Les discrètes vacances de Noël de l’exécutif

L’ensemble des membres du gouvernement et le président de la République sont en vacances quelques jours. Mais le secret est bien gardé sur les destinations de chacun.

C’est la trêve des confiseurs jusque dans les plus hautes sphères. Après Noël, l’ensemble du gouvernement et le président de la République sont en vacances. En toute discrétion.

Aucune sortie officielle pour Macron

Dans l’entourage du couple présidentiel, on fait savoir qu’Emmanuel et Brigitte Macron ont quitté l’Elysée pour une destination tenue secrète. Ils passeront quelques jours en famille, a priori ni au Touquet ni à Bregançon, avec pour seul programme celui de se reposer. La discrétion sera totale : aucune sortie officielle, aucun bain de foule n’est prévu. Pas question pour le président de la République de risquer une quelconque polémique en cette période difficile. Il s’efface avant sa prochaine apparition publique, qui devrait intervenir pour ses vœux du 31 décembre.

Ce qui a d’ailleurs fait dire à notre éditorialiste Jean-Michel Aphatie qu’Emmanuel Macron “se cache”. “Il se cache parce qu’il a compris le rejet qu’il suscite dans cette crise des ‘gilets jaunes’. Et Emmanuel Macron et ses communicants ont conçu, ce que j’appelle un peu par provocation sa disparition, comme un facteur d’apaisement”, a jugé l’éditorialiste mercredi matin.

Bruno Le Maire au Pays basque

Cette discrétion pendant ces fêtes, on la retrouve à tous les échelons du gouvernement. Le Premier ministre, Edouard Philippe, est aussi en famille loin des caméras. Aux ministres, on a demandé de ne pas partir loin et de rester discrets. La palme de la sobriété revient probablement à Bruno Le Maire, qui a posté sur Twitter des photos du Pays basque. Une plage sous un ciel nuageux et un couple d’ânes au milieu d’un champ.

“Gilets jaunes” : les transporteurs routiers dénoncent une surfacturation des trajets sur autoroutes

Conséquence inattendue du mouvement des “gilets jaunes”, des transporteurs routiers se sont vus adresser des factures d’autoroutes basées sur les tarifs des trajets les plus longs. 

L’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) a dénoncé jeudi une surfacturation de leur trajet sur autoroutes, conséquence inattendue d’opérations des “gilets jaunes”  ayant perturbé la détection des véhicules aux péages. “C’est une injustice caractérisée de faire payer (aux entreprises de transport routier) une situation qu’elles n’ont ni voulue, ni initiée !”, s’est insurgé l’OTRE dans un communiqué.

Des trajets facturés sur la base du plus long. “Les factures adressées aux entreprises par les sociétés d’autoroute (…) comportent de nombreuses lignes de surtaxation calculées sur le principe dit ‘du trajet le plus long’, les badges de télépéage n’ayant pas été détectés à l’entrée ou à la sortie de l’autoroute” après que des actions de “gilets jaunes” ont perturbé le fonctionnement des systèmes de détection des véhicules, a ajouté l’organisation. “Cela représente 30 à 60 lignes (de surfacturation) par véhicule par semaine”, a précisé le secrétaire général de l’OTRE, Jean-Marc Rivera.

“Payer le juste prix”

Avec les premières factures qui commencent à arriver, “on prend conscience de l’ampleur”, a-t-il ajouté, même si selon lui, les transporteurs routiers “ne sont pas en mesure de chiffrer” exactement les conséquences économiques. Pour Jean-Marc Rivera, les transporteurs routiers sont “absolument prêts à tout” pour résoudre ce problème, mais veulent simplement “payer le juste prix”. L’OTRE dit avoir envoyé un courrier à la ministre des Transports, Elisabeth Borne, pour l’alerter.

La société Vinci Autoroutes a quant à elle affirmé dans un communiqué n’avoir “appliqué aucune facturation (dite du trajet le plus long) depuis le début du mouvement des ‘gilets jaunes’ (…) en raison du caractère exceptionnel de la situation”. En cas de non-identification du point d’entrée des clients télépéage, “les trajets n’ont pas été facturés, ils ont été neutralisés, pour ne pas pénaliser les clients”, a précisé Vinci Autoroutes.

