Violences faites aux femmes : lancement d’une plateforme de signalement en ligne

Mardi, le gouvernement a lancé un site Internet qui doit permettre d'”accompagner” les victimes de violences vers le dépôt d’une plainte.

C’est désormais possible. Les femmes peuvent signaler en ligne à des policiers et gendarmes spécialisés, les violences sexuelles et sexistes dont elles sont victimes, via un site internet lancé mardi par le gouvernement. Ce “portail de signalement” en ligne, accessible par ordinateur, tablette ou smartphone, doit permettre d'”accompagner” les victimes vers le dépôt d’une plainte, mais également aux témoins de signaler des faits dont ils auraient connaissance, ont expliqué les quatre membres du gouvernement qui s’étaient déplacés au commissariat de Guyancourt (Yvelines) pour son lancement officiel.

36 policiers et gendarmes formés

L’objectif est également de permettre à la victime – qui pourra rester anonyme si elle le souhaite – d’être orientée vers des associations pouvant lui venir en aide. Trente-six policiers et gendarmes, spécialement formés et basés à Guyancourt et à Rennes, seront mobilisés “jour et nuit, tous les jours de la semaine, pour écouter, conseiller”, et lutter contre “le silence, la peur et l’isolement”, a souligné le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui participait à cette inauguration avec son secrétaire d’État Laurent Nuñez.

La plateforme doit contribuer à “un mouvement de libération”

“Il n’est pas toujours facile pour les victimes de parler”, car “la honte fait partie de la stratégie de l’agresseur”, a observé de son côté la secrétaire d’État à l’Égalité femmes/hommes Marlène Schiappa. La plateforme doit donc contribuer à un “mouvement de libération” de la parole des victimes, qui n’est cependant “pas suffisant”, a-t-elle noté, appelant les témoins à se manifester.

“Quand vous avez connaissance d’une violence sexiste ou sexuelle, votre devoir de citoyen, c’est d’appeler la police ou la gendarmerie, ou désormais de vous connecter à cette plateforme”, a-t-elle insisté.

Une aide pour faire le premier pas

Le site Internet, accessible via service-public.fr ou www.signalement-violences-sexuelles-sexistes.gouv.fr, peut aider certaines femmes à “faire le premier pas sans être obligées de se confronter à un regard, à une démarche physique”, mais aussi les conseiller dans la manière de recueillir des preuves en vue de faire condamner leur agresseur, a relevé la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

130 femmes mortes l’an dernier

Cent trente femmes sont mortes l’an dernier en France sous les coups de leur compagnon, ex-conjoint ou petit ami, contre 123 en 2016, selon les chiffres dévoilés par le ministère de l’Intérieur lundi, au lendemain de la journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes.

Le gouvernement souligne que 93.000 femmes déclarent avoir déjà été victimes d’un viol ou d’une tentative de viol, et que selon une enquête de victimisation menée sur la période 2009-2017, moins de 10% des victimes de violences sexuelles et sexistes déposeraient plainte. Samedi, quelque 50.000 personnes – selon les organisatrices – ont défilé contre ces violences dans une cinquantaine de villes en France, dont 30.000 à Paris (12.000 selon la préfecture de police).

Nucléaire : Emmanuel Macron annonce la fermeture de la centrale de Fessenheim à l’été 2020

Le président de la République a annoncé mardi son intention de fermer définitivement les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim en 2020. Par la suite, douze autres réacteurs seront arrêtés d’ici 2035.

“Une approche pragmatique et adaptative” : Emmanuel Macron a précisé mardi ses intentions sur l’avenir du nucléaire en France. Alors que circulait jusqu’ici la date de 2022, les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim seront finalement fermés en 2020, a annoncé le chef de l’État. Douze autres réacteurs (sur 58) suivront d’ici 2035, dont quatre à six avant 2030, a-t-il précisé lors d’un discours donné devant des responsables politiques à l’Élysée.

Assurer la sécurité de l’approvisionnement énergétique

Durant la durée de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la future programmation énergétique qui s’arrête à 2028, le gouvernement prévoit deux fermetures supplémentaires de réacteurs, et deux autres sous conditions, selon le détail des arbitrages de l’exécutif transmis par l’Elysée. Avec ce calendrier, qui devra être précisé par Matignon et le ministère de la Transition écologique, Emmanuel Macron a expliqué vouloir “prendre en compte la sécurité de notre approvisionnement” en électricité. “Il ne s’agit pas de fermer des centrales si c’est pour importer de l’énergie produite, parfois moins bien, à l’étranger”, a maintenu le chef de l’État.

