Finale de Coupe Davis : Tsonga et Chardy en simples vendredi

Yannick Noah a décidé d’aligner Tsonga et Chardy pour la finale face à la Croatie, à partir de vendredi à Lille. Pouille, pilier des Bleus depuis deux ans, est écarté. 

Yannick Noah a une nouvelle fois créé la surprise. Le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis a décidé de se passer des services de Lucas Pouille (32e mondial) pour les simples de vendredi, en finale face à la Croatie. Jo-Wilfried Tsonga (259e) et Jérémy Chardy (40e), retenus par Noah, affronteront respectivement Borna Coric (12e) et Marin Cilic (7e). En double, Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut formeront le tandem attendu, samedi.

Pouille paie ses résultats récents

Lucas Pouille, pilier de l’équipe de France depuis deux ans et héros du sacre de l’an dernier face à la Belgique, paie sa saison cauchemardesque. Le Nordiste, ex-numéro 1 français, a enchaîné les désillusions sur le circuit ATP, au point de redescendre à la 32e place mondial. Pouille n’a en revanche pas déçu en Coupe Davis, avec deux victoires contre l’Italie en quarts de finale, et un succès face à l’Espagnol Roberto Bautista Agut en demi-finales. Le jeune joueur de 24 ans pourrait tout de même être aligné dimanche.

Chardy, la surprise du chef

L’éviction de Lucas Pouille fait le bonheur de Jérémy Chardy. Le 40e joueur mondial a pour lui ses excellentes statistiques en Coupe Davis et sur terre battue (indoor), la surface sur laquelle se disputera la finale. Chardy a ainsi remporté cinq des six matches qu’il a disputés dans la compétition depuis 2009, et est invaincu en indoor. Chardy est par ailleurs le seul Français à avoir battu à la fois Coric et Cilic sur terre battue.

Tsonga, un sacré pari

Personne, ou presque, n’imaginait Jo-Wilfried Tsonga en finale de la Coupe Davis il y a encore quelques mois. Le Manceau de 33 ans ne rejoue que depuis deux mois, après une absence de plus de 7 mois pour une blessure au genou. S’il n’a remporté qu’un match (pour quatre défaites) depuis son retour sur les courts, Tsonga n’avait perdu qu’après 3 heures de jeu face au Canadien Milos Raonic lors du premier tour du Masters 1000 de Paris. Mais tiendra-t-il la cadence sur des matches en cinq sets ? En tout cas, Yannick Noah y croit.

L’UE et Londres parviennent à accord provisoire sur leur relation post-Brexit

Pour Angela Merkel cependant, il reste “beaucoup de discussions” avant de parvenir à un accord définitif mais un premier pas en avant a été acté jeudi.

Les équipes de négociations de l’UE et du Royaume-Uni ont conclu un accord sur le cadre de leur liens post-Brexit, sous la forme d’un projet de “déclaration politique” qui doit encore être validé lors d’un sommet dimanche, a annoncé jeudi le président du Conseil européen Donald Tusk.

“Un partenariat ambitieux”

Ce texte, qui sera joint au traité de retrait du Royaume-Uni, “établit les paramètres d’un partenariat ambitieux, large, approfondi et flexible” en matière commerciale, de politique étrangère, de défense et de sécurité, selon le texte de 26 pages. La période de transition pourra être prolongée jusqu’à deux ans après fin 2020, précise ce texte. “C’est aux États membres (de l’UE) de travailler et d’arriver à une validation dimanche” de l’accord, a déclaré le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, lors d’un point presse à Bruxelles.

“Je ne veux pas entrer dans des discussions sur le contenu de ce texte, qui fait l’objet de discussion entre les États membres, mais je peux confirmer que la question de Gibraltar comme la question de la pêche sont des questions qui doivent être encore résolues”, a dit Margaritis Schinas. Signe de la difficulté à résoudre ces  problèmes, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et la Première ministre britannique Theresa May ont eu un entretien téléphonique mercredi soir.