Crédit Agricole visé par l’enquête européenne sur des soupçons d’entente sur le marché obligataire

La Commission européenne soupçonne la banque française de s’être entendue avec d’autres banques, entre 2009 et 2015, dans certaines négociations sur le marché obligataire.

Le groupe bancaire français Crédit Agricole a indiqué jeudi faire partie des quatre banques visées par une enquête de la Commission européenne, qui les soupçonne de s’être entendues entre 2009 et 2015 dans certaines négociations sur le marché obligataire. Crédit Agricole SA, l’entité cotée du groupe bancaire mutualiste, et Crédit Agricole CIB, sa banque de financement et d’investissement, “confirment avoir reçu (…) une communication de griefs de la Commission Européenne dans le cadre de son enquête sur une éventuelle infraction au droit de la concurrence sur le marché secondaire des obligations SSA (Suprasouveraines, souveraines et d’agences) libellées en dollars américains”, a indiqué le groupe dans une déclaration.

Entente et échange d’informations sensibles

“Crédit Agricole SA et Crédit Agricole CIB vont en prendre connaissance et y répondre”, est-il ajouté sans plus de précisions. La Commission européenne soupçonne quatre banques de s’être entendues entre 2009 et 2015 pour fausser la concurrence dans la négociation sur le marché secondaire d’obligations libellées en dollars, a-t-elle annoncé jeudi dans un communiqué. Selon la Commission, certains négociateurs de ces banques auraient pu “échanger des informations commerciales sensibles et coordonner leurs prix concernant des obligations suprasouveraines, souveraines et d’agences libellées en dollars américains”, également connues sous le nom d'”obligations SSA”.

Une amende jusqu’à 10% du CA

Ces contacts auraient essentiellement eu lieu “sur des forums de discussion en ligne”, précise-t-elle. Bruxelles a adressé une “communication des griefs”, l’équivalent d’un acte d’accusation dans le jargon bruxellois, aux quatre établissements en question. Les quatre banques sont désormais invitées à examiner les pièces versées au dossier de la Commission, à qui elles peuvent répondre par écrit ou demander à être entendues. Bruxelles, qui n’est tenue par aucun délai légal dans cette enquête, pourrait infliger une amende allant jusqu’à 10% du chiffre d’affaires annuel des entreprises concernées si ses allégations étaient confirmées.

Coupe de la Ligue : l’OM éliminé par Strasbourg en huitièmes

Les Marseillais ont été battus à domicile par le Racing club de Strasbourg, aux tirs au but (1-1, 4 t.a.b. à 2).

Rien ne va plus à l’OM. Marseille, en crise de résultats depuis plusieurs semaines, a été éliminé par Strasbourg en huitièmes de finale de la Coupe de la Ligue (1-1, 4 t.a.b à 2), dans un stade Vélodrome tristement désert. Les Marseillais, longtemps menés au score après un but sur penalty de Jonas Martin (18e), ont égalisé en fin de match par Luiz Gustavo (80e) pour s’offrir une séance de tirs au but. Mais Dimitri Payet et Adil Rami ont tous deux manqué leurs tentatives, enfonçant un peu plus l’OM dans la crise.

Rupture consommée avec le public

Avec sept défaites sur les onze derniers matches et des éliminations dès le premier tour de la Ligue Europa, et donc de la Coupe de la Ligue, l’OM continue sa chute. La rupture semble consommée avec le public du Vélodrome, où à peine 8.000 supporters se sont déplacés mercredi soir. L’OM n’a rien fait pour rassurer la maigre assistance en première période, se retrouvant vite mener au score sur un penalty de Jonas Martin (18e).

Les Marseillais ont cependant fait un peu mieux au retour des vestiaires. Dimitri Payet a cependant raté un penalty, arrêté par Bingourou Kamara, l’habituel gardien remplaçant du Racing. Luiz Gustavo a offert un sursaut aux siens, en égalisant en fin de match (80e), avant une séance de tirs au but fatale. Certes, l’arbitre n’a pas sifflé un penalty évident sur Payet (42e) et a refusé, à tort, un but contre son camp de Benjamin Corgnet (42e). Mais même sans ces erreurs d’arbitrage, l’OM n’y était vraiment pas.