Pas de nouveaux EPR engagés avant 2021

Par ailleurs, la France ne prendra pas de décision sur la construction de nouveaux EPR, les réacteurs de nouvelle génération, avant 2021, a ajouté Emmanuel Macron. “L’EPR doit faire partie du bouquet d’options pour demain. Je demande à EDF de travailler à l’élaboration d’un programme de ‘nouveau nucléaire’ en prenant des engagements fermes sur le prix, pour qu’ils soient plus compétitifs. Tout doit être prêt en 2021 pour que le choix qui sera proposé aux Français puisse être un choix transparent et éclairé”, a-t-il précisé.

Ligue des champions : Lyon peut-il rééditer l’exploit contre Manchester City ?

Deux mois après son exploit à l’Etihad Stadium, l’Olympique lyonnais accueille Manchester City avec le même espoir, mardi soir en Ligue des champions.

Le match aller avait marqué les esprits. Le 19 septembre dernier, pour ses débuts en Ligue des champions, l’Olympique lyonnais avait déjoué tous les pronostics en allant s’imposer sur la pelouse de Manchester City (2-1). Deux mois plus tard, les hommes de Bruno Genesio ont l’occasion de se qualifier pour les huitièmes de finale de la compétition, face à ces mêmes Citizens. Un match nul pourrait suffire à leur bonheur – dans le cas où Hoffenheim et le Shakhtar Donetsk ne se départagent pas – mais le chemin le plus direct est évidemment de l’emporter, mardi soir au Groupama Stadium. Reste une question : cette mission est-elle vraiment à leur portée ?

Oui : “Lyon élève toujours son niveau de jeu dans les gros matches”

Lyon n’est pas favori, c’est une évidence. Mais les Gones ont des raisons d’espérer. Cette saison, paradoxalement, les Lyonnais coulent dans les matches faciles mais savent toujours élever leur niveau de jeu lors des grosses rencontres. Contre Marseille (4-2) et Saint-Étienne (1-0) en Ligue 1, et donc contre Manchester City en Ligue des champions, l’OL a montré un visage beaucoup plus convaincant que face à des équipes supposées plus faibles (Caen, Bordeaux ou Hoffenheim à deux reprises). Comme si les Lyonnais avaient besoin d’avoir peur de perdre pour s’appliquer sur le terrain. Seul contre-exemple : la cinglante défaite à Paris (5-0), début octobre. Mais pendant un peu plus d’une mi-temps, les Gones avaient rivalisé dans le jeu…

Et si pour Lyon, la blessure de Nabil Fekir peut ressembler à une mauvaise nouvelle, les Lyonnais ne sont pas désarmés pour autant. Sans lui, ils ont même montré un bien meilleur visage en seconde période face à Saint-Étienne, vendredi. Sans leur maître à jouer (qui est tout de même dans le groupe), les multiples talents lyonnais ont plus de place pour s’exprimer. Houssem Aouar, déjà auteur de neuf buts cette saison (dont quatre en coupe d’Europe), peut faire parler son élégance. Il est bien aidé par les deux hommes en forme de l’OL, qui viennent de briller avec les Bleus : Tanguy Ndombélé et Ferland Mendy. Malgré des déchets, le premier, avec ses feintes de corps et ses percussions, sort souvent Lyon de situations compliquées. Quant au second, il impressionne dans son couloir gauche. À eux trois, et si Memphis Depay est dans un bon soir, l’OL aura des occasions pour faire douter l’ogre mancunien.

Non : “La donne a changé depuis le match aller”

Deux mois ont passé depuis cette douce soirée de septembre, lors de laquelle l’OL s’était offert le scalp des Anglais. Depuis, la donne a bien changé : les Citizens ont gagné toutes leurs rencontres européennes quand les Rhodaniens, eux, n’ont plus connu le succès dans la compétition, gâchant désespérément de belles occasions face à Hoffenheim (3-3, 2-2) et contre le Shakthar Donetsk (2-2).

À en croire les chiffres, certes, Lyon est sur une bonne dynamique, avec une seule défaite lors de ses quatorze derniers matches. Mais celle-ci, une débâcle 5-0 face au PSG, donc, a surligné certaines de leurs lacunes, dont la plus criante : l’inconstance.

