Uber (UBER FRANCE SAS)
Actif
Identité
Uber est la marque commerciale sous laquelle opère en France la société UBER FRANCE SAS, société par actions simplifiée immatriculée au registre du commerce et des sociétés sous le numéro SIREN 539454942 le 1er janvier 2012 (source : pappers.fr, registre, consulté le 2026-08-20). Son siège social est situé 5 rue Charlot, 75003 Paris. La filiale française est détenue par la maison mère américaine Uber Technologies Inc. (société de droit du Delaware, États-Unis), via la holding néerlandaise Uber Management B.V. (source : pappers.fr, consulté le 2026-08-20). L’effectif déclaré au registre est compris entre 100 et 199 salariés pour l’exercice 2022 ; le site Manageo indique 90 salariés en 2024 (source : manageo.fr, consulté le 2026-08-20). L’état administratif est « Actif ».
Il ne faut pas confondre UBER FRANCE SAS avec la société UBER (SIREN 798723227), immatriculée en 2013 à Fabrègues, qui est un homonyme sans rapport avec l’activité de VTC (correction apportée des données).
Le mécanisme d’activité est celui d’une plateforme numérique de mise en relation : les passagers réservent des courses via l’application Uber ; les chauffeurs, qui sont des travailleurs indépendants titulaires d’une carte professionnelle VTC, réalisent les courses ; la plateforme détermine le tarif, encaisse le paiement et prélève une commission avant de reverser le solde au chauffeur. Depuis le 1er mai 2024, un accord sectoriel garantit aux chauffeurs un revenu minimum de 30 € par heure (source : ARPE 2024). Ce mécanisme n’en fait pas un employeur des chauffeurs, statut qui a fait l’objet de plusieurs litiges (voir Forces et limites).
Situation actuelle
En 2024, l’ensemble des plateformes VTC actives en France comptait 71 300 chauffeurs VTC actifs, en hausse de 27 % par rapport à 2023, et a enregistré plus de 100 millions de courses, soit une progression de 16 % (source : SDES/ONT3P 2024). Uber est la plateforme la plus citée par l’ARPE parmi les 11 plateformes VTC recensées en 2024 (rang 1 sur 11, source : ARPE 2025). La répartition géographique est fortement concentrée : deux tiers des chauffeurs VTC sont localisés en région parisienne, où la densité de demande est la plus élevée (source : SDES/ONT3P 2024). Le siège de la filiale française se trouve à Paris (5 rue Charlot, 75003), mais l’activité couvre la France métropolitaine, avec des opérations qui s’appuient sur l’infrastructure logicielle de la maison mère (serveurs, application) et non sur un réseau physique d’actifs lourds.
Comparée aux autres plateformes de la sous-catégorie VTC et taxi, la présence d’Uber en France est ancienne (immatriculation en 2012), alors que plusieurs concurrents comme Bolt ou FreeNow ont développé leur activité plus tardivement. L’ARPE ne publie pas de répartition détaillée des chauffeurs par plateforme, mais le fait qu’Uber soit la plus citée indique une base d’utilisateurs plus large. Toutefois, la filiale française ne publie pas de chiffres de courses propres ; les données sectorielles agrègent l’ensemble des plateformes.
Les opérations datées récentes incluent : le 1er février 2024, relèvement du tarif minimal garanti par course VTC à 9 € (source : auto-infos.fr) ; le 5 juin 2024, le Conseil constitutionnel a rejeté la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par Uber France à la suite de sa condamnation du 4 octobre 2023 par la cour d’appel de Paris pour concurrence déloyale envers les taxis dans l’affaire UberPop (source : conseil-constitutionnel.fr, 2024-06-05).
Chiffres clés
- Chiffre d’affaires 2024 : 63,6 M€ pour UBER FRANCE SAS, en hausse de 16 % par rapport à 2023 ; résultat net de 2,53 M€ (source : pappers.fr / manageo.fr, consultés le 2026-08-20).
- Effectif : 100 à 199 salariés selon le registre (donnée 2022) ; 90 salariés selon Manageo en 2024 (source : pappers.fr / manageo.fr, consultés le 2026-08-20).
- Tarif minimal VTC garanti : 9 € par course depuis le 1er février 2024 (source : auto-infos.fr).
- Revenu minimum garanti : 30 € par heure pour les chauffeurs VTC, en vigueur depuis le 1er mai 2024 (accord sectoriel, source : ARPE 2024).
- Chauffeurs VTC actifs en France (toutes plateformes) : 71 300 en 2024, soit +27 % sur 2023 (source : SDES/ONT3P 2024).
- Courses VTC réalisées en France (toutes plateformes) : plus de 100 millions en 2024, soit +16 % sur 2023 (source : SDES/ONT3P 2024).
- Répartition géographique : deux tiers des chauffeurs VTC en région parisienne (2024, source : SDES/ONT3P 2024).
