Nami — Trottinettes électriques haut de gamme (SAS française)

Actif

Identité

Nami est exploitée en France par la société NAMI, une SAS inscrite au registre national des entreprises sous le SIREN 937867240. L’entité a été créée le 19 novembre 2024 à Saint-Lambert-la-Potherie, dans le Maine-et-Loire, au 6 rue de la Perraudière. Son statut administratif est actif au 20 août 2026.

La marque Nami Electric a été fondée en 2020 par Michael Sha, en charge de l’ingénierie et de la production artisanale à Ningbo, en Chine, et Johann Maugueret, en charge de la distribution internationale. La SAS française est dirigée par le président Tuan-Huy Laurent Phonesavanh et la directrice générale Thi Huong Thu Ha Ta. Aucune filiale n’a été identifiée. Deux autres entités homonymes existent au registre — SIREN 884294505 et SIREN 937758720 — mais elles ne sont pas l’objet de la présente fiche.

Situation actuelle

L’échelle de Nami n’est pas celle d’un réseau de stations ou d’un opérateur de flotte, mais celle d’une chaîne de conception et de commercialisation appuyée sur une production externalisée à Ningbo, dans la province chinoise du Zhejiang. L’implantation géographique précise documentée se limite au siège administratif angevin de la SAS et à la base de production chinoise. Aucun site industriel en propre, entrepôt de stockage permanent ou point de vente physique n’est renseigné dans les sources collectées.

La marque distribue ses trottinettes et pièces détachées en direct sur le marché européen depuis juillet 2025. Avant cette échéance, la distribution passait par E-Ride, présenté comme distributeur officiel. Le circuit B2B compte également des revendeurs identifiés comme PIE Technologie et Swiss Distribution. Le portefeuille produit est organisé en cinq gammes recensées sur le site officiel au 20 août 2026 : Burn-E, Klima, Stellar, Viper et V1/V2. La gamme Burn-E est annoncée pour des vitesses atteignant 96 km/h. Des essais d’homologation ont été réalisés en 2023 au centre UTAC de Mortefontaine, en France.

Chiffres clés

  • 19 novembre 2024 : création de la SAS NAMI, SIREN 937867240, à Saint-Lambert-la-Potherie (Maine-et-Loire), selon la fiche api.gouv.fr consultée le 20 août 2026.
  • 2020 : fondation de la marque Nami Electric par Michael Sha et Johann Maugueret.
  • 2 salariés : effectif communiqué pour la marque Nami Electric sur LinkedIn à la date de consultation du 20 août 2026 ; la fiche registre ne fournit pas de tranche d’effectif exploitable pour la SAS.
  • 5 gammes de trottinettes recensées au 20 août 2026 : Burn-E, Klima, Stellar, Viper, V1/V2.
  • 699 € : prix B2B relevé sur pro.nami-electric.com le 20 août 2026 pour la V1 Street.
  • 799 € : prix B2B relevé sur pro.nami-electric.com le 20 août 2026 pour la V2 Cross.
  • 96 km/h : vitesse maximale annoncée pour la gamme Burn-E, sans précision de périmètre d’usage homologué.

La capacité de production, le volume d’unités vendues, le nombre de points de stockage ou le chiffre d’affaires ne sont pas publiés dans les sources collectées. Ces grandeurs ne peuvent donc pas être documentées à la date de rédaction.

Forces et limites

Dans la sous-catégorie des trottinettes et EDPM, Nami se distingue d’un opérateur de flotte partagée ou d’un fabricant de masse : l’entité n’exploite pas de réseau de stations, pas de service de recharge public et ne revendique pas d’usine intégrée. Sa position repose sur une production en petites séries à Ningbo et sur une distribution spécialisée.

Atouts physiques et réglementaires

La conception des machines est mécaniquement différenciée : cadres tubulaires soudés à la main, suspensions réglables et moteurs à forte puissance. La vitesse annoncée de 96 km/h place la Burn-E dans le segment haut de gamme, au-delà de l’usage urbain courant. La création d’une SAS française en 2024 fournit une structure juridique locale pour la commercialisation et le service. Les essais réalisés au centre UTAC en 2023 constituent une étape d’homologation documentée sur le marché français.

Contraintes physiques et structurelles

L’effectif communiqué est réduit : deux salariés pour la marque à la date de consultation du 20 août 2026. La production externalisée à Ningbo expose la chaîne aux aléas logistiques, douaniers et de change entre la Chine et l’Europe. La SAS ne dispose d’aucune usine en propre documentée, ce qui limite sa maîtrise industrielle directe. Le passage à une distribution en direct depuis juillet 2025 réduit la dépendance à E-Ride, mais il exige une capacité logistique et de pièces détachées que la structure légère doit encore démontrer. Enfin, les modèles capables de 96 km/h doivent respecter les obligations d’homologation et de bridage pour circuler sur voie publique en France ; les essais UTAC de 2023 ne constituent qu’une étape, la conformité devant être vérifiée modèle par modèle.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Nami illustre un circuit de plus en plus fréquent dans la micromobilité premium : une marque née en 2020, produite en Chine, qui crée une entité française en novembre 2024 puis reprend en direct sa distribution européenne en juillet 2025. Ce passage du distributeur tiers à la distribution directe modifie la relation avec les revendeurs et le suivi des pièces détachées.

La présence d’une gamme annoncée à 96 km/h documente l’écart entre les machines hautes performances et le cadre réglementaire français des EDPM. Les essais UTAC de 2023, l’existence d’une grille tarifaire B2B accessible en ligne et l’entité légale angevine donnent à Nami un socle vérifiable pour aborder le marché européen. La fiche reste néanmoins limitée par l’absence de données publiques sur les volumes, la capacité de production et les résultats financiers.

Sources

Média associé

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