Leonardo

Actif

Identité

Leonardo S.p.A. est une société par actions de droit italien, cotée à la Bourse de Milan sous le ticker LDO (ISIN IT0003856405). L’entité est l’héritière de Finmeccanica, créée en 1948, et a été renommée Leonardo en 2016/2017. Son siège social est situé à Rome, en Italie. L’actionnariat fait apparaître le Ministère italien de l’Économie et des Finances (MEF) comme premier détenteur de participations, avec environ 30,2 % du capital, ce qui lui confère un contrôle de fait ; le flottant représente environ 69,8 %.

Cette fiche concerne l’entité italienne cotée. Elle ne doit pas être confondue avec Leonardo DRS, filiale américaine détenue à 71,4 %, ni avec Leonardo France, entité distincte du corpus. Leonardo S.p.A. n’a pas de siège français.

Situation actuelle

Au 31 décembre 2025, Leonardo emploie 62 762 personnes dans le monde. Le périmètre industriel couvre l’Italie, le Royaume-Uni, la Pologne et les États-Unis. Le groupe opère comme avionneur, hélicoptériste, équipementier de défense et acteur des activités spatiales : avions de combat et d’entraînement, hélicoptères de la famille AW, électronique de défense, cyber, espace et aérostructures. En 2025, ses dépenses de recherche et développement atteignent 3,0 Md€.

La présence française de Leonardo est capitalistique et non industrielle directe. Le groupe détient 33 % de Thales Alenia Space, coentreprise avec Thales disposant de sites à Cannes et Toulouse, ainsi que 25 % de MBDA, groupe européen de missiles franco-italo-britannique. Il ne s’agit pas d’une implantation manufacturière de Leonardo en France au sens d’un site portant l’enseigne Leonardo.

Le carnet de commandes du groupe dépasse 46 Md€ au 31 décembre 2025. Dans les hélicoptères, 182 appareils ont été livrés en 2025, contre 191 en 2024. En 2025, Leonardo a également obtenu une commande de soutien logistique intégré et de formation pour la flotte Eurofighter de la force aérienne koweïtienne.

Chiffres clés

Les données ci-dessous portent sur le groupe Leonardo S.p.A. et l’exercice clos le 31 décembre 2025, sauf mention contraire.

  • Commandes FY2025 : 23,8 Md€, en hausse de 15 % par rapport à 2024.
  • Revenus FY2025 : 19,5 Md€, en hausse de 11 % par rapport à 2024.
  • EBITA FY2025 : 1,75 Md€.
  • Backlog au 31/12/2025 : plus de 46 Md€.
  • Effectif au 31/12/2025 : 62 762 salariés, soit +2 294 par rapport au 31/12/2024.
  • Hélicoptères livrés en 2025 : 182 appareils, contre 191 en 2024, soit une baisse de 9 appareils.
  • Dépenses de R&D en 2025 : 3,0 Md€.
  • Participations : Leonardo DRS 71,4 %, MBDA 25 %, ATR 50 %, Hensoldt 22,8 %, Telespazio 67 %, Thales Alenia Space 33 %, Avio 19,3 %.
  • Actionnariat : MEF environ 30,2 % du capital ; flottant environ 69,8 %.

Forces et limites

La principale force de Leonardo est la visibilité offerte par un carnet de commandes supérieur à 46 Md€ au 31/12/2025 et par une progression de 15 % des commandes sur l’exercice 2025. Le groupe combine plusieurs segments industriels, ce qui lui permet de ne pas dépendre d’un seul marché : avions, hélicoptères, électronique de défense, cyber, espace et aérostructures. Sa participation dans des programmes européens — Eurofighter, GCAP, MBDA, Thales Alenia Space — l’insère dans des chaînes de production étatiques pluriannuelles.

Les limites sont d’abord réglementaires et politiques. Les activités de défense et de sécurité sont soumises à des autorisations d’exportation et à des accords intergouvernementaux. La présence de l’État italien via le MEF, environ 30,2 % du capital, peut introduire des contraintes de gouvernance publiques, notamment en matière de stratégie industrielle ou de financement.

Les contraintes géographiques et capitalistiques sont également nettes. La production est répartie entre l’Italie, le Royaume-Uni, la Pologne et les États-Unis, ce qui implique une coordination multinationale. En France, l’empreinte est seulement capitalistique : 33 % de Thales Alenia Space et 25 % de MBDA. Pour Thales Alenia Space et MBDA, les décisions sont partagées avec les partenaires ; Leonardo n’y exerce pas un contrôle exclusif. Par ailleurs, la livraison d’hélicoptères a reculé de 191 en 2024 à 182 en 2025, soit une baisse de 9 appareils, ce qui constitue un point de vigilance sur ce segment.

Par rapport aux autres avionneurs et équipementiers du segment, Leonardo se distingue par une combinaison hélicoptères/électronique de défense/espace assez large. Airbus et Boeing sont structurés autour de l’aviation commerciale et des gros-porteurs ; Dassault Aviation articule aviation d’affaires et aviation de combat ; Safran et Thales occupent des positions d’équipementiers. Leonardo chevauche plusieurs de ces métiers, avec un poids fort des programmes étatiques européens et une exposition industrielle directe plus limitée en France.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Leonardo est un nœud capitalistique et industriel européen qui touche indirectement la filière française. La participation de 33 % dans Thales Alenia Space relie Leonardo aux sites de Cannes et Toulouse et au segment spatial franco-italien. La participation de 25 % dans MBDA, coentreprise franco-italo-britannique, l’insère dans la production de missiles en Europe et dans les relations avec la France et le Royaume-Uni. Ces deux positions n’ont pas de siège français, mais elles créent une interdépendance capitalistique avec des acteurs français.

Les chiffres 2025 donnent la mesure du mécanisme : 19,5 Md€ de revenus, 23,8 Md€ de commandes, 62 762 salariés au 31/12/2025 et 182 hélicoptères livrés. Le carnet de commandes supérieur à 46 Md€ indique une production déjà contractualisée sur plusieurs années, typique des programmes de défense. La commande koweïtienne de soutien logistique intégré et de formation pour l’Eurofighter montre que l’activité ne se limite pas à la fabrication d’appareils, mais inclut des services liés à la durée de vie des flottes.

Sources

Média associé

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