Budget 2019 : cinq mesures qui vont concerner votre pouvoir d’achat

De l’augmentation des taxes sur les carburants à la suppression des cotisations sur les heures supplémentaires, Europe 1 vous présente les cinq mesures qui vont avoir un impact direct sur le pouvoir d’achat des Français en 2019.

Doucement mais sûrement, le projet de loi de finances pour 2019 poursuit son petit bonhomme de chemin. Les députés, qui avaient déjà validé la partie recettes, ont voté mardi, à une large majorité, le texte intégral du budget pour l’année à venir, avant de l’envoyer au Sénat. Comme chaque année, de nombreuses mesures vont avoir un impact direct et concret sur le porte-monnaie des Français. Europe 1 a sélectionné les cinq les plus marquantes.

Hausse des taxes sur les carburants

En quelques semaines, la hausse de la fiscalité écologique est devenue le point de crispation majeur du budget 2019. Alors que les prix des carburants ont flambé en octobre (à cause de la hausse du prix du baril de pétrole), le gouvernement s’est retrouvé dans l’œil du cyclone des “gilets jaunes”. En cause : les augmentations de taxes prévues dans le PLF pour le 1er janvier 2019, à hauteur de 6,5 centimes sur le litre de diesel et de 2,9 centimes sur le litre d’essence. Malgré la grogne, l’exécutif a maintenu ces taxes, en contrepartie de primes supplémentaires.

Suppression des cotisations sur les heures supplémentaires

“Dès le 1er  septembre 2019, les cotisations salariales sur les heures supplémentaires seront supprimées pour tous les salariés” : telle est la promesse faite par Édouard Philippe. Cette mesure devrait rapporter “en moyenne plus de 200  euros supplémentaires par an” pour les salariés payés au Smic, et coûter deux milliards à l’État, a-t-il précisé. À la différence du dispositif mis en place sous Nicolas Sarkozy, les “heures sup” ne seront en revanche pas défiscalisées : le supplément de salaire net sera bien soumis, comme toute rémunération, à l’impôt sur le revenu.

Augmentation de la prime d’activité

Versée aux personnes touchant un petit salaire, la prime d’activité (163 euros par mois en moyenne actuellement) a déjà augmenté exceptionnellement de 20 euros mensuels en octobre. Mais ce n’est pas fini : le budget 2019 prévoit une nouvelle hausse de 20 euros chaque mois en 2019 (mais aussi en 2020 et 2021). Ce coup de pouce sera toutefois individualisé et le montant de 20 euros est le maximum qui puisse être versé, en l’occurrence aux personnes touchant un salaire inférieur ou égal au Smic.

Petite revalorisation des APL

En 2019, les Aides personnalisées au logement seront revalorisées de 0,3%, une hausse bien en-deçà de l’inflation prévue pour l’année à venir (1,4%). Cette augmentation en trompe-l’œil s’accompagne d’une réforme du mode de calcul. Le montant des APL sera désormais fixé en fonction des ressources actuelles de l’allocataire (ou du demandeur) et non plus à partir de celles touchées deux ans auparavant. C’est ce même esprit de contemporanéité qui prévaut à l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.

Poursuite de la réduction de la taxe d’habitation

Votée dans le cadre du projet de loi de finances 2018, la baisse de la taxe d’habitation va se poursuivre en 2019 avec une nouvelle étape de trois milliards d’euros, appliquée à 80% des foyers assujettis à cet impôt. Une troisième baisse, d’un montant équivalent, est d’ores et déjà programmée en 2020, et permettra aux 17 millions de foyers concernés de ne plus payer du tout de taxe d’habitation. Les 20% de ménages les plus aisés, pour l’instant exclus du dispositif, seront alors eux aussi concernés, l’objectif étant une disparition pure et simple de cet impôt en 2021. Coût global de l’opération : 20 milliards d’euros.

Le niveau de vie des seniors meilleur que celui des actifs mais…

L’Insee publie mardi une étude sur les seniors. On y apprend notamment que le niveau de vie moyen des plus de 65 ans est meilleur que celui des actifs. Mais sa progression s’est interrompue en 2011.

