président de la République et son épouse Brigitte accueilleront le Président Xi et son épouse pour un dîner restreint le dimanche 24 mars à Beaulieu-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes. Une séance de travail se tiendra le lendemain au palais de l’Elysée. Elle sera suivie d’une déclaration à la presse et d’un dîner d’Etat, a détaillé l’Elysée.

Pour le 55ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques. 

Cette invitation avait été adressée au président Xi Jinping lors de la visite d’Etat en Chine d’Emmanuel Macron en janvier 2018. La visite du président chinois intervient au moment symbolique du 55ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine et de la reconnaissance par la France de la République populaire de Chine.

“Consolider le partenariat stratégique global”.

Cette visite sera l’occasion de consolider le partenariat stratégique global qui lie la France et la Chine, a souligné l’Elysée, en précisant qu’elle porterait sur les questions bilatérales, multilatérales et sur la relation entre l’Union européenne et la Chine.

Une visite officielle à Monaco.

Le président chinois Xi Jinping partira cette semaine pour l’Italie, Monaco et la France, du 21 au 26 mars, a annoncé de son côté lundi le ministère chinois des Affaires étrangères, sans fournir de calendrier précis sur ces déplacements. Après Rome, Xi Jinping doit effectuer une visite officielle à Monaco, une première pour un chef d’Etat chinois en exercice dans ce territoire de plus de 37.000 habitants. En septembre dernier, le prince Albert II avait été reçu par Xi Jinping à Pékin.

Municipales à Paris : Gaspard Gantzer officialise sa candidature

L’ancien conseiller en communication de François Hollande a ajouté son nom à la longue liste des prétendants à la mairie de Paris. 

C’est la fin d’un secret de Polichinelle : l’ancien conseiller en communication du président socialiste François Hollande, Gaspard Gantzer, a ajouté mardi soir son nom à la liste des prétendants à la mairie de Paris en 2020. “Oui, je suis candidat” et “je veux être le candidat des classes moyennes et même de toutes les familles parisiennes”, a-t-il déclaré au Parisien, dans une interview dans laquelle il critique sévèrement la sortante socialiste Anne Hidalgo.

Il critique vivement Anne Hidalgo.

La candidature de Gaspard Gantzer était attendue. Depuis plusieurs mois, cet énarque, ancien conseiller presse de l’ancien maire PS de la capitale Bertrand Delanoë (2001-2014) n’a eu de cesse d’avancer ses pions à coup de tribunes dans la presse. En 2017, il avait brièvement envisagé d’être candidat sous l’étiquette En Marche aux législatives à Rennes, avant de renoncer. “Chaque année depuis cinq ans, 12.000 Parisiens s’en vont à cause des prix exorbitants de l’immobilier et des loyers”, indique ce communicant, estimant que ces départs sont causés parce que “la ville est dégueulasse, de moins en moins sûre, que les transports publics ne fonctionnent pas et en matière de pollution c’est un échec”.

La maire de Paris et son équipe ont “trahi l’idéal, et abandonné les classes populaires”, estimait récemment auprès de l’AFP Gaspard Gantzer. “Là où le pouvoir en place a le plus déçu, ce sont dans les quartiers populaires”, disait-il, citant les “XVIIIe, XIXe et XXe arrondissement, mais aussi le sud de Paris, avec le XIIIe, XIVe et XVe” où “les gens ont le sentiment d’avoir été abandonnés”. Son projet ? “Disparition du périphérique à terme, nouvelle politique du logement, des crèches supplémentaires, propreté, incitation au tri sélectif, modulation de certaines taxes pour les copropriétaires” sont autant de thèmes abordés par le dernier candidat déclaré.

Alain Juppé, Jacques Mézard et François Pillet prêtent serment à l’Élysée pour le Conseil constitutionnel

Afin de marquer leur entrée officielle au Conseil constitutionnel, Alain Juppé, Jacques Mézard et François Pillet ont prêté serment lundi, à l’Elysée, devant le président. 