Un “bon accord” pour Theresa May

Le projet d’accord sur le Brexit est le “bon accord” pour le Royaume-Uni, a déclaré la Première ministre britannique Theresa May devant Downing Street. “C’est le bon accord pour le Royaume-Uni. Il met en oeuvre le résultat du référendum” de juin 2016 sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, prévue le 29 mars 2019, a déclaré la cheffe de gouvernement. “Les Britanniques veulent que cela soit réglé. Ils veulent un accord qui nous prépare pour un avenir meilleur. Cet accord est à notre portée et je suis déterminée à le mettre en oeuvre”, a déclaré Theresa May.

La livre bondit de 1%

Après ces annonces, la livre britannique a bondi de plus de 1% jeudi face au dollar. La devise n’est néanmoins pas revenue à son niveau d’avant sa lourde chute de jeudi dernier, lorsqu’elle avait plongé suite à la démission de plusieurs membres du gouvernement britannique.

Pour Merkel, il reste “beaucoup de discussions”

Angela Merkel a cependant estimé de son côté que “beaucoup de discussions” étaient encore nécessaires afin de parvenir à un compromis sur le Brexit, à quelques jours d’un sommet censé sceller un accord final. “Nous avons déjà fait des progrès, mais il y aura certainement encore beaucoup de discussions nécessaires, surtout aussi au Royaume-Uni”, a affirmé la chancelière allemande promettant de tout faire “pour arriver à un accord car une sortie sans accord serait (…) la pire des chemins à prendre”.

Emmanuel Macron annoncera mardi un nouveau cap pour rendre la transition écologique “acceptable”

Concrètement, le président devrait dévoiler de nouvelles mesures d’aide, l’ouverture de négociations, y compris éventuellement sur les taxes écologiques, ainsi qu’une méthode, un “pacte social”.

Emmanuel Macron annoncera mardi un nouveau cap pour la transition écologique, de nouvelles mesures et des négociations sur tout le territoire pour la rendre “acceptable et démocratique”, en réponse aux inquiétudes exprimées par les “gilets jaunes”, a indiqué l’Élysée jeudi.

Ouverture de négociations sociales

Devant les membres du Conseil national de la transition écologique (CNTE), composé d’élus, de syndicats, d’ONG et d’associations, le chef de l’État exposera ses choix en matière d’énergie, notamment sur le nucléaire, pour élaborer la future PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie) au 1er semestre. Mais en outre, pour répondre aux “gilets jaunes” comme aux propositions de certains syndicats d’ouvrir des négociations sociales, il va aussi “donner le cap sur la transition écologique” notamment en ce qui concerne la place des énergies fossiles, le pouvoir d’achat, le climat, la santé et la souveraineté, a expliqué la présidence.

“Nous avons reçu le message des citoyens. Il nous invite à aller plus loin. Pour qu’elle ne soit pas socialement inacceptable, il faut que la transition écologique, qui est nécessaire, soit juste, équitable et démocratique. Nous devons donc mobiliser tous ceux qui la rendront acceptable, pour ne laisser personne de côté”, ont indiqué les conseillers de l’Élysée, sans vouloir déflorer les annonces de mardi.

Un “pacte social” avec les citoyens

Concrètement, le président devrait dévoiler de nouvelles mesures d’aide, l’ouverture de négociations, y compris éventuellement sur les taxes écologiques, ainsi qu’une méthode, un “pacte social” et des négociations territoriales pour les mettre en oeuvre de manière efficace et décentralisée. L’amélioration énergétique des bâtiments et les nouvelles mobilités devraient être particulièrement concernées. L’État pourrait aussi aider les collectivités à renforcer la mobilité, encourager ceux qui changent de système de chauffage ou soutenir davantage les énergies renouvelables.

“La transition écologique se fera avec les citoyens. Il y a aura de l’argent, des débats et un méthode”, résume l’Élysée. Le ministre de la Transition écologique François de Rugy qui détaillera ensuite les mesures annoncées. “La transition écologique existe désormais dans le débat public. C’est la part la plus positive de la mobilisation des ‘gilets jaunes’, qui n’est pas contre la transition écologique mais veut qu’elle soit acceptable”, estime l’Élysée. Les mesures décidées au terme de cette vaste concertation pourront être intégrées dans la loi sur la mobilité (en février au Parlement) ou dans la PPE.

