Lapierre — Cycles Lapierre SAS

Actif

Identité

Lapierre est la marque commerciale de Cycles Lapierre SAS, société par actions simplifiée immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Dijon sous le SIREN 016 650 996. La fondation de l’entreprise remonte à 1946, par Gaston Lapierre ; l’inscription au registre porte la date du 1er janvier 1966. Le siège social est situé à Dijon, en Côte-d’Or, dans la région Bourgogne-Franche-Comté.

Depuis 1996, l’actionnaire unique est Accell Group, groupe néerlandais également propriétaire des marques Batavus, Haibike, Koga, Sparta et Winora. Aucune filiale propre à Cycles Lapierre SAS n’a été identifiée du 20 août 2026. La société opère donc principalement à partir de son assise dijonnaise, sans structure de production ou de distribution autonome mentionnée hors de ce périmètre.

Situation actuelle

Le fonctionnement industriel repose sur un site unique à Dijon, rue Edmond Voisenet, d’une surface de plus de 3 000 m². Ce site concentre le siège social, la recherche et le développement, et l’assemblage de vélos haut de gamme. Les cadres et composants sont assemblés sur place, puis les vélos sont distribués via un réseau de revendeurs indépendants. La capacité publiée est de 20 000 à 25 000 vélos assemblés par an, pour un catalogue de 151 modèles et 607 références en 2026.

Le réseau commercial revendique plus de 800 revendeurs. La distribution est annoncée dans 40 pays selon Wikipédia et dans 60 pays selon Accell Group, avec des priorités de développement indiquées vers l’Allemagne et les Pays-Bas. Sur le plan administratif, la société est toujours inscrite comme active au 20 août 2026. Toutefois, une demande d’ouverture de redressement judiciaire a été déposée le 5 août 2026 auprès du tribunal de commerce de Dijon, avec une audience prévue le 25 août 2026. Cette procédure fait suite à l’arrêt du soutien financier d’Accell Group.

Chiffres clés

  • Effectif : 100 à 199 salariés selon l’INSEE en 2023 ; 106 collaborateurs annoncés en 2026 par Velo101.
  • Chiffre d’affaires : 113 millions d’euros pour l’exercice 2024 ; 99,1 millions d’euros pour l’exercice 2025, selon la documentation consultée du 20 août 2026, sans précision de périmètre consolidé.
  • Capacité de production : 20 000 à 25 000 vélos haut de gamme assemblés par an sur le site de Dijon, donnée publiée en 2026.
  • Catalogue : 151 modèles et 607 références en 2026.
  • Réseau : plus de 800 revendeurs ; distribution dans 40 pays selon Wikipédia, ou 60 pays selon Accell Group.
  • Actionnariat : 100 % des parts détenues par Accell Group depuis 1996.

Forces et limites

Cycles Lapierre s’appuie sur un ancrage industriel dijonnais qui combine la conception, la recherche et développement et l’assemblage dans un même site. Cette concentration facilite le contrôle direct de l’assemblage, mais elle rend aussi l’entreprise dépendante d’un unique lieu de production. La capacité annoncée de 20 000 à 25 000 vélos par an fixe un plafond physique à l’assemblage, sans site de repli identifié.

La principale contrainte actuelle est financière. L’arrêt du soutien d’Accell Group en 2026 a directement conduit au dépôt d’une demande de redressement judiciaire le 5 août 2026. Avant cet arrêt, Accell Group était l’actionnaire unique historique, ce qui plaçait la trésorerie et la stratégie de Cycles Lapierre sous dépendance capitalistique néerlandaise. Aucune autre contrainte réglementaire spécifique à la fabrication de cycles n’a été documentée dans les sources collectées au 20 août 2026.