Les résultats des huitièmes de finale : 

Mardi
Orléans – PSG 1-2

Mercredi 
Amiens – Lyon 2-3
Monaco – Lorient 1-0
Rennes – Nantes 2-1
Nice – Guingamp 0-0 (1 t.a.b à 3)
Marseille – Strasbourg 1-1 (2 t.a.b. à 4)
Dijon – Bordeaux 0-1
Le Havre – Nîmes 2-1

Le tirage au sort des quarts de finale : 

Lyon – Strasbourg
Monaco – Rennes
Bordeaux – Le Havre
PSG – Guingamp

Donald Trump envisage un retrait complet des troupes américaines en Syrie

Le président américain a affirmé dans un tweet mercredi que “nous avons vaincu le groupe Etat islamique en Syrie, la seule raison pour moi pour laquelle nous (y) étions présents”. 

Le président des Etats-Unis Donald Trump, qui estime avoir atteint son objectif de “vaincre le groupe Etat islamique” en Syrie, envisage désormais un retrait complet des troupes américaines stationnées dans ce pays. “C’est un retrait total” qui interviendra “aussi rapidement que possible”, a indiqué mercredi à l’AFP un responsable américain sous couvert d’anonymat. “La décision a été prise hier”, a-t-il précisé. “Nous avons vaincu le groupe Etat islamique en Syrie, la seule raison pour moi pour laquelle nous étions présents pendant la présidence Trump”, a de son côté tweeté le président américain.

Aucun calendrier fixé

Quelque 2.000 soldats américains sont actuellement déployés dans le nord de la Syrie. Si Donald Trump a, à plusieurs reprises, exprimé sa volonté de retirer les soldats américains de ce pays en guerre, plusieurs membres de son administration ont exprimé leurs différences sur ce dossier sensible. Au printemps, lorsque le sujet avait été remis sur la table, un compromis pour confirmer le statu quo sans heurter la susceptibilité du magnat de l’immobilier avait été trouvé : l’administration avait affirmé que le retrait restait “l’objectif”, mais aucun calendrier n’avait été fixé. La semaine dernière encore, l’émissaire des Etats-Unis pour la coalition internationale antidjihadistes, Brett McGurk, assurait que les Américains avaient vocation à rester encore pendant un bon moment en Syrie.

“La fin de l’EI prendra beaucoup plus longtemps”

“Même si la fin du califat en tant que territoire est maintenant clairement à portée de main, la fin de l’EI prendra beaucoup plus longtemps”, avait-il dit devant la presse à Washington, car “il y a des cellules clandestines” et “personne n’est naïf au point de dire qu’elles vont disparaître” du jour au lendemain. “Personne ne déclare ‘mission accomplie'”, avait-il insisté. “Nous avons bien entendu appris beaucoup de leçons dans le passé, donc nous savons qu’une fois que les territoires sont libérés, on ne peut pas simplement plier bagage et partir”. A plusieurs reprises, le ministre américain de la Défense Jim Mattis a lui aussi mis en garde contre un départ précipité de la Syrie. “Nous devons éviter de laisser en Syrie un vide qui puisse être exploité par le régime d’Assad ou ses soutiens”, avait-il ainsi expliqué en juin.

Emmanuel Macron est allé à la rencontre d’enfants maltraités dans l’Aisne

Le président a échangé jeudi avec des enfants maltraités placés dans un “village” d’Action enfance, dans l’Aisne, où il a été notamment interpellé par un jeune de six ans sur les “gilets jaunes”.

Emmanuel Macron a visité jeudi un centre accueillant des enfants victimes de maltraitance à Soissons, dans l’Aisne, en vue de la présentation de la “stratégie de protection de l’enfance” prévue début 2019. Au cours de cette visite, qui n’était pas annoncée dans son agenda, le chef de l’Etat a passé plus de deux heures à rencontrer le personnel et des enfants du “village” de la fondation “Action enfance” qui accueille 60 jeunes de 3 à 17 ans dans huit maisons à la périphérie de Soissons.