Pour Noël, les Français vont dépenser en moyenne 571 euros

Les Français ont l’intention de dépenser en moyenne 571 euros pour les cadeaux, les repas ou encore les billets de train ou d’avion pour fêter Noël cette année, selon une étude Cofidis-CSA Research.

Entre les cadeaux, les repas et les transports pour aller rejoindre leur famille, les Français ont l’intention de dépenser en moyenne 571 euros pour Noël 2018, selon la deuxième édition de l’étude “Le budget et les bons plans des Français pour Noël” Cofidis-CSA Research* dévoilée mardi.

Un budget en baisse

Dans le détail, les Français comptent dépenser en moyenne 751 euros à Paris/Ile-de-France et 530 euros en régions. Selon l’enquête 2017, les consommateurs avaient l’intention de consacrer 749 euros en moyenne à cette fête.

340 euros rien que pour les cadeaux

Les cadeaux sont le premier poste de dépenses. Ils comptent y consacrer 340 euros, soit 17 euros de plus que l’année dernière, et prévoient d’offrir en moyenne 8,5 cadeaux par personne (contre 8 en 2017). Les repas constituent le deuxième budget (129 euros, un euro de moins que l’an dernier) suivi des transports (37 euros, +3 euros), de la tenue (34 euros, +2 euros) et des décorations (29 euros, +1 euro).

Des dépenses anticipées

Pour pouvoir gâter leurs proches, deux Français sur trois ont anticipé leurs dépenses, précise l’étude, notamment les personnes avec des enfants (71%, +4 points par rapport à 2017). La moitié des sondés a même mis de l’argent de côté tout au long de l’année, soit un tiers des Français (32%). Et pour optimiser leur budget, près de six Français sur dix (59%) prévoient de préparer le repas eux-mêmes et 36% des consommateurs comptent sur les promotions d’avant Noël pour faire leurs emplettes.

*Une étude réalisée par CSA Research pour Cofidis France, par questionnaire auto-administré du 9 au 15 octobre 2018 auprès d’un échantillon de 1.000 Français âgés de 18 ans et plus, construit selon la méthode des quotas sur les critères de sexe, d’âge, de profession du répondant, de région et de taille d’agglomération.

Emploi des personnes handicapées : les PME encore réticentes

Les entreprises de moins de 20 salariés sont les moins enclines à trouver “facile” l’embauche de personnes handicapées. 

Les employeurs sont de moins en moins réticents à embaucher des salariés handicapés mais la marge de progression reste particulièrement importante dans les petites entreprises, selon une étude rendue publique mercredi à l’occasion de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées.

Du mieux dans les entreprises de plus de 20 salariés mais…

Dans les entreprises de plus de 20 salariés, quelque 45% des dirigeants ou des responsables des ressources humaines considèrent qu’il est “facile” d’embaucher des personnes handicapées, alors qu’ils n’étaient que 25% à émettre une telle opinion en 2008, selon ce baromètre Ifop réalisé pour l’Agefiph, l’organisme en charge de l’insertion professionnelle des personnes handicapées dans le secteur privé.

Dans les entreprises de moins de 20 salariés, en revanche, un tiers seulement des responsables interrogés considèrent “facile” d’employer une personne en situation de handicap. En outre, si 85% des dirigeants d’entreprises de plus de 20 salariés se déclarent prêts à embaucher davantage de personnes handicapées, cette proportion tombe à 61% lorsqu’on prend en compte l’ensemble des entreprises.

Une bataille “pas encore gagnée”

“La bataille des petites et très petites entreprises n’est pas encore gagnée”, a commenté auprès Didier Eyssartier, le directeur général de l’Agefiph. “La société est en train de se transformer, il y a une forte progression mais on n’est pas arrivé au but, ce n’est pas suffisant”, a ajouté Didier Eyssartier.