Dans le segment français des vélos et VAE, Lapierre se mesure à des entreprises aux modèles différents : Moustache est implantée dans les Vosges, Sunn en Savoie, Commencal entre Andorre et la France, tandis qu’Origine repose sur la vente directe sans le même réseau de revendeurs physiques. Lapierre se distingue par son actionnariat néerlandais, son site d’assemblage urbain à Dijon et un réseau de plus de 800 revendeurs, davantage que par un canal de vente en direct au consommateur.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Cycles Lapierre représente un cas industriel français dans le sous-ensemble des vélos et VAE. Elle dispose d’une usine d’assemblage à Dijon, d’une capacité de production de 20 000 à 25 000 vélos haut de gamme par an et d’un réseau de distribution présent dans plusieurs dizaines de pays. Sa gamme couvre les vélos de route, VTT, gravel, urbains et électriques, ce qui l’inscrit directement dans la micromobilité électrique.

La situation ouverte en 2026 — demande de redressement judiciaire après l’arrêt du soutien d’Accell — en fait un point d’observation des tensions entre production française, actionnariat étranger et consolidation du secteur du cycle. Pour l’annuaire, la fiche permet de suivre une entreprise dont l’outil industriel est localisé à Dijon, dont le chiffre d’affaires atteint 113 millions d’euros en 2024, et dont l’avenir capitalistique demeure incertain à la date du 20 août 2026.

Chronologie

  • 1946 — Gaston Lapierre fonde à Dijon un atelier de bicyclettes ; l’entreprise abandonne rapidement les vélomoteurs pour se consacrer aux cadres (source : Wikipédia, consulté le 20/08/2026).
  • 1960 — Jacky Lapierre, fils du fondateur, prend la direction ; en 1972, l’usine actuelle de la rue Edmond Voisenet est bâtie au sud de Dijon (source : Wikipédia).
  • 1993-1996 — Accell Group rachète d’abord 33 % des parts, puis la totalité en 1996 ; Gilles Lapierre devient PDG (source : Wikipédia).
  • 2008-2009 — Lapierre conçoit les vélos Vélib’ et Vélo’v pour les services en libre-service de Paris et Lyon (avec JCDecaux et Accell) ; 90 000 vélos produits en France en 2009 (source : Wikipédia).
  • Mai 2018 — Gilles Lapierre quitte la direction générale et devient directeur de l’innovation du groupe Accell (source : Wikipédia).
  • Fin 2023 — Lapierre met fin au partenariat avec Groupama-FDJ pour sponsoriser l’équipe Picnic PostNL, dans une volonté d’internationalisation ; le groupe Accell entre dans une phase de restructuration mondiale (source : velo101, 08/08/2026).
  • Octobre 2024 — William Perrier, ancien cadre de Merida et d’Accell France, est nommé directeur général de Lapierre (source : 3bikes, 21/07/2026).
  • 2024-2025 — Réduction des stocks de produits finis de près de 47 % entre fin 2023 et fin 2024 ; perte d’exploitation réduite de 41 % entre 2024 et 2025 ; CA 2024 de 113 M€, CA 2025 de 99,1 M€ (source : velo101, 08/08/2026 ; 3bikes, 21/07/2026).
  • 05/08/2026 — Cycles Lapierre dépose une demande d’ouverture de redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Dijon, après l’arrêt du soutien financier d’Accell ; audience prévue le 25/08/2026 (source : velo101, 08/08/2026).

Sources

Les sources suivantes ont été consultées le 20 août 2026 :

  • Annuaire des entreprises (data.gouv.fr), https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr — raison sociale, SIREN, forme juridique, effectif 2023, inscription au RCS.
  • Velo101, article du 8 août 2026, https://www.velo101.com — demande de redressement judiciaire du 5 août 2026, audience du 25 août 2026, effectif 2026.
  • 3bikes.fr, publication du 21 juillet 2026, https://www.3bikes.fr — chiffre d’affaires 2024, capacité d’assemblage, catalogue 2026.
  • Wikipédia, entrée « Cycles Lapierre », https://fr.wikipedia.org/wiki/Cycles_Lapierre — création en 1946, rachat par Accell en 1996, distribution dans 40 pays et plus.
  • Cleanrider, https://www.cleanrider.com — capacité d’assemblage de 20 000 à 25 000 vélos haut de gamme par an.
  • Accell Group, https://www.accell-group.com — actionnariat, portefeuille de marques, distribution dans 60 pays et plus.

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