EVBox : cessation des activités AC et reprise d’EVTronic par LAFIP

Disparu

Cette entité n’est plus en activité. La fiche documente son parcours et ce qu’il en reste.

Situation actuelle

EVBox n’est plus exploitée comme une entité mondiale unique. Le 1er décembre 2025, la plateforme de gestion Everon a cessé ; les bornes AC déjà installées ne fonctionnent plus qu’en mode plug-and-charge, sans supervision à distance (luminus.be). En parallèle, la branche DC a été cédée à La Financière de Pessac (LAFIP) : l’accord a été signé le 12 décembre 2024, puis finalisé le 21 janvier 2025 (Translink CF). Aucune procédure collective n’est identifiée dans les sources consultées : il s’agit d’un arrêt d’activité et d’une cession d’actifs, pas d’une liquidation judiciaire.

Ce qui reste : EVTronic poursuit les bornes DC hors Amérique du Nord, avec environ 134 collaborateurs, dont environ 100 à Bordeaux (Translink CF). L’entité EVBOX FRANCE figure toujours au répertoire Sirene sous le SIREN 814648945, avec une tranche d’effectif 12 au titre de l’année 2023 (api.gouv.fr, 2026-08-20).

Identité

  • Raison sociale : EVBOX FRANCE
  • SIREN : 814648945
  • Date de création : 2 novembre 2015
  • Forme juridique : SAS (code 5710)
  • Siège : La Garenne-Colombes, France
  • Effectif déclaré : tranche Sirene 12, année 2023
  • Actionnariat : Engie SA depuis 2017 ; Engie annonce son retrait en mai 2024 ; la branche DC est reprise par LAFIP en janvier 2025
  • Entités liées : EVTronic (Bordeaux, SIREN 500494984), rachetée par EVBox en 2018 puis cédée à LAFIP ; EVBOX FRANCE ; une filiale néerlandaise conservée temporairement pour l’après-vente AC
  • Pays d’origine : Pays-Bas, puis implantation française via EVBOX FRANCE et EVTronic

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Au moment où Engie annonce son retrait, en mai 2024, EVBox compte environ 700 salariés dans le monde, 20 000 clients et 550 000 points de charge installés (journalauto.com). Sa filiale EVTronic a produit des bornes rapides pour le réseau autoroutier français Corri-Door, l’un des premiers déploiements de charge rapide sur autoroute (Les Echos, 2020). Le dossier illustre la sortie d’un énergéticien du marché des équipements de recharge : la branche AC s’éteint, tandis que la branche DC est cédée à un repreneur régional, avec une usine maintenue à Bordeaux.

Chronologie

  • 2010 : fondation d’EVBox à Amsterdam.
  • 2017 : acquisition d’EVBox par Engie.
  • 2018 : rachat d’EVTronic, implantée à Bordeaux.
  • 12 décembre 2024 / 21 janvier 2025 : accord puis finalisation de la cession de la branche DC à LAFIP.
  • 1er décembre 2025 : arrêt définitif de la plateforme Everon et cessation des activités AC.

Controverses

En 2020, un litige a opposé EVBox/EVTronic à Izivia autour des bornes rapides du réseau Corri-Door, déployées sur des aires autoroutières françaises (Les Echos, 2020). La presse spécialisée a fait état de difficultés d’exploitation et de fiabilité, dans un contexte de déploiement public sensible.

En 2024, la vente globale d’EVBox par Engie a échoué. Annoncée en mai 2024, la cession de l’ensemble n’a pas abouti ; seule la branche DC a trouvé un repreneur, LAFIP, tandis que les activités AC ont été arrêtées fin 2025 (journalauto.com).

Contrepoint

La disparition d’EVBox ne vide pas entièrement le périmètre industriel : la branche DC survit sous EVTronic/LAFIP, avec un effectif d’environ 134 collaborateurs, dont environ 100 à Bordeaux (Translink CF). L’usine bordelaise demeure la seule unité française de bornes rapides encore opérationnelle mentionnée dans les sources. Les bornes AC déjà posées peuvent continuer à fonctionner en plug-and-charge, même si la supervision à distance s’arrête avec Everon (luminus.be). La reprise par LAFIP préserve donc un noyau industriel, mais le portefeuille d’EVBox est réduit à la charge rapide et à un périmètre géographique hors Amérique du Nord.

Sources

Média associé

Aucune vidéo n’est encore associée à cette entité. Vous en connaissez une ? Elle a sa place ici.