PayByPhone
Actif
Identité
PayByPhone désigne à la fois l’application mobile de paiement du stationnement et la société française PAYBYPHONE, immatriculée le 7 mai 2009 sous le numéro SIREN 512 573 106. La structure est une société par actions simplifiée dont le siège se situe à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. En 2023, la SAS française déclare un effectif compris entre 3 et 5 salariés, correspondant à la tranche 12 de l’administration. Ce faible effectif local ne reflète pas la portée commerciale du service : la société est une filiale de FLEETCOR Technologies, Inc., groupe américain coté au New York Stock Exchange sous le code FLT. L’acquisition a été finalisée le 15 septembre 2023 auprès de Volkswagen Financial Services, puis annoncée publiquement le 6 novembre 2023. L’entité française sert de support juridique à des opérations de paiement déployées dans huit pays, principalement en Amérique du Nord et en Europe.
Situation actuelle
PayByPhone n’exploite pas d’infrastructure physique de stationnement. Le mécanisme concret repose sur une application de paiement dématérialisé intégrée aux parcs de stationnement et au stationnement sur voirie. L’automobiliste associe sa plaque d’immatriculation à une zone de stationnement, déclenche une session depuis son téléphone, puis peut ajuster la durée ou arrêter le paiement à distance. Le contrôle est effectué par lecture de plaque par les opérateurs municipaux ou privés. Le service constitue donc une couche transactionnelle entre l’usager, l’opérateur de stationnement et la collectivité, et non un fournisseur d’horodateurs ou de places.
En 2023, le réseau agrège 1 350 opérateurs de stationnement dans huit pays et compte six millions d’utilisateurs actifs mensuels. Plus de 200 millions de transactions de paiement ont été traitées cette même année. Le Royaume-Uni concentre à lui seul plus de deux millions d’utilisateurs actifs mensuels. En France, la filiale de Boulogne-Billancourt est active sur le marché du paiement mobile du stationnement. L’Autorité de la concurrence la mentionne comme concurrente sur ce marché dans sa décision du 20 novembre 2024 relative au rachat de Flowbird par EasyPark.
La localisation de l’activité est double : la structure juridique et une partie du support commercial se trouvent en région parisienne, tandis que la plateforme technique et les relations avec les opérateurs sont principalement portées depuis l’Amérique du Nord et le Royaume-Uni. Aucun chiffre actualisé postérieur à 2024 n’a été relevé dans les sources consultées à la date de rédaction.
Chiffres clés
- Immatriculation de la SAS française : 7 mai 2009, SIREN 512 573 106 (source : api.gouv.fr, consulté le 20 août 2026).
- Effectif déclaré en France : 3 à 5 salariés en 2023, tranche 12 (source : api.gouv.fr, consulté le 20 août 2026).
- Réseau de stationnement couvert : 1 350 opérateurs dans huit pays, en 2023 (source : Business Wire, 6 novembre 2023).
- Utilisateurs actifs mensuels : six millions dans le monde en 2023 ; plus de deux millions au Royaume-Uni (source : Business Wire, 6 novembre 2023).
- Transactions de paiement traitées : plus de 200 millions en 2023 (source : Business Wire, 6 novembre 2023).
- Acquisition par FLEETCOR finalisée le 15 septembre 2023, annoncée le 6 novembre 2023 (source : Business Wire, 6 novembre 2023).
Forces et limites
PayByPhone se situe dans le même segment que Flowbird et EasyPark, mais avec un positionnement différent. Flowbird et EasyPark combinent historiquement des équipements de stationnement, des logiciels de gestion et du paiement mobile. PayByPhone reste un service de paiement mobile pur : il ne fournit pas d’horodateur, de parc de stationnement ou d’équipement de contrôle. Cette caractéristique constitue à la fois une force de déploiement et une limite structurelle.
Du côté des forces, la couverture de 1 350 opérateurs dans huit pays et le volume de 200 millions de transactions en 2023 montrent une capacité de traitement des micro-paiements à grande échelle. L’adossement à FLEETCOR, groupe de paiement coté au NYSE, apporte une surface financière et des capacités de conformité que la SAS française seule ne pourrait pas mobiliser. Le modèle sans matériel permet aussi un déploiement rapide sur des zones déjà équipées par ailleurs, sans investissement dans du mobilier urbain.
Les limites sont d’abord contractuelles et réglementaires. Le service ne fonctionne que si une collectivité ou un opérateur a intégré PayByPhone dans son système de contrôle et de verbalisation. La dépendance aux contrats municipaux est donc forte. En France, la consolidation du marché a fait l’objet d’un examen par l’Autorité de la concurrence en 2024 : la décision d’autoriser EasyPark à racheter Flowbird a identifié PayByPhone comme concurrent, mais la recomposition du segment peut réduire ses marges de manœuvre commerciale face à un ensemble concurrent doté d’une base installée d’équipements.
La structure locale légère constitue une autre limite opérationnelle : trois à cinq salariés déclarés en France en 2023 pour une activité commerciale étendue suggèrent une centralisation des fonctions hors de France et une forte dépendance aux décisions du groupe. La couverture reste concentrée en Amérique du Nord et en Europe, sans présence relevée en Asie ou en Amérique du Sud. Enfin, le modèle transactionnel est sensible aux variations de la mobilité urbaine : télétravail, restrictions de circulation et politiques de report modal peuvent réduire le volume de stationnement et donc les revenus.
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
PayByPhone compte d’abord par le volume de micro-paiements urbains qu’elle traite. Plus de 200 millions de transactions en 2023 en font un point de passage concret entre automobilistes, opérateurs de stationnement et collectivités. Ce flux conditionne une partie des recettes municipales de stationnement et s’appuie sur la lecture de plaque, ce qui en fait un maillon discret mais structurant du contrôle du stationnement.
L’entité illustre ensuite la consolidation des services de paiement de mobilité urbaine. Son rachat par FLEETCOR en 2023 l’a fait entrer dans un groupe de paiement d’entreprise plus large, tandis que l’Autorité de la concurrence française a examiné en 2024 la recomposition du marché entre EasyPark et Flowbird. Cette intégration des paiements de stationnement dans des groupes financiers dépasse le simple sujet de l’application mobile et touche aux politiques publiques de stationnement.
Enfin, PayByPhone représente une infrastructure numérique plutôt que physique de la smart city. Son absence de réseau physique ne réduit pas son importance : la disponibilité de l’application conditionne la fluidité du paiement sur des milliers de zones gérées par 1 350 opérateurs. Pour un annuaire des acteurs des mobilités urbaines, elle documente un maillon de la chaîne du stationnement qui n’apparaît pas dans la voirie mais qui pèse sur les usages et les recettes.
Sources
1. api.gouv.fr / Annuaire des entreprises, fiche entreprise PAYBYPHONE (SIREN 512 573 106). URL : https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/entreprise/512573106 — consulté le 20 août 2026.
2. Autorité de la concurrence, décision n° 24-DCC-247 du 20 novembre 2024. URL : https://www.autoritedelaconcurrence.fr/fr/decision/24-DCC-247 — consulté le 20 août 2026.
3. Business Wire, communiqué de presse « FLEETCOR Completes Acquisition of PayByPhone », 6 novembre 2023. URL : https://www.businesswire.com/ — consulté le 20 août 2026.
4. Site officiel PayByPhone. URL : https://www.paybyphone.com/ — consulté le 20 août 2026.
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