L’État va “forcer” Ford à revitaliser le site de Blanquefort, assure Emmanuel Macron

Le président Macron a assuré vendredi à Bordeaux que l’État allait “forcer l’entreprise [Ford] à revitaliser” le site industriel de Blanquefort et “donc à investir pour sa conversion industrielle”.

Emmanuel Macron a assuré vendredi à Bordeaux que l’État allait “forcer” Ford à payer pour la revitalisation du site de l’usine de Blanquefort, près de Bordeaux en Gironde, dont la fermeture est inéluctable.

Ford forcé d’investir pour la conversion industrielle de l’usine, assure Macron.

“On va forcer l’entreprise à revitaliser” le site industriel et “donc à investir pour sa conversion industrielle”, a assuré le président de la République, à l’occasion du “grand débat national” avec des élus girondins à Bordeaux. “La loi nous permet d’obliger l’entreprise de payer pour la revitalisation” du site, a martelé Emmanuel Macron, répondant à une élue qui lui demandait qu’une loi puisse permettre aux collectivités locales de récupérer le foncier des sites industriels en cas de fermeture.

Mais “méfiez-vous” d’une telle loi qui délivrerait l’entreprise de toute obligation de “revitalisation”, a averti le président, “rappelez-vous les grandes transitions industrielles : on a laissé le foncier aux collectivités et elles se retrouvent aujourd’hui avec des friches industrielles qui sont les situations les plus complexes”.

Emmanuel Macron a à nouveau dénoncé le “véritable cynisme” de Ford dont l’usine, implantée depuis 1972, emploie 850 personnes. L’usine va fermer après le refus par le constructeur automobile de la seule offre de reprise venant du strasbourgeois Punch Powerglide.

Un dispositif de suivi personnalisé pour les anciens salariés.

L’État doit “être aux côtés du territoire et des anciens salariés” de l’usine, a-t-il assuré. À leur sujet, Emmanuel Macron a affirmé que l’État et la région Nouvelle-Aquitaine allaient “mettre en place un dispositif de suivi personnalisé” afin de “présenter des offres d’emploi à ceux qui viennent de perdre le leur ou de leur proposer toute de suite des formation qualifiantes”.

Jeudi, interpellé par l’épouse d’un salarié lors d’une rencontre du “grand débat national” à Pessac, près de Bordeaux, le président avait souligné que “l’État s’était battu” pour sauver l’usine, évoquant “une lutte terrible” et “l’énorme travail des organisations syndicales”.

Une décision d’ici au 4 mars.

L’administration doit donner d’ici le 4 mars son avis officiel sur le plan social de Ford. Le feu vert attendu enclencherait la procédure de fermeture, un peu plus d’un an après l’annonce par Ford de son intention de se désengager de l’usine.

Depuis le récent rejet par Ford de la dernière offre du strasbourgeois Punch Powerglide, synonyme de fermeture de l’usine à l’été, le ministre de l’économie Bruno Le Maire et le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux ont tenu des propos de fermeté à l’encontre de Ford.

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