Retrofuture, retrofit électrique de véhicules anciens à Bordeaux
Actif
Identité
Situation actuelle
Retrofuture est implantée à Bordeaux et transforme des véhicules thermiques anciens en véhicules électriques. En octobre 2020, l’entreprise comptait huit salariés et avait réalisé une première levée de fonds de 1 million d’euros en 2019.
Chiffres clés
En octobre 2020, l’entité emploie huit salariés. Ce chiffre reflète une structure industrielle légère mais techniquement spécialisée. Le coût de la conversion électrique varie entre 15 000 et 30 000 euros selon le type de véhicule et la complexité de l’homologation. Ces tarifs témoignent de l’intensité capitalistique et technique de l’opération. La structure a levé un premier capital de 1 million d’euros en 2019. Cette phase initiale a permis le développement des premiers prototypes. En 2020, l’entité recherche 7 millions d’euros en série A. Cette levée de fonds ciblée vise explicitement à financer les processus d’homologation et le passage à l’échelle industrielle. Aucun chiffre d’affaires global n’est publié avec précision pour l’exercice 2023-2024. Le nombre de véhicules convertis n’est pas communiqué publiquement. Les données effectives se limitent donc à l’emploi de 2020 et aux montants de levées de fonds datés.
Forces et limites
La force principale de l’entité réside dans la maîtrise des processus d’homologation Utac. Cette compétence réglementaire est un barrière à l’entrée élevée dans le secteur du retrofit. La collaboration avec des partenaires industriels comme Techno Map et Safra permet une externalisation maîtrisée de la fabrication. L’implantation à Darwin offre un accès aux réseaux d’innovation et de financement locaux. La limite majeure reste l’absence de visibilité sur l’industrialisation de masse. Le processus de retrofit par modèle est intrinsèquement lent et coûteux. L’homologation unitaire freine la croissance rapide de la production. De plus, l’identité juridique floue et le lien avec Rev Mobilities créent une opacité sur la gouvernance réelle de l’entité. La dépendance aux levées de fonds successives pour couvrir les coûts d’homologation expose l’activité aux risques de financement. Le marché cible, bien que fidélisé, reste de niche par rapport au parc automobile total.
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
Retrofuture incarne la transition vers une mobilité décarbonée sans abandonner le patrimoine automobile. Son modèle technique répond à une demande croissante de durabilité dans le secteur du collectionnisme. En validant des homologations pour des modèles emblématiques, l’entité légitime techniquement le retrofit comme offre viable. Elle se positionne différemment des importateurs de véhicules d’occasion en apportant une valeur ajoutée technologique locale. Son rôle est de démontrer la faisabilité industrielle et réglementaire de la conversion électrique en France.
Sources
- Sud Ouest, 2020-10-18 : Article sur l’installation à Bordeaux et l’effectif.
- Journal Auto, 2019 : Article sur la levée de fonds de 1 M€.
- LinkedIn rev-classics / French Tech Bordeaux, 2026-08-22 : Identification de la marque et du fondateur.
Média associé
Aucune vidéo n’est encore associée à cette entité. Vous en connaissez une ? Elle a sa place ici.