Les salariés davantage ouverts

Les enquêteurs de l’Ifop ont également interrogé des salariés. Or, ceux-ci se montrent davantage ouverts à l’idée que l’intégration d’un collègue handicapé est facile lorsqu’ils côtoient eux-mêmes un ou une collègue dans ce cas. Ainsi, 48% des salariés interrogés estiment facile d’intégrer dans l’entreprise un collègue porteur d’un handicap auditif. Mais ce taux monte à 62% pour ceux qui côtoient plusieurs collègues dans un tel cas. “Plus on intègre des personnes handicapées, plus cela va faciliter l’arrivée des suivantes. C’est un cercle vertueux”, a commenté Didier Eyssartier.

France-Uruguay : on a envie de les revoir en 2019

Les Bleus ont bien terminé l’année 2018 par une victoire contre l’Uruguay (1-0), mardi en amical. Parmi les satisfactions de la soirée : les premières titularisations réussies des Lyonnais Ferland Mendy et Tanguy Ndombele.

Pas d’inquiétude, les champions du monde ont encore de beaux restes. L’équipe de France s’est rassurée en battant l’Uruguay (1-0), mardi soir en amical, quatre jours après avoir perdu aux Pays-Bas (2-0). Cette belle victoire, qui clôture une exceptionnelle année 2018, permet aux Bleus de digérer la déception de ne pas s’être qualifiés pour le “Final Four” de la Ligue des nations. Cette rencontre, disputée devant un Stade de France enthousiaste, a également livré quelques enseignements pour l’avenir.

Un état d’esprit à conserver

La défaite contre les Pays-Bas avait fait naître quelques doutes. Quatre jours après leur prestation ratée à Rotterdam, les Bleus ont remis les pendules à l’heure. “Collectivement, on a fait de bonnes choses face à une équipe d’Uruguay qui n’est jamais évidente à jouer. Elle sait bien défendre avec son duo d’attaquants. On a été vigilants, on a peu concédé de situations. C’était bien de réagir après le non-match de vendredi”, s’est satisfait Didier Deschamps, interrogé en conférence de presse par l’AFP.

Pendant 50 minutes, les Bleus ont même été séduisants, se procurant de nombreuses occasions. Une source d’inspiration pour l’avenir, alors que le jeu de l’équipe de France est jugé, par certains, trop “restrictif” et trop “défensif”.

Ndombele et Mendy, débuts réussis

Ils ont passé le test haut la main. Les Lyonnais Tanguy Ndombele et Ferland Mendy, titularisés pour la première fois en Bleus, ont rendu une excellente copie. Mention spéciale pour le premier nommé, rayonnant au milieu de terrain. Ndombele a en effet éclairé le jeu français par sa technique et son culot, dans la lignée de son très bon début de saison avec l’OL. Face à l’Uruguay, le jeune joueur de 22 ans s’est régulièrement projeté vers l’avant, apportant le danger à plusieurs reprises. Sa prestation, remarquée, peut lui offrir une place dans les 23, alors que Steven Nzonzi a déçu aux Pays-Bas.

Son partenaire en club Ferland Mendy a lui aussi réussi son baptême du feu. Le latéral gauche, titulaire pour sa première sélection, a étalé toutes ses qualités offensives, se montrant constamment disponible sur son côté. Certes, l’Uruguay n’a presque jamais été dangereuse, mais Mendy mérite d’être revu. Surtout que son homonyme Benjamin Mendy, doublure de l’indiscutable titulaire Lucas Hernandez, enchaîne les blessures depuis de longs mois.

En attaque, la concurrence va faire rage

En attaque, les positions n’ont en revanche pas bougé. Les stars Antoine Griezmann et Kylian Mbappé sont indéboulonnables, et Olivier Giroud, précieux dans le combat mardi soir, s’est offert un peu de répit avec son but sur penalty, son 33e en sélection. Dans l’ombre des trois titulaires, les remplaçants tardent à éclore. Florian Thauvin, entré en jeu dès la 34e minute à la place de Mbappé (touché à l’épaule droite), n’a presque rien réussi pendant l’heure de jeu passée sur le terrain. Le temps presse pour le Marseillais, souvent décevant en Bleus, comme Ousmane Dembélé, qui n’est même pas entré en jeu contre l’Uruguay.