Il n’y a qu’à voir la prestation des ouailles de Genesio dans le derby face à Saint-Étienne, vendredi dernier. Sauvés à plusieurs reprises par leur gardien Anthony Lopes, ils n’ont développé leur jeu qu’une vingtaine de minutes, comme c’était déjà le cas à Guingamp, lors du match précédent (4-2). Qu’on se le dise, Manchester City n’est pas la lanterne rouge de Ligue 1, et une telle attitude ne suffira sûrement pas face au leader de Premier League. Sans compter l’état de forme préoccupant de Nabil Fekir, pourtant désigné “homme du match” à l’aller.

Si les Citizens n’ont besoin que d’un point au Groupama Stadium pour accéder à la phase éliminatoire, nul doute que les joueurs de l’insatiable Pep Guardiola voudront s’assurer la première place du groupe F. L’entraîneur catalan titillera assurément leur esprit de revanche. L’OL est en effet la seule équipe qui a réussi à les battre cette saison. Une fois, probablement pas deux.

Etats-Unis : Bernie Sanders envisage de se présenter à la présidentielle de 2020

Le sénateur démocrate, qui avait affronté Hillary Clinton lors des primaires en 2016, envisage de présenter à nouveau sa candidature, seulement “s’il est le mieux placé”, a-t-il confié au “New York Magazine”.

L’ancien candidat à la présidentielle américaine Bernie Sanders envisage de se présenter en 2020 s’il est le “mieux placé” pour battre le républicain Donald Trump, a-t-il confié au New York Magazine.

Si “je suis le meilleur candidat”

“Si quelqu’un d’autre apparaît qui puisse, pour une raison ou une autre, faire un meilleur boulot que moi alors je ferais tout ce que je peux pour qu’il ou elle soit élu”, déclare le sénateur indépendant âgé de 77 ans, dans un entretien publié dimanche. Mais “s’il s’avère que je suis le meilleur candidat pour battre Donald Trump, alors je serais probablement candidat”, ajoute-t-il. “Je ne suis pas l’un de ces fils de multimillionnaires à qui les parents ont dit qu’ils allaient devenir président des Etats-Unis”, poursuit le sénateur du Vermont. “Je ne me réveille pas le matin avec le désir fou d’être président”.

Il avait mis en difficulté Hillary Clinton

Porté par de jeunes supporteurs galvanisés et un programme très à gauche pour les Etats-Unis, Bernie Sanders avait mis en difficulté Hillary Clinton lors des longues primaires démocrates en 2016. Certaines de ses propositions, comme un système de santé universelle, ont depuis été reprises par plusieurs des candidats démocrates sortis victorieux des récentes élections parlementaires.

Il publie un livre.

Passage quasi obligé pour les candidats à la présidentielle américaine : Bernie Sanders publie justement mardi un nouveau livre tourné vers l’avenir (Where we go from here : Two years in the resistance, chez Thomas Dunne Books)  “La mauvaise nouvelle, c’est qu’au lieu d’avancer ensemble, des démagogues comme Trump gagnent des élections en nous divisant”, écrit-il dans l’introduction publiée par la chaîne ABC. “Notre travail, pour le bien de nos enfants et petits-enfants, c’est de rassembler autour d’un programme progressiste”, écrit-il. Puis de conclure son introduction par un : “la lutte continue”.

Une multitude de candidats pressentis

Le républicain Donald Trump a annoncé il y a déjà longtemps qu’il serait candidat à sa succession en 2020. En face, le terrain s’annonce chargé pour la primaire démocrate, avec déjà une multitude de candidats pressentis. L’ancien vice-président démocrate Joe Biden est arrivé en tête (26%) des favoris de son camp dans un sondage Morning Consult début novembre, suivi par Bernie Sanders (19%), puis du Texan Beto O’Rourke (8%), des sénateurs Elizabeth Warren (5%), Kamala Harris (4%), Cory Booker (3%) et de l’homme d’affaires Michael Bloomberg (2%).

PMA : le projet de loi présenté en Conseil des ministres “en début d’année” 2019

“La PMA, ce sera fait en 2019. Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres en début d’année”, a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement. 

Le projet de loi sur l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes sera présenté “en début d’année” en Conseil des ministres, a indiqué mardi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. “La PMA, ce sera fait en 2019. Le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres en début d’année”, a déclaré Benjamin Griveaux sur franceinfo.