L’ex-maire de Bordeaux Alain Juppé et les ex-sénateurs Jacques Mézard et François Pillet ont prêté serment lundi devant Emmanuel Macron à l’Élysée pour marquer leur entrée au Conseil constitutionnel. La cérémonie s’est déroulée, hors de la presse, en présence d’une trentaine d’invités, dont le président du Conseil Laurent Fabius, l’ancien président Nicolas Sarkozy et le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand.

Alain Juppé, ancien Premier ministre de Jacques Chirac (1995-1997), 73 ans, a été désigné le 13 février pour remplacer Lionel Jospin, qui lui avait succédé à Matignon. Il a démissionné de son poste de maire de Bordeaux, remplacé par Nicolas Florian (LR). L’ancien ministre de la Cohésion des Territoires Jacques Mézard, 71 ans, intègre le Conseil constitutionnel, six mois après avoir été écarté du gouvernement en octobre. L’ex-sénateur (DVD) du Cher François Pillet, 68 ans, a été désigné par le président du Sénat, Gérard Larcher.

Nommés pour neuf ans.

Siégeant au Palais Royal, le Conseil constitutionnel comprend, outre Laurent Fabius et les trois nouveaux membres, l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, Claire Bazy-Malaurie, Nicole Maestracci, Michel Pinault, Corinne Luquiens et Dominique Lottin, tous nommés pour neuf ans. Le Conseil se renouvelle par tiers tous les trois ans.

Européennes : 20 candidats supplémentaires investis sur la liste LR, dont Morano, Hortefeux et Péchenard

En plus du trio de tête déjà désigné, la liste Les Républicains pour les élections européennes s’est agrandie de 20 noms, dont Nadine Morano, Brice Hortefeux, et de deux femmes Centristes. 

La Commission d’investiture des Républicains (LR) a désigné à une large majorité mercredi 20 candidats supplémentaires sur la liste pour les élections européennes, dont les anciens ministres et eurodéputés sortants Nadine Morano et Brice Hortefeux et l’élu francilien proche de Nicolas Sarkozy, Frédéric Péchenard, a appris l’AFP auprès du parti.

adine Morano et Brice Hortefeux figurent en quatrième et cinquième position derrière le trio de tête, déjà désigné, formé par François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean. L’ancien patron de la police nationale, Frédéric Péchenard, est en neuvième position. Parmi les vingt premières places, deux sont réservées à des “femmes issues du mouvement Les Centristes d’Hervé Morin”.

Péchenard, principal entrant.

Le président de LR Laurent Wauquiez envisageait, selon son entourage, de donner une liste d’une trentaine de noms, mais pas forcément leur ordre sur la liste. Ce que plusieurs sources au sein du parti présentaient comme une “idée de Nicolas Sarkozy”. Réunie mercredi au siège du parti, la Commission nationale d’investiture (CNI) s’est finalement prononcée sur 20 noms en ordre. “On a finalement suffisamment avancé et fait tous les arbitrages”, a-t-on expliqué dans l’entourage de Laurent Wauquiez. La méthode initialement envisagée aurait mis “le feu à tous les étages”, juge pour sa part un dirigeant.

Le principal entrant, en 9e position, est Frédéric Péchenard. Ancien directeur général de la police nationale, directeur général du parti sous l’autorité de Nicolas Sarkozy, il est actuellement vice-président de la région Ile-de-France dirigée par Valérie Pécresse. Autres nouveaux visages : les porte-parole du parti Laurence Sailliet et Lydia Guirous, Cristina Storoni, collaboratrice de Christian Jacob à l’Assemblée nationale, le maire de La Ciotat Patrick Boré, l’adjoint au maire de Nice Bernard Asso, soutenu par le président de la CNI Eric Ciotti, ou encore l’adjoint au maire de Limoges Guillaume Guérin.

LR en mauvaise posture dans les sondages.

La liste LR pour les européennes doit être approuvée par le Conseil national du parti qui se réunit le 16 mars à Lyon. Le parti dirigé par Laurent Wauquiez, qui oscille entre 8 et 14% dans les sondages, a enregistré de nouveaux départs mercredi : la maire de Morlaix Agnès Le Brun et l’ex-députée de Moselle Marie-Jo Zimmermann, affirmant ne plus se reconnaître dans les valeurs et le fonctionnement de ce parti, notamment à l’occasion de l’élaboration de cette liste. Lundi, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a officialisé son soutien à la liste d’Emmanuel Macron.

