Notre-Dame-des-Landes : signature de la rétrocession des terres au département

Alors que le département avait vendu ces terres en 2012 à l’État, il va finalement payer 950.000 euros pour redevenir propriétaire de 895 hectares qu’il avait acquis à partir de 1974 en prévision de la construction de l’aéroport. 

La majorité des terres où devait être construit l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes va être rétrocédée par l’État au département de Loire-Atlantique durant le premier trimestre 2019, selon les termes d’un protocole signé mardi par le préfet Claude d’Harcourt et le président du conseil départemental Philippe Grosvalet.

Prix du rachat : 950.000 euros

Les grandes lignes et le calendrier de cet accord étaient déjà connus et Claude D’Harcourt et Philippe Grosvalet ont profité de la signature pour communiquer le prix de rachat : 950.000 euros qui seront payés par le département pour redevenir propriétaire de 895 hectares qu’il avait acquis à partir de 1974 en prévision de la construction de l’aéroport.

Le département avait vendu ces terres en 2012 à l’État puis, après l’annonce par le gouvernement en janvier 2018 de l’abandon du projet, il avait exprimé le souhait d’en redevenir propriétaire.

La somme de 950.000 euros résulte de “l’évaluation des terrains et bâtiments” et tient “compte des frais occasionnés par la remise en état des routes départementales”, explique le département et la préfecture dans un communiqué, sans toutefois préciser le prix de remise en état des routes.

L’espace représente au total 1.425 hectares

Au total, l’espace où devait être construit l’aéroport représente une superficie de 1.425 hectares et le département va donc en devenir le principal propriétaire.

Il s’est engagé à signer des baux agricoles à la fois avec des agriculteurs ayant exploité ces terres par le passé et avec des personnes ayant choisi de cultiver des terres dans le cadre de la lutte contre l’aéroport et fait la démarche de régulariser leurs activités.

La rétrocession deviendra effective au premier trimestre 2019

Des différends ont existé sur la répartition de ces terres, mais à ce jour il ne reste plus que 70 hectares concernés par des conflits d’usage, expliquent la préfecture et le département, estimant que lorsque la rétrocession des terres au département deviendra effective durant le premier trimestre 2019, ces problèmes auront été réglés et la signature de tous les baux agricoles deviendra possible.

“Les baux ne seront signés que quand tout le monde sera bien dans le droit”, a toutefois précisé Claude D’Harcourt.

“Gilets jaunes” : l’Insee divise par deux sa prévision de croissance pour le 4T

L’institut statistique a abaissé ses prévisions de croissance pour l’année 2018 à 1,5%, et a notamment divisé par deux sa prévision pour le quatrième trimestre, impacté par les “gilets jaunes”.

L’Insee a abaissé mardi sa prévision de croissance pour 2018 à 1,5%, comme la Banque de France la semaine dernière, l’activité ayant été pénalisée par le climat des affaires et le mouvement des “gilets jaunes” au dernier trimestre. L’Insee a revu à la baisse ses attentes pour la croissance en 2018, de 0,1 point à 1,5%, soit moins que le 1,7% attendu par le gouvernement et que la hausse du PIB de 2,2% (2,3% en données corrigées des jours ouvrés) atteinte l’an dernier.

L’impact du mouvement des “gilets jaunes”

Pour le quatrième trimestre, l’institut statistique a même divisé par deux et amputé de 0,2 point sa prévision précédente d’une croissance de 0,2%, imputant ce ralentissement au climat des affaires, mais aussi au mouvement des “gilets jaunes”, malgré une “accélération du pouvoir d’achat” sur la fin de l’année. L

Vers une progression du pouvoir d’achat

L’Insee n’a pas communiqué sa prévision pour l’an prochain, mais elle estime que l’acquis de croissance au premier semestre serait de 1%, avec une hausse estimée à 0,4% au premier trimestre et à 0,3% au second. L’institut statistique estime également que le pouvoir d’achat des Français progressera de 1,4% cette année, comme l’année dernière, grâce à une forte accélération sur le dernier trimestre de 2018, soutenue par la baisse du pétrole et de la taxe d’habitation.

