Europcar (Europcar Mobility Group)

Racheté

Cette entité n’est plus en activité. La fiche documente son parcours et ce qu’il en reste.

Situation actuelle

Le fait qui change est d’abord capitalistique : l’offre annoncée le 28 juillet 2021 par Green Mobility Holdings, consortium composé de Volkswagen, Attestor Capital et Pon Holdings, a reçu le feu vert de la Commission européenne le 25 mai 2022. Europcar Mobility Group a cessé d’être une société cotée à Paris ; le titre a été retiré de la cote. La filiale française Europcar France, SIREN 303656847, reste active à l’état administratif A au 20 août 2026, avec une tranche d’effectif de 1 000 à 1 999 salariés en 2023.

Ce qu’il en reste est un réseau de location de véhicules courte durée sous marque Europcar, complété par la marque low-cost Goldcar, acquise en juin 2017, et par Buchbinder, filiale allemande acquise en mai 2017. Les services de chauffeur Brunel, acquis en 2016, continuent d’exister. En revanche, le service d’autopartage Ubeeqo, renommé Europcar On Demand, a été arrêté en 2025 (Les Echos, 05/05/2025). La présence commerciale mondiale est revendiquée dans environ 140 pays, via des stations propres et des franchises.

Identité

La raison sociale de l’entité française est EUROPCAR FRANCE, rattachée au groupe Europcar Mobility Group. Le SIREN est 303656847 (api.gouv.fr, consulté le 2026-08-20). La fondation remonte à 1949 à Paris, sous le nom « l’Abonnement Automobile » ; la marque « Europcars » est créée en 1951, et le « s » final disparaît en 1974.

La forme juridique est une SAS pour Europcar France. Le groupe était une société cotée à Paris jusqu’au rachat de 2022. Le siège de la filiale est à Boulogne-Billancourt ; le siège du groupe est à Paris 17e. L’actionnaire de contrôle est le consortium Green Mobility Holdings depuis 2022. Avant lui se sont succédé Eurazeo (2006-2020), les créanciers (2020-2021) et Volkswagen (1988-1999).

Les filiales et participations connues sont Goldcar (Espagne, 2017), Buchbinder (Allemagne, 2017), Brunel (2016), Ubeeqo/Europcar On Demand (acquis en 2015, arrêté en 2025), ainsi que des participations minoritaires dans Snappcar et Wanderio. Les marchés visés sont les particuliers, notamment pour le tourisme et les loisirs, et les entreprises, pour les déplacements professionnels et la gestion de flottes, avec une concentration en Europe.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Europcar compte d’abord comme un nom historique de la location automobile française. Née à Paris en 1949, la marque a accompagné le développement du tourisme automobile et des déplacements professionnels. La revendication de premier loueur en France, exprimée par l’entreprise en 2007, illustre son poids dans le paysage domestique, même si elle émane de l’entité elle-même.

Ensuite, le rachat par un consortium mené par Volkswagen en 2022 en fait un cas d’école de reprise d’un loueur par un constructeur. L’enjeu est celui d’une intégration verticale : Volkswagen peut orienter la flotte, les canaux de distribution et les services de mobilité. Il ne s’agit pas d’un démantèlement, puisque la marque et le réseau restent exploités, mais la gouvernance a changé de main.

Enfin, la restructuration de 2020 illustre la fragilité du modèle de location courte durée face à un choc de demande. Après un prêt garanti par l’État de 220 M€ en mai 2020, les créanciers ont pris 92 à 97 % du capital en novembre 2020, diluant massivement les actionnaires existants. Cet épisode montre comment une entreprise de mobilité peut basculer du statut de société cotée à celui d’actif contrôlé par ses créanciers avant d’être revendue.

Chronologie

  • 1949 : fondation à Paris par Raoul-Louis Mattei sous le nom « l’Abonnement Automobile » ; la marque « Europcars » apparaît en 1951.
  • 1999 : Europcar devient une filiale à 100 % de Volkswagen.
  • Mai-juin 2017 : acquisitions de Buchbinder (Allemagne) en mai, puis de Goldcar (Espagne) en juin pour 550 M€.
  • Novembre 2020 : restructuration — les créanciers prennent le contrôle avec 92 à 97 % du capital, après un prêt garanti par l’État de 220 M€ en mai 2020.
  • 25 mai 2022 : la Commission européenne autorise le rachat par Green Mobility Holdings (Volkswagen, Attestor, Pon), après l’offre annoncée le 28 juillet 2021.

Controverses

Le principal point de tension concerne la restructuration de 2020. En mai 2020, Europcar a obtenu un prêt garanti par l’État de 220 M€. En novembre de la même année, les créanciers ont pris 92 à 97 % du capital, diluant fortement les actionnaires existants. La question de la contrepartie pour les finances publiques n’est pas documentée dans les sources collectées, mais l’épisode illustre le risque de transfert de valeur vers les créanciers au détriment des anciens actionnaires et potentiellement du contribuable.

Un second point est l’arrêt du service d’autopartage en 2025, signalé par Les Echos le 05/05/2025. Cette décision réduit l’offre de mobilité alternative et semble marquer un recentrage sur le cœur rentable de la location courte durée. Aucune procédure judiciaire n’est signalée dans les données collectées.

Contrepoint

À l’inverse d’une disparition, Europcar reste une marque commerciale active. La filiale française est toujours à l’état administratif A, l’effectif se situe encore entre 1 000 et 1 999 salariés en 2023, et le réseau de franchises continue d’opérer. Le retrait de la cote ne signifie pas l’arrêt de l’activité, mais un changement d’actionnaire majoritaire.

Pour un utilisateur, l’offre de location courte durée demeure : comptoirs en gares et aéroports, réservation en ligne, flotte de véhicules. La logique industrielle peut apporter des financements stables, même si elle aligne les choix de flotte sur Volkswagen et réduit la neutralité du loueur vis-à-vis des constructeurs.

Sources

  • « Fiche entreprise Europcar France », api.gouv.fr, SIREN 303656847, https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/entreprise/303656847 — consulté le 2026-08-20.
  • « Europcar », Wikipédia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Europcar — consulté le 2026-08-20.
  • « Europcar », site officiel, https://www.europcar.com — consulté le 2026-08-20.

Les sources secondaires datées (Les Echos, Reuters, Le Figaro) sont citées via la fiche Wikipédia consultée le 2026-08-20, faute d’URL directe collectée.

Média associé

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