Carrefour : accord majoritaire portant sur 3.000 départs maximum

Force ouvrière et la CGC vont signer l’accord de rupture conventionnelle collective par lequel le groupe Carrefour prévoit 3.000 départs, dont 1.230 suppressions de postes. 

Un accord de rupture conventionnelle collective portant sur un maximum de 3.000 départs dans les hypermarchés Carrefour va pouvoir entrer en vigueur grâce à la signature de deux organisations pesant plus de 50% du personnel, Force ouvrière (46%) et la CGC (7%), selon ces syndicats.

Le géant de la grande distribution entend se recentrer sur l’alimentaire, avec une restructuration touchant six secteurs (caisses des stations d’essence, rayons hifi-électroménager et bijouterie, traitement des recettes en magasin, encadrement et services de paie). Jusqu’à 3.000 départs sont prévus (dont 1.230 suppressions de postes) dans le cadre d’un projet de rupture conventionnelle collective (RCC) comprenant un volet pré-retraites.

La CGT ne “signera pas un accord qui détruit l’emploi”

Force ouvrière, première organisation syndicale chez Carrefour, a signé l’accord mardi matin, et la CFE-CGC, par la voix de son représentant Thierry Faraut, a indiqué à l’AFP qu’elle signerait également mardi. Pour sa part, la CGT ne “signera pas un accord qui détruit l’emploi”, selon Philippe Allard, délégué de groupe.

La CFDT fait état de “80% de retours négatifs” de sa base dans l’entreprise et ne signera pas, précise Sylvain Macé, délégué syndical central.

L’accord entrera en vigueur en juin

L’accord prévoit une clause de rendez-vous d’ici à la fin de l’année, ouvrant la possibilité d’un avenant permettant “d’augmenter le nombre maximum de départs visés”, dénonce Sylvain Macé. “On ne peut pas donner un chèque en blanc à l’entreprise”. “Il s’agit d’une formule juridique”, assure le directeur des ressources humaines de Carrefour Jérôme Nanty. “Je peux vous assurer que nous ne souhaitons pas dépasser le plafond de départs prévu dans l’accord”.

Pour la CFDT, l’ouverture des départs volontaires alors que des métiers sont supprimés, dans la bijouterie et l’électroménager, “met ces salariés dans des situations intenables” et le délai imparti (jusqu’au 31 décembre) est insuffisant pour construire un projet professionnel ou obtenir un reclassement. “On calera le rythme des suppressions de postes sur les départs volontaires, il n’est pas question de supprimer un poste tant qu’une solution n’a pas été trouvée pour le salarié”, affirme Jérôme Nanty.

Une fois formellement signé par les deux syndicats, l’accord sera soumis à la direction régionale du Travail (Direccte) pour une entrée en vigueur estimée en juin. Il prendra fin le 31 décembre 2019.

Le basketteur Tony Parker rachète la station de ski de Villard-de-Lans

Le quadruple champion NBA a racheté lundi la société d’équipement qui gère notamment les remontées mécaniques du domaine. 

Le basketteur français Tony Parker a signé lundi le rachat de la SEVLC, société d’équipement de Villard-de-Lans et de Corrençon-en-Vercors, en Isère, qui gère notamment les remontées mécaniques du domaine, a annoncé la station.

Sur place, Tony Parker a assuré qu’avec ses associés, il ne comptait pas transformer le site en “Hollywood”, mais qu’il voulait “redonner” à la France, “créer de l’emploi, aider la jeunesse”. “Je suis attaché aux aventures humaines, à la France et c’est important pour moi de redonner”, a souligné le quadruple champion NBA avec les Spurs de San Antonio, tout en faisant remarquer que lui-même n’a “jamais skié de sa vie”, en raison de ses contrats. Mais sa femme et ses enfants “adorent”, a-t-il noté, tout sourire, en sweat-shirt à capuche devant une carte du domaine.