- Création de la filiale : immatriculation le 1er janvier 2012 (SIREN 539454942, source : pappers.fr).
Ces chiffres sont datés et délimités au périmètre indiqué ; les données de courses et de chauffeurs portent sur l’ensemble des plateformes VTC en France, pas uniquement sur Uber.
Forces et limites
Forces
- Modèle économique léger : pas de flotte de véhicules ni d’infrastructure physique lourde ; les chauffeurs apportent leur propre véhicule.
- Forte notoriété et base installée : plateforme la plus citée par l’ARPE (rang 1 sur 11, ARPE 2025).
- Revenu minimum garanti sectoriel (30 €/heure) qui constitue un filet pour les chauffeurs et réduit les conflits sociaux.
- Soutien financier du groupe Uber Technologies Inc. (maison mère cotée, capacité d’investissement).
- Présence sur tout le territoire métropolitain, avec concentration en Île-de-France.
Limites
- Contraintes réglementaires : le statut des chauffeurs (indépendants vs salariés) reste un contentieux ; condamnation pour concurrence déloyale (UberPop, 4 octobre 2023, confirmée par rejet de la QPC le 5 juin 2024) ; obligation de respecter le tarif minimal de 9 € (depuis le 1er février 2024) et le revenu minimum de 30 €/heure (depuis le 1er mai 2024), qui pèsent sur la flexibilité tarifaire.
- Concentration géographique : deux tiers des chauffeurs en région parisienne, ce qui limite la couverture dans les zones moins denses et rend l’activité dépendante du marché francilien.
- Concurrence : présence d’autres plateformes VTC (Bolt, FreeNow, Heetch, etc.) et concurrence des taxis, qui disposent d’un cadre réglementaire différent (licences, maraude). Uber France doit aussi composer avec la réglementation des plateformes de mise en relation (loi Thévenoud 2014, ordonnances).
- Contraintes de financement : pas de données publiques sur les besoins de financement de la filiale, mais le CA de 63,6 M€ en 2024 est modeste au regard de l’activité générée, ce qui suggère que les revenus de la plateforme transitent en partie par d’autres entités du groupe (holding néerlandaise). Le résultat net de 2,53 M€ montre une rentabilité limitée de la filiale française.
- Spécificité face aux voisines : contrairement aux taxis, Uber n’est pas soumis au numerus clausus des licences et ne peut pas prendre en charge la maraude ; contrairement à certaines plateformes concurrentes, sa filiale française a connu plusieurs procédures judiciaires (UberPop) qui ont structuré la jurisprudence sur la concurrence déloyale.
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
Uber France SAS est l’une des entités centrales pour comprendre l’économie des plateformes de mobilité en France. Son activité s’inscrit dans un marché VTC qui a atteint 71 300 chauffeurs actifs et plus de 100 millions de courses en 2024 (source : SDES/ONT3P 2024), soit un doublement en quelques années. La plateforme a contribué à structurer ce marché et à définir les règles du jeu : le tarif minimal de 9 € par course (depuis le 1er février 2024) et le revenu minimum de 30 €/heure (depuis le 1er mai 2024) ont été négociés dans le cadre d’accords sectoriels où Uber est partie prenante. Les décisions de justice la concernant, notamment la condamnation pour concurrence déloyale (4 octobre 2023) et le rejet de la QPC (5 juin 2024), ont précisé les limites de la concurrence entre plateformes VTC et taxis. Enfin, la filiale française, avec un chiffre d’affaires de 63,6 M€ en 2024, illustre la manière dont une entreprise américaine structure sa présence locale via une holding néerlandaise, ce qui soulève des questions de répartition des revenus et de fiscalité. Pour ces raisons, la fiche Uber est un point d’entrée utile pour analyser les services de mobilité en France.
Sources
1. Pappers.fr, fiche UBER FRANCE SAS (SIREN 539454942) — https://www.pappers.fr/entreprise/uber-france-sas-539454942 (consultée le 2026-08-20).
2. Manageo.fr, fiche UBER FRANCE SAS (SIREN 539454942) — https://www.manageo.fr/entreprise/539454942.html (consultée le 2026-08-20).
3. Conseil constitutionnel, décision QPC du 5 juin 2024 (rejet), relative à la condamnation d’Uber France — https://www.conseil-constitutionnel.fr/ (recherche « Uber France QPC 2024 », consultée le 2026-08-20).
4. Auto-infos.fr, article sur le relèvement du tarif minimal VTC (1er février 2024) — https://www.auto-infos.fr/ (consultée le 2026-08-20).
5. SDES / ONT3P, statistiques VTC 2024 (71 300 chauffeurs, 100 millions de courses) — https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/ (consultée le 2026-08-20).
6. ARPE, données sur les plateformes VTC et les accords sectoriels (2024/2025) — https://www.arpe.gouv.fr/ (consultée le 2026-08-20).
7. Site officiel Uber France — https://www.uber.com/fr/fr/ (consultée le 2026-08-20).
Média associé
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