L’effet limité du CICE

En revanche, il ne s’attend qu’à un effet “limité” et “modéré” du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) sur le chômage l’an prochain, qui devrait très légèrement baisser à 9% au printemps contre 9,1% au troisième trimestre de cette année. Cette mesure va peser lourdement sur le déficit public en 2019 : l’État devra payer “double” en supportant le remboursement du CICE pour 2018 et la baisse des cotisations prévue pour l’année en cours, soit un total de 40 milliards d’euros.

Manchester United : le départ de Mourinho, une mauvaise nouvelle pour le PSG ?

José Mourinho a été limogé mardi par les “Red Devils”, deux mois avant le huitième de finale de Ligue des champions contre le PSG. De quoi changer le visage d’une équipe en pleine crise.

La vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Lundi, le PSG pouvait s’estimer heureux d’avoir hérité de Manchester United, en pleine crise sportive, lors du tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais cette double confrontation a peut-être basculé dès le lendemain, mardi, avec l’annonce du départ de José Mourinho, en poste depuis 2016. L’iconique manager portugais, surnommé le “Special One”, n’en finissait plus d’irriter les fans et les observateurs des “Red Devils”, agacés par sa communication, son jeu défensif et ses rapports conflictuels avec ses stars, Paul Pogba en tête. Pour le remplacer, un entraîneur intérimaire devrait être nommé jusqu’à la fin de la saison (les médias anglais évoquent la piste de l’ancien buteur norvégien du club, Ole Gunnar Solskjaer, ou l’ancien milieu de terrain Michael Carrick), avec pour mission de relancer Manchester United, décevant 6e de Premier League. Et de redevenir, d’ici deux mois, une équipe capable de rivaliser avec le PSG.

Des joueurs libérés ?

Le départ de José Mourinho a sans doute été accueilli avec soulagement par une partie du vestiaire de Manchester United, notamment par la star Paul Pogba. Depuis plusieurs mois, l’entraîneur portugais entretenait une relation orageuse avec le champion du monde français, au point de le déchoir de son statut de vice-capitaine fin septembre, et de le laisser sur le banc des remplaçants lors des deux derniers matches de Premier League. Le Chilien Alexis Sanchez, devenu l’ombre du génial attaquant qu’il était à Arsenal, ou Anthony Martial, souvent tancé ces dernières années, ont eux aussi subi les foudres du caractériel “Special One”. Débarrassés de l’ombre pesante de Mourinho, ces trois joueurs sauront-ils revenir à leur meilleur niveau d’ici les huitièmes de finale ? Paul Pogba, étincelant avec les Bleus cet été, en a assurément les moyens.

Un collectif qui peut émerger

En plus de se mettre à dos son vestiaire, José Mourinho s’était attiré des critiques presque unanimes sur la qualité du jeu développée par son équipe, jugée défensive à l’extrême et ennuyeuse. “Ces performances sont les pires que j’ai vues depuis 25 ans à United”, avait lancé l’ancien défenseur d’Arsenal Martin Keown sur la BBC, avant la défaite contre Liverpool dimanche dernier (3-1). Car Manchester n’est pas un club comme un autre. Les “Red Devils”, détenteurs du record de titres en Premier League (20) et triples vainqueurs de la Ligue des champions, ont forgé leur réputation par un style de jeu offensif, notamment lors de la période dorée avec Sir Alex Ferguson (1986-2013). Mais Manchester United peut-il redevenir le grand club qu’il était en seulement deux mois ?

Les exemples de Chelsea et du Real

Le PSG serait bien inspiré de ne pas sous-estimer la capacité de réaction des “Red Devils”. Ces dernières années, d’autres grands clubs en crise ont réussi à rebondir de manière spectaculaire en Ligue des champions. En 2012, Chelsea s’était séparé de son entraîneur, le Portugais André Villas-Boas, remplacé par l’Italien Roberto Di Matteo. Quelques mois plus tard, les “Blues” remportaient la C1 à la surprise générale, battant en finale le Bayern Munich (1-1, 4 t.a.b à 3). Le Real Madrid a connu un parcours similaire en 2016, avec l’arrivée de Zinédine Zidane sur le banc en janvier à la place de Rafael Benitez, après un début de saison chaotique. En mai de la même année, le coach français remportait la première de ses trois Ligue des champions consécutives. Le nom de “Zizou” revient d’ailleurs avec insistance pour prendre en main les “Red Devils”, mais seulement en juin prochain. D’ici là, le PSG ne devrait pas croiser la route de celui qui les a éliminés l’an passé avec le Real, en huitièmes de finale de la C1…