Car derrière eux, la concurrence frappe à la porte. Anthony Martial, initialement sélectionné avant de renoncer sur blessure, est en grande forme, tout comme Alexandre Lacazette. “Il y aura au mois de mars (pour les débuts des éliminatoires de l’Euro 2020, ndlr) des champions du monde, le plus possible, mais ça laissera de la place à d’autres joueurs aussi”, a assuré Didier Deschamps. Thauvin et Dembélé sont prévenus.

Bruxelles rejette à nouveau le budget italien et ouvre la voie à des sanctions

La Commission européenne a rejeté une deuxième fois le projet de budget de l’Italie. L’ouverture d’une ‘procédure de déficit excessif’ peut aboutir, à terme, à des sanctions financières.

Ce n’est pas un surprise. La Commission européenne a de nouveau rejeté mercredi le projet de budget 2019 de la coalition populiste au pouvoir en Italie, largement en dehors des clous européens, et ouvert la voie à de possibles sanctions financières.

“Avec ce que le gouvernement italien a mis sur la table, nous voyons un risque que le pays s’enfonce aveuglément dans l’instabilité. L’ouverture d’une ‘procédure de déficit excessif’ fondée sur la dette est justifiée”, a annoncé le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis. Une telle procédure peut aboutir, à terme, à des sanctions financières contre l’Italie.

“Nous répondrons à l’UE poliment”

“La lettre de l’UE est arrivée ? J’attends aussi celle du Père Noël”, a ironisé le vice-Premier ministre Matteo Salvini, leader de la Ligue (extrême droite) l’un des deux partis de la coalition avec le Mouvement 5 étoiles (M5S). “Nous répondrons à l’UE poliment”, a-t-il ajouté.

L’Italie a refusé de revoir sa copie

L’annonce de la Commission était attendue, Bruxelles ayant déjà rejeté fin octobre le projet de budget expansionniste de l’Italie, une première dans l’histoire de l’institution. Mais l’Italie a refusé de revoir sa copie, se lançant dans un bras de fer inédit avec l’UE. “Dans une situation d’endettement très élevé, l’Italie prévoit essentiellement d’importants emprunts supplémentaires au lieu de la prudence budgétaire requise”, a relevé mercredi Valdis Dombrovskis.

Des sanctions financières à attendre ?

La Commission a publié mercredi un rapport détaillé dans lequel elle estime que le budget de Rome ne lui permettra pas de réduire cette énorme dette, qui s’élève à 130% du PIB. Elle y souligne notamment que le gouvernement italien “prévoit d’opérer une marche arrière importante sur les réformes structurelles propices à la croissance, en particulier les réformes mises en oeuvre par le passé en matière de retraites”.

Cette publication constitue une première étape nécessaire vers le lancement d’une “procédure de déficit excessif”, qui pourrait être effective en décembre ou janvier au terme d’un processus complexe nécessitant l’approbation des autres Etats membres. Si une telle procédure était effectivement lancée et que l’Italie refusait toujours de modifier son budget, des sanctions financières correspondant à 0,2% de son PIB, soit quelque 3,4 milliards d’euros, pourraient en théorie être prononcées l’été prochain. Mais aux yeux des analystes, de telles sanctions restent assez hypothétiques et seules de fortes tensions sur les marchés financiers pourraient amener le gouvernement italien à revoir son budget.

Le député Fabien Roussel va succéder à Pierre Laurent à la tête du PCF

Désavoué par les militants, Pierre Laurent va prendre la tête du Conseil national du PCF, laissant son siège de secrétaire national du parti au député Fabien Roussel. 