Macron promet une promulgation en 2019

Initialement, le gouvernement avait annoncé qu’il présenterait le projet de loi sur la bioéthique – comprenant la mesure sur la PMA – avant la fin de l’année, en vue d’un débat au Parlement au premier trimestre 2019. Recevant une quinzaine d’associations LGBT (lesbiennes, gay, bi, trans) jeudi à l’Élysée, Emmanuel Macron a assuré que l’extension de la PMA à toutes les femmes serait promulguée en 2019.

Une commission interparlementaire sera créée

Le chef de l’État a par ailleurs confirmé aux associations la création prochaine d’une commission interparlementaire de sénateurs et de députés de tous bords politiques, en amont du dépôt du projet de loi en conseil des ministres. Pour Benjamin Griveaux, “il est utile de pouvoir d’abord discuter, et nous attendions les conclusions du Conseil national d’éthique, elles ont été rendues au mois d’octobre”.

“Il est important de pouvoir faire tomber les caricatures”

“Il est important de pouvoir faire tomber les caricatures”, a-t-il ajouté : “Moi, je ne veux pas revivre la honte que nous avons connue lors du débat sur le mariage (pour tous), quand nous avons vu des gens qui manifestaient avec des pancartes qui insultaient les familles homoparentales”.

“J’ai le souvenir de certaines pancartes, de certains slogans comparant les couples homosexuels à des animaux. Je me dis que pour ces coupes homosexuels, pour leurs enfants, ça devait être insupportable à vivre. je ne veux pas vivre ça. On prend le temps”, a développé le porte-parole du gouvernement.

Ouvrir la PMA aux couples de femmes et aux célibataires

La procréation médicalement assistée par don de gamètes anonyme est déjà autorisée, consacrée par une loi de 1994, mais pour les seuls couples de sexes différents infertiles ou risquant de transmettre une maladie à l’enfant. La majorité entend l’ouvrir aux couples de femmes, ainsi qu’aux célibataires, dans le cadre de la révision des lois de bioéthique, conformément aux engagements de campagne du candidat Macron.

“Gilets jaunes” : 45 personnes déférées, 27 comparutions immédiates

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a annoncé que 45 personnes ont déjà été présentées à la justice.

Vingt-sept gardes à vue ont été prolongées et 45 personnes déjà présentées à la justice sur les 103 personnes interpellées après les violences survenues lors du rassemblement parisien des “gilets jaunes”, a annoncé lundi le préfet de police de Paris Michel Delpuech.

Vingt-sept gardés à vue présentés en comparution immédiate lundi

Vingt-sept personnes seront présentées ce lundi en comparution immédiate, a ajouté Michel Delpuech lors d’une interview sur CNews. Une vingtaine d’interpellés a été remis en liberté et huit ont fait l’objet d’un rappel à la loi, a précisé la préfecture de police.

Des dégradations sans précédent

Samedi, un rassemblement de “gilets jaunes” sur les Champs-Élysées a donné lieu à une journée de violences et dégradations. “Cette configuration est absolument sans précédent, d’une part par le caractère totalement improvisé – pas d’organisateur, pas d’interlocuteur – elle est sans précédent aussi par la durée de l’événement”, a déclaré Michel Delpuech.

Des “commandos” de membres de l’utradroite, d’après le préfet

“Les commandos étaient largement infiltrés, inspirés, manipulés par des membres de l’ultradroite qu’on a vus à l’oeuvre”, a insisté le préfet. “Ces groupes ultradroite font l’objet de toute l’attention des services centraux et il n’est pas exclu qu’interviennent des décisions de dissolution de tel ou tel groupe”, a-t-il ajouté.

Une majorité de personnes interpellées venues de province

Un total de 103 personnes ont été interpellées, 101 ont été placées en garde à vue. “Plus des trois quarts” des 103 personnes interpellées “sont des personnes qui viennent de différentes villes de province de manière un peu isolée, ce ne sont pas des habitués du territoire parisien”.

“Nous avons d’ores et déjà 45 personnes qui ont été déférées, c’est-à-dire présentées à la justice. Dès aujourd’hui il y aura des comparutions immédiates pour 27 de ces personnes”, a déclaré Michel Delpuech, ajoutant que “27 gardes à vue sont prolongées”.