Catastrophes naturelles et désastres : les pertes économiques divisées par deux en 2018

Alors qu’en 2017, les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres engendrés par l’homme avaient atteint 350 milliards de dollars, ce chiffre tombe à 155 milliards pour 2018. 

Les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres engendrés par l’homme se sont élevées à environ 155 milliards de dollars en 2018, en très nette baisse par rapport à 2017, selon les premières estimations de Swiss Re, publiées mardi.

La facture baisse aussi pour les assureurs

L’an passé, les pertes économiques avaient atteint 350 milliards de dollars (307 milliards d’euros), a rappelé le géant suisse de la réassurance dans un communiqué, pointant que la facture pour les assureurs a également diminué quasiment de moitié, les dommages assurés refluant à 79 milliards de dollars, contre 150 milliards un an plus tôt.

Alors que l’année 2017 avait été marquée par de coûteuses catastrophes, telles que les ouragans Harvey, Irma et Maria, l’année 2018 a été en revanche caractérisée par des événements plutôt de taille petite ou moyenne, causés par des conditions climatiques extrêmes — même s’ils ont toutefois engendré des pertes conséquentes.

Bien que les frais pour les assureurs soient moindres qu’en 2017, l’année qui s’achève ressort malgré tout comme la quatrième année la plus coûteuse dans les relevés de Swiss Re, qui procède à des estimations depuis 50 ans. La facture est également supérieure à la moyenne sur dix ans, qui se monte à 71 milliards de dollars, a quantifié le groupe suisse.

Les États-Unis frappés par des incendies et des ouragans

Parmi les événements les plus dévastateurs de 2018 figurent notamment les ouragans Michael et Florence qui ont frappé les États-Unis, les typhons Jebi, Trami et Mangkhut au Japon, ainsi que les épisodes de sécheresse et les incendies en Europe et en Californie.

Outre les 71 milliards de dollars de pertes dues aux catastrophes naturelles, les assurances ont également couvert les quelque 8 milliards de dollars dus aux désastres engendrés par l’homme, tels que les accidents industriels.

“Gilets jaunes” : les mesures annoncées en novembre finalement maintenues

Alors que Matignon avait annoncé mardi renoncer à une partie des mesures dévoilées en novembre, le gouvernement a fait machine arrière dans la soirée, après discussion avec la majorité.  

C’est l’histoire d’un rétropédalage de rétropédalage, le tout dans la même journée. Les mesures annoncées en novembre par le gouvernement, dans une première réponse aux “gilets jaunes”, et auxquelles Matignon avait dit mardi après-midi renoncer en partie, sont finalement toutes maintenues, a annoncé l’entourage du Premier ministre Édouard Philippe mardi dans la soirée.

“Après discussion avec les parlementaires de la majorité, le gouvernement maintient l’ensemble des mesures annoncées par le Premier ministre en novembre. L’accompagnement de la transition écologique sera l’un des enjeux clefs du futur grand débat national”, a indiqué cette source.

L’extension du chèque énergie sera maintenue

Pour justifier, dans un premier temps, l’annulation des mesures, le gouvernement avait notamment invoqué le fait que certaines des mesures ne s’imposaient plus en raison de l’annulation de la hausse des taxes sur le carburant. Ces mesures, annoncées le 14 novembre, “ne seront pas intégrées au projet de loi de finances”, avait fait valoir Matignon, qui comptait renoncer à l’extension du chèque énergie à deux millions de foyers supplémentaires, ou encore au relèvement du barème kilométrique et au doublement de la prime à la conversion pour les gros rouleurs.