Le député du Nord Fabien Roussel a été choisi mardi soir pour succéder à Pierre Laurent à la tête du Parti communiste, un peu plus d’un mois après un vote inédit qui a mis la direction en minorité. Ce choix de la commission des candidatures du PCF doit encore être entériné dimanche à midi, à l’occasion du 38ème Congrès du parti à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Le sénateur de Paris prendra lui la tête du Conseil national (le parlement du parti).

Solution de compromis

L’ancien journaliste âgé de 61 ans avait pris en main en 2010 les destinées du Parti communiste, qui peine aujourd’hui à exister dans le paysage politique, concurrencé par La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Pierre Laurent avait lui-même ouvert la porte lundi à cette solution de compromis en faisant savoir qu’il était prêt à laisser la place de numéro un à Fabien Roussel, à condition de se voir attribuer une place éminente.

Pierre Laurent désavoué par les militants

Fait inédit pour le Parti communiste, sa direction a été désavouée début octobre lors d’un vote des adhérents. Le texte du secrétaire national Pierre Laurent a, avec 37,9% des voix, été battu par “le Manifeste pour un PCF du 21ème siècle” (42,1%), porté notamment par le patron des députés communistes André Chassaigne et par Fabien Roussel. Âgé de 49 ans, Fabien Roussel a été élu député de la 20ème circonscription du Nord en juin. Lui aussi ancien journaliste, il incarne au PCF une ligne “identitaire”, affirmant haut et fort la volonté du parti de sortir de l’ombre de La France insoumise pour exister de manière autonome dans le débat public.

Comment les auteurs de violences conjugales exploitent le numérique

Flicage, cyberharcèlement et même installation de logiciels espions dans les smartphones… selon une étude publiée mardi, les violences conjugales s’accompagnent très souvent de cyberviolences.

Les violences conjugales, comme les “cyberviolences”, perpétrées via les outils numériques, sont deux problèmes avérés en France. Pourtant, aucune étude n’avait jusqu’ici essayé de croiser ces deux facteurs. C’est désormais chose faite, grâce au centre Hubertine-Auclert (centre francilien pour l’égalité femmes-hommes), qui publie mardi un rapport sur le sujet. Grâce à des questionnaires soumis à des femmes victimes de violences conjugales, il en arrive à une conclusion : en France, les violences conjugales s’accompagnent quasi systématiquement de cyberviolences.

Parmi les 212 femmes interrogées, toutes accueillies pour des violences conjugales pour la première fois par une structure spécialisée, 85% déclarent avoir subi des cyberviolences de la part de leur partenaire ou ex-partenaire sur les douze derniers mois. Ce taux grimpe même à 100% chez les jeunes de moins de 25 ans. Un deuxième questionnaire plus poussé a été soumis à 90 femmes, cette fois suivies de longue date par des associations, et donc plus enclines à se confier. Ces résultats ont montré des taux encore plus importants, avec 100% des femmes de tous âges qui déclarent avoir subi des cyberviolences.

Cinq types de cyberviolences

Mais comment se manifestent exactement ces violences spécifiques, exercées via les espaces et les outils numériques ? Le rapport du centre Hubertine-Auclert en liste cinq différentes. D’abord, le cybercontrôle, qui consiste à fliquer son ou sa conjoint(e) sur les réseaux sociaux, à lire ses SMS et ses mails, regarder les appels émis ou reçus. Cela s’accompagne de pressions psychologiques, comme des reproches si la femme n’est pas joignable en permanence sur son téléphone, ou des appels répétés pour la localiser. Ensuite, le cyberharcèlement avec l’envoi de multiples messages menaçants, insultants et/ou dénigrants par SMS, mails ou sur des applications de messagerie type Whatsapp. “Ces deux types de cyberviolences sont quasiment généralisés”, souligne le rapport. Quelque 73% des femmes interrogées déclarent en effet avoir subi un cybercontrôle, 63% du cyberharcèlement.

Les agresseurs utilisent les outils numériques pour instaurer ou renforcer le contrôle, la domination et donc l’emprise dans le cadre de relations de couple, mais aussi après la séparation.