LR : Rachida Dati renonce aux européennes avec Paris dans son viseur

L’ancienne ministre de la Justice a renoncé à briguer un nouveau mandat d’eurodéputé, pour “réfléchir sérieusement” à se porter candidate aux municipales à Paris. 

Elle préfère Paris à Strasbourg et Bruxelles : en pleine tractation chez les Républicains, Rachida Dati a annoncé mardi qu’elle renonçait à un nouveau mandat au Parlement européen, expliquant réfléchir “très sérieusement” à une candidature aux municipales dans la capitale. “J’ai décidé de renoncer à briguer un nouveau mandat de députée européenne. Car la politique, ce sont des choix parmi ses combats. Et aujourd’hui mon choix, c’est Paris”, explique au Figaro l’ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy (2007-2009).

Pourtant, “Laurent Wauquiez m’a toujours assuré que je serais en position éligible sur la liste LR. Il me proposera à la sixième place lors de la CNI (commission nationale d’investiture) ce mercredi”, assure celle qui siège au parlement européen depuis 2009. Mais “à Paris, il est urgent de changer de politique et je proposerai de le faire. Je m’y engagerai sans hésitation”. “Je réfléchis très sérieusement à cette candidature”, poursuit Rachida Dati, l’édile du très chic 7ème arrondissement.

Dati “convaincue” que la droite peut gagner à Paris.

Cette annonce constitue un premier rebondissement alors que la Commission d’investiture de LR doit débattre mercredi des élections européennes. Après le trio de tête déjà désigné, composé de François-Xavier Bellamy, Agnès Evren et Arnaud Danjean, une trentaine de noms doivent être mis sur la table, mais pas leur ordre sur la liste, selon l’entourage de Laurent Wauquiez.

“Paris a toujours été la ville de toutes les promesses, celle de l’émancipation où se réalisent les rêves et les ambitions. Paris répond-elle toujours à cette promesse ? Je ne le crois pas. Je veux redonner à Paris cette ambition”, ajoute Rachida Dati, qui a récemment multiplié les sorties et les cafés-débats dans l’est de la capitale. “Convaincue” que la droite peut gagner les municipales dans la capitale, acquise à la gauche depuis 20 ans, elle estime que “la droite a fait ses preuves sur de nombreuses questions telles que la sécurité, la gestion des finances publiques ou l’environnement”.

Des candidats déjà déclarés à LR.

Mais l’équation est plus compliquée qu’elle ne paraît depuis 2017 et le triomphe des candidats En Marche aux législatives qui ont ravi la majorité des circonscriptions parisiennes, y compris dans des bastions de droite. D’autres candidats se sont déjà déclarés au sein de LR, tel le maire du 6ème arrondissement Jean-Pierre Lecoq. De son côté, la maire du 5ème et cheffe de file du groupe Républicains et indépendants (LRI), Florence Berthoud, s’est récemment prononcée en faveur d’une primaire, mode de désignation déjà expérimenté en 2014.

Union européenne : Emmanuel Macron propose de “remettre à plat l’espace Schengen”

Dans une tribune diffusée mardi dans 28 pays de l’UE, Emmanuel Macron détaille sa vision pour l’Europe et propose notamment de “remettre à plat l’espace Schengen”. 

Emmanuel Macron propose de “remettre à plat l’espace Schengen” afin de rétablir “la liberté en sécurité”, dans une tribune publiée lundi soir dans plusieurs médias de l’Union européenne. Le chef de l’Etat préconise en outre “une police des frontières commune et un office européen de l’asile, des obligations strictes de contrôle, une solidarité européenne à laquelle chaque pays contribue, sous l’autorité d’un Conseil européen de sécurité intérieure”.

“La liberté en sécurité”.