Mais cette annonce avait provoqué la colère de certains députés de la majorité, comme l’élu du Maine-et-Loire Mathieu Orphelin, qui avait fustigé sur Twitter “une vraie erreur (…) inaudible et incompréhensible dans la situation actuelle”. Après s’être entretenu avec les parlementaires de la majorité, Edouard Philippe a donc décider d’annuler l’annulation, et de maintenir les mesures annoncées en novembre y compris, donc, le chèque énergie.

“J’étais surpris par l’annulation, je suis moins surpris par l’annulation de l’annulation”

Le député de l’Isère Olivier Véran, qui a appris le nouveau recul du gouvernement en direct sur Europe 1, se réjouit pour sa part de ce (second) rétropédalage. “Eh bah tant mieux”, a-t-il réagi avec surprise au micro de Mathieu Belliard, avant d’ajouter : “j’étais surpris par l’annulation, je suis moins surpris par l’annulation de l’annulation”.

Depuis ces premières annonces de novembre, l’exécutif a annoncé diverses mesures de pouvoir d’achat pour plus de 10 milliards d’euros.

Le match Marseille-Bordeaux, prévu dimanche, reporté à son tour

Après les rencontres Nantes-Montpellier, Nice-Saint-Etienne et Caen-Toulouse, le match Marseille-Bordeaux, prévu dimanche, est à son tour reporté.

Le match entre Marseille et Bordeaux, comptant pour la 18ème journée de Ligue 1 et initialement programmé dimanche (21 heures), “est reporté en raison de l’actualité et de l’affectation des forces de l’ordre sur d’autres missions”, a annoncé jeudi la Ligue de football professionnel (LFP).

Quatrième match reporté

“Entre ‘gilets jaunes’, plan Vigipirate urgence attentats et les manifestations prévues à Marseille, on ne pourrait pas assurer la sécurité de la rencontre”, avait-on expliqué mercredi à la préfecture de police des Bouches-du-Rhône. Trois autres matches programmés ce week-end ont été reportés également : Nice-Saint-Etienne, prévu vendredi, Nantes-Montpellier et Caen-Toulouse, prévus samedi. Ce dernier match a été reprogrammé le mardi 18 décembre à 19h30, a annoncé la LFP dans un autre communiqué.

La semaine précédente, six matches de la 17ème journée de L1 avaient déjà été reportés car de nombreuses villes en France ont été concernées par la mobilisation des “gilets jaunes”. Ils ont été reprogrammés les 15 et 16 janvier 2019.

Une minute de recueillement en hommage aux victimes de Strasbourg

Outre les possibles manifestions des “gilets jaunes” ce week-end, le gouvernement a surtout porté le niveau du plan Vigipirate à “urgence attentat” après l’attaque sur le Marché de Noël de Strasbourg qui a fait deux morts, un blessé en état de mort cérébrale et douze autres blessés mardi soir.

“En signe d’hommage et de solidarité avec les victimes de la fusillade de Strasbourg”, la LFP a décidé d’observer ce week-end “une minute de recueillement” sur tous les terrains avant le coup d’envoi des rencontres de la 18ème journée de Ligue 1 et de Ligue 2.

“Gilets jaunes” : “une véritable catastrophe” pour les petits commerces

Selon le président de la Confédération des commerçants de France, le mouvement des “gilets jaunes” a entraîné une baisse du chiffre d’affaires d’entre “40 et 70% selon les corporations”. 

Le mouvement des “gilets jaunes” représente “une véritable catastrophe” pour les petits commerces, a estimé samedi sur France Inter le président de la Confédération des commerçants de France.

“C’est une véritable catastrophe et c’est une véritable catastrophe également psychologique, je pense, j’espère que ce samedi c’est le dernier des derniers pour la manifestation”, a déclaré Francis Palombi, président de cette confédération.

Les chiffres de ventes “très mauvais”

Francis Palombi a ajouté que les chiffres de ventes “sont très mauvais”, précisant que la baisse du chiffre d’affaires était comprise entre “40% et 70% selon les corporations”, qui plus est en pleine saison des achats de Noël, cruciale pour le commerce.

La Confédération des commerçants représente 20 fédérations professionnelles indépendantes, avec des entreprises de moins de 11 salariés ou ne comptant pas de salarié, donc les petites entreprises du commerce et de l’artisanat commercial, a expliqué son président.

