CEA-Liten : institut public de recherche sur les batteries et les énergies nouvelles
Actif
Identité
Le CEA-Liten est un institut de recherche technologique du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), établissement public à caractère industriel et commercial immatriculé sous le SIREN 775 685 019. Il ne dispose pas d’immatriculation propre : il fonctionne comme une entité interne du CEA, rattachée à CEA Tech. Créé en 2004, l’institut tire son nom du Laboratoire d’innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux. Il est implanté au centre CEA de Grenoble (Isère) et sur le campus de l’Institut national de l’énergie solaire au Bourget-du-Lac / Chambéry (Savoie). Depuis 2006, il est labellisé Carnot au sein de l’Institut Carnot Énergies du Futur (source : cea.fr/cea-tech/liten, consulté le 2026-08-20).
Situation actuelle
En 2026, le CEA-Liten opère sur trois implantations françaises : le centre CEA de Grenoble, le campus INES au Bourget-du-Lac / Chambéry et une antenne de Pessac en Gironde, installée en 2021 pour accueillir un pôle de criblage haut débit et de dépôt localisé dans le domaine des batteries. L’infrastructure comprend la plateforme Batteries, dotée de 40 M€ d’équipements préindustriels et d’une salle anhydre de 1 000 m². Elle est organisée en quatre pôles : matériaux ; électrodes et accumulateurs ; assemblage et désassemblage de packs ; test et qualification. Les travaux portent sur les batteries NMC/graphite, LFP, tout-solide, sodium-ion, potassium-ion, lithium métal et lithium-soufre, ainsi que sur le recyclage (source : cea.fr, consulté le 2026-08-20).
Le premier semestre 2026 a été marqué par plusieurs partenariats industriels documentés par l’institut : une organisation « one-team » avec Stellantis sur les batteries de nouvelle génération, des laboratoires communs avec Orano sur les batteries et les aimants, et un accord avec Codelco pour l’électrification d’engins miniers souterrains au Chili. Le 19 juin 2026, la Plateforme de nano-caractérisation, créée en 2006, a atteint ses 20 ans (source : CEA-Liten, page LinkedIn officielle, publications de juin 2026, consultée le 2026-08-20).
Chiffres clés
- 2004 : création de l’institut CEA-Liten (source : cea.fr/cea-tech/liten, consulté le 2026-08-20).
- 2006 : labellisation Carnot au sein de l’Institut Carnot Énergies du Futur (source : cea.fr, consulté le 2026-08-20).
- 2021 : extension de la plateforme Batteries à Pessac ; la plateforme totalise alors 40 M€ d’équipements préindustriels et 1 000 m² de salle anhydre (source : cea.fr, consulté le 2026-08-20).
- 2026 : trois implantations en France — Grenoble, Le Bourget-du-Lac / Chambéry et Pessac (source : cea.fr, consulté le 2026-08-20).
- Plateforme Batteries : quatre pôles techniques, de la synthèse des matériaux aux essais sur packs, à la date de consultation du site officiel en 2026.
- Effectif : non établi précisément dans les sources officielles consultées. L’ordre de grandeur revendiqué est de plusieurs centaines de chercheurs et ingénieurs ; environ 365 profils sont recensés sur LinkedIn en 2026, indicateur non officiel. Les comptes du Liten ne sont pas publiés séparément, car l’institut est une entité interne du CEA.
Forces et limites
Au sein de la recherche publique française sur les batteries, le CEA-Liten combine trois échelles rarement réunies : la synthèse de matériaux, la fabrication de cellules en salle anhydre et les essais préindustriels sur packs. Cette intégration le distingue de laboratoires académiques davantage centrés sur la preuve de concept ou de plateformes privées dédiées à une seule chimie. La labellisation Carnot depuis 2006 et les partenariats Stellantis, Orano et Codelco du premier semestre 2026 confirment une activité concrète de transfert industriel.
La contrepartie est structurelle. Le Liten n’ayant pas d’immatriculation propre, son budget, ses effectifs et ses comptes sont consolidés dans ceux du CEA et ne sont pas isolables. Sa répartition sur trois sites, avec l’antenne de Pessac éloignée des installations de Grenoble et de Chambéry, peut imposer des contraintes logistiques pour les campagnes d’essais. Les essais abusifs de batteries et les opérations de recyclage relèvent de réglementations environnementales et de sécurité qui encadrent strictement les prototypes. Enfin, les technologies tout-solide, sodium-ion et lithium-soufre restent en phase de recherche préindustrielle ; leur passage à grande échelle n’est pas établi à la date de rédaction.
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
Le CEA-Liten constitue un point de passage entre la recherche publique et l’industrie française et européenne des batteries. Sa création en 2004, sa labellisation Carnot en 2006 et l’extension de la plateforme Batteries en 2021 avec 40 M€ d’équipements donnent une trajectoire datée et vérifiable. En 2026, les partenariats annoncés avec Stellantis, Orano et Codelco montrent que l’institut intervient sur plusieurs maillons de la chaîne : matériaux, cellules de nouvelle génération, aimants et électrification d’engins. C’est aussi l’un des rares instituts publics français à tester des cellules dans un environnement préindustriel, ce qui en fait un appui pour les programmes nationaux et européens de stockage électrochimique.
Sources
1. CEA, « Liten : laboratoire d’innovation pour les technologies des énergies nouvelles et les nanomatériaux », site officiel, https://www.cea.fr/cea-tech/liten, consulté le 2026-08-20.
2. CEA-Liten, page LinkedIn officielle, publications du premier semestre 2026 et du 23 juin 2026, https://www.linkedin.com/company/cea-liten/, consultée le 2026-08-20.
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