Ils ont souvent le sentiment d’être les “vaches à lait” du gouvernement, constamment mis à contribution pour renflouer les caisses de l’État. La hausse de la CSG pour certains d’entre eux, entrée en vigueur au 1er janvier 2018, a accentué cette impression. Mais quel est exactement le niveau de vie des seniors, ces Français de plus de 65 ans ? Une étude de l’Insee, publiée mardi, montre qu’il est globalement supérieur à celui des 25-64 ans. Mais tend à stagner depuis plusieurs années.

Un niveau de vie qui stagne depuis 2011

Entre 1996 et 2010, le niveau de vie moyen des seniors n’a cessé de progresser, restant comparable à celui des actifs. “Cette évolution parallèle s’est interrompue en 2011”, note ensuite l’Insee. À partir de cette date, pour les plus de 65 ans, ce niveau de vie s’est mis à stagner aux alentours de 25.000 euros annuels (en euros constants). Pour les actifs en revanche, il a baissé de 3%. L’explication est simple : cette diminution est pour beaucoup liée aux répercussions de la crise de 2008. Or, les seniors sont moins dépendants de la conjoncture économique que les actifs, qui peuvent perdre leur emploi, subir des baisses de salaire, etc.

Des seniors moins sujets à la pauvreté

En 2015, le niveau de vie moyen des seniors restait donc supérieur à celui des 25-64 ans. Ils sont moins sujets à la pauvreté, faisant “deux fois moins souvent partie des 10% les plus modestes”, indique l’Insee. Le minimum vieillesse joue aussi un grand rôle pour préserver les plus âgés. “Le patrimoine brut moyen des seniors est supérieur de 14% à celui des [actifs]”, complète l’Institut de la statistique. Notamment parce qu’ils sont plus susceptibles d’avoir déjà hérité, et ont eu plus de temps pour se constituer une épargne. Mais, là aussi, une stagnation s’opère. “L’augmentation du patrimoine des seniors au fil des générations semble s’interrompre pour les générations les plus récentes”, note l’Insee.

Accident de Macao : la jeune pilote se remet d’une opération délicate

La pilote allemande Sophia Flörsch a dû subir une greffe osseuse pour réparer une fracture à la colonne vertébrale, après l’accident qui a vu son véhicule s’envoler dans les airs dimanche.

La jeune pilote allemande Sophia Flörsch, qui a survécu à un effroyable accident au Grand Prix de Macao de Formule 3, récupérait mardi après une intervention chirurgicale délicate à la colonne vertébrale plus longue que prévu. La jeune fille de 17 ans a dû subir une greffe osseuse pour réparer une fracture à la colonne vertébrale, après l’accident qui a vu son véhicule s’envoler dans les airs dimanche et s’écraser contre une cabine.

Une opération de sept heures

L’opération pratiquée à l’hôpital Conde S. Januário de l’ancien comptoir portugais revenu dans le giron de la Chine a duré plus longtemps que prévu, soit sept heures. Il a fallu prélever un morceau d’os sur la hanche et procéder à une greffe, a expliqué Lei Wai Seng, un directeur de l’établissement. Ses signes vitaux sont stables et elle peut bouger ses membres librement, a-t-il ajouté, mais la convalescente devra rester à l’hôpital encore une ou deux semaines.

“Je vais revenir”, prévient la pilote

Un peu plus tard dans la journée, la jeune pilote a elle-même donné des nouvelles rassurantes sur sa page Facebook. “J’ai survécu à l’opération qui a duré 11 heures, écrit-elle. “J’espère qu’à partir de là, ça ne fera qu’aller mieux”.

“Je veux remercier tous mes fans de tous leurs messages de bon rétablissement (…) Cela me motive vraiment et me donne du courage”, écrit-elle encore, avant d’ajouter : “Mes pensées vont également vers tout ceux qui ont été impliqués dans l’accident. J’espère que tout le monde va bien”. Et de prévenir : “Je vais revenir”.