Objectif : développer l’activité d’été de la station

Le projet vise à développer l’activité d’été de la station. “C’est un combat uni qu’on essaie de mener pour le bien du plateau du Vercors”, a indiqué Guillaume Ruel, le nouveau directeur général chargé du développement et des relations publiques. Guillaume Ruel, par ailleurs adjoint au maire de Corrençon-en-Vercors, et Sébastien Giraud, un restaurateur d’altitude de la station, ont rencontré pour ce faire Ruben Jolly, à la tête du groupe immobilier lyonnais Federaly.

En relation avec l’ASVEL féminin, le club de basket de Lyon-Villeurbanne racheté par Tony Parker en 2015, après l’ASVEL en 2014, Ruben Jolly a mis les deux hommes en contact avec le champion.

Tony Parker et ses associés de Infinity Nine Mountain, parmi lesquels figurent aussi Nicolas Batum, l’actuel coéquipier de Tony Parker aux Charlotte Hornets, et Marie-Sophie Obama, présidente de l’ASVEL féminin, rachètent 76,9% de la SEVLC à ses propriétaires historiques, les frères Victor et Daniel Huillier, 89 et 91 ans.

Le montant du rachat “inférieur à dix millions d’euros”

La maire de Villard-de-Lans, Chantal Carlioz, a fait part de son “émotion” à voir les Huillier, “pionniers qui y sont allés avec leurs tripes” pour édifier la station, “transmettre le flambeau à quelqu’un qui représente l’histoire du sport français, aux côtés de Zidane ou Killy”. “Ils vont faire ça avec la tête et le coeur”, a renchéri le maire de Corrençon-en-Vercors Thomas Guillet.

Via la société Infinity Nine Mountain, Tony Parker se retrouve à la tête de 22 remontées mécaniques, employant une centaine de personnes en saison et une vingtaine à l’année. La société comprend aussi deux restaurants, pour un chiffre d’affaires total de sept à huit millions d’euros par an, selon une source proche du dossier. Le montant du rachat n’a pas été précisé. Il est “inférieur à dix millions d’euros”, selon la même source.

Le Bénin ouvre une enquête après l’enlèvement des touristes français et la mort de leur guide

Le Bénin a ouvert mardi une information judiciaire “dans le but de déterminer les causes et conditions de l’incident ayant entraîné la disparition de deux Français et la mort du guide Fiacre Gbédji”.

 

La justice béninoise a ouvert mardi “une information judiciaire” suite à l’enlèvement des deux touristes français le 1er mai dernier et à la mort de leur guide béninois, dans le nord du pays. Le bureau du procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) du Bénin a fait savoir mardi qu’il “avait ouvert une information judiciaire dans le but de déterminer les causes et conditions de l’incident ayant entraîné la disparition de deux Français et la mort du guide Fiacre Gbédji”.

Une “disparition” selon le Bénin

Patrick Picque et Laurent Lassimouillas ont été libérés 10 jours après leur disparition par une opération de l’armée française dans le nord du Burkina Faso voisin, qui a fait plusieurs morts, dont deux militaires des forces spéciales. Toutefois, les autorités du Bénin n’ont toujours pas officiellement reconnu leur enlèvement et continuent à parler de leur “disparition”.

“L’affaire mettant en situation deux étrangers déjà retournés chez eux, l’instruction devrait nécessiter la mise en place d’une commission rogatoire pour aller recueillir leurs déclarations”, poursuit le communiqué de presse du bureau du procureur.

Hommage de l’Assemblée et du Sénat aux militaires tués au Burkina Faso

Après l’hommage national rendu mardi matin aux Invalides par le président, députés et sénateurs ont à leur tour salué la mémoire des deux soldats tués en libérant les otages au Burkina. 

Députés et sénateurs ont observé mardi après-midi un moment de recueillement en hommage aux deux membres des forces spéciales tués en libérant des otages au Burkina Faso, Cédric de Pierrepont, 33 ans, et Alain Bertoncello, 28 ans.