Un enfant tué tous les cinq jours par son parent

Il a indiqué qu’il prendrait des décisions en “début d’année prochaine” pour “restructurer profondément” la protection de l’enfance. “Il y a un travail formidable qui est fait (…) mais on peut faire beaucoup mieux”, a-t-il ajouté. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de ce dossier, avait fixé en novembre l’objectif que tous les mineurs pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance (ASE) puissent avoir un “parcours coordonné et pris en charge à 100%”, y compris pour les consultations auprès d’un pédopsychiatre ou d’un psychologue. Est également prévue une “grande réforme” de la Protection maternelle et infantile (PMI).

Il s’agit en outre d’accentuer la prise de conscience des Français alors qu’un enfant est tué tous les cinq jours par l’un de ses parents, dont la moitié avant son premier anniversaire. Un total de 341.000 mineurs faisaient l’objet d’au moins une mesure de protection de l’enfance fin 2017 en France, en hausse de 4,2% en un an, selon les derniers chiffres officiels. Plus de la moitié (52%) étaient placés.

Macron veut multiplier les déplacements

Au cours de la visite, Emmanuel Macron a été interrogé par un enfant de six ans qui l’a tutoyé en lui disant, en faisant allusion aux “gilets jaunes” : “Tu sais, les gens ne sont pas contents sur l’essence”. “Justement, on ne va pas la faire, la hausse des prix (…) On ne peut pas régler tous les problèmes d’un coup de baguette magique. Il faut les régler les uns après les autres”, a-t-il répondu. A l’issue de cette visite sans caméra, Emmanuel Macron a rejeté l’idée qu’il se déplaçait “à la sauvette”, insistant sur le besoin de rencontrer des gens sans délégation importante. “Je vais multiplier les déplacements en début d’année”, a-t-il ajouté, confirmant qu’il allait rencontrer des maires comme il l’avait annoncé dans son allocution télévisée du 10 décembre.

Notre-Dame-des-Landes : signature de la rétrocession des terres au département

Alors que le département avait vendu ces terres en 2012 à l’État, il va finalement payer 950.000 euros pour redevenir propriétaire de 895 hectares qu’il avait acquis à partir de 1974 en prévision de la construction de l’aéroport. 

La majorité des terres où devait être construit l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes va être rétrocédée par l’État au département de Loire-Atlantique durant le premier trimestre 2019, selon les termes d’un protocole signé mardi par le préfet Claude d’Harcourt et le président du conseil départemental Philippe Grosvalet.

Prix du rachat : 950.000 euros

Les grandes lignes et le calendrier de cet accord étaient déjà connus et Claude D’Harcourt et Philippe Grosvalet ont profité de la signature pour communiquer le prix de rachat : 950.000 euros qui seront payés par le département pour redevenir propriétaire de 895 hectares qu’il avait acquis à partir de 1974 en prévision de la construction de l’aéroport.

Le département avait vendu ces terres en 2012 à l’État puis, après l’annonce par le gouvernement en janvier 2018 de l’abandon du projet, il avait exprimé le souhait d’en redevenir propriétaire.

La somme de 950.000 euros résulte de “l’évaluation des terrains et bâtiments” et tient “compte des frais occasionnés par la remise en état des routes départementales”, explique le département et la préfecture dans un communiqué, sans toutefois préciser le prix de remise en état des routes.

L’espace représente au total 1.425 hectares

Au total, l’espace où devait être construit l’aéroport représente une superficie de 1.425 hectares et le département va donc en devenir le principal propriétaire.

Il s’est engagé à signer des baux agricoles à la fois avec des agriculteurs ayant exploité ces terres par le passé et avec des personnes ayant choisi de cultiver des terres dans le cadre de la lutte contre l’aéroport et fait la démarche de régulariser leurs activités.

La rétrocession deviendra effective au premier trimestre 2019

Des différends ont existé sur la répartition de ces terres, mais à ce jour il ne reste plus que 70 hectares concernés par des conflits d’usage, expliquent la préfecture et le département, estimant que lorsque la rétrocession des terres au département deviendra effective durant le premier trimestre 2019, ces problèmes auront été réglés et la signature de tous les baux agricoles deviendra possible.

“Les baux ne seront signés que quand tout le monde sera bien dans le droit”, a toutefois précisé Claude D’Harcourt.

