Go Sport
Racheté
Cette entité n’est plus en activité. La fiche documente son parcours et ce qu’il en reste.
Situation actuelle
Le fait qui change pour Go Sport est de nature judiciaire et capitalistique. Le 28 avril 2023, le tribunal de commerce de Grenoble a retenu l’offre de reprise d’Intersport France pour l’enseigne Go Sport. La cession porte sur 72 magasins, correspondant à 90 % des emplois, pour un montant de 35 millions d’euros, face à une offre de 10 millions d’euros portée par Sportsdirect.com, entité du groupe Frasers. L’opération s’inscrit dans une procédure de redressement judiciaire ouverte en janvier 2023 ; la date de clôture de cette procédure n’est pas documentée dans les sources consultées au 20 août 2026.
Au registre, Go Sport demeure une société active à la date du 20 août 2026. La fiche api.gouv.fr consultée à cette date donne l’état administratif « A » pour la raison sociale « GO SPORT FRANCE », identifiée par le SIREN 428560031, avec un siège à Sassenage, en Isère. L’effectif porté au registre correspond à la tranche 01 pour l’année 2023 ; les sources de presse citent environ 2 150 emplois au moment du redressement, en avril 2023.
Le périmètre exact des entités post-cession n’est toutefois pas établi au 20 août 2026. La reprise par Intersport porte sur 72 magasins et sur 90 % des emplois, mais la fiche de données ne permet pas de reconstituer la structure juridique consolidée après la cession, ni la liste exhaustive des actifs immatériels repris. Aucun brevet, portefeuille de marques distinct ou actif technologique spécifique n’est documenté dans les sources mobilisées : ce qui reste visible est avant tout un réseau de points de vente et un stock marchand, intégré au réseau coopératif d’Intersport France.
Le repreneur identifié est donc Intersport France, coopérative de distribution. Dans les sources consultées, le dirigeant d’Intersport France, Jacky Rihouet, a présenté Go Sport comme une enseigne complémentaire, ayant un réseau fort à Paris et en région parisienne, là où Intersport est plutôt présent en province. Le sort des magasins non repris — l’écart entre environ 120 magasins au moment du redressement et 72 magasins cédés — n’est pas détaillé dans les articles consultés.
Identité
L’entité retenue est la société GO SPORT FRANCE, immatriculée au SIREN 428560031 en France. Sa date de création au registre est le 7 décembre 1999. Sa forme juridique est le code 5710, correspondant à une société par actions simplifiée. Le siège social est situé à Sassenage, en France. L’état administratif relevé par api.gouv.fr le 20 août 2026 est « A », c’est-à-dire actif.
Le groupe parent vérifié au 20 août 2026 est Intersport France depuis le 28 avril 2023. Avant cette date, Go Sport appartenait à Hermione People & Brands, la structure de Michel Ohayon, qui avait acquis le distributeur en 2021 pour un euro symbolique. Cette trajectoire de propriété est documentée par Le Point et par une dépêche AFP reprise par Le Nouvel Obs, tous deux datés du 28 avril 2023.
La fiche de données signale un risque homonyme. Le SIREN retenu pour cette fiche est bien 428560031. Deux autres entités au nom proche existent dans les bases : GO SPORT au SIREN 312193899, dont l’état est codé « C », et GROUPE GO SPORT au SIREN 958808776, dont l’état est codé « A ». Les informations de la présente fiche se rapportent exclusivement à GO SPORT FRANCE, SIREN 428560031, sauf indication contraire.
L’activité concrète de Go Sport est la distribution d’articles de sport et de loisir en magasins physiques : randonnée, ski, vélo, textile, chaussures. Le mécanisme économique repose sur la revente de produits achetés à des fournisseurs, via un parc de magasins, puis sur l’intégration de ce parc dans une centrale coopérative après la cession de 2023. La clientèle cible est le grand public sportif en France, avec un maillage historiquement fort à Paris et en région parisienne.
Le périmètre des filiales post-cession n’est pas établi au 20 août 2026. La fiche de données indique que la reprise Intersport porte sur 72 magasins et 90 % des emplois, sans donner la liste des entités juridiques filiales conservées, dissoutes ou absorbées après le 28 avril 2023.
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
Go Sport compte dans le corpus MobInCity moins pour une technologie ou un service de micromobilité que comme cas de bascule dans la distribution d’articles de sport et de loisir. Son rachat en 2023 transforme un réseau national en magasins physiques, après une procédure collective, en actif d’un réseau coopératif concurrent. Cette entité est rattachée à la famille Micromobilité, sous-catégorie « Distribution, media et institutions », car elle documente les canaux physiques de vente d’équipements sportifs qui peuvent inclure le vélo et les mobilités actives.
Le premier fait structurant est la procédure collective elle-même. En janvier 2023, Go Sport est placé en redressement judiciaire, avec environ 120 magasins et environ 2 150 emplois. Le tribunal compétent est le tribunal de commerce de Grenoble. La cession du 28 avril 2023 intervient trois mois plus tard, ce qui constitue une bascule rapide vers un acquéreur unique.
Le second fait structurant est la concurrence entre repreneurs. L’offre retenue, celle d’Intersport France, porte sur 72 magasins, 90 % des emplois et 35 millions d’euros. L’offre écartée, portée par Sportsdirect.com pour le groupe Frasers, s’élevait à 10 millions d’euros. Le 5 avril 2023, la Commission européenne a renvoyé à l’Autorité de la concurrence l’examen de l’offre de reprise d’actifs par Sportsdirect.com, ce qui montre que l’opération a fait l’objet d’un contrôle concurrentiel sur le marché français de la distribution d’articles de sport.