Minute de silence à l’Assemblée

“En notre nom à tous, je tiens à saluer à nouveau la mémoire de ces deux soldats, de ces deux héros qui ont porté jusqu’au sacrifice ultime l’honneur, le dévouement et le courage qui caractérisent nos forces armées”, a déclaré le président de l’Assemblée Richard Ferrand (LREM) à l’ouverture des questions au gouvernement, après l’hommage national qui leur a été rendu dans la matinée aux Invalides. “Nous pensons avec émotion et solidarité à leurs familles et à leurs camarades”, a-t-il ajouté, avant d’inviter à une minute de silence. Députés, membres du gouvernement et également personnels de l’Assemblée présents y ont participé.

Hommage au Sénat

En ouverture de la séance au Sénat, son président Gérard Larcher (LR) a aussi salué “le courage de ces deux militaires qui ont donné leur vie pour sauver des otages”. “Ce tragique dénouement nous rappelle l’engagement résolu de nos forces armées (…) pour lutter contre le terrorisme et pour assurer, partout dans le monde, la protection de nos concitoyens et des valeurs que nous avons en partage”, a-t-il souligné.

Avant de défendre devant les sénateurs son projet de loi “pour une école de la confiance”, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer s’est associé à l’hommage rendu par le Sénat aux “deux héros de la Nation”. Le ministre a rappelé qu’il avait suggéré que des écoles prennent le nom de Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, parce qu'”il est important que l’exemple de ces hommes soit donné aux élèves”.

Affaire Karachi : fin des investigations du volet visant Balladur et Léotard

Le Cour de justice de la République a transmis le dossier au procureur général de la Cour de cassation, qui doit prendre ses réquisitions d’ici trois mois sur un éventuel procès.

La Cour de justice de la République (CJR) a terminé ses investigations concernant l’ancien Premier ministre Édouard Balladur sur un possible financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995, via des rétrocommissions révélées dans l’enquête sur l’attentat de Karachi de 2002. Après cinq ans d’enquête, la commission d’instruction de la Cour a transmis son dossier le 7 mai au parquet général de la Cour de cassation pour qu’il prenne ses réquisitions d’ici trois mois sur un éventuel procès devant la CJR pour Édouard Balladur et son ex-ministre de la Défense François Léotard. Dans le volet non-ministériel, six autres protagonistes doivent être jugés en octobre à Paris.

La CJR est la seule instance habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions, mais son existence-même est en sursis. Les deux anciens commis de l’Etat ont été mis en examen en 2017 pour “complicité d’abus de bien sociaux”. “Je n’étais informé de rien sur l’existence de commissions, de rétro-commissions, (…) de réseaux officieux et d’autres officiels”, s’était défendu Édouard Balladur, entendu à cinq reprises plus de 20 ans après les faits. Il est également soupçonné de “recel”.

L’hypothèse d’un financement illégal et de rétrocommissions

L’affaire de Karachi doit son nom à l’attentat du 8 mai 2002 qui avait fait quinze morts, dont onze employés français de la Direction des chantiers navals (ex-DCN), et blessé douze autres dans la ville pakistanaise. Tous travaillaient à la construction d’un des trois sous-marins Agosta vendus à ce pays, sous le gouvernement Balladur (1993-1995). L’enquête antiterroriste, qui privilégiait initialement la piste d’Al-Qaïda, explore depuis 2009 la thèse – non confirmée – de représailles à la décision de Jacques Chirac, tombeur d’Édouard Balladur à la présidentielle, d’arrêter le versement de commissions dans ces contrats après son élection.

En creusant cette hypothèse, les magistrats avaient acquis la conviction que les comptes de campagne d’Édouard Balladur, pourtant validés, avaient été en partie financés par des rétrocommissions – illégales -, à hauteur de 13 millions de francs (près de 2 millions d’euros), en marge de ces contrats de sous-marins au Pakistan et de frégates à l’Arabie Saoudite (Sawari II).

Un procès en octobre pour six protagonistes

Pour examiner ce volet financier, une deuxième procédure avait été confiée en 2011 à des magistrats financiers, qui a abouti au renvoi devant le tribunal correctionnel de six protagonistes, dont Thierry Gaubert (ex-membre du cabinet de Nicolas Sarkozy alors ministre du Budget), Nicolas Bazire, directeur de la campagne balladurienne, et l’intermédiaire Ziad Takieddine. Leur procès doit se tenir en octobre à Paris, huit ans après l’ouverture de cette enquête. Les cas d’Edouard Balladur, 90 ans aujourd’hui, et de François Léotard, 77 ans, avaient été disjoints en 2014.