“Aucune communauté ne crée de sentiment d’appartenance si elle n’a pas des limites qu’elle protège”, plaide Emmanuel Macron dans sa tribune publiée dans les journaux de 28 pays, dont, en France, Le Parisien et les titres régionaux du groupe Ebra. “La frontière, c’est la liberté en sécurité”, poursuit-il. “Nous devons ainsi remettre à plat l’espace Schengen : tous ceux qui veulent y participer doivent remplir des obligations de responsabilité (contrôle rigoureux des frontières) et de solidarité (une même politique d’asile, avec les mêmes règles d’accueil et de refus).” La France a rétabli les contrôles aux frontières depuis les attentats du 13 novembre 2015. Au total, six pays ont réintroduit des contrôles aux frontières intérieures de l’espace Schengen (la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Suède, la Norvège), invoquant des questions de sécurité ainsi que les déplacements transfrontaliers de migrants.

Une Conférence pour l’Europe en fin d’année.

Dans cette tribune, le chef de l’Etat met par ailleurs en garde les Français contre les “pièges” du “nationalisme” mais également du “statu quo”, annonçant une “Conférence pour l’Europe” avant la fin de l’année. “Le repli nationaliste ne propose rien”, écrit le président français, estimant que “ce piège menace toute l’Europe” et mettant en garde aussi contre “l’autre piège, celui du statu quo et de la résignation”. Pour répondre aux attentes des citoyens, le chef de l’Etat promet “une Conférence pour l’Europe” chargée de “proposer tous les changements nécessaires (…) sans tabou, pas même la révision des traités”.

Des mesures pour la démocratie, la défense, l’écologie…

Emmanuel Macron propose également d'”interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères” et de créer une “agence européenne de protection des démocraties”, chargée de protéger les élections dans chaque Etat-membre des “cyberattaques” et “manipulations”. Il souhaite aussi mettre en place un Conseil de sécurité européen, auquel serait associé le Royaume-Uni, pour préparer les “décisions collectives” de l’UE dans le domaine de la défense; ou encore de créer une Banque européenne du climat pour financer la transition écologique.

Manifestation hostile à un cinquième mandat de Bouteflika à Lyon

D’autres manifestations hostiles à un cinquième mandat présidentiel pour M. Bouteflika sont prévues dimanche à Paris (Place de la République), Marseille (Porte d’Aix), Toulouse (Place du Capitole) et Rennes (place de la Mairie).

Quelque 200 personnes manifestaient samedi après-midi sous une pluie fine et froide à proximité du consulat d’Algérie à Lyon pour protester contre l’éventualité d’un cinquième mandat du président algérien Abdelaziz Bouteflika.

“Le peuple a la rage – Il est l’heure de plier bagage – Dégage, dégage, dégage !”

Ils étaient maintenus à une vingtaine de mètres de l’établissement consulaire par un dispositif policier fourni, en dépit de la tenue simultanée à quelques centaines de mètres de là d’une manifestation de “gilets jaunes”. La foule, largement masculine et passionnée, entonne tour à tour l’hymne national, des chants patriotiques et des slogans exigeant du régime qu’il “dégage”, alors qu’un speaker appelle les Algériens “à rentrer dans l’Histoire”.

Drapée dans un drapeau algérien, une conseillère bancaire de 32 ans explique être “contre un cinquième mandat, c’est évident, mais aussi contre le système”. “Le pays a besoin d’un gouvernement de jeunes car ils sont la majorité dans le pays. On veut du renouvellement”, lance cette franco-algérienne. Sur des panneaux improvisés de carton, on peut lire “Le peuple a la rage – Il est l’heure de plier bagage – Dégage, dégage, dégage !” ou “avec rage, avec courage, on dit système, dégage !”

“Je suis venu soutenir les libertés, en Algérie mais pas seulement”, indique un médecin “binational” de 62 ans, en rappelant le “calvaire” de l’actuel mandat Bouteflika. “Depuis 2013 que le président Bouteflika a eu un AVC, il n’a pas donné un seul discours au peuple. Il est absent”, a regretté cet homme dont une partie de la famille vit de l’autre côté de la Méditerranée.