Careem, un VTC moyen-oriental racheté par Uber et scindé entre Uber et e&

Racheté

Cette entité n’est plus en activité. La fiche documente son parcours et ce qu’il en reste.

Situation actuelle

Au 2026-08-21, Careem n’a pas de présence opérationnelle identifiée en France : ses services restent centrés sur le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et le Pakistan. La situation de l’entité est celle d’une marque scindée. L’activité de VTC et de courses avec chauffeur, cœur historique de Careem, est depuis le 2 janvier 2020 une filiale à 100 % de Uber Technologies, dont le titre est coté au Nasdaq sous le symbole UBER. En décembre 2023, l’opérateur émirati e& (Etisalat) a pris 50,03 % du capital de la « super app » Careem — qui regroupe notamment la livraison, les paiements digitaux et les vélos en libre-service — pour un investissement de 400 millions de dollars. Les actifs VTC ne font pas partie de cette transaction et restent sous contrôle de Uber. Il ne s’agit donc plus d’une société autonome comme avant 2020, mais d’un périmètre partagé : d’un côté un actif contrôlé par Uber, de l’autre un véhicule capitalistique contrôlé par e& pour la partie super app.

En 2024, le groupe annonce plus de 12 000 collaborateurs, et un cumul de plus de 2,5 millions de « Captains » (chauffeurs partenaires) depuis la création. Son réseau opérationnel est de plus de 70 villes dans 10 pays, en repli par rapport aux 120 villes dans 15 pays évoquées au moment du rachat en 2020. Aucun établissement, contrat de service ni implantation en France n’a été relevé au 2026-08-21.

Identité

Careem Networks FZ-LLC est une société de zone franche à responsabilité limitée immatriculée à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Elle n’est pas cotée. La maison mère du VTC est Uber Technologies (Nasdaq : UBER) depuis la clôture de l’acquisition le 2 janvier 2020 ; la super app Careem est détenue à 50,03 % par e& (Etisalat) et pour le solde par Uber et les cofondateurs depuis décembre 2023.

La société a été fondée en juillet 2012 par Mudassir Sheikha et Magnus Olsson, deux anciens consultants de McKinsey. Son siège social est à Dubaï. Le mécanisme opérationnel repose sur une plateforme d’application mobile : réservation de voitures avec chauffeur, mise en relation avec des conducteurs partenaires, paiement via l’application, et extension de la même infrastructure vers la livraison de repas et de courses, le portefeuille digital Careem Pay et les vélos en libre-service Careem Bike. La documentation consultée au 21 août 2026 ne relève pas de structure française, de filiale en France ni de marque française enregistrée.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Careem illustre un cas de consolidation capitalistique dans le transport à la demande hors d’Europe, avec un montant de transaction daté et vérifié : 3,1 milliards de dollars annoncés par Reuters le 26 mars 2019, puis clôturés par Uber le 2 janvier 2020, dont 1,4 milliard en numéraire et 1,7 milliard en obligations convertibles. C’est un exemple d’acquisition où la cible conserve son nom commercial et son dirigeant, Mudassir Sheikha, plutôt que d’être intégrée sous la marque de l’acheteur.

Pour un lecteur français, l’entité n’a pas de point de contact direct avec le marché national, mais elle documente deux mouvements structurants : la concentration des plateformes de VTC au Moyen-Orient, et la séparation ultérieure entre l’activité réglementée de transport et les services numériques adjacents. La structure issue de 2023 crée une situation rare : la marque Careem recouvre deux périmètres distincts, l’un sous contrôle de Uber pour le VTC, l’autre sous contrôle d’e& pour la super app, ce qui rend la lecture des responsabilités moins immédiate.

Chronologie

  • Juillet 2012 : fondation de Careem à Dubaï par Mudassir Sheikha et Magnus Olsson.
  • 26 mars 2019 : annonce par Reuters du rachat par Uber pour 3,1 milliards de dollars (1,4 milliard en cash, 1,7 milliard en obligations convertibles).
  • 2 janvier 2020 : clôture de l’acquisition ; Careem devient filiale à 100 % de Uber, marque conservée.
  • Décembre 2023 : e& prend 50,03 % de la super app Careem pour 400 millions de dollars ; l’activité VTC reste détenue par Uber.
  • 2024 : réseau opérationnel déclaré de plus de 70 villes dans 10 pays ; plus de 12 000 collaborateurs.

Controverses

Aucune controverse documentée n’a été identifiée du 21 août 2026. Les sources consultées (Uber IR, Reuters, Careem) ne font état ni de litige de nature collective, ni de procédure de concurrence, ni de sanction à l’encontre de Careem. Cette absence ne signifie pas qu’aucune contestation n’ait existé, mais qu’elle n’est pas établie par les données rassemblées pour cette fiche.

Contrepoint

Malgré le montant élevé du rachat, Careem ne constitue pas un acteur du transport en France : aucun service n’y est opéré, aucune embauche ni relation contractuelle française n’est documentée. Son intérêt pour un annuaire français est donc indirect — il tient à la compréhension des modèles de consolidation, à la gestion d’une marque après acquisition et à la séparation entre actifs réglementés et services numériques. La scission entre Uber et e&, intervenue quatre ans après le rachat, rappelle aussi qu’une acquisition ne fige pas le périmètre : un actif non consolidé peut redevenir partiellement indépendant sous un autre actionnaire.

Sources

  • Uber IR, « Uber completes acquisition of Careem », consulté le 2026-08-21 — https://investor.uber.com/
  • Reuters, « Uber to acquire Dubai-based rival Careem for $3.1 billion », 26 mars 2019, consulté le 2026-08-21 — https://www.reuters.com/
  • Careem, site officiel, consulté le 2026-08-21 — https://www.careem.com
  • Wikipedia (EN), article « Careem », consulté le 2026-08-21 — https://en.wikipedia.org/wiki/Careem

Média associé

Aucune vidéo n’est encore associée à cette entité. Vous en connaissez une ? Elle a sa place ici.