Le troisième fait structurant est la chronologie capitalistique antérieure. Go Sport avait été acquis en 2021 par Hermione People & Brands, la structure de Michel Ohayon, pour un euro symbolique. Moins de deux ans plus tard, l’enseigne bascule en redressement judiciaire, puis sort de ce redressement par cession au réseau Intersport. Cette succession fournit un repère factuel sur les risques de dégradation rapide dans la distribution spécialisée.
Enfin, l’entité compte parce que la reprise ne couvre pas la totalité du réseau. Environ 120 magasins existaient au moment du redressement ; 72 magasins sont repris le 28 avril 2023. L’écart de 48 points de vente n’est pas documenté dans les sources consultées, mais il indique que la bascule a aussi un coût territorial et social, même si 90 % des emplois sont préservés.
Chronologie
- 1999-12-07 — Création de GO SPORT FRANCE au registre, SIREN 428560031, avec siège à Sassenage, France (api.gouv.fr, 2026-08-20).
- 2021 — Hermione People & Brands, structure de Michel Ohayon, acquiert Go Sport pour un euro symbolique (Le Point, 2023-04-28).
- 2023-01 — Go Sport est placé en redressement judiciaire, avec environ 120 magasins et environ 2 150 emplois (Le JDD, avril 2023).
- 2023-04-05 — La Commission européenne renvoie à l’Autorité de la concurrence l’examen de l’offre de reprise d’actifs de Go Sport par Sportsdirect.com, groupe Frasers (autoritedelaconcurrence.fr, source primaire).
- 2023-04-28 — Le tribunal de commerce de Grenoble retient l’offre d’Intersport France : 72 magasins, 90 % des emplois et 35 millions d’euros, contre 10 millions d’euros pour Frasers-Sports Direct (Le Nouvel Obs / AFP, 2023-04-28).
Controverses
Le dossier Go Sport présente au moins deux points de tension documentés, sans qu’un contentieux post-cession au fond soit détaillé dans les sources mobilisées.
Le premier point de tension est concurrentiel. La reprise a mis en présence deux offres très différentes en valeur : 35 millions d’euros pour Intersport, 10 millions d’euros pour Sportsdirect.com. Le renvoi de l’examen de l’offre Frasers à l’Autorité de la concurrence le 5 avril 2023 indique que la dimension de concentration sur le marché français de la distribution d’articles de sport a été traitée par les autorités de contrôle. Les sources ne précisent pas si l’offre Frasers a fait l’objet d’un recours après la décision du tribunal de commerce.
Le second point de tension est capitalistique. L’acquisition de Go Sport en 2021 pour un euro symbolique, suivie d’un redressement judiciaire en janvier 2023, laisse voir une trajectoire de dégradation rapide de la structure de détention. Les sources consultées ne fournissent pas de détail sur les causes internes de cette dégradation ni sur d’éventuelles actions en responsabilité contre l’ancien actionnaire, mais la chronologie est elle-même un signal documenté de fragilité.
Enfin, la cession partielle du réseau — 72 magasins repris sur environ 120 — constitue un point de tension sociale et territoriale. Les sources consultées ne documentent pas le sort précis des points de vente non repris, ni les licenciements éventuels au-delà du chiffre de 90 % des emplois préservés.
Contrepoint
La lecture la plus favorable du dossier est celle d’un sauvetage social et commercial. En retenant l’offre d’Intersport France le 28 avril 2023, le tribunal de commerce de Grenoble a permis de maintenir 90 % des emplois et 72 magasins, dans un réseau qui dispose d’une complémentarité géographique avec l’enseigne Intersport. Les propos du PDG d’Intersport France, rapportés par l’AFP, insistent sur la présence forte de Go Sport à Paris et en région parisienne, ce qui comble une faiblesse du réseau coopératif en zone dense.
Cette lecture positive reste toutefois bornée par des faits de périmètre. La reprise ne porte que sur 72 magasins sur environ 120, ce qui signifie qu’une partie du réseau n’est pas couverte par l’offre Intersport. Le périmètre exact des entités post-cession n’est pas établi au 20 août 2026, les filiales éventuelles et les actifs immatériels repris ne sont pas documentés, et la date de clôture de la procédure de redressement judiciaire n’est pas connue dans les sources recueillies. Le statut administratif « A » en 2026 confirme que GO SPORT FRANCE est encore active, mais ne permet pas à lui seul de conclure que l’intégralité du réseau d’avant 2023 est toujours opérationnelle.
Sources
- api.gouv.fr, fiche entreprise GO SPORT FRANCE, SIREN 428560031 — https://api.gouv.fr/entreprises/428560031 (consulté le 2026-08-20).
- Autorité de la concurrence, renvoi de l’examen de l’offre de reprise d’actifs de Go Sport par Sportsdirect.com — https://www.autoritedelaconcurrence.fr (consulté le 2026-08-20).
- Le Nouvel Obs / AFP, 28 avril 2023, reprise de Go Sport par Intersport — https://www.nouvelobs.com (consulté le 2026-08-20).
- Le Point, 28 avril 2023, reprise de Go Sport et trajectoire Hermione People & Brands — https://www.lepoint.fr (consulté le 2026-08-20).
- Le JDD, avril 2023, redressement judiciaire de Go Sport — https://www.lejdd.fr (consulté le 2026-08-20).
Média associé
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