Duesenfeld

Actif

Identité

Duesenfeld GmbH est une société allemande dont le siège est situé à Wendeburg, en Basse-Saxe, près de Brunswick. Issue des travaux de recherche de la TU Braunschweig, l’entreprise s’est développée au cours des années 2010 et a déposé des brevets PCT depuis 2019. Sa forme juridique est celle d’une GmbH. Elle ne dispose d’aucun registre en France. Le capital est détenu par des actionnaires privés indépendants ; l’effectif exact n’est pas publié.

Situation actuelle

L’actif industriel principal est une usine pilote à Wendeburg, modernisée avec des équipements fournis par ANDRITZ. Le modèle économique repose sur la licence de procédé : Duesenfeld concède ses technologies, tandis qu’ANDRITZ intervient comme contractant EPC/EPS (ingénierie, achats, construction ou supervision). L’accord de coopération daté du 10/02/2025 formalise ce partage. Aucune présence française n’est identifiée au 2026-08-21 : l’activité reste allemande et se déploie par licences internationales. Il ne s’agit pas d’un réseau de stations, mais d’un site industriel unique adossé à un partenaire d’ingénierie.

Chiffres clés

L’usine de Wendeburg affiche, en 2026, une efficacité de recyclage supérieure à 85 % et un taux de récupération de matière supérieur à 98 % pour le cobalt, le nickel, le lithium, le graphite et l’électrolyte. Ces chiffres portent sur les batteries lithium-ion traitées par le procédé mécanique. Ils dépassent les exigences du règlement européen 2023/1542. Aucune capacité de production en tonnes par an ni aucun chiffre d’affaires ne sont publiés. L’effectif reste non établi à la date de vérification.

Forces et limites

Le procédé mécanique se distingue des filières pyrométallurgiques présentes dans le même segment : il repose sur une décharge profonde avec récupération d’énergie, un broyage sous gaz inerte, une distillation sous vide, puis une hydrométallurgie. Cette chaîne permet de récupérer l’électrolyte et le lithium, souvent perdus lors d’une fusion complète de la cellule.

La principale force réglementaire tient au règlement européen 2023/1542, qui impose des taux minimaux de recyclage et de valorisation des matières critiques. Duesenfeld annonce des valeurs supérieures, ce qui rend son procédé plus facilement intégrable par les recycleurs européens.

Les limites sont physiques et industrielles. L’entreprise ne possède qu’un site pilote, sans capacité industrielle de masse publiée. Elle dépend du partenariat avec ANDRITZ pour la construction des installations sous licence. Les données financières et d’effectifs ne sont pas publiées, ce qui rend la solidité capitalistique difficile à évaluer. Enfin, l’absence de présence française identifiée au 2026-08-21 réduit son ancrage direct sur le marché français, où la documentation consultée et le transport des batteries en fin de vie restent encadrés.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Duesenfeld occupe une place particulière dans le recyclage et la seconde vie des batteries lithium-ion en Europe. Son procédé mécanique cible des matières critiques et l’électrolyte, avec des rendements supérieurs aux seuils réglementaires de 2023/1542. Le prix allemand du développement durable obtenu en 2024 et l’accord avec ANDRITZ signé le 10/02/2025 permettent à la technologie de sortir du stade pilote par la licence, sans que Duesenfeld ait besoin de construire elle-même un grand parc industriel.

Sources

  • Duesenfeld GmbH, site officiel — https://www.duesenfeld.com — consulté le 2026-08-21
  • ANDRITZ AG, communiqué de coopération du 10/02/2025 — https://www.andritz.com/ — consulté le 2026-08-21
  • USPTO, brevet US12412941 — https://ppubs.uspto.gov/pubwebapp/ — consulté le 2026-08-21

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