Actif
Identité
L’entité décrite ici est Coyote System, société par actions simplifiée exploitant le nom commercial Coyote. La collecte automatique du 2026-08-20 identifie deux autres entités portant le nom Coyote, enregistrées sous les SIREN 803965235 et 480478239. Ces homonymes sont exclus de la présente fiche, car les sources mobilisées renvoient à l’entité active dont le siège est situé au 25 quai Gallieni à Suresnes.
Les identifiants administratifs ne sont pas parfaitement convergents selon les sources. L’API api.gouv.fr associe à Coyote System le SIREN 389398686, tandis que la fiche rubypayeur mentionne un RCS Nanterre 518 905 476 pour Coyote System SAS. Cette divergence entre deux sources primaires ou agrégées n’est pas tranchée par la collecte du 2026-08-20 et doit être signalée comme un point de vigilance.
La société a été créée en 2005 par Fabien Pierlot et Jean-Marc Van Laethem. Son siège social est localisé au 25 quai Gallieni, 92150 Suresnes, France. La forme juridique retenue est la SAS. L’effectif déclaré est de 250 à 499 salariés en 2023, selon rubypayeur ; le périmètre exact de cet effectif n’est pas précisé au-delà de l’entité Coyote System.
Depuis janvier 2015, le capital est structuré autour des cofondateurs via Coyote Partners, pour environ 80 %, et du fonds HLD, pour 20 %. Cette opération a entraîné la sortie de 21 Centrale Partners, qui détenait environ 50 %, et d’Arthur, qui détenait environ 10 %. La société a alors été valorisée à 120 millions d’euros. L’entreprise a intégré Traqueur en 2017, puis a réalisé trois autres acquisitions entre 2017 et 2024 dans les domaines de la connectivité, de la protection contre le vol et de la géolocalisation.
L’activité déclarée est celle d’un éditeur et fabricant d’assistants d’aide à la conduite. Elle combine des boîtiers connectés, une application mobile à abonnement, des alertes communautaires de zones dangereuses, une offre de récupération après-vol nommée Coyote Secure, et une offre de gestion de flotte nommée Coyote Business.
Situation actuelle
Le siège de Coyote System est situé à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, au 25 quai Gallieni. L’activité est documentée sur cinq marchés européens : France, Belgique, Espagne, Italie et Allemagne. La fiche de données ne fournit pas de millésime précis pour ce périmètre géographique ; il s’agit donc d’un périmètre déclaratif non daté.
Le mécanisme concret repose sur une remontée d’informations par les utilisateurs. Les conducteurs signalent des zones dangereuses — contrôles de vitesse, ralentissements, trafic dense — et ces signalements sont centralisés puis redistribués aux terminaux connectés, qui émettent des alertes. Le support matériel le plus récent documenté dans la collecte est le boîtier Coyote MAX, lancé en 2024. L’application mobile fonctionne selon le même principe d’abonnement.
À la différence d’un réseau physique de transport ou d’énergie, l’infrastructure de Coyote est portée par le parc de boîtiers connectés, l’application mobile et la plateforme de traitement des alertes. Aucun kilométrage de couverture routière ni nombre de dispositifs actifs par pays n’est fourni dans la collecte du 2026-08-20. La densité réelle du maillage communautaire n’est donc pas établie.
L’activité Coyote Secure vise la récupération de véhicules volés. La collecte mentionne un taux de 91 % de véhicules retrouvés en moins de 48 heures, mais ce chiffre n’est associé à aucune date de mesure ni à aucun périmètre statistique dans les sources disponibles. Il est donc traité comme une déclaration non vérifiée.
L’activité Coyote Business couvre la gestion de flotte et la géolocalisation. La collecte mentionne également un volume d’environ 1 milliard de données de conduite anonymisées par jour. Ce chiffre n’est pas daté et ne repose pas sur un audit documenté ; il ne peut pas être retenu comme un fait établi.
Sur le plan réglementaire, le cadre français est structuré par le protocole d’accord du 28 juillet 2011 avec les pouvoirs publics. Ce protocole a légalisé la transformation des avertisseurs de radars en assistants d’aide à la conduite. La collecte mentionne aussi une certification NF Assistant d’Aide à la Conduite, sans millésime précis.
Chiffres clés
Les chiffres suivants sont datés et rattachés à un périmètre identifiable :
- 2005 — Création de Coyote System par Fabien Pierlot et Jean-Marc Van Laethem. Source : Wikipédia.
- 28 juillet 2011 — Protocole d’accord avec les pouvoirs publics français : transformation des avertisseurs de radars en assistants d’aide à la conduite. Source : Wikipédia.
- Janvier 2015 — Restructuration du capital : sortie de 21 Centrale Partners (50 %) et d’Arthur (10 %) ; entrée de HLD (20 %) ; fondateurs via Coyote Partners à environ 80 % ; valorisation de 120 millions d’euros. Source : La Tribune / Le Monde 2015, repris par Wikipédia.
- 2017 — Acquisition de Traqueur, société spécialisée dans l’après-vol et la gestion de flotte. Source : Wikipédia / journalauto.com.
- 2023 — Effectif de 250 à 499 salariés. Source : rubypayeur. Périmètre : entité Coyote System.
- 2024 — Lancement du boîtier Coyote MAX. Source : journalauto.com.