“Gilets jaunes” : l’Insee divise par deux sa prévision de croissance pour le 4T

L’institut statistique a abaissé ses prévisions de croissance pour l’année 2018 à 1,5%, et a notamment divisé par deux sa prévision pour le quatrième trimestre, impacté par les “gilets jaunes”.

L’Insee a abaissé mardi sa prévision de croissance pour 2018 à 1,5%, comme la Banque de France la semaine dernière, l’activité ayant été pénalisée par le climat des affaires et le mouvement des “gilets jaunes” au dernier trimestre. L’Insee a revu à la baisse ses attentes pour la croissance en 2018, de 0,1 point à 1,5%, soit moins que le 1,7% attendu par le gouvernement et que la hausse du PIB de 2,2% (2,3% en données corrigées des jours ouvrés) atteinte l’an dernier.

L’impact du mouvement des “gilets jaunes”

Pour le quatrième trimestre, l’institut statistique a même divisé par deux et amputé de 0,2 point sa prévision précédente d’une croissance de 0,2%, imputant ce ralentissement au climat des affaires, mais aussi au mouvement des “gilets jaunes”, malgré une “accélération du pouvoir d’achat” sur la fin de l’année. L

Vers une progression du pouvoir d’achat

L’Insee n’a pas communiqué sa prévision pour l’an prochain, mais elle estime que l’acquis de croissance au premier semestre serait de 1%, avec une hausse estimée à 0,4% au premier trimestre et à 0,3% au second. L’institut statistique estime également que le pouvoir d’achat des Français progressera de 1,4% cette année, comme l’année dernière, grâce à une forte accélération sur le dernier trimestre de 2018, soutenue par la baisse du pétrole et de la taxe d’habitation.

L’effet limité du CICE

En revanche, il ne s’attend qu’à un effet “limité” et “modéré” du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) sur le chômage l’an prochain, qui devrait très légèrement baisser à 9% au printemps contre 9,1% au troisième trimestre de cette année. Cette mesure va peser lourdement sur le déficit public en 2019 : l’État devra payer “double” en supportant le remboursement du CICE pour 2018 et la baisse des cotisations prévue pour l’année en cours, soit un total de 40 milliards d’euros.

Manchester United : le départ de Mourinho, une mauvaise nouvelle pour le PSG ?

José Mourinho a été limogé mardi par les “Red Devils”, deux mois avant le huitième de finale de Ligue des champions contre le PSG. De quoi changer le visage d’une équipe en pleine crise.

La vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Lundi, le PSG pouvait s’estimer heureux d’avoir hérité de Manchester United, en pleine crise sportive, lors du tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Mais cette double confrontation a peut-être basculé dès le lendemain, mardi, avec l’annonce du départ de José Mourinho, en poste depuis 2016. L’iconique manager portugais, surnommé le “Special One”, n’en finissait plus d’irriter les fans et les observateurs des “Red Devils”, agacés par sa communication, son jeu défensif et ses rapports conflictuels avec ses stars, Paul Pogba en tête. Pour le remplacer, un entraîneur intérimaire devrait être nommé jusqu’à la fin de la saison (les médias anglais évoquent la piste de l’ancien buteur norvégien du club, Ole Gunnar Solskjaer, ou l’ancien milieu de terrain Michael Carrick), avec pour mission de relancer Manchester United, décevant 6e de Premier League. Et de redevenir, d’ici deux mois, une équipe capable de rivaliser avec le PSG.

Des joueurs libérés ?

Le départ de José Mourinho a sans doute été accueilli avec soulagement par une partie du vestiaire de Manchester United, notamment par la star Paul Pogba. Depuis plusieurs mois, l’entraîneur portugais entretenait une relation orageuse avec le champion du monde français, au point de le déchoir de son statut de vice-capitaine fin septembre, et de le laisser sur le banc des remplaçants lors des deux derniers matches de Premier League. Le Chilien Alexis Sanchez, devenu l’ombre du génial attaquant qu’il était à Arsenal, ou Anthony Martial, souvent tancé ces dernières années, ont eux aussi subi les foudres du caractériel “Special One”. Débarrassés de l’ombre pesante de Mourinho, ces trois joueurs sauront-ils revenir à leur meilleur niveau d’ici les huitièmes de finale ? Paul Pogba, étincelant avec les Bleus cet été, en a assurément les moyens.