Trente-et-une personnes blessées

Les forces de l’ordre ont utilisé samedi 5.000 grenades lacrymogènes, “plus de un(e) par minute, c’est du jamais vu”, selon Michel Delpuech et les sapeurs-pompiers ont éteint “plus d’une centaine de feux”. “Le bilan humain, ce sont 31 personnes blessées, 24 parmi les manifestants, dont une plus sérieusement à la main – sans doute en voulant ramasser une grenade – et sept parmi les forces de l’ordre dont une personne assez sérieusement blessée”, a souligné le préfet.

Des “gilets jaunes” créent une “délégation” officielle et publient leurs revendications

Une “délégation” de huit “communicants officiels” a été créée pour relayer les revendications des “gilets jaunes”. Ils réclament la diminution des taxes et la création d’une assemblée citoyenne.

Une “délégation” de huit “communicants officiels” du mouvement des “gilets jaunes”a été créée pour “engager une prise de contact sérieuse et nécessaire avec les représentants de l’État et de son gouvernement”, annonce un communiqué publié lundi.

Deux propositions principales

Après avoir consulté ses sympathisants sur Facebook, cette délégation adresse “deux propositions principales” au gouvernement : “revoir à la baisse toutes les taxes” et la “création d’une assemblée citoyenne” pour débattre des thèmes de la transition écologique, la “prise en compte de la voix des citoyens”, l’augmentation du pouvoir d’achat ou encore la précarité, détaille ce texte.

Des investissements en faveur du climat toujours insuffisants

Les investissements pour le climat dépassent désormais les 40 milliards d’euros mais “les besoins en la matière sont compris entre 50 et 70 milliards d’euros par an”, note l’Institute for Climate Economics (I4CE) dans son panorama annuel publié lundi.

Les investissements en faveur du climat ont progressé en France mais restent toujours très inférieurs à ce que le pays devrait mobiliser pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, selon un rapport du groupe de réflexion I4CE, publié lundi.

Des investissements inférieurs aux besoins

Les investissements pour le climat dépassent désormais les 40 milliards d’euros mais “les besoins en la matière sont compris entre 50 et 70 milliards d’euros par an”, note l’Institute for Climate Economics (I4CE), émanant de la Caisse des Dépôts, dans son panorama annuel. Les investissements ont pourtant progressé depuis trois ans, tirés par les efforts en faveur de l’efficacité énergétique. “Mais cette hausse est trop timide pour combler le déficit d’investissement annuel”, remarque le groupe de réflexion.

Un retard qui pourrait encore s’accentuer

Ce constat prend comme référence les objectifs fixés par la France dans sa stratégie nationale bas-carbone – qui vise la neutralité carbone en 2050 – et sa politique pluriannuelle de l’énergie (PPE). Mais la France s’apprête à revoir ces objectifs, si bien que l’écart entre les besoins et la réalité pourrait encore s’élargir.

“Le retard pris entre 2016 et 2018 représente des investissements manqués à hauteur de 40 à 90 milliards d’euros. Pour rattraper ce retard entre 2019 et 2023 et couvrir les besoins initiaux, il faudrait investir entre 55 et 80 milliards d’euros par an”, note le rapport.

Des énergies fossiles encore trop utilisées

Les écarts d’investissement sont importants dans les secteurs de la rénovation des bâtiments, les véhicules bas-carbone et dans le déploiement des réseaux de chaleur. L’Institut note au passage que le pays investit deux fois plus dans les énergies fossiles dont l’usage est défavorable au climat. “De l’ordre de 70 milliards sont investis annuellement dans des véhicules [souvent] ou des chaudières [parfois] qui consomment trop d’énergies fossiles”, relève le rapport.

Vente de bitcoins chez les buralistes : les autorités financières appellent à la prudence

Trois autorités financières françaises mettent en garde lundi contre “les risques associés à un investissement sur ces actifs spéculatifs” (les cyrptomonnaies).

Les autorités françaises de supervision financière ont appelé lundi les consommateurs à la prudence après l’annonce de la mise en circulation à partir du 1er janvier de coupons de monnaies virtuelles dans les bureaux de tabac, comme Europe 1 le dévoilait la semaine dernière.

Dans un communiqué commun, l’Autorité des marchés financiers (AMF), la Banque de France et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) mettent en garde contre “les risques associés à un investissement sur ces actifs spéculatifs, peu adaptés aux profils d’investisseurs particuliers non avertis”. Les trois autorités soulignent “que l’achat/vente et l’investissement en bitcoins s’effectuent à ce jour en dehors de tout marché réglementé”.

