Alstom Digital Mobility

Actif

Identité

Alstom Digital Mobility est la division signalisation et numérique du groupe Alstom SA, société anonyme française cotée à Euronext Paris sous le code ALO, dont le siège est à Saint-Ouen-sur-Seine. Le groupe existe depuis 1928 ; la division est dirigée sous ce nom depuis 2017. L’effectif propre de la division n’est pas publié : le groupe emploie environ 80 000 salariés dans le monde, ordre de grandeur 2024.

Situation actuelle

L’activité couvre la conception, la fourniture et la maintenance de systèmes de signalisation ferroviaire et de services numériques : ERTMS/ETCS de niveaux 1, 2 et Hybrid Level 3, conduite automatique (ATO), supervision du trafic, maintenance prédictive et cybersécurité. Le déploiement est mondial : Europe, Australie, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Maroc, Algérie, Chine, Émirats arabes unis et Turquie. En France, la division est associée à la mise en service de l’ATO sur le RER A en avril 2017 ; cette ligne transporte 1,2 million de passagers par jour, selon Alstom.

Chiffres clés

  • Plus de 24 800 unités embarquées Onvia Cab sur plus de 200 types de véhicules — source : Alstom, consulté le 2026-08-21.
  • 1,2 million de passagers par jour sur le RER A au moment de la mise en service de l’ATO en avril 2017 — source : Alstom.
  • Environ 80 000 salariés dans le groupe Alstom, ordre de grandeur 2024, périmètre monde — source : presse, consulté le 2026-08-21.
  • 6 février 2019 : interdiction par la Commission européenne du projet de fusion Alstom-Siemens Mobility, qui aurait combiné les activités de signalisation.
  • 29 janvier 2021 : clôture de l’acquisition de Bombardier Transport par Alstom, renforçant l’activité signalisation.

Forces et limites

Face à Siemens Mobility ou Hitachi Rail, Alstom Digital Mobility n’est pas un équipementier indépendant : c’est une division interne d’un constructeur de matériel roulant, renforcée en 2021 par l’acquisition de Bombardier Transport. Cette intégration train-contrôle-commande constitue un avantage industriel, mais expose la division aux contraintes du groupe.

Les limites incluent : l’absence de publication séparée des revenus de la division ; la dépendance aux appels d’offres publics et aux budgets d’infrastructure ; les cycles longs de certification ERTMS/ETCS entre pays ; et la coexistence avec des parcs de signalisation anciens à migrer. La décision de la Commission européenne du 6 février 2019 montre en outre un plafond réglementaire à la concentration dans la signalisation ferroviaire européenne.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Elle compte d’abord par un fait d’exploitation daté : en avril 2017, la mise en service de l’ATO sur le RER A a constitué, selon Alstom, la première exploitation commerciale en conduite automatique sur une ligne lourde au monde. L’acquisition de Bombardier Transport, clôturée le 29 janvier 2021, a élargi la base installée de matériel roulant et de signalisation, donnant à Alstom une présence sur plusieurs continents. Enfin, l’interdiction de la fusion Alstom-Siemens Mobility le 6 février 2019 a borné la consolidation du secteur, tout en confirmant que l’ERTMS/ETCS reste un enjeu concurrentiel européen.

Sources

  • Alstom, « Digital rail », https://www.alstom.com/solutions/digital-rail (consulté le 2026-08-21)
  • Commission européenne, communiqué IP/19/881 du 6 février 2019, https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/IP_19_881 (consulté le 2026-08-21)
  • Alstom, communiqué du 29 janvier 2021, https://www.alstom.com/press-releases-news/2021/1/alstom-completes-acquisition-bombardier-transportation (consulté le 2026-08-21)

Média associé

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