Grand Port Maritime de Bordeaux : l’estuaire girondin
Actif
Identité
Le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) est un établissement public de l’État français qui exploite sept terminaux répartis sur l’estuaire de la Gironde : Le Verdon à l’embouchure, puis Pauillac, Blaye, Ambès, Parempuyre, Bassens et le port de Bordeaux centre (Port de la Lune). Son trafic, historiquement dominé par les hydrocarbures raffinés importés (~la moitié du tonnage), s’appuie aussi sur les vracs solides agricoles (céréales, maïs, engrais), les conteneurs via un feeder Atlantique, les matériaux de construction et une croisière en croissance.
Situation actuelle
Le bilan 2025 confirme la mutation énergétique du port : 6,18 Mt traitées (-1,4 % après 6,27 Mt en 2024), 1 706 mouvements de navires (-3,7 %), pour un chiffre d’affaires de 47 M€ (+4 %). La baisse structurelle des fossiles (gasoil -9 %, fioul, jet) n’a pas été compensée par les biocarburants (-12,1 % à l’import), tandis que les essences progressent fortement. Les filières d’avenir montent : vracs solides +15 % à l’export, céréales et tourteaux +13 %, maïs +26 %, matériaux recyclés +9 %. Le conteneur recule à 19 285 EVP (-12 %) mais l’arrivée fin 2025 d’un navire CMA-CGM plus capacitaire (Vera Rainbow, 1 421 EVP remplaçant le Hanna de 868) sur la ligne Atlantique Feeder doit soutenir 2026. La croisière bat des records : 78 escales (+31 %), 66 147 passagers (+30 %).
Chiffres clés
- Trafic 2025 : 6,18 Mt (-1,4 %) ; 1 706 mouvements de navires.
- CA 2025 : 47 M€ (+4 %).
- Conteneurs 2025 : 19 285 EVP (-12 %).
- Croisière : 78 escales (+31 %), 66 147 passagers.
Forces et limites
La force du GPMB est sa diversification — énergie, agro, matériaux, croisière — sur un estuaire profond desservant directement la métropole bordelaise et son arrière-pays agricole. Ses limites : dépendance persistante aux flux pétroliers en déclin structurel, position concurrentielle faible sur le conteneur face au Havre et aux ports espagnols, et contraintes naturelles de navigation (chenaux d’estuaire, tirant d’air du pont de Bordeaux limitant les navires remontant la Garonne).
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
Le GPMB illustre la transition des ports français moyens : sortir de la rente pétrolière sans disposer des masses critiques du Havre ou de Marseille. Ses indicateurs 2025 — déclin fossilisé, montée agro/recyclage, croisière — tracent la feuille de route des ports estuariiens européens.
Sources
- GPMB, communiqué de presse trafics 2025 (6,18 Mt, mix, conteneurs, croisière), 05/02/2026.
- Mer et Marine, « Le port de Bordeaux en léger repli en 2025 », février 2026.
- Le Journal des Entreprises, « Une année 2025 de transition pour le port de Bordeaux » (CA 47 M€).
- Le Marin Ouest-France, analyse trafic 2025 GPMB.
Média associé
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