Fretlink
Disparu
Cette entité n’est plus en activité. La fiche documente son parcours et ce qu’il en reste.
Situation actuelle
Fretlink n’exerce plus d’activité. Le 15 juin 2022, le tribunal de commerce de Paris a prononcé la liquidation judiciaire de la SAS FRETLINK, au titre du jugement n° P202200849, et a désigné Me Jérôme Pierrel, de la SELAS Etude JP, comme liquidateur. Au 20 août 2026, la procédure collective n’est pas clôturée : des dépôts de l’état des créances ont eu lieu le 23 août 2024 et le 17 octobre 2024. Les sources consultées n’identifient ni repreneur, ni cession d’actifs, ni poursuite de l’activité sous une autre forme. Le site internet fretlink.com reste consultable, mais relève d’une trace conservée et non d’une exploitation en cours. Le dernier effectif connu, d’environ 100 collaborateurs, date de 2021 ; aucun effectif postérieur à la liquidation n’est documenté.
Identité
Fretlink, dont la raison sociale est FRETLINK SAS, est immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le SIREN 814527735. La société a été fondée en novembre 2015 à Paris par Paul Guillemin, Antoine Le Squeren, Didier Duval et Frédéric Menou. Son siège social était situé dans le 13e arrondissement de Paris. Elle opérait comme commissionnaire de transport digital : sa plateforme, présentée comme un Transport Operating System, organisait et pilotait des flux de transport routier de marchandises pour de grands comptes, mettait en relation donneurs d’ordres et transporteurs, et traitait des données de planification ; des services annexes de paiement et de carburant ainsi qu’un partenariat avec WeNow sur la transition carbone complétaient l’offre. Avant sa liquidation, Fretlink déclarait une présence dans une vingtaine de pays européens. Son chiffre d’affaires est passé de 1,5 million d’euros en 2017 à 15 millions d’euros en 2018, avec un objectif d’environ 150 millions d’euros annualisés visé pour 2020.
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
Fretlink concentre, sur sept années, une trajectoire typique du digital freight européen : croissance chiffrée rapide, levées de fonds importantes et expansion géographique, suivies d’une cessation. De 2015 à 2019, les fonds levés atteignent environ 35 millions d’euros ; l’entrée au capital d’UTA et de TIP lors de la levée de 25 millions d’euros au printemps 2019 signalait un rapprochement avec des partenaires industriels du transport. La liquidation prononcée le 15 juin 2022 met fin à une plateforme qui visait encore en 2021 une présence dans une vingtaine de pays européens. Cette entité illustre la réversibilité des modèles de digitalisation du fret, entre croissance annoncée et défaillance.
Chronologie
- Novembre 2015 : création de Fretlink à Paris.
- Printemps 2019 : levée de 25 millions d’euros ; entrée d’UTA et de TIP au capital.
- Vers 2021 : Paul Guillemin cède la direction à Sébastien Boucraut ; l’effectif est d’environ 100 collaborateurs, avec une présence dans une vingtaine de pays européens.
- 15 juin 2022 : liquidation judiciaire prononcée par le tribunal de commerce de Paris, jugement n° P202200849.
- 23 août et 17 octobre 2024 : dépôts de l’état des créances ; la procédure reste en cours au 20 août 2026.
Controverses
Les sources collectées ne documentent aucun litige public, aucune condamnation ni controverse spécifique liée à Fretlink ou à ses dirigeants. La liquidation judiciaire n’est pas présentée, dans les sources consultées, comme la conséquence d’un scandale, mais comme l’issue d’une situation économique devenue intenable. L’absence de controverse documentée ne signifie pas que la procédure n’a pas comporté de difficultés : le suivi des créances encore actif en 2024 montre seulement que la liquidation demeure longue à instruire.
Contrepoint
Avant la liquidation, les signaux de marché étaient orientés à la hausse. La société avait levé environ 35 millions d’euros depuis sa création, ouvert des bureaux en Belgique puis annoncé une expansion en Allemagne, et enregistré un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros dès 2018, contre 1,5 million d’euros en 2017. L’entrée d’UTA et de TIP au capital en 2019 pouvait être interprétée comme une consolidation du modèle. La chronologie finale rappelle toutefois que ces signaux n’ont pas suffi : trois ans après cette levée, la liquidation était prononcée, sans repreneur identifié dans les sources consultées.
Sources
- Pappers.fr, fiche FRETLINK, SIREN 814527735, BODACC — https://www.pappers.fr/entreprise/fretlink-814527735 — consulté le 20 août 2026.
- Fretlink, site officiel — https://www.fretlink.com — consulté le 20 août 2026.
- Supply Chain Magazine, données 2021 — https://www.supplychainmagazine.fr — consulté le 20 août 2026.
- Transport Info, 11 novembre 2019 — https://www.transportinfo.fr — consulté le 20 août 2026.
- Repreneurs.com, fiche Fretlink — https://www.repreneurs.com — consulté le 20 août 2026.
Média associé
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