Les indicateurs suivants figurent dans la fiche de données collectée, mais sans date ni périmètre fiables. En conséquence, ils ne sont pas retenus comme chiffres clés validés :
- 5 millions d’utilisateurs en Europe ;
- environ 1 milliard de données de conduite anonymisées par jour ;
- 91 % de véhicules retrouvés en moins de 48 heures via Coyote Secure.
L’absence de millésime et de source primaire pour ces trois indicateurs empêche de les dater ou de les rattacher à un exercice précis.
Forces et limites
La première force documentée est réglementaire. Le protocole de 2011 a donné à Coyote System un cadre légal en France pour passer du statut d’avertisseur de radars à celui d’assistant d’aide à la conduite. Ce cadre réduit une partie du risque juridique lié à l’activité, au moins sur le marché français.
La deuxième force est capitalistique. Depuis janvier 2015, le tour de table est resserré autour des fondateurs, majoritaires à environ 80 %, et de HLD à 20 %. La valorisation de 120 millions d’euros à cette date montre qu’un investisseur financier a accepté d’entrer au capital après la sortie des fonds antérieurs. Cette structure peut faciliter les décisions stratégiques, mais elle concentre aussi le risque sur un nombre réduit d’actionnaires.
La troisième force est la diversification. L’acquisition de Traqueur en 2017 et les trois autres rachats réalisés jusqu’en 2024 étendent l’activité au-delà de l’alerte routière, vers la récupération après-vol et la gestion de flotte. Le lancement du Coyote MAX en 2024 indique une poursuite de l’investissement matériel.
Les limites sont également identifiables. La première est réglementaire : le protocole de 2011 est un accord français. La collecte ne fournit aucun élément établissant que les dispositifs Coyote bénéficient d’un cadre équivalent en Belgique, en Espagne, en Italie ou en Allemagne. La pérennité de l’activité hors de France dépend donc de cadres nationaux non documentés ici.
La deuxième limite est structurelle. Le modèle repose sur un boîtier payant et un abonnement. Dans la même sous-catégorie, d’autres services de navigation communautaire fonctionnent principalement via une application mobile gratuite monétisée par la donnée ou la publicité. Aucun comparatif de prix ou de parts de marché n’est fourni dans la collecte, mais la contrainte est mécanique : l’utilisateur doit amortir le coût du boîtier, ce qui peut freiner l’adoption face à des offres sans matériel.
La troisième limite est liée à la densité communautaire. La valeur des alertes dépend du nombre d’utilisateurs connectés sur un même axe routier. Or la collecte ne fournit aucune donnée de densité par pays, par région ou par axe. Sans cette donnée, l’efficacité réelle du maillage ne peut pas être évaluée.
La quatrième limite est géographique. L’activité est documentée sur cinq pays européens seulement. Aucune présence hors d’Europe n’est établie dans les sources consultées.
Au sein de la sous-catégorie Data et technologies mobilité, Coyote se distingue par l’association d’un support matériel payant, d’une application à abonnement et d’une activité de récupération après-vol. D’autres services du même segment reposent davantage sur une application mobile gratuite et sur une monétisation par la donnée ou la publicité. Cette distinction est fondée sur la description d’activité de la fiche de données, et non sur un comparatif chiffré avec des concurrents nommés.
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
Coyote constitue un cas utile pour comprendre la rencontre entre un outil communautaire de signalement routier et la régulation publique. La création en 2005 a introduit en Europe des avertisseurs de radars communautaires. Le protocole du 28 juillet 2011 a transformé ce dispositif contesté en assistant d’aide à la conduite reconnu par les pouvoirs publics français. Ce passage d’un objet initialement perçu comme un contournement du contrôle routier à un outil légal est un jalon daté et documenté.
L’entreprise illustre aussi un modèle économique particulier dans la mobilité connectée : un boîtier matériel vendu avec abonnement, complété par une application mobile et par une offre de récupération après-vol. Ce modèle se distingue des services de navigation communautaire uniquement applicatifs. La restructuration capitalistique de 2015, avec une valorisation de 120 millions d’euros, montre qu’un fonds d’investissement a misé sur ce modèle après la sortie des actionnaires financiers antérieurs.
La place de Coyote dans la smart city et les infrastructures tient moins à une emprise physique qu’à une couche logicielle et matérielle de remontée d’alertes routières. La donnée produite par les utilisateurs est présentée comme un flux quotidien massif, mais elle n’est ni datée ni auditée dans les sources collectées. Ce point doit être traité comme une zone d’incertitude : le volume de données et le nombre d’utilisateurs ne sont pas établis par des sources primaires datées.
Enfin, l’entreprise est un exemple de diversification par acquisitions dans la mobilité connectée, avec l’intégration de Traqueur en 2017 et trois autres opérations jusqu’en 2024. Cette trajectoire l’éloigne du seul avertisseur routier pour la rapprocher d’une offre combinant alerte, protection contre le vol et gestion de flotte.
Sources
- Site officiel Coyote — https://www.moncoyote.com/ (consulté le 2026-08-20).
- api.gouv.fr, fiche entreprise Coyote System, SIREN 389398686 — https://api.gouv.fr/entreprises/389398686 (consulté le 2026-08-20).
- Rubypayeur, fiche Coyote System — https://rubypayeur.com/entreprise/coyote-system (consulté le 2026-08-20).
- Wikipédia, « Coyote System » — https://fr.wikipedia.org/wiki/Coyote_System (consulté le 2026-08-20).
- Journalauto.com, actualité Coyote MAX 2024 — https://www.journalauto.com/ (consulté le 2026-08-20).
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