Blue Spirit Aero
Actif
Identité
Blue Spirit Aero (BLUE SPIRIT AERO) est une SAS immatriculée en France le 20 juillet 2020, sous le SIREN 885374504. Son siège est à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). La société est indépendante ; elle a été fondée par Olivier Savin et Eric Bidinger. Aucune filiale n’est identifiée.
Situation actuelle
Le programme occupe trois sites : Rueil-Malmaison pour le siège, Toulouse, et l’aéroport du Mans-Arnage (Sarthe), où le prototype Dragonfly est assemblé depuis le 5 novembre 2024. Le 10 juin 2025, l’appareil a été dévoilé au Mans-Arnage avec un roulage autonome et une démonstration de ravitaillement en hydrogène présentée par l’entreprise comme une première mondiale. L’outil industriel reste celui d’un démonstrateur : 7 salariés en 2024, avec un objectif d’environ 50 salariés à l’horizon 2026. Dans la sous-catégorie propulsion électrique/hydrogène, Blue Spirit Aero se positionne sur le quadriplace d’école de pilotage ; Beyond Aero vise l’aviation d’affaires à pile à combustible et VoltAero un appareil hybride thermique-électrique.
Chiffres clés
- Effectif : 7 salariés en 2024 ; objectif d’environ 50 en 2026 (Challenges, 2024).
- Financement recherché : environ 20 M€ en 2024, dont 5 M€ pour le démonstrateur et 15 M€ pour la certification (Challenges, 2024).
- Prototype : construction lancée le 5 novembre 2024 ; dévoilement le 10 juin 2025 (site officiel, La Tribune, Aviation Week).
- Motorisation : 12 moteurs électriques distribués, 6 par aile, alimentés par pile à combustible ; environ 15 kg d’hydrogène embarqué.
- Performances annoncées : 700 km d’autonomie, 230 km/h en croisière, environ 3 h de vol (Challenges, 2024 ; La Tribune, 2025).
- Cibles de certification : version 4 places visée en 2026 ; VIP 6 places en 2028 ; 8 et 14 places en 2030 (Challenges, 2024).
Forces et limites
Forces : la cellule est dessinée spécifiquement pour l’hydrogène, avec 12 moteurs distribués, plutôt qu’un rétrofit ; le projet bénéficie du soutien de France 2030 et de Dassault Systèmes.
Limites : en 2024, l’entreprise recherchait encore environ 20 M€ ; l’effectif de 7 salariés est faible pour une certification visée en 2026 ; l’infrastructure de ravitaillement en hydrogène sur les aérodromes d’aéroclubs reste à déployer. Les 15 kg d’hydrogène embarqués limitent la charge utile et l’autonomie opérationnelle, et seule une démonstration de prototype — non un appareil certifié — est documentée au 10 juin 2025.
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
Le Dragonfly fournit un test daté et observable de l’hydrogène dans un avion d’école quadriplace. Si la certification de 2026 est obtenue, il donnerait aux aéroclubs un appareil à hydrogène de 700 km d’autonomie et 3 h de vol. La démonstration du 10 juin 2025 au Mans-Arnage documente aussi un maillon logistique — le ravitaillement en hydrogène sur un aérodrome — souvent absent des programmes de propulsion électrique/hydrogène. Le projet demeure au stade de démonstrateur, avec un financement de l’ordre de 20 M€ encore recherché en 2024.
Sources
- Blue Spirit Aero, site officiel — https://www.bluespiritaero.com (consulté le 2026-08-21).
- Challenges, « 100 start-up où investir en 2024 », 2024 — https://www.challenges.fr (consulté le 2026-08-21).
- La Tribune, article du 11 juin 2025 — https://www.latribune.fr (consulté le 2026-08-21).
- Aviation Week, article du 11 juin 2025 — https://aviationweek.com (consulté le 2026-08-21).
Média associé
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