Indigo Weel : la fin du libre-service en 2022
Disparu
Cette entité n’est plus en activité. La fiche documente son parcours et ce qu’il en reste.
Situation actuelle
Le fait qui change : le service grand public de vélos et scooters électriques en libre-service n’est plus opéré. La dernière ville couverte, Toulouse, a été quittée en janvier 2022. L’arrêt a été précipité par un incendie survenu en décembre 2021 à l’atelier de Colomiers, qui servait de base opérationnelle à l’exploitation toulousaine. Environ 30 000 utilisateurs ont été concernés par cette fermeture, selon Le Journal Toulousain du 19 janvier 2022.
Les sources collectées ne mentionnent ni procédure collective, ni jugement d’ouverture, de cession ou de clôture. La société INDIGO WEEL SAS n’est pas radiée et demeure une filiale du groupe Indigo. Ce qu’il en reste, c’est une activité de location B2B : flottes de vélos mises à disposition d’entreprises ou d’institutions, par exemple auprès d’Airbus Helicopters à Marignane ou sur un campus à Gand, ainsi que l’aménagement de parcs à vélos dans les parkings Indigo. En 2021, l’entreprise comptait environ 15 salariés pour un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros, contre 50 salariés en 2020.
Aucun repreneur identifié, aucune vente d’actifs ou de brevets n’est documentée dans les éléments collectés. Le parc de vélos lyonnais a toutefois été recyclé via l’association Via Romana lors du retrait de Lyon en février 2020.
Identité
- Nom d’usage : Indigo Weel
- Raison sociale : INDIGO WEEL, société par actions simplifiée (SAS)
- SIREN : 832 988 505 (France)
- Date de création : 20 octobre 2017
- Siège : Puteaux, Hauts-de-Seine, France
- Actionnariat : filiale du groupe Indigo, ex-Vinci Park, spécialiste du stationnement
- Effectifs et chiffre d’affaires : environ 15 salariés en 2021, 50 salariés en 2020, chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros en 2021
- Présence : France, avec lancement à Toulouse en 2018, retraits successifs entre 2020 et 2022, puis reconversion vers la location B2B
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
Indigo Weel illustre la contraction rapide du free-floating dans les villes moyennes françaises entre 2018 et 2022. L’entreprise lance à Toulouse, en septembre 2018, une flotte de 500 scooters électriques et 300 vélos en libre-service. Elle se retire ensuite de Lyon en février 2020, de Bordeaux, Angers et Metz en 2020, de Tours en juin 2021, puis définitivement de Toulouse en janvier 2022.
Ce cas montre la fragilité opérationnelle d’un modèle sans station hors des très grandes agglomérations. Il illustre aussi la reconversion d’un opérateur grand public vers une activité d’entreprise, adossée aux parkings du groupe Indigo. Cette trajectoire importe pour comprendre pourquoi des services de micromobilité peuvent disparaître sans liquidation : l’exploitation s’arrête, mais la société juridique survit en changeant de clientèle.
Chronologie
- 20 octobre 2017 — création de la société INDIGO WEEL SAS. Source : Registre des entreprises / api.gouv.fr, consulté le 2026-08-20.
- Septembre 2018 — lancement à Toulouse avec 500 scooters électriques et 300 vélos en libre-service. Source : Les Echos, consulté le 2026-08-20.
- Février 2020 — retrait de Lyon ; les vélos restants sont recyclés par l’association Via Romana. Source : Le Progrès, consulté le 2026-08-20.
- Juin 2021 — retrait de Tours. Source : Les Echos, consulté le 2026-08-20.
- Janvier 2022 — fin définitive de l’exploitation à Toulouse après l’incendie de l’atelier de Colomiers en décembre 2021 ; environ 30 000 utilisateurs concernés. Source : Le Journal Toulousain, 19 janvier 2022.
Controverses
Les sources collectées ne permettent pas d’établir de controverse judiciaire, environnementale ou sociale de grande ampleur. L’épisode le plus marquant est l’arrêt brutal du service à Toulouse : environ 30 000 utilisateurs se sont retrouvés sans service à la fermeture. L’origine de l’incendie de décembre 2021 à Colomiers n’est pas établie dans les sources consultées.
Les retraits successifs de Lyon, Bordeaux, Angers, Metz et Tours ont également laissé des usagers sans alternative documentée, mais aucun contentieux ni sanction n’est mentionné dans les éléments collectés. Le recyclage des vélos lyonnais par Via Romana est la seule mesure de fin de service décrite.
Contrepoint
Le classement de l’entité comme disparue doit être nuancé : la personne morale n’a pas été liquidée. L’activité free-floating est éteinte, mais la société a été reconvertie en exploitant B2B, avec la location de flottes à des employeurs comme Airbus Helicopters à Marignane et l’équipement de parkings Indigo. L’absence de procédure collective dans les sources conforte cette lecture : il n’y a pas eu de tribunal, de liquidation ni de disparition juridique, mais une absorption fonctionnelle par les services du groupe Indigo.
Sources
- Registre des entreprises / api.gouv.fr — fiche SIREN 832 988 505, consultée le 2026-08-20. URL : https://annuaire-entreprises.api.gouv.fr/entreprise/832988505
- Les Echos — données sur Indigo Weel, consultées le 2026-08-20. URL : https://www.lesechos.fr/
- Le Journal Toulousain — « Toulouse : Indigo Weel jette l’éponge », 19 janvier 2022, consulté le 2026-08-20. URL : https://www.lejournaltoulousain.fr/
- Le Progrès — article sur le retrait de Lyon, consulté le 2026-08-20. URL : https://www.leprogres.fr/
Média associé
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