Uber Eats

Actif

Identité

La présente fiche porte sur UBER EATS FRANCE SAS, entité française enregistrée sous le SIREN 841 983 828. Elle a été immatriculée le 10 août 2018, sous la forme juridique 5710 correspondant à une société par actions simplifiée. Son siège social est situé à Paris, France. Son état administratif est actif (code A) au 20 août 2026 (source : api.gouv.fr, 2026-08-20).

L’actionnaire ultime est Uber Technologies Inc., société immatriculée à San Francisco, États-Unis. En France, le groupe Uber comprend notamment Uber France et Uber B.V. pour l’exploitation de la plateforme, d’après les données institutionnelles consultées le 20 août 2026 (source : api.gouv.fr, uber.com, 2026-08-20).

L’effectif salarié déclaré en France correspond à la tranche 31 de la nomenclature Sirene, au titre de l’année 2023 (source : api.gouv.fr, 2026-08-20). Cette tranche renseigne un ordre de grandeur administratif, mais elle ne couvre pas les livreurs indépendants ni les restaurants partenaires, qui ne sont pas des salariés de l’entité.

La fiche porte exclusivement sur UBER EATS FRANCE SAS. Les données de collecte signalent au moins deux homonymes à ne pas confondre : ELVIN UBER EATS (QURBANOV), SIREN 949 203 707, et OUSMANE OUSMANE LIVRAISON UBER EATS (NIANG), SIREN 992 831 156. Ces entreprises individuelles sont distinctes de l’entité du groupe Uber traitée ici.

Situation actuelle

L’activité d’Uber Eats en France repose sur une infrastructure dématérialisée : une application mobile et web de commande, une mise en relation entre des restaurants partenaires et des livreurs indépendants. Le modèle opérationnel consiste à prélever des commissions sur les commandes, des frais de livraison et des revenus publicitaires, selon les données collectées (source : uber.com, indicateurs 2025, consulté le 20/08/2026).

Le siège social est à Paris, mais l’exploitation est décrite comme couvrant les grandes villes françaises, sans qu’une liste exhaustive des communes desservies soit publiée dans les sources consultées. Le nombre de restaurants partenaires et le nombre de livreurs actifs ne sont pas rendus publics dans les données collectées au 20 août 2026. Il n’existe donc pas, à ce stade, de chiffre agrégé public permettant de mesurer précisément l’échelle physique du réseau français (source : api.gouv.fr, uber.com, 2026-08-20).

En juin 2025, un revenu minimum par course a été instauré, selon une annonce d’Uber reprise par Les Echos le 24 avril 2026 (source : Les Echos, 24/04/2026, consulté le 20/08/2026). Ce dispositif modifie les conditions de rémunération des livreurs indépendants, mais son montant exact et ses modalités détaillées ne sont pas fournis dans la fiche de données collectée.

Le 27 février 2026, l’entité a publié ses indicateurs 2025 conformément à l’article L. 1326-3 du code des transports. Les données publiées portent sur le revenu horaire brut en course, le revenu moyen par prestation, la durée moyenne de prestation et le temps d’attente. Ces indicateurs sont les seuls éléments quantitatifs publics disponibles pour décrire l’activité opérationnelle de la plateforme en France (source : uber.com, consulté le 20/08/2026).

L’infrastructure n’est donc pas un réseau d’entrepôts ou de véhicules en propre, mais un dispositif contractuel et logiciel reliant des restaurants, des livreurs indépendants et des clients. La contrainte d’échelle se situe dans la capacité à maintenir un maillage territorial dense et une disponibilité de livreurs suffisante, sans posséder les actifs physiques correspondants.

Chiffres clés

Les indicateurs ci-dessous portent sur le périmètre France et proviennent de la publication Uber Eats du 27 février 2026, complétée par le rapport ARPE 2026 et les données administratives api.gouv.fr, consultés le 20 août 2026.

| Indicateur | Valeur | Date / année | Périmètre |

|—|—|—|—|

| Revenu moyen par prestation | 4,9 € | 2025 | France, livreurs de la plateforme |

| Évolution du revenu moyen par prestation | +5,6 % | 2025 | France |

| Durée moyenne de prestation | 13,7 minutes | 2025 | France |

| Revenu horaire brut en course | 21,5 €/h | 2025 | France, temps de course |

| Évolution du revenu horaire brut en course | +4,7 %, première hausse depuis 2021 | 2025 | France |

| Temps d’attente | 14,1 minutes | 2025 | France |

| Évolution cumulée du revenu horaire brut | -22,4 % nominal, -31,7 % en termes réels | 2021-2025 | France |

| Évolution du temps d’attente | +5,6 % | 2021-2025 | France |

| Effectif salarié déclaré | tranche 31 | année 2023 | UBER EATS FRANCE SAS |

Le revenu horaire brut en course de 21,5 €/h en 2025 marque une première hausse depuis 2021, mais il reste inférieur au niveau réel de 2021 : la baisse cumulée en termes réels atteint -31,7 % sur la période 2021-2025 selon l’ARPE (source : ARPE, rapport 2026, consulté le 20/08/2026). Le revenu moyen par prestation de 4,9 € en 2025 est en hausse de +5,6 %, avec une durée moyenne de course de 13,7 minutes (source : uber.com, 27/02/2026).