“Une prise d’otage de l’économie”

Il a appelé les gilets jaunes à “se mettre autour de la table des négociations” et jugé que “le président de la République a fait des propositions non négligeables, des propositions que nous n’avions jamais entendues”. “C’est une sorte de prise d’otage de l’économie à laquelle nous sommes en train d’assister”, a encore dit Francis Palombi, appelant les gilets jaunes “à revenir à la raison”.

La perte de chiffre d’affaires pour les commerces physiques n’a pas été compensée par une hausse des achats en ligne, a assuré pour sa part samedi le président de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) au micro de RTL. “On avait un très bon weekend du Black Friday (le 23 novembre), mais depuis les ventes sont en ligne avec les prévisions, ni plus ni moins, il n’y a pas eu du tout d’explosion des ventes sur internet”, a déclaré François Momboisse.

“On a constaté que les gens avaient la tête ailleurs. On avait constaté ça avec les événements dramatiques du Bataclan il y a trois ans quand il n’y avait pas eu d’achats dans les magasins ni sur internet pendant 15 jours”, a rappelé le président de la Fevad.

“Gilets jaunes” : 2.000 personnes dans la rue, douze interpellations

2.000 personnes ont manifesté samedi à Marseille, parmi lesquelles des “gilets jaunes” mais aussi des lycéens, des membres de la CGT ou du collectif de lutte contre l’habitat indigne.

2.000 personnes, selon la préfecture de police, ont manifesté samedi à Marseille, la plupart étant des “gilets jaunes” mais également de la CGT, du collectif de lutte contre l’habitat indigne et des lycéens, les forces de l’ordre procédant à 12 interpellations, selon une source policière.

Un cortège hétérogène

Parti en début d’après-midi du Vieux-Port, complètement bouclé par les forces de police, le cortège a été rejoint, sur la Canebière, par quelque 200 personnes manifestant contre l’habitat indigne ainsi qu’une centaine de lycéens.

La CGT pas forcément la bienvenue

Les syndicats étaient aussi représentés notamment la CGT, dont les militants, portant drapeaux marchaient au rythme des mégaphones. Leur présence a entraîné une certaine pagaille, de nombreux gilets jaunes refusant de manifester à leurs côtés. “Cela fait 40 ans qu ils nous emmerdent, je ne veux pas être avec eux”, a dit un gilet jaune anonyme avant d’appeler à quitter le cortège CGT. Le cortège s’est alors scindé en deux, un petit groupe s’engageant rue de Rome pour rejoindre la préfecture, puis la place Castellane tandis que le gros de la troupe remontait la Canebière.

12 interpellations, mais aucune dégradation

Douze personnes ont été interpellées en marge de la manifestation pour jets de pierre, notamment. Les petits groupes de casseurs, dont certains portaient des gilets jaunes, a précisé la police, étant rapidement dispersés. “La situation est sous contrôle, aucun magasin n’a été dégradé”, a indiqué un responsable de la DDSP des Bouches-du-Rhône en fin d’après-midi.  Tout l’après-midi, un représentant de la chambre de commerce de Marseille a suivi, en direct, depuis la cellule de crise, la progression de la manifestation pour transmettre, en temps réel, les informations aux commerçants qui ont ainsi éviter de fermer toute la journée.

Samedi dernier, la manifestation avait mobilisé 2.000 personnes. 42 individus avaient été interpellés lors d’échauffourées en fin de journée. Un voiture avait été incendiée et la boutique de l’OM pillée.

“Gilets jaunes” : coups de fusil de chasse devant le domicile d’un député LREM

Le député LREM de l’Eure Bruno Questel a été victime vendredi soir d’une “tentative d’intimidation de 40 ‘gilets jaunes'”.

Le député LREM de l’Eure Bruno Questel a fait état samedi de coups de feu tirés avec des fusils de chasse devant son domicile vendredi soir et d’une “tentative d’intimidation de 40 ‘gilets jaunes'”, faisant part à l’AFP de sa “détermination” à ne pas “baisser les bras”.