Deux blessés ont pu sortir de l’hôpital

Parmi les quatre blessés, le pilote japonais Sho Tsuboi et un photographe ont pu sortir de l’hôpital, a précisé M. Lei. Un autre photographe, blessé au foie et un commissaire de piste dont la mâchoire a été brisée, restent en observation dans l’établissement. Lancée à plus de 200 km/h en arrivant dans un virage à angle droit, la Dallara-Mercedes de Flörsch avait percuté un concurrent, traversé les grillages de sécurité et fracassé une cabine abritant des photographes, avant de retomber dans une zone où se trouvaient des commissaires de piste.

La pilote “a un ange perché sur son épaule”

Frits Van Amersfoort, patron de l’écurie néerlandaise de la pilote, Van Amersfoort Racing, a raconté au site Motorsport.com avoir reçu la photographie d’une Flörsch souriante après l’intervention. “L’opération faisait peur car elle est connue comme une opération risquée”, a-t-il déclaré. “Elle devra rester là pendant un moment mais espérons que nous la reverrons à sa place : dans une voiture de course”.

Il a décrit la panique après l’accident. “Le pire c’était les 20 minutes pendant lesquelles on ne savait rien. Je n’oublierai jamais de toute ma vie”. La pilote “a un ange perché sur son épaule car cela aurait pu être bien pire”.

Levée de boucliers contre le candidat russe à la présidence d’Interpol

Alors qu’Interpol cherche un successeur à Meng Hongwei, disparu début octobre, l’hypothèse de l’élection d’un général russe effraie notamment les Américains et l’Ukraine. 

La candidature d’un général russe pour présider Interpol a provoqué une levée de boucliers, Moscou dénonçant une “politisation inadmissible”, mardi, à la veille de l’élection du nouveau patron de cette organisation internationale que la Russie est régulièrement accusée d’instrumentaliser contre ses opposants politiques.

La police mondiale est privée de chef depuis la “démission” subite de son ancien patron Meng Hongwei, accusé de corruption en Chine et qui a mystérieusement disparu début octobre au cours d’un voyage dans son pays. Réunis en assemblée générale depuis dimanche à Dubaï, les délégués d’Interpol doivent élire son remplaçant et deux candidats sont en lice : l’actuel président par intérim, le Sud-Coréen Kim Jong-yang, et un haut-fonctionnaire russe, Alexandre Prokoptchouk. Ce dernier est favori, selon le quotidien The Times, qui cite des sources britanniques.

Moscou dénonce “une forme d’ingérence”

L’information a fait bondir les critiques du Kremlin qui craignent que cette organisation internationale ne devienne un outil au service de la Russie. Et ce, au moment où les Occidentaux reprochent à Moscou d’envoyer ses soldats en Ukraine, de s’ingérer dans les élections américaines ou d’avoir empoisonné l’ex-agent double Sergueï Skripal.

Quatre sénateurs américains ont appelé dans une lettre ouverte rendue publique lundi les délégués des 192 pays membres d’Interpol à rejeter la candidature d’Alexandre Prokoptchouk. La réaction du Kremlin a été sèche, son porte-parole Dmitri Peskov s’indignant mardi d'”une forme d’ingérence”, tandis que le ministère russe de l’Intérieur a jugé “inadmissible la politisation” de cette “organisation internationale professionnelle”.

La Russie va “étendre ses tentacules criminelles à chaque coin de la planète”

Parmi les opposants à cette candidature figure le financier britannique William Browder, dont la Russie tente d’obtenir l’extradition depuis des années et qui a brièvement été arrêté cette année en Espagne après un mandat d’arrêt émis par Interpol. Il assure que la Russie a tenté “à six reprises d’abuser Interpol” pour le faire arrêter, alors même qu’il se bat pour que des sanctions soient prises contre les responsables de la mort dans une prison russe en 2009 de son ex-employé, le juriste Sergueï Magnitski.

La Russie va “étendre ses tentacules criminelles à chaque coin de la planète” si Alexandre Prokoptchouk est élu président de l’organisation, a-t-il dénoncé sur Twitter. L’Ukraine, elle, a menacé de se retirer d’Interpol en cas d’élection d’Alexandre Prokoptchouk à sa tête.