Troisième forme de cyberviolence : la surveillance de la personne, via des systèmes GPS ou espions. Près d’une femme sur trois (29%) déclare avoir été espionnée à son insu via des outils numériques. Elles sont aussi 25% à dénoncer une cyberviolence économique ou administrative, c’est-à-dire le fait qu’on ait changé les mots de passe d’un compte bancaire ou administratif comme l’espace Pôle emploi, la CAF ou les espaces personnels d’un fournisseur d’électricité. Enfin, 10% des femmes interrogées ont subi des cyberviolences sexuelles, ce fameux “revenge porn” qui consiste à diffuser sans consentement des images ou des vidéos intimes.

Un cybercontrôle très répandu

Ces cyberviolences se cumulent souvent. Ainsi, 75% des femmes ont subi au moins deux types de violences via les outils numériques. “Les agresseurs [les] utilisent pour instaurer ou renforcer le contrôle, la domination et donc l’emprise dans le cadre de relations de couple, mais aussi après la séparation”, écrit le centre Hubertine-Auclert.

Certains de ces comportements témoignent d’une pression insidieuse et continue exercée sur sa conjointe. Ce sont ces messages répétés pour “savoir où vous êtes / ce que vous faites / avec qui vous êtes”. Ces interdictions de répondre à un appel, ces obligations de supprimer un contact, ces injonctions à lire des messages pourtant privés. Et même, dans certains cas, le fait de confisquer un téléphone, un ordinateur ou une tablette pour priver la femme de toute possibilité de communication avec l’extérieur. Cette dernière attitude a été subie par “près d’une femme sur deux (53%), quel que soit son âge”, note le rapport.

Des violences méconnues

D’autres procédés sont moins connus mais tout aussi réels, comme la pose de “logiciels espions sur le téléphone pour suivre [les] déplacements”, explique le centre Hubertine-Auclert. Près d’un quart des femmes (21%) parmi les 90 qui ont répondu à un questionnaire approfondi ont déclaré avoir été surveillées via ces biais-là. Un chiffre “cependant sous-estimé, car les femmes vont avoir du mal à détecter un [tel] logiciel”.

Avec le numérique, certaines stratégies de l’agresseur sont non seulement facilitées mais amplifiées, ce qui renforce la vulnérabilité des victimes et leur isolement.

Les cyberviolences économiques et administratives ont, dans 36% des cas, pour objectif de détourner des aides financières. Certains hommes accèdent ainsi aux comptes administratifs de leur conjointe pour verser des allocations sur leur propre compte bancaire, d’autres exigent de connaître un code de carte bleue. Pour 27% des femmes interrogées, ces piratages sont utilisés pour récupérer des informations privées et leur nuire et les décrédibiliser notamment dans le cadre de procédures auprès d’un juge aux affaires familiales. Le centre Hubertine-Auclert décrit par exemple le cas d’un ancien conjoint qui “avait réussi à accéder au téléphone de la victime et avait constaté qu’elle avait téléchargé une application de rencontres. Il avait utilisé son profil sur cette application dans le cadre d’un rendez-vous avec le juge aux affaires familiales pour affirmer que son ex-partenaire avait une vie sexuelle ‘débridée’ qui n’était pas compatible avec le fait de s’occuper de ses enfants”.

Conséquences : isolement et perte de confiance

Le rapport du centre Hubertine-Auclert montre que les conséquences de ces cyberviolences sont bien réelles. Près de 80% des sondées ayant été victimes se sont senties seules, isolées ; 70% ont témoigné d’une perte de confiance en elles, plus de 75% ont eu du mal à dormir. Pour plus de 25%, ces violences ont même engendré des pensées suicidaires, voire poussé au suicide. La majorité d’entre elles (66%) n’ont jamais déposé plainte pour ces faits précis.

Ce que montre bien le rapport, c’est l’imbrication entre violences conjugales et cyberviolences. Les secondes commencent en même temps que les premières et les renforcent. “Le cyberharcèlement s’inscrit quasiment toujours dans un contexte où la femme déclare avoir été exposée à des insultes et des injures verbales”, écrit le centre Hubertine-Auclert. Tout comme 70% des femmes qui ont déclaré avoir subi des cyberviolences sexuelles ont également dit avoir été victime de violences sexuelles. “Avec le numérique, certaines stratégies de l’agresseur sont non seulement facilitées mais amplifiées, ce qui renforce la vulnérabilité des victimes et leur isolement”, conclut l’enquête.

