Lion Electric : de la LACC à la reprise québécoise

En difficulté

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Situation actuelle

Le 18 décembre 2024, The Lion Electric Company a été placée à l’abri de ses créanciers sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), dossier 700-11-022385-241 devant la Cour supérieure du Québec, district de Terrebonne. En mai 2025, un groupe d’investisseurs québécois — Pierre Wilkie, Vincent Chiara (Groupe Mach), Claude Boivin, avec Luc Sabbatini comme président — a racheté l’entreprise pour environ 6 M USD. Depuis, Lion Electric est concentré à Saint-Jérôme (Québec), emploie 200 salariés en 2026 et ne fabrique plus qu’un seul modèle d’autobus scolaire électrique, alimenté par des batteries BMW. Les filiales américaines ont été fermées, l’usine de Joliet (Illinois) cédée, et l’activité industrielle reste cantonnée au site québécois.

Identité

Lion Electric est la marque d’usage de The Lion Electric Company, société par actions canadienne fondée en 2011 sous le nom Lion Bus/Autobus Lion. Le siège est à Saint-Jérôme, Québec. La société était cotée sur NYSE/TSX (LEV) jusqu’à sa radiation après la LACC ; elle appartient désormais à des investisseurs privés québécois. Effectif : 200 salariés en 2026, contre 1 500 avant restructuration. Aucune présence française identifiée au 21/08/2026.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

La trajectoire financière condense l’essor puis la contraction du véhicule lourd électrique nord-américain. Introduite en Bourse en mai 2021 à une valorisation d’environ 4,7 Md USD, l’entreprise a été revendue en mai 2025 pour environ 6 M USD. Son carnet comprenait un accord-cadre avec Amazon portant sur jusqu’à 2 500 camions urbains électriques d’ici 2030, annulé pendant la restructuration. Le périmètre se limite désormais au marché québécois de l’autobus scolaire, avec environ 1 200 véhicules Lion en circulation en 2026.

Chronologie

  • Mai 2021 — introduction en Bourse sur NYSE/TSX (LEV).
  • Novembre 2023 — première vague de licenciements collectifs : 150 postes.
  • Juillet 2024 — arrêt de l’assemblage de camions aux États-Unis.
  • 18 décembre 2024 — jugement d’ouverture LACC par la Cour supérieure du Québec (Terrebonne), dossier 700-11-022385-241.
  • Mai 2025 — cession à un groupe d’investisseurs québécois pour environ 6 M USD, sortie du périmètre LACC.

Controverses

La procédure LACC a été ouverte avec plus de 400 M USD de dettes, conduisant à la fermeture des filiales américaines, à la cession de l’usine de Joliet et à des licenciements. L’accord Amazon (jusqu’à 2 500 camions d’ici 2030) a été annulé. La chute de valorisation — de 4,7 Md USD (2021) à 6 M USD (2025) — illustre l’écart entre capacités annoncées et volume soutenable.

Contrepoint

La continuité opérationnelle existe malgré la restructuration : le site de Saint-Jérôme est conservé, 200 salariés en 2026, environ 1 200 véhicules Lion en service au Québec. Le recentrage sur un modèle unique d’autobus scolaire à batteries BMW réduit la complexité industrielle dans un marché déjà équipé. Le repreneur québécois ancre l’outil industriel dans le tissu local.

Sources

  • Site officiel de Lion Electric — https://thelionelectric.com (consulté le 2026-08-21).
  • Bureau du surintendant des faillites Canada, registre LACC, dossier 700-11-022385-241 — https://ised-isde.canada.ca/site/office-superintendent-bankruptcy/en (consulté le 2026-08-21).
  • The Logic, article du 1er juin 2026 — https://thelogic.co (consulté le 2026-08-21).
  • La Presse, articles consultés le 2026-08-21 — https://www.lapresse.ca (consulté le 2026-08-21).

Média associé

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