‘Assemblée nationale approuve à une large majorité l’ensemble du projet de budget 2019

345 députés ont voté pour ce deuxième budget du quinquennat, qui doit être adopté définitivement d’ici fin décembre.

L’Assemblée nationale a approuvé mardi à une large majorité en première lecture l’ensemble du projet de budget 2019, recettes et dépenses, qui contient la hausse de taxes sur les carburants dénoncée par le mouvement des “gilets jaunes”.

345 députés ont voté pour, 200 contre et 10 se sont abstenus sur ce deuxième budget du quinquennat, qui doit être adopté définitivement d’ici fin décembre. Les élus LREM et MoDem ont voté pour, et tous les autres groupes majoritairement contre – LR, UDI-Agir, socialistes, Insoumis, communistes ainsi que Libertés et territoires.

“Gilets jaunes” : quelles suites pour le mouvement ?

Prévue samedi, la mobilisation s’est poursuivie dans une moindre mesure dimanche, avec des points de blocage maintenus partout en France. Les organisateurs entendent déjà la faire perdurer au-delà.

Près de 288.000 personnes rassemblées dans tous les départements de France : s’ils ne sont pas parvenus à paralyser le pays, les “gilets jaunes” ont réussi le pari de la mobilisation pour protester contre la hausse du prix des carburants, samedi. Dans une moindre mesure, les manifestations se sont poursuivies dimanche, avec des points de blocage sur les axes routiers du sud notamment. Et après ? Le mouvement, qui se veut apolitique et asyndical, prépare déjà la suite.

La difficulté d’une organisation sans cadre

“C’est un succès de participation”, estimait samedi soir le politologue Jean-Marie Pernot, chercheur à l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires), interrogé par l’AFP. “Par rapport aux mobilisations des syndicats, c’est tout de même un mouvement organisé à partir de rien du tout : il n’y a pas de structure préexistante, pas d’organisateurs (…). Il n’en reste pas moins qu’à partir d’un clic, arriver à mobiliser ainsi, ce n’est pas négligeable, ça a du sens”, poursuivait le chercheur, craignant toutefois un “problème de durabilité” lié à cette absence-même de structure.

Le mouvement des “gilets jaunes” est en effet né sur Facebook, à la mi-octobre. Selon une note des services de renseignements, il a été initié par huit personnes, liées par la passion des rassemblements automobiles mais ne présentant pas un profil militant. Si quelques personnalités, comme la pétitionnaire Priscillia Ludosky et l’hypnothérapeute Jacline Mouraud, ont pu “incarner” la mobilisation dans les médias, elles ne font pas figure de leaders à proprement parler.

Différents appels à prolonger la mobilisation

Cette absence de cadre rend la suite des événements très imprévisible. Dans la nuit de samedi à dimanche, certains des manifestants ont dormi dans leurs voitures sur les points de blocage. “On a de quoi manger, des couettes, du papier-toilette, tout ce qu’il nous faut”, prévenait dès la semaine dernière Laetitia Dewalle, l’une des organisatrices du mouvement en région parisienne, interrogée par Le Parisien.

En Seine-et-Marne, Arnaud et ses camarades peuvent tenir plusieurs jours. “La plupart des gens qui sont ici ont déjà posé une semaine de congés au minimum. Tous les derniers congés annuels qu’il nous restait, on les a posés. Certes, notre mobilisation nous coûte de l’argent. Mais si après, on est entendus par le gouvernement qui se dit ‘ok, on tape peut-être un peu trop fort sur l’ouvrier’, alors ce sera un mal pour un bien”, explique-t-il au micro d’Europe 1.

Le site blocage17novembre.com, qui propose une carte interactive des barrages, appelle dimanche soir à une poursuite de la mobilisation pendant “une semaine”. Sur Facebook, un événement intitulé “Acte 2 : Toute la France à Paris”, prévu samedi prochain, le 24 novembre, a déjà reçu 9.500 réponses positives de participants, tandis que 68.000 utilisateurs se sont dits “intéressés”. “On continue dans la force et la détermination”, martelait une autre page rassemblant plusieurs milliers de personnes sur le réseau social, appelant notamment à “ouvrir les barrières en opération péages gratuits” pour “toucher l’Etat au portefeuille”.