Budget 2019 : cinq mesures qui vont concerner votre pouvoir d’achat

De l’augmentation des taxes sur les carburants à la suppression des cotisations sur les heures supplémentaires, Europe 1 vous présente les cinq mesures qui vont avoir un impact direct sur le pouvoir d’achat des Français en 2019.

Doucement mais sûrement, le projet de loi de finances pour 2019 poursuit son petit bonhomme de chemin. Les députés, qui avaient déjà validé la partie recettes, ont voté mardi, à une large majorité, le texte intégral du budget pour l’année à venir, avant de l’envoyer au Sénat. Comme chaque année, de nombreuses mesures vont avoir un impact direct et concret sur le porte-monnaie des Français. Europe 1 a sélectionné les cinq les plus marquantes.

Hausse des taxes sur les carburants

En quelques semaines, la hausse de la fiscalité écologique est devenue le point de crispation majeur du budget 2019. Alors que les prix des carburants ont flambé en octobre (à cause de la hausse du prix du baril de pétrole), le gouvernement s’est retrouvé dans l’œil du cyclone des “gilets jaunes”. En cause : les augmentations de taxes prévues dans le PLF pour le 1er janvier 2019, à hauteur de 6,5 centimes sur le litre de diesel et de 2,9 centimes sur le litre d’essence. Malgré la grogne, l’exécutif a maintenu ces taxes, en contrepartie de primes supplémentaires.

Suppression des cotisations sur les heures supplémentaires

“Dès le 1er  septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés” : telle est la promesse faite par Édouard Philippe. Cette mesure devrait rapporter “en moyenne plus de 200  euros supplémentaires par an” pour les salariés payés au Smic, et coûter deux milliards à l’État, a-t-il précisé. À la différence du dispositif mis en place sous Nicolas Sarkozy, les “heures sup” ne seront en revanche pas défiscalisées : le supplément de salaire net sera bien soumis, comme toute rémunération, à l’impôt sur le revenu.

Augmentation de la prime d’activité

Versée aux personnes touchant un petit salaire, la prime d’activité (163 euros par mois en moyenne actuellement) a déjà augmenté exceptionnellement de 20 euros mensuels en octobre. Mais ce n’est pas fini : le budget 2019 prévoit une nouvelle hausse de 20 euros chaque mois en 2019 (mais aussi en 2020 et 2021). Ce coup de pouce sera toutefois individualisé et le montant de 20 euros est le maximum qui puisse être versé, en l’occurrence aux personnes touchant un salaire inférieur ou égal au Smic.

Petite revalorisation des APL

En 2019, les Aides personnalisées au logement seront revalorisées de 0,3%, une hausse bien en-deçà de l’inflation prévue pour l’année à venir (1,4%). Cette augmentation en trompe-l’œil s’accompagne d’une réforme du mode de calcul. Le montant des APL sera désormais fixé en fonction des ressources actuelles de l’allocataire (ou du demandeur) et non plus à partir de celles touchées deux ans auparavant. C’est ce même esprit de contemporanéité qui prévaut à l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

Poursuite de la réduction de la taxe d’habitation

Votée dans le cadre du projet de loi de finances 2018, la baisse de la taxe d’habitation va se poursuivre en 2019 avec une nouvelle étape de trois milliards d’euros, appliquée à 80% des foyers assujettis à cet impôt. Une troisième baisse, d’un montant équivalent, est d’ores et déjà programmée en 2020, et permettra aux 17 millions de foyers concernés de ne plus payer du tout de taxe d’habitation. Les 20% de ménages les plus aisés, pour l’instant exclus du dispositif, seront alors eux aussi concernés, l’objectif étant une disparition pure et simple de cet impôt en 2021. Coût global de l’opération : 20 milliards d’euros.