Angell Mobility

Disparu

Cette entité n’est plus en activité. La fiche documente son parcours et ce qu’il en reste.

Situation actuelle

Le 16 juillet 2025, le tribunal de commerce de Bobigny a validé le plan de reprise d’Angell Mobility par la société Rebirth, anciennement Easybike. Les titres de la maison mère Zebra ont été rachetés pour 1 € symbolique. La procédure collective concernée est un redressement judiciaire ouvert en mars 2025, après une cessation des paiements annoncée le 24 janvier 2025. Le passif déclaré au jugement s’élevait à 57,5 M€.

L’activité ne s’arrête pas après cette reprise. En 2024, l’entité comptait 25 salariés ; la reprise de 2025 conserve 19 salariés de Zebra. La production est relancée à Romilly-sur-Seine, dans l’Aube, sous le contrôle de Rebirth. Le repreneur annonce un objectif de 6 000 vélos Angell en 2026, avec une vitesse de croisière évoquée entre 6 000 et 10 000 unités par an. La collecte ne précise pas le sort des éventuels brevets ni l’exhaustivité des actifs incorporels cédés ; la marque et l’outil industriel passent sous le contrôle du repreneur.

L’état administratif relevé dans la collecte est « A » (active, sous contrôle de Rebirth), ce qui nuance le statut « Disparu » du corpus.

Identité

La raison sociale est ANGEL MOBILITY, filiale de la maison mère Zebra. L’identifiant SIREN est le 851107979, immatriculé le 20 mai 2019. La forme juridique est une SAS. Le siège est situé à Rueil-Malmaison, en France. La marque Angell a été lancée en 2019, après un projet initié en 2017.

Avant la reprise de 2025, l’actionnariat associait Jaina Ventures, holding de Marc Simoncini, SEB Alliance à hauteur d’environ 10 %, Bpifrance et Zebox Ventures, fonds de CMA CGM. La société avait levé environ 65,9 M€ en cinq tours de table. Depuis le 16 juillet 2025, les titres sont détenus par Rebirth.

Angell Mobility conçoit et distribue des vélos à assistance électrique urbains haut de gamme. Le mécanisme industriel repose sur un assemblage historique confié au Groupe SEB en Côte-d’Or, puis transféré à Rebirth à Romilly-sur-Seine. Les vélos intègrent une alarme, un GPS et un déverrouillage par smartphone, avec un design signé Ora-Ito, pour un prix d’environ 2 800 €. Les marchés ciblés sont les particuliers urbains en France et en Europe, complétés par des séries spéciales, notamment pour Mini.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Trois éléments rendent la trajectoire d’Angell Mobility notable pour l’analyse du vélo électrique premium.

Premièrement, l’entreprise a concentré environ 65,9 M€ levés en cinq tours de table, un montant élevé pour un fabricant de VAE indépendant. Elle a associé un entrepreneur issu de la tech, Marc Simoncini, à un designer industriel connu, Ora-Ito.

Deuxièmement, le rappel de novembre 2024, portant sur plus de 5 000 vélos de première génération, a directement précédé la cessation des paiements annoncée le 24 janvier 2025. Ce cas documente une défaillance technique transformée en défaillance financière.

Troisièmement, la procédure de redressement judiciaire a mis en évidence une dépendance industrielle et financière au groupe SEB. SEB assurait l’assemblage des vélos et apparaît en même temps comme créancier déclaré à hauteur d’environ 35,8 M€ dans le passif de 57,5 M€. HDI figure également parmi les créanciers déclarés, à hauteur de 13,7 M€.

Cette situation éclaire les coûts et les risques d’un VAE connecté produit en France, ainsi que les marges de manœuvre réelles d’un repreneur dans une procédure collective.

Chronologie

  • 20 mai 2019 — Immatriculation du SIREN 851107979. La marque Angell est lancée la même année.
  • Novembre 2024 — Rappel de plus de 5 000 VAE de première génération pour risque de casse du cadre, signalé via Rappel Conso.
  • 24 janvier 2025 — Angell et sa maison mère Zebra annoncent l’état de cessation des paiements et sollicitent une procédure collective.
  • Mars 2025 — Le tribunal de commerce de Bobigny ouvre un redressement judiciaire. Le passif déclaré est de 57,5 M€, dont environ 35,8 M€ pour SEB et 13,7 M€ pour HDI.
  • 16 juillet 2025 — Le tribunal de commerce de Bobigny valide le plan de reprise par Rebirth. Les titres sont rachetés pour 1 € symbolique, 19 salariés sont repris et la production est annoncée à Romilly-sur-Seine.

Controverses

Le rappel de novembre 2024 constitue la principale controverse technique. Plus de 5 000 vélos de première génération ont été rappelés pour un risque de casse du cadre. Ce rappel, inscrit dans le dispositif Rappel Conso, a précédé de deux mois la cessation des paiements. Il a fragilisé une trésorerie déjà contrainte par les coûts de développement et d’assemblage.

La structure du passif constitue une seconde controverse. Sur les 57,5 M€ de dettes déclarées au redressement judiciaire, environ 35,8 M€ sont dus à SEB, à la fois actionnaire, assembleur et créancier, et 13,7 M€ à HDI. Cette concentration a pesé sur la recherche d’un repreneur et explique en partie la cession des titres pour 1 € symbolique.

Enfin, l’écart entre les 65,9 M€ levés depuis 2019 et la valeur de cession de 1 € en 2025 illustre la perte de valeur subie par les actionnaires historiques et les créanciers.

Contrepoint

Le statut « Disparu » attribué dans le corpus ne décrit pas exactement la situation postérieure au 16 juillet 2025. La fiche de collecte relève un statut vérifié « Rachete » et un état administratif actif. La marque n’a pas été liquidée.

Rebirth, déjà présent dans le vélo électrique via Easybike, a conservé 19 salariés et annoncé la production de 6 000 vélos Angell en 2026, avec une cible de 6 000 à 10 000 unités par an en rythme de croisière. Le contrepoint est donc celui d’une reprise industrielle en cours, et non d’une disparition pure. Il reste néanmoins à vérifier dans les exercices suivants si les volumes annoncés sont effectivement atteints et si la marque retrouve une place dans le marché français.

Sources

  • API Entreprise / api.gouv.fr, fiche légale SIREN 851107979, données consultées le 2026-08-20. URL non fournie dans la collecte.
  • Libération, article sur la cessation des paiements, consulté le 2026-08-20. URL non fournie dans la collecte.
  • Frandroid, article sur le jugement du tribunal de commerce de Bobigny, consulté le 2026-08-20. URL non fournie dans la collecte.
  • Le Bien Public, article sur la validation de la reprise, consulté le 2026-08-20. URL non fournie dans la collecte.
  • Capital, article sur l’actionnariat et la reprise, consulté le 2026-08-20. URL non fournie dans la collecte.
  • Le Parisien, article sur la relance de la production en 2026, consulté le 2026-08-20. URL non fournie dans la collecte.
  • Site officiel Angell, angell.bike, consulté le 2026-08-20, en transition post-reprise.

Média associé

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