Un collectif qui peut émerger

En plus de se mettre à dos son vestiaire, José Mourinho s’était attiré des critiques presque unanimes sur la qualité du jeu développée par son équipe, jugée défensive à l’extrême et ennuyeuse. “Ces performances sont les pires que j’ai vues depuis 25 ans à United”, avait lancé l’ancien défenseur d’Arsenal Martin Keown sur la BBC, avant la défaite contre Liverpool dimanche dernier (3-1). Car Manchester n’est pas un club comme un autre. Les “Red Devils”, détenteurs du record de titres en Premier League (20) et triples vainqueurs de la Ligue des champions, ont forgé leur réputation par un style de jeu offensif, notamment lors de la période dorée avec Sir Alex Ferguson (1986-2013). Mais Manchester United peut-il redevenir le grand club qu’il était en seulement deux mois ?

Les exemples de Chelsea et du Real

Le PSG serait bien inspiré de ne pas sous-estimer la capacité de réaction des “Red Devils”. Ces dernières années, d’autres grands clubs en crise ont réussi à rebondir de manière spectaculaire en Ligue des champions. En 2012, Chelsea s’était séparé de son entraîneur, le Portugais André Villas-Boas, remplacé par l’Italien Roberto Di Matteo. Quelques mois plus tard, les “Blues” remportaient la C1 à la surprise générale, battant en finale le Bayern Munich (1-1, 4 t.a.b à 3). Le Real Madrid a connu un parcours similaire en 2016, avec l’arrivée de Zinédine Zidane sur le banc en janvier à la place de Rafael Benitez, après un début de saison chaotique. En mai de la même année, le coach français remportait la première de ses trois Ligue des champions consécutives. Le nom de “Zizou” revient d’ailleurs avec insistance pour prendre en main les “Red Devils”, mais seulement en juin prochain. D’ici là, le PSG ne devrait pas croiser la route de celui qui les a éliminés l’an passé avec le Real, en huitièmes de finale de la C1…

Catastrophes naturelles et désastres : les pertes économiques divisées par deux en 2018

Alors qu’en 2017, les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres engendrés par l’homme avaient atteint 350 milliards de dollars, ce chiffre tombe à 155 milliards pour 2018. 

Les pertes économiques liées aux catastrophes naturelles et aux désastres engendrés par l’homme se sont élevées à environ 155 milliards de dollars en 2018, en très nette baisse par rapport à 2017, selon les premières estimations de Swiss Re, publiées mardi.

La facture baisse aussi pour les assureurs

L’an passé, les pertes économiques avaient atteint 350 milliards de dollars (307 milliards d’euros), a rappelé le géant suisse de la réassurance dans un communiqué, pointant que la facture pour les assureurs a également diminué quasiment de moitié, les dommages assurés refluant à 79 milliards de dollars, contre 150 milliards un an plus tôt.

Alors que l’année 2017 avait été marquée par de coûteuses catastrophes, telles que les ouragans Harvey, Irma et Maria, l’année 2018 a été en revanche caractérisée par des événements plutôt de taille petite ou moyenne, causés par des conditions climatiques extrêmes — même s’ils ont toutefois engendré des pertes conséquentes.

Bien que les frais pour les assureurs soient moindres qu’en 2017, l’année qui s’achève ressort malgré tout comme la quatrième année la plus coûteuse dans les relevés de Swiss Re, qui procède à des estimations depuis 50 ans. La facture est également supérieure à la moyenne sur dix ans, qui se monte à 71 milliards de dollars, a quantifié le groupe suisse.

Les États-Unis frappés par des incendies et des ouragans

Parmi les événements les plus dévastateurs de 2018 figurent notamment les ouragans Michael et Florence qui ont frappé les États-Unis, les typhons Jebi, Trami et Mangkhut au Japon, ainsi que les épisodes de sécheresse et les incendies en Europe et en Californie.

Outre les 71 milliards de dollars de pertes dues aux catastrophes naturelles, les assurances ont également couvert les quelque 8 milliards de dollars dus aux désastres engendrés par l’homme, tels que les accidents industriels.