“Une tentative d’intimidation de 40 ‘gilets jaunes'”

“Je n’ai jamais refusé dialogue, concertation et échange. Six coups de feu devant chez (moi) hier et une tentative d’intimidation de 40 GJ ne me feront jamais faillir ; la République au cœur”, a tweeté le député. Il a expliqué à l’AFP que des “gilets jaunes” avaient “organisé une opération à 1 km” de chez lui au rond-point menant à son domicile à Bourgtheroulde, installant “20 panneaux” sur la route pour “guider” vers son habitation. Rentré chez lui vers 21h30, cet avocat de profession a fait état de “beaucoup de plaintes du voisinage”, les gendarmes étant appelés, y compris par lui-même.

“Si les gendarmes n’avaient pas été là”…

Entendant ensuite du bruit, l’élu a ouvert sa porte et entendu six coups de feu, sans distinguer les auteurs partis rapidement en voiture. Il a expliqué que “3 minutes après, 20 voitures en cortège” avaient défilé devant son domicile en klaxonnant, avec des fumigènes et des pétards. Il a ensuite ramassé des cartouches de fusil de chasse. “Si les gendarmes n’avaient pas été là, les choses auraient été plus compliquées”, “il y avait des mauvaises intentions”, a déclaré Bruno Questel, assurant toutefois ne s’être pas senti en danger.

“On passe un cran (…) vous vous demandez jusqu’où ça va aller”, a poursuivi l’élu, se disant néanmoins “terriblement combatif parce qu’on ne peut pas baisser les bras”. Le député comptait porter plainte samedi.

Soutenu par le gouvernement

Le ministre des Finances Bruno Le Maire, celui de la Transition écologique François de Rugy et le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu ont apporté leur soutien à Bruno Questel en dénonçant une tentative d’intimidation “inacceptable”. “Le débat, oui. La violence, jamais”, a notamment tweeté Bruno Le Maire.

D’autres élus LREM victimes d’intimidations

Depuis le début du mouvement des “gilets jaunes”, des permanences de députés de la majorité ont été vandalisées et quelques domiciles approchés par des manifestants, une élue affirmant ne pouvoir sortir sans un gendarme à ses côtés. La voiture de l’élue LREM de Dordogne Jacqueline Dubois a aussi été incendiée, tandis que son collègue Benoît Potterie, dans le Pas-de-Calais, a reçu une balle dans une enveloppe, avec ce message : “La prochaine fois, tu la prends entre les deux yeux”.

Budget 2019 : les baisses de cotisations rabotées de trois milliards d’Euros

Le gouvernement veut raboter de trois milliards d’euros les baisses de cotisations des entreprises prévues pour 2019.

Le gouvernement veut raboter de trois milliards d’euros les baisses de cotisations sociales des entreprises prévues pour 2019, afin de limiter le dérapage du déficit public tout en mettant en oeuvre les mesures sociales annoncées par Emmanuel Macron, rapporte samedi Le Parisien.

Pas de commentaire de Bercy

“Selon les derniers arbitrages rendus hier (vendredi), les 20 milliards d’euros de baisses de charges devraient être rabotés de trois milliards”, selon le quotidien. Le ministère de l’Economie et des Finances n’a pas confirmé que cet arbitrage avait été rendu.

L’an prochain, le versement du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) au titre de 2018, également d’un montant de 20 milliards d’euros, viendra s’ajouter aux baisses de cotisations sociales. Cela devait porter à 40 milliards d’euros l’effort budgétaire de l’Etat pour les entreprises.

Vers un report de la baisse de l’impôt sur les sociétés

Le gouvernement étudie par ailleurs la possibilité de reporter la baisse prévue de l’impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises, dont le taux normal doit passer de 33,3% à 31% au 1er janvier. “Notre objectif de diminuer l’impôt sur les sociétés de 33,3% à 25% d’ici 2022 ne change pas”, a toutefois assuré dans le Figaro de samedi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

Les organisations patronales estiment que les allègements de cotisations sociales et d’impôts sont nécessaires à la compétitivité des entreprises françaises. Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a ainsi déploré le 7 décembre que la France soit le pays de l’OCDE où le poids des prélèvements fiscaux était le plus important en 2017, avec 46,2% du PIB.