CHAdeMO Association

Actif

Identité

CHAdeMO Association est une association à but non lucratif de droit japonais, établie officiellement à Tokyo le 15 mars 2010 [1]. Elle a été fondée par TEPCO (Tokyo Electric Power Company) et cinq constructeurs automobiles japonais – Toyota, Nissan, Mitsubishi, Fuji Heavy Industries (Subaru) et Honda [1]. Son premier président fut Tsunehisa Katsumata, alors président de TEPCO. L’association n’a pas d’immatriculation en France ; son siège se situe au Japon [2].

Situation actuelle

L’association fédère plus de 420 membres issus de plus de 40 pays à l’échelle mondiale (donnée 2024) [2][3]. Elle a créé un comité de pilotage européen dès 2010, initialement mené par PSA, Nissan, Mitsubishi, Think, Endesa, ESB, ABB et la Ville d’Amsterdam [1]. Ce comité a contribué au déploiement des premiers chargeurs rapides CHAdeMO en Europe, y compris en France. Toutefois, le standard est en recul en Amérique du Nord et en Europe : le Nissan Leaf est le dernier véhicule neuf commercialisé avec un connecteur CHAdeMO, Nissan ayant annoncé un passage au standard NACS pour l’année modèle 2026 [2][3]. Au Japon, CHAdeMO demeure majoritairement utilisé sur les infrastructures de charge rapide.

Chiffres clés

  • Plus de 420 membres issus de plus de 40 pays (2024, périmètre mondial) [2][3].
  • 158 entités fondatrices lors de la création le 15 mars 2010 [1].
  • Première génération du protocole : 62,5 kW, 500 V, 125 A [2].
  • Deuxième génération : jusqu’à 400 kW, 1 kV, 400 A [2].
  • Troisième génération (spécification 3.0, publiée en 2020) : connecteur ChaoJi développé avec la China Electricity Council, visant jusqu’à 900 kW [2][3].
  • Reconnaissance internationale : normes IEC/EN 61851-23 et 61851-24 en 2014, puis IEEE 2030.1.1 en 2015 [2][3].

Forces et limites

Forces

  • Standard historiquement déployé dès 2009 au Japon, avec une base installée significative [3].
  • Spécification reconnue par des normes internationales (IEC, EN, IEEE) depuis 2014-2015 [2][3].
  • Prise en charge native de la charge bidirectionnelle V2H/V2G, fonctionnalité encore peu répandue sur les standards concurrents [3].

Limites

  • Concurrence directe du CCS (Combined Charging System), rendu obligatoire sur les infrastructures publiques de recharge dans l’Union européenne depuis 2014 [2][3].
  • Perte de vitesse en Amérique du Nord et en Europe, où CHAdeMO n’est plus proposé sur les nouveaux modèles hors Nissan Leaf [2].
  • Contrainte réglementaire et de marché : en Chine, le standard GB/T domine, et aux États-Unis, le NACS (Tesla) s’impose progressivement [2][3].

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

CHAdeMO Association a joué un rôle structurant dans l’émergence de la charge rapide en courant continu pour véhicules électriques, en publiant un protocole ouvert et en obtenant une reconnaissance internationale par les normes IEC/EN en 2014 [2][3]. Elle a également porté la charge bidirectionnelle dès les premières versions, avant que celle-ci ne devienne un enjeu pour l’intégration des véhicules électriques aux réseaux électriques [3]. Bien que son poids relatif décline hors du Japon, son standard reste un maillon historique de l’interopérabilité de la recharge rapide.

Sources

[1] CHAdeMO Association – Organisation et historique. https://www.chademo.com (consulté le 2026-08-21).

[2] Wikipedia – CHAdeMO. https://en.wikipedia.org/wiki/CHAdeMO (consulté le 2026-08-21).

[3] Grokipedia – CHAdeMO Association. https://grokipedia.com (consulté le 2026-08-21).

Média associé

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