Ferrari : constructeur de voitures de sport premium et de luxe à Maranello

Actif

Identité

Ferrari est la dénomination d’usage de Ferrari N.V., société anonyme de droit néerlandais cotée sur les marchés NYSE et EXM sous le code RACE. La première voiture de route produite par Enzo Ferrari date de 1947 ; Ferrari N.V. a été introduite en bourse en 2015. Le siège statutaire est à Amsterdam, Pays-Bas, tandis que le siège opérationnel et l’usine sont à Maranello, Italie, dans la province de Modène, en Émilie-Romagne. L’entité opérationnelle industrielle est Ferrari S.p.A., société italienne.

La documentation consultée du 20/08/2026 ne permet pas d’établir un effectif consolidé : le champ correspondant est resté vide. La recherche effectuée au registre français via recherche-entreprises.api.gouv.fr, consulté le 20/08/2026, n’identifie aucune filiale française du constructeur. Les occurrences « Ferrari » en France correspondent notamment à un concessionnaire local de Saint-Étienne, SIREN 812927788, et à des entités homonymes sans lien avec le constructeur.

L’actionnariat n’est pas majoritaire. Au 04/02/2026, Exor N.V. détient 21,33 % des actions ordinaires, auxquelles s’ajoutent des actions à vote spécial ; le trust Piero Ferrari détient 10,67 % et BlackRock 3,80 %. En février 2025, Exor a cédé environ 4 % du capital pour environ 3 milliards d’euros, à 450 euros par action, en conservant environ 20 % des droits économiques et 30 % des droits de vote.

Situation actuelle

L’outil industriel est concentré à Maranello, Italie. Les données collectées ne fournissent pas de surface de site, de nombre de lignes de production ni de capacité nominale installée : ces éléments restent non établis. L’échelle visible est celle d’un constructeur en petites séries, avec 13 640 véhicules livrés en 2025, contre 13 752 en 2024. La gamme combine des moteurs V12 et V8, des hybrides rechargeables comme la SF90 et la 296, et l’hypercar F80, dont les premières livraisons ont eu lieu au quatrième trimestre 2025.

Sur le plan géographique, les livraisons mondiales de l’exercice 2025 se répartissent ainsi : EMEA 6 346 véhicules, Amériques 3 937, Chine continentale / Hong Kong / Taïwan 941, et reste de l’Asie-Pacifique 2 416. La France relève de la région EMEA et n’héberge pas de filiale du constructeur ; elle est desservie par un réseau de concessionnaires officiels. La zone EMEA constitue donc le premier débouché en volume.

Le 10/02/2026, Ferrari N.V. a publié ses résultats pour l’exercice 2025 : le chiffre d’affaires net consolidé atteint 7 146 millions d’euros, en hausse de 7 % par rapport aux 6 677 millions d’euros de 2024. Les lancements de l’année incluent les 296 Speciale, 296 Speciale A, Amalfi, 849 Testarossa et 849 Spider. Les revenus de marque, issus notamment du sponsoring en Formule 1 et des activités lifestyle, dépassent 800 millions d’euros en 2025, en hausse de 22 %.

Chiffres clés

  • Chiffre d’affaires net consolidé 2025 : 7 146 M€, périmètre Ferrari N.V., exercice clos au 31/12/2025, publié le 10/02/2026. Variation : +7 % par rapport à 6 677 M€ en 2024.
  • Livraisons mondiales 2025 : 13 640 véhicules, contre 13 752 en 2024, périmètre mondial.
  • Livraisons par région en 2025 : EMEA 6 346, Amériques 3 937, Chine/Hong Kong/Taïwan 941, reste de l’Asie-Pacifique 2 416.
  • Revenus de marque 2025 : plus de 800 M€, en hausse de +22 %.
  • Actionnariat au 04/02/2026 : Exor N.V. 21,33 % des actions ordinaires, trust Piero Ferrari 10,67 %, BlackRock 3,80 %.
  • Effectif consolidé : non établi du 20/08/2026.
  • Capacité de production nominale : non établie. La production effectivement livrée constitue le seul indicateur quantitatif disponible sur l’outil industriel.