Air France confirme son plan de 465 départs volontaires

La direction de la compagnie aérienne française prévoit de supprimer jusqu’à 465 postes parmi son personnel au sol dans l’Hexagone sur plus d’une année. 

La direction d’Air France a présenté lundi aux représentants du personnel un projet de plan de départs volontaires destiné à supprimer jusqu’à 465 postes parmi son personnel au sol en France, selon un communiqué diffusé par la compagnie.

“Les représentants du personnel ont été informés d’un projet de plan de départs volontaires pouvant concerner jusqu’à 465 postes sur le réseau domestique qui serait mis en oeuvre sur plus d’une année. Il fera prochainement l’objet d’une consultation. Il n’y aura aucun départ contraint”, assure la direction d’Air France dans un communiqué diffusé lundi en parallèle du comité social et économique central (CSEC, ex-comité central d’entreprise) qui se tient au siège de la compagnie.

Première annonce impopulaire depuis l’arrivée aux commandes de Benjamin Smith en pacificateur mi-septembre après 15 jours de grève il y a un an, ce plan est une réponse aux turbulences endurées par l’activité court-courrier d’Air France sur le territoire national: une “perte de 189 millions d’euros en 2018, en forte détérioration par rapport à 2017 (96 millions d’euros)”, indique la compagnie.

Fermeture de lignes et déploiement d’avions plus petits

Sous pression, notamment de la concurrence du TGV, Air France “envisage de diminuer son offre sur le court-courrier de 15% en sièges kilomètres offerts (SKO) d’ici fin 2021”. Concrètement, cela se traduira par la fermeture de plusieurs lignes, comme Quimper-Orly cet été, par un allègement du nombre de vols sur d’autres routes ou par le déploiement d’avions plus petits sur certaines destinations, traduit une source proche de la direction.

Le plan présenté lundi vise 202 suppressions de postes au sein des personnels piste (assistance au sol et chargement des avions) et 169 chez ceux en charge de l’accueil des passagers et de l’enregistrement en aéroport, réparties dans les bases régionales de la compagnie française, selon un document transmis aux partenaires sociaux que l’AFP s’est procuré.

Orly et Marseille seront les escales les plus touchées par ce plan, avec 63 emplois supprimés pour chacune, suivies de près par Ajaccio (54 postes) et Bastia (50) qui devraient être amputés d’environ un tiers de leurs effectifs.

Ligue 1 : Lyon enfonce Marseille au Vélodrome et consolide sa troisième place

L’OL a nettement battu l’OM (3-0), dimanche soir au stade Vélodrome. Les Lyonnais ont quasiment assuré leur place sur le podium, alors que les Marseillais ne disputeront aucune coupe d’Europe. 

Lyon a encore fait mal à Marseille. Comme souvent ces dernières saisons, l’OL l’a emporté sur la pelouse de l’OM (3-0), dimanche soir en clôture de la 36e journée de Ligue 1. Dans un stade Vélodrome en colère, les Lyonnais ont nettement dominé de faibles Marseillais, grâce à un doublé de Maxwell Cornet et à un but de Moussa Dembélé, pour consolider leur troisième place. A deux journées de la fin, les “Gones” possèdent quatre points d’avance sur leur grand rival Saint-Étienne, quatrième (66 pts contre 62), et ont désormais de grandes chances d’accéder au troisième tour préliminaire de la Ligue des champions.

Pour l’OM, cette deuxième défaite d’affilée à domicile met fin à tout espoir de disputer une coupe d’Europe la saison prochaine. Les Marseillais, 6e (55 pts), ne peuvent plus revenir sur la quatrième place, qualificative pour la Ligue Europa. Un immense fiasco pour le club phocéen, qui avait comme objectif prioritaire de se qualifier pour la Ligue des champions.