Ces chiffres ne donnent pas une capacité de production en unités physiques, car le nombre total de courses, de restaurants partenaires et de livreurs actifs n’est pas publié dans les sources collectées. Les indicateurs permettent néanmoins de suivre l’évolution de la rémunération unitaire et du temps de travail par prestation, qui sont les données de cadrage du segment.

Forces et limites

Forces

  • Adossement au groupe Uber Technologies Inc. : la maison mère de San Francisco apporte une capacité de financement et une infrastructure technologique mondiale. En France, UBER EATS FRANCE SAS bénéficie de la marque Uber Eats et d’un site internet actif (source : api.gouv.fr, uber.com, 20/08/2026).
  • Couverture nationale : la présence commerciale est décrite sur les grandes villes françaises, ce qui peut soutenir une demande répartie sur le territoire sans dépendre d’un seul bassin urbain (source : uber.com, 20/08/2026).
  • Publication d’indicateurs encadrée : l’obligation de publication au titre du code des transports fournit des données de suivi public. Les chiffres 2025 publiés le 27/02/2026 offrent une granularité par prestation, par course et par temps d’attente (source : uber.com, 27/02/2026).

Limites

  • Absence d’actifs physiques en propre : le modèle ne repose ni sur une flotte salariée ni sur un réseau de restaurants intégrés. La qualité de service dépend donc de la disponibilité et du comportement des livreurs indépendants et des restaurants partenaires, ce qui crée une hétérogénéité territoriale et un moindre contrôle direct sur la chaîne opérationnelle (source : uber.com, api.gouv.fr, 20/08/2026).
  • Pression réglementaire et sociale : le suivi de l’ARPE et l’article L. 1326-3 du code des transports encadrent la publication des données. L’instauration d’un revenu minimum par course en juin 2025 ajoute une contrainte de coût par prestation, alors que le revenu horaire brut a baissé de -22,4 % en nominal et de -31,7 % en réel entre 2021 et 2025 (source : Les Echos 24/04/2026, ARPE 2026, 20/08/2026).
  • Érosion réelle du revenu des livreurs : malgré le rebond de +4,7 % en 2025, le revenu horaire brut reste dégradé par rapport à 2021. Le temps d’attente a augmenté de +5,6 % sur la période 2021-2025, ce qui peut peser sur la disponibilité des livreurs et la fluidité du réseau (source : ARPE 2026, 20/08/2026).
  • Comparaison avec les voisines du même segment : les données collectées ne contiennent pas de chiffres comparables pour d’autres plateformes de livraison de repas du sous-segment Quick commerce et livraison instantanée. En l’état, il n’est pas possible d’établir de rang chiffré ni de positionnement quantitatif face à ces opérateurs, la comparaison exigeant une méthode de calcul identique sur le même périmètre.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Uber Eats France est l’une des filiales française du groupe Uber Technologies et un opérateur du livraison instantané de repas et de courses. Son importance observable ne repose pas d’abord sur un volume de production publié, mais sur la publication régulière d’indicateurs de rémunération et de temps de course, encadrée par le code des transports et suivie par l’ARPE.

La trajectoire 2021-2025 est un point de repère concret pour ce segment : -22,4 % de revenu horaire brut nominal, -31,7 % en termes réels, et +5,6 % de temps d’attente. Le rebond de +4,7 % du revenu horaire brut en 2025, première hausse depuis 2021, intervient après l’instauration d’un revenu minimum par course en juin 2025. Ces données relient la régulation du travail de plateforme à l’évolution effective des rémunérations unitaires (sources : ARPE 2026, uber.com 27/02/2026, Les Echos 24/04/2026).

L’entité compte également par sa couverture géographique nationale et par son adossement à un groupe américain, ce qui la place dans le périmètre des opérateurs suivis par l’administration française. La présente fiche ne reprend pas le discours d’Uber Eats sur sa propre mission ; elle s’appuie sur les données administratives et les publications datées, en signalant explicitement ce qui n’est pas établi, notamment le nombre de restaurants partenaires et de livreurs actifs.

Sources

Média associé

Aucune vidéo n’est encore associée à cette entité. Vous en connaissez une ? Elle a sa place ici.