Forces et limites

### Forces

  • Concentration industrielle à Maranello : le site opérationnel unique abrite la production de moteurs V12/V8, des hybrides rechargeables et de l’hypercar F80. Cette intégration en un lieu offre une maîtrise directe de la chaîne de petite série.
  • Modèle de volume contrôlé : avec 13 640 livraisons en 2025, Ferrari ne poursuit pas une croissance volumique massive, mais augmente son chiffre d’affaires de 7 % et ses revenus de marque de 22 %.
  • Structure de revenus diversifiée : au-delà des ventes de véhicules, les revenus de marque dépassent 800 M€ en 2025, ce qui réduit la dépendance exclusive au volume livré.

### Limites

  • Concentration géographique de l’outil productif : un seul site opérationnel est identifié à Maranello. Cette configuration expose la production aux risques locaux de main-d’œuvre, de logistique, d’énergie ou d’infrastructure.
  • Capacité de production non documentée : la baisse des livraisons de 13 752 à 13 640 entre 2024 et 2025, alors que le chiffre d’affaires progresse, suggère que la croissance repose davantage sur le prix, la personnalisation et les revenus de marque que sur l’expansion des volumes.
  • Contraintes juridiques et réglementaires : société de droit néerlandais, cotée aux États-Unis et en Italie, avec production italienne, Ferrari doit satisfaire à plusieurs cadres de conformité nationale et boursière.
  • Distribution française sans filiale constructeur : l’absence de filiale identifiée au registre français limite le contrôle direct sur le réseau de distribution local, qui repose sur des concessionnaires officiels.
  • Exposition régionale contrastée : l’EMEA représente 6 346 livraisons en 2025, tandis que la Chine/Hong Kong/Taïwan n’en totalise que 941. Cette répartition expose le résultat aux variations de la demande européenne et à la faiblesse relative du débouché chinois.
  • Actionnariat concentré : Exor N.V. et le trust Piero Ferrari détiennent ensemble plus de 30 % des actions ordinaires, mais aucun contrôle majoritaire direct. Cette structure offre une stabilité d’influence, mais peut aussi rendre le capital sensible aux décisions d’un actionnaire dominant.

Dans le segment des voitures de sport premium et de luxe, Ferrari se distingue de voisines comme Lamborghini, McLaren ou Aston Martin par une cotation séparée et un actionnariat dominé par une holding d’investissement, Exor N.V., plutôt que par un grand constructeur automobile de volume. La comparaison quantitative fine des livraisons et des capacités avec ces concurrents n’est pas possible dans le périmètre de ces recherches, faute de données datées les concernant.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Ferrari compte d’abord par ses résultats financiers datés : un chiffre d’affaires net consolidé de 7 146 M€ en 2025, en hausse de 7 %, et des revenus de marque en croissance de 22 %. La société livre volontairement 13 640 véhicules, un volume qui maintient une rareté relative et protège la valorisation unitaire.

Ensuite, la production à Maranello confère à l’entreprise un rôle industriel dans la région de Modène, même si l’effectif exact n’est pas établi. La concentration de l’outil productif en Italie, associée à un siège statutaire néerlandais et à une cotation américaine et européenne, fait de Ferrari un cas de société industrielle à triple ancrage juridique et boursier.

Enfin, pour le marché français et européen, Ferrari est présente par un réseau de concessionnaires officiels, sans filiale constructeur française identifiée. La France s’inscrit dans la région EMEA, qui a représenté 6 346 livraisons en 2025 : c’est le premier débouché géographique de la marque.

Sources

1. Ferrari N.V., « Full Year 2025 Results », communiqué financier du 10/02/2026, URL : https://www.ferrari.com/corporate, consulté le 2026-08-20.

2. Ferrari N.V., « Shareholders structure », état de l’actionnariat au 04/02/2026, URL : https://www.ferrari.com/corporate, consulté le 2026-08-20.

3. Reuters, « Exor sells around 4% stake in Ferrari for about 3 billion euros », 27/02/2025, URL : https://www.reuters.com, consulté le 2026-08-20 via le corpus de collecte.

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