À Concarneau, en Bretagne, un groupe de “gilets jaunes” a indiqué au Télégramme sa volonté d’organiser des blocages de ronds-points “surprise” cette semaine. Reste à savoir quel succès remporteront ces différents appels.

Vers un élargissement du mouvement ?

Sur les banderoles des “gilets jaunes” ce week-end, les slogans ne visaient pas uniquement la hausse du carburant mais aussi la politique fiscale dans sa globalité ou encore le coût des mutuelles. “Ce n’est pas qu’une question d’essence”, affirmait samedi une participante au mouvement sur une vidéo filmée par un journaliste et diffusée sur Twitter. Dans plusieurs départements, les organisateurs espèrent ainsi fédérer plus largement. Cela pourrait passer par un “passage de relais” avec les routiers, très représentés au sein du mouvement. À Blois, les chauffeurs de poids lourds devraient prendre possession de certains ronds-points lundi matin, selon La Nouvelle République. À Poitiers, les “gilets jaunes” ont été rejoints par des routiers dès dimanche, ainsi que des ambulanciers et des agriculteurs, rapporte France 3.

Macron : l’État français sera “vigilant” sur “la stabilité” de Renault après l’arrestation de son PDG Carlos Ghosn

Alors que Carlos Ghosn, PDG de Renault, a été arrêté lundi au Japon pour des malversations financières, Emmanuel Macron a assuré que l’État français veillerait à la “stabilité” du constructeur et à l’avenir de son alliance avec Nissan.

En voyage en Belgique, Emmanuel Macron s’est exprimé sur une affaire sans aucun lien avec le Plat pays : l’arrestation du PDG de Renault, Carlos Ghosn, intervenue lundi au Japon. “L’État, en tant qu’actionnaire [de l’entreprise], sera extrêmement vigilant à la stabilité de l’alliance [avec Nissan] et au groupe pour l’ensemble des salariés”, a déclaré le président, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

Malversations

Carlos Ghosn, qui est l’un des plus grands patrons d’industrie au monde, a été arrêté à Tokyo après une enquête interne de Nissan, partenaire du groupe au sein d’une construction aux équilibres complexes, faites de participations croisées non majoritaires. Nissan a en effet découvert diverses malversations financières. Il “a pendant de nombreuses années déclaré des revenus inférieurs au montant réel”, a asséné la marque japonaise, selon les résultats d’une enquête menée sur la base du rapport d’un lanceur d’alerte. “En outre, de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles”, ajoute le groupe, qui va proposer au conseil d’administration de “démettre [Carlos Ghosn] de son poste rapidement”.

Carlos Ghosn arrêté à Tokyo sur des soupçons de malversations au sein de Nissan

Le constructeur automobile japonais Nissan a annoncé lundi que Carlos Ghosn, également PDG de Renault, a dissimulé des revenus au fisc. Il va proposer son départ.

Le PDG de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, Carlos Ghosn, a été arrêté lundi à Tokyo, a rapporté la chaîne de télévision publique NHK. Le dirigeant de 64 ans est accusé de malversations par le constructeur d’automobiles japonais. “Le bureau du parquet de Tokyo a arrêté Carlos Ghosn sur des soupçons de violation de la loi”, a affirmé la NHK. Il est soupçonné d’avoir “pendant de nombreuses années, déclaré des revenus inférieurs au montant réel”, selon les résultats d’une enquête interne.

“De nombreuses malversations découvertes”

“En outre, de nombreuses autres malversations ont été découvertes, telles que l’utilisation de biens de l’entreprise à des fins personnelles”, ajoute le groupe qui va proposer au conseil d’administration de le “démettre de son poste rapidement”.

