Heuliez, du charronnage à la liquidation (1920-2013)
Disparu
Cette entité n’est plus en activité. La fiche documente son parcours et ce qu’il en reste.
Situation actuelle
Le 30 septembre 2013, le tribunal de commerce de Niort prononce la liquidation judiciaire de Heuliez SAS, avec une poursuite d’activité autorisée jusqu’au 31 octobre 2013. L’entité n’a plus d’activité après cette date. Le site historique heuliez.com est fermé. Les bâtiments et machines de Cerizay sont repris par la SEM « Fabrique régionale du Bocage », structure portée notamment par la région Poitou-Charentes, pour tenter de reconvertir le site. Heuliez Bus, détachée du groupe en 2001, continue de vivre sous le contrôle d’Iveco puis de CNH Industrial, avec son site de Rorthais, à Mauléon.
Identité
Heuliez est une affaire de charronnage fondée à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, par Adolphe Heuliez en 1920. Devenue société par actions simplifiée, l’entité Heuliez SAS est spécialisée dans l’ingénierie, le prototypage, le maquettage, l’emboutissage, le ferrage et les modules de carrosserie. Elle fabrique notamment des toits ouvrants pour PSA Peugeot-Citroën. À la fin, l’actionnaire principal est le Groupe BGI (Baelen-Gaillard Industries) ; la région Poitou-Charentes était entrée au capital à hauteur de 5 millions d’euros en 2009. L’effectif est d’environ 280 à 300 salariés en 2013, après avoir atteint jusqu’à 3 000 employés au milieu des années 2000. Le siège et l’outil industriel sont à Cerizay.
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
Heuliez a été un sous-traitant de PSA pendant environ 50 ans, jusqu’à l’arrêt de la coopération en octobre 2007. Cette dépendance a structuré le site de Cerizay : l’entreprise a produit des toits ouvrants et des modules de carrosserie pour des modèles Peugeot et Citroën, et a également assemblé l’Opel Tigra. Sa chute éclaire le risque de dépendance à un donneur d’ordres unique. Le démantèlement entre 2010 et 2013 a donné naissance à deux entités séparées : Heuliez (sous-traitance) et Mia Electric, issue de Heuliez Véhicule Électrique, séparée en 2010 puis reprise en 2013 par Michèle Boss/Magnum. La liquidation de 2013 entraîne la disparition de l’entité historique, mais pas de l’ensemble du site : Heuliez Bus reste un employeur industriel dans le Mauléonais.
Chronologie
- 2007-10 — Heuliez ouvre une procédure de sauvegarde après l’arrêt de la coopération d’environ 50 ans avec PSA Peugeot-Citroën (source : Wikipedia, consulté 2026-08-21 ; L’Express).
- 2009-07-08 — Le tribunal de Niort valide un plan de reprise par Bernard Krief Consulting ; ce plan est abandonné le 1er mars 2010 (source : Wikipedia, consulté 2026-08-21).
- 2010-05-21 — Heuliez New World est placée en redressement judiciaire (source : Wikipedia, consulté 2026-08-21).
- 2010-06-30 — Le tribunal de Niort désigne BGI et Con-Energy ; Heuliez SAS et Mia Electric sont séparées (source : Wikipedia, consulté 2026-08-21).
- 2013-09-30 — Le tribunal de commerce de Niort prononce la liquidation judiciaire de Heuliez, avec poursuite d’activité jusqu’au 31 octobre 2013 (source : Les Echos, 2013-09-30).
Controverses
La procédure de sauvetage a été l’objet de contestations : le plan Bernard Krief Consulting, validé en juillet 2009, est abandonné en mars 2010 sans avoir produit de reprise industrielle stable, ce qui entraîne une nouvelle procédure en mai 2010. L’argent public mobilisé via la région Poitou-Charentes et la SEM « Fabrique régionale du Bocage » a été critiqué : l’outil est repris pour reconvertir le site, mais l’activité automobile historique ne repart pas. La scission entre Heuliez et Mia Electric crée aussi un contraste symbolique : la voiture électrique Mia, présentée comme l’avenir, n’empêche pas la liquidation de la branche historique et laisse derrière elle des salariés dont l’effectif a fondu de 3 000 à moins de 300.
Contrepoint
La disparition de Heuliez SAS ne signifie pas la disparition de toutes les activités issues du groupe. Heuliez Bus, détachée en 2001, est devenue une filiale d’Iveco puis de CNH Industrial : elle fabrique des autobus et conserve le site de Rorthais (Mauléon), ce qui maintient une filiation industrielle dans le nord des Deux-Sèvres. Le site de Cerizay, repris par la SEM « Fabrique régionale du Bocage », a accueilli d’autres activités économiques. Enfin, Mia Electric a brièvement tenté de poursuivre l’assemblage de véhicules électriques après 2013, avant son propre échec. La fin de Heuliez est donc une liquidation d’entité, pas une disparition totale de l’héritage industriel local.
Sources
- Les Echos, « Heuliez placé en liquidation judiciaire », 30 septembre 2013 — URL non fournie dans le corpus, consultée le 2026-08-21.
- Le Parisien, « Heuliez : le tribunal prononce la liquidation », 30 septembre 2013 — URL non fournie dans le corpus, consultée le 2026-08-21.
- L’Obs, « Heuliez, clap de fin », 31 octobre 2013 — URL non fournie dans le corpus, consultée le 2026-08-21.
- Wikipedia, « Heuliez » — https://fr.wikipedia.org/wiki/Heuliez, consultée le 2026-08-21.
Média associé
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