Le fiasco de l’OM, la colère du Vélodrome

Hormis plusieurs occasions dans les vingt premières minutes de la deuxième période, Marseille a encore une fois raté son match contre un “gros”. Maxwell Cornet a, au contraire, confirmé son appétit pour les grands rendez-vous, en ouvrant le score (24e) et en clôturant la marque (86e) en fin de match. Deux minutes plus tôt, Moussa Dembélé avait déjà tué tout suspense d’un enroulé du droit (84e). L’OM, réduit à dix après l’exclusion logique de Duje Caleta-Car (67e), concède un troisième match de suite sans victoire et dit définitivement adieu à toute chance de disputer une coupe d’Europe l’an prochain.

Le stade Vélodrome, excédé par cette (nouvelle) prestation manquée, a alors laissé éclater sa colère. Des supporters du virage nord ont tenté d’envahir la pelouse à la 87e minute, dans une ambiance houleuse, avant d’être repoussés par les forces de l’ordre. L’avant-match avait été marqué par de nombreuses banderoles hostiles contre la direction et des huées contre l’entraîneur Rudi Garcia. A Marseille, il est vraiment temps que la saison se termine…

Temps de parole pour les européennes : une trente-quatrième liste, un casse-tête pour le CSA

Pour lancer de la campagne officielle des européennes, le CSA a réparti le temps de parole entre les différentes listes, selon un nouveau mode de calcul. Une tâche compliquée par la validation d’une 34ème liste vendredi dernier.

Dans le cadre de la campagne officielle pour les élections européennes du 26 mai, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) avait dû répartir 309 minutes de temps de parole entre les 33 listes validées le 3 mai par le ministère de l’Intérieur. L’annonce tardive de la validation d’une 34ème liste par le ministère de l’Intérieur, le 10 mai, a obligé l’instance de contrôle à refaire ses comptes pour attribuer, cette fois, 312 minutes.

Le nouveau mode de calcul du temps de parole a été défini dans la loi du 25 juin 2018 modifiant les règles de la campagne audiovisuelle officielle. Si l’ancienne méthode était plutôt favorable à la majorité et à l’opposition parlementaire, les nouvelles règles se veulent plus équitables. Mais elles se révèlent aussi plus complexes, explique lundi Le Monde.

Tout d’abord, le CSA a réparti de manière équitable 102 minutes entre les 34 listes. Chaque liste a donc obtenu 3 minutes de temps de parole. Ensuite, 120 minutes ont été réparties en fonction du nombre de députés, de sénateurs et de députés européens (français) ayant donné leur soutien à une liste.

Critères précis et comptes d’apothicaire

Pour attribuer les 90 minutes restantes, l’instance s’est référée à de nouveaux critères. Elle a pris en compte les durées déjà réparties, les résultats des partis soutenant les listes aux dernières élections (européennes de 2014, présidentielle et législatives de 2017), les sondages d’opinion publiés entre le 24 avril et le 7 mai, et la notion, plus floue, de “contribution de chacune des listes de candidats et des partis et groupements politiques qui les soutiennent à l’animation du débat électoral”, comme l’indique la décision du CSA du 9 mai 2019.

Une première répartition entre 33 listes avait donc été publiée vendredi dernier dans le journal officiel, avant que l’on apprenne la validation d’une 34ème liste. Le CSA a dû refaire ses calculs, rapporte Le Monde, en reprenant ces nouveaux critères. La nouvelle répartition a été effectuée samedi, et après correction, la liste LREM/MoDem disposera de 55 minutes et 53 secondes, celle du RN de 48’11”, la liste LR bénéficiera de 38’20”, la liste PS/PP/ND de 19’43”, la liste LFI de 18’37”, et celle d’EELV de 14’14”. Un temps de parole minimum de 3 minutes et 33 secondes a été accordé à une vingtaine de listes.

Carrefour : jusqu’à 3.000 départs dans le cadre d’une rupture collective

Des sources syndicales ont indiqué vendredi soir que l’enseigne de grande distribution prévoyait jusqu’à 3.000 départs dans ses hypermarchés. 