La semaine précédente, la Confédération des buralistes avait annoncé que les bureaux de tabac allaient vendre à partir du 1er janvier 2019 des coupons convertibles en bitcoin ou en ethereum, deux types de monnaie virtuelle et décentralisée.

Aucune autorisation pour cette activité

La société Bimedia, qui fournit des terminaux d’encaissement aux bureaux de tabac permettant notamment de vendre des produits dématérialisés (cartes de paiement, recharges de crédit téléphonique…), a signé un accord avec la plateforme KeplerK qui propose des cryptomonnaies, avait indiqué la confédération.

Dans leur communiqué, l’AMF, l’ACPR et la Banque de France précisent toutefois que cette plateforme “ne dispose d’aucune autorisation ni agrément par une autorité française ou étrangère” et que la diffusion de bitcoins via ce canal “n’est pas de nature à fournir une quelconque garantie à la clientèle”. “La dénomination commerciale KeplerK ne doit en outre pas porter à confusion avec des sociétés agrées en France telles que Kepler Cheuvreux ou Kepler capital markets qui n’ont aucun lien avec cette activité”, ajoutent les trois autorités.

Une “monnaie” dont le cours ne cesse de baisser

Les superviseurs réaffirment que, selon eux, le bitcoin est qualifié à tort de “monnaie” virtuelle ou “cryptomonnaie”, lui préférant la dénomination d'”actif”. “Il s’échange en ligne et n’est matérialisé par aucune pièce ou billet. Il ne bénéficie pas d’un cours légal contrairement aux monnaies émises par les banques centrales. Sa très grande volatilité est avérée et il existe également des risques de piratage des portefeuilles de bitcoins”, ajoutent-ils.

Le cours du bitcoin, première et principale cryptomonnaie décentralisée, n’a cessé de baisser ces derniers mois. Il évoluait aux alentours de 3.900 dollars lundi (3.430 euros), soit très loin de la barre des 19.000 dollars (16.700 euros) atteinte en décembre 2017.

Bayern : la presse allemande évoque Wenger ou Zidane pour remplacer Kovac

Selon le journal “Bild”, c’est Wenger, 69 ans, qui est le plus cité en interne. Son avantage : il parle allemand.

Les Français Arsène Wenger et Zinédine Zidane sont les noms les plus évoqués lundi par la presse allemande, qui spécule sur une prochaine éviction de l’entraîneur du Bayern Munich, Niko Kovac, et s’interroge sur son possible successeur.

Wenger, le plus cité en interne

Pour le grand quotidien Bild, le nom de Wenger, l’ex-entraîneur d’Arsenal de 69 ans, “est de plus en plus cité en interne” au Bayern. Kicker le retient aussi comme candidat, mais assure que Zidane, l’ex-coach du Real Madrid de 46 ans, “est régulièrement cité lorsqu’il s’agit du Bayern”. Wenger, note la presse allemande, présenterait l’énorme avantage aux yeux du Bayern de parler allemand. Zidane arriverait lui avec le prestige d’avoir remporté trois fois consécutivement la Ligue des champions.

Aucune victoire depuis le 27 octobre

Pour l’heure, le coach Niko Kovac, arrivé cet été de Francfort, est toujours en poste et prépare la réception de Benfica mardi en Ligue des champions. Un nul suffirait au Bayern pour se qualifier pour les 8ème de finale. Mais les dernières semaines ont été désastreuses pour lui. Munich n’a plus gagné depuis le 27 octobre (2-1 à Mayence) et compte, sur ses huit dernières sorties, seulement deux victoires pour trois défaites et trois nuls. Il pointe à la cinquième place à neuf points du leader Dortmund.

“Nous devons tout remettre à plat”

Samedi soir, après un nul 3-3 à domicile contre l’avant-dernier Düsseldorf, le président Uli Hoeness a semblé pour la première fois prendre du recul avec son entraîneur : “nous devons tout remettre à plat (…) Nous devons utiliser les prochains jours, peut-être les prochaines semaines, pour trouver la bonne solution”, a-t-il répondu à une question sur l’avenir de Kovac.

La presse affirme que plusieurs joueurs se sont prononcés dans le vestiaire contre son maintien samedi après le nul contre Düsseldorf. Hoeness n’a pas démenti, affirmant seulement : “nous n’allons pas mettre sur la place publique des choses internes (…) Le fait est que nous sommes dans une mauvaise position pour la suite de la saison et nous devons tous nous demander comment nous sortir au mieux de cette situation”.