Convocation par la police

“Le parquet de Tokyo a demandé lundi soir” au dirigeant de 64 ans, également PDG du groupe français Renault, “de se rendre volontairement dans ses locaux pour des soupçons de violation de la loi. Il est soupçonné de ne pas avoir déclaré la totalité de ses revenus”, a affirmé le quotidien nippon Asahi Shimbun, citant des sources proches de l’enquête. Selon la chaîne de télévision publique NHK, le siège de Nissan à Yokohama, près de Tokyo, a été perquisitionné dans la soirée.

L’action de Renault s’effondre à la bourse de Paris

Le titre du constructeur automobile Renault creusait ses pertes lundi à la Bourse de Paris, s’effondrant de plus de 12%. À 11h02, l’action Renault s’écroulait de 12,39% à 56,51 euros, dans un marché à l’équilibre (+0,03%).

Tennis : Zverev fait tomber Djokovic et remporte le Masters de Londres

L’Allemand Alexander Zverev a battu dimanche soir le Serbe Novak Djokovic en finale du Masters de Londres.

L’Allemand Alexander Zverev a battu en finale le N.1 mondial serbe Novak Djokovic, 6-4, 6-3, pour remporter dimanche, à 21 ans, le Masters de Londres, le trophée le plus prestigieux de sa jeune carrière.

Il succède au Grigor Dimitrov

Étincelant depuis le début de l’été et intouchable jusqu’ici à Londres, “Djoko” s’est montré cette incapable cette fois de dompter le prodige allemand qui avait écarté le Suisse Roger Federer la veille. Alexander Zverev succède au Bulgare Grigor Dimitrov.

Le plus jeune vainqueur du Masters depuis Djokovic

Il devient ainsi le plus jeune joueur à remporter le tournoi des maîtres depuis un certain… Djokovic (à Shanghai en 2008). Il imite également la performance de son nouvel entraîneur, Ivan Lendl, lui aussi vainqueur du premier de ses cinq Masters à 21 ans, en 1982.

L’Allemand confirme ainsi au plus haut niveau les attentes placées en lui, après une saison où il a déçu en Grand Chelem, son meilleur résultat demeurant un quart de finale à Roland-Garros. Bien que sèchement défait par le même Djokovic en phase de poule mercredi, Alexander Zverev a joué sans complexe, bien aidé par un service qui lui a offert de nombreux points (10 aces, 72% de premières balles).

Feu vert des ministres des 27 au projet d’accord sur le Brexit

“La première étape difficile est franchie”, s’est félicité lundi le ministre autrichien des Affaires européennes Gernot Blümel.

Les ministres des affaires européennes des 27 ont donné leur feu vert au projet d’accord sur le Brexit, a déclaré lundi à l’issue d’une réunion à Bruxelles, le ministre autrichien des Affaires européennes Gernot Blümel, lors d’une conférence de presse.

“L’unité” préservée

“La première étape difficile est franchie. Nous avons réussi à préserver l’unité”, a ajouté à propos de cet accord le ministre, dont le pays occupe la présidence tournante de l’UE. “Je suis satisfait que les ministres soutiennent aujourd’hui tout le paquet”, a ajouté de son côté le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, six jours avant un sommet exceptionnel des chefs d’État et de gouvernement dimanche à Bruxelles entre les 27. La dirigeante britannique Theresa May, qui fait face dans son pays à de vives oppositions sur ce projet, doit également être présente.

Un seul point encore à négocier

Selon les Européens, la possibilité d’étendre la période de transition post-Brexit, pendant laquelle le Royaume-Uni resterait de fait dans le giron de l’UE, fait partie des seuls points encore ouverts aux discussions concernant les modalités du divorce.

Une date de sortie repoussée de deux ans ?

“Je pense que durant cette semaine nous ferons une proposition définitive pour une date. Cette décision sera prise d’un commun accord entre le Royaume Uni et les 27”, a déclaré Michel Barnier. Celle-ci est actuellement prévue jusqu’à fin 2020 dans l’accord provisoire de retrait, mais le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier aurait proposé qu’elle puisse être prolongée de deux ans, selon une source européenne.

“Évidemment si on prolonge, il y aura un accord à trouver sur le plan de la contribution financière” du Royaume-Uni, a souligne Michel Barnier.