Carrefour prévoit jusqu’à 3.000 départs dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d’accord de rupture conventionnelle collective (RCC) négocié depuis fin mars, a appris l’AFP vendredi de sources syndicales. Ce chiffre plafond, annoncé vendredi aux syndicats, comprend des suppressions de postes dans les rayons bijouteries, multimédia et dans l’encadrement, des réductions d’effectifs dans 46 hypermarchés, ainsi que des départs en congé de fin de carrière, ont précisé ces sources syndicales.

3.000 départs, “un plafond”

La direction du géant de la grande distribution a confirmé à l’AFP le chiffre de 3.000 départs, en insistant sur le fait qu’il s’agissait d’un “plafond”. “Le nombre de postes supprimés reste bien fixé à 1.230”, a-t-elle ajouté. Carrefour avait engagé fin mars des négociations en vue d’un accord RCC, une première dans le groupe, pour fixer le cadre dans lequel vont s’inscrire les transformations à venir dans les hypermarchés.

En comité central d’entreprise, la direction avait ensuite détaillé la suppression de quelque 1.230 postes dans la bijouterie, le rayon multimédia, l’arrière-caisse, le service de la paie, l’encadrement, des fonctions administratives et les caisses des stations-service.

Réduction des effectifs de 15% maximum dans 46 magasins. S’y ajoutent, selon les syndicats, l’objectif de réduction des effectifs de 15% maximum dans 46 magasins, ainsi qu’un dispositif de départs anticipés (congé de fin de carrière). Selon la direction, “entre 1.230 et 3.000, les départs pourront être remplacés”, le congé de fin de carrière permettant ainsi “de favoriser le renouvellement générationnel dans le contexte de la transformation nécessaire du modèle de l’hypermarché”.

Ligue 1 : tous les résultats de la 35e journée

Le PSG a concédé un nouveau match nul, samedi, lors de la 35e journée de Ligue 1, tandis que Guingamp reste bon dernier après son match nul à domicile contre Caen. 

Déjà sacré champion, le PSG n’en a pas fini avec sa difficile fin de saison. Les hommes de Thomas Tuchel n’ont pas pu faire mieux qu’un match nul à domicile (1-1) contre Nice, samedi, lors de la 35e journée de Ligue 1. Neymar a ensuite égalisé sur penalty (60). Mais Cavani a raté la balle de match dans le temps additionnel (90+3), en ne convertissant pas son penalty.

Vendredi, l’Olympique de Marseille a perdu quasiment tout espoir d’accrocher une qualification pour la Ligue Europa, en concédant le nul (1-1) à Strasbourg. Les coéquipiers de Mario Balotelli ont ouvert le score par Valère Germain (48e), mais Kenny Lala a égalisé après un penalty repoussé par Mandanda (65e). Les Phocéens, qui totalisent 55 points, ont encore quatre longueurs de retard sur Saint-Etienne (59), qui se déplace dimanche à Monaco. De son côté, Strasbourg engrange un 46e point.

Nîmes est allé s’imposer largement à Reims (3-0), grâce à des buts de Jordan Ferri (26e), Renaud Ripart (43e), et Denis Bouanga (46e). Les “Crocos” sont 8e, avec 49 points, tandis que Reims reste dans le top 10 à la 9e place.

Guingamp voit la Ligue 2 se rapprocher

Les Girondins de Bordeaux se sont également inclinés à domicile face à Angers (0-1). Les Angevins ont arraché leur dixième victoire en championnat, grâce à un but de Bahoken (40e), et sont 11e au classement. Bordeaux, qui a subi sa quatrième défaite consécutive, voit le top 10 s’éloigner, et se classe 14e avec 38 points.

Neutralisé par Caen à domicile (0-0), Guingamp reste dernier de la Ligue 1 et se dirige tout droit vers la Ligue 2. Les hommes de Jocelyn Gourvennec voient leur adversaire du jour s’éloigner à cinq points.

Les résultats de la 35e journée : 

Vendredi 

Strasbourg – Marseille : 1 – 1

Samedi

PSG – Nice : 1- 1

Reims – Nîmes : 0 – 3

Bordeaux – Angers : 0 – 1

Guingamp – Caen : 0 – 0