Mer (Mer Charging)
Actif
Identité
Mer désigne dans le corpus un opérateur de recharge pour véhicules électriques, également présenté sous le nom Mer Charging, dont le site officiel est mer.eco. La fiche de données écarte explicitement le rapprochement avec la SARL MER enregistrée au SIREN 433963022, située à Paris 15e, active dans l’édition de journaux, au capital de 762 € et non employeuse : il s’agit d’un homonyme sans lien avec l’activité de recharge.
L’entité est une filiale de Statkraft, producteur norvégien d’électricité renouvelable détenu par l’État norvégien. Le groupe n’est pas coté. Mer est présentée comme la filiale de recharge de Statkraft, avec des entités locales au Royaume-Uni, en Norvège, en Suède, en Allemagne et en Autriche. La date de constitution précise n’est pas documentée par un acte juridique exploitable dans les sources consultées, mais le site officiel revendique 14 ans d’expérience dans la recharge en 2026, ce qui situe le démarrage dans les années 2010.
Au 20/08/2026, aucune entité française liée à Mer Charging n’est identifiée. Les références françaises au nom « Mer » doivent donc être traitées avec prudence, notamment dans les registres d’entreprises.
Situation actuelle
Au 20/08/2026, Mer déclare exploiter plus de 45 000 points de recharge en Europe. Le périmètre annoncé couvre cinq pays : Norvège, Suède, Allemagne, Autriche et Royaume-Uni. Cette lecture doit être nuancée : la même source indique que Mer a cédé son réseau public de recharge britannique à Be.EV ainsi que son activité de recharge de flottes au Royaume-Uni en 2025-2026. Le Royaume-Uni reste encore mentionné dans la communication du site au moment de la consultation, mais les actifs britanniques ne relèvent plus du périmètre courant ; l’activité continentale se concentre sur quatre pays nordiques et germanophones.
Le mécanisme opérationnel documenté combine des bornes à courant alternatif de 22 kW et des chargeurs rapides en courant continu jusqu’à 400 kW. Les cibles sont les flottes professionnelles, les dépôts, les lieux de travail et la recharge publique. La gestion des sessions passe par des applications locales de charge développées pour chaque marché. Le financement et l’approvisionnement en électricité renouvelable sont adossés à Statkraft.
Mer ne dispose d’aucune présence française identifiée au 20/08/2026. Les infrastructures ne sont donc pas accessibles sur le territoire national ; un utilisateur français ne peut les rencontrer que lors de déplacements en Norvège, en Suède, en Allemagne ou en Autriche.
Chiffres clés
- Points de recharge : plus de 45 000, au 20/08/2026, périmètre européen annoncé de cinq pays : Norvège, Suède, Allemagne, Autriche et Royaume-Uni — la part britannique ayant été cédée en 2025-2026. Sources : mer.eco ; Electroverse.
- Puissance des infrastructures : bornes AC de 22 kW et bornes DC jusqu’à 400 kW, selon le site mer.eco consulté en 2026.
- Filiales locales : Mer UK, Mer Norge, Mer Sverige, Mer Deutschland, Mer Österreich.
- Ancienneté revendiquée : 14 ans d’expérience dans la recharge en 2026, ce qui renvoie aux années 2010.
- Actionnariat : 100 % Statkraft, entreprise d’État norvégienne, groupe non coté.
- Présence en France : aucun point de recharge ni implantation identifié au 20/08/2026.
- Effectif : non établi au 20/08/2026.
- Données financières : ni chiffre d’affaires ni capital consolidé propre à Mer n’ont été trouvés dans les sources consultées. La capacité de production d’électricité n’est pas à attribuer à Mer ; elle relève de Statkraft.
Forces et limites
Forces. Mer bénéficie d’un actionnaire public norvégien, Statkraft, ce qui lui donne un accès direct à de l’électricité renouvelable et à une capacité d’investissement de long terme. Son réseau déclaré de plus de 45 000 points de recharge en 2026 constitue une infrastructure multi-pays, couvrant à la fois la charge lente AC et la charge rapide DC jusqu’à 400 kW.
La concentration sur quatre pays continentaux après la cession britannique réduit la dispersion géographique : les opérations se situent en Norvège, en Suède, en Allemagne et en Autriche, marchés à forte électrification des flottes et à cadres réglementaires mûrs. Sur le plan du financement, l’adossement à Statkraft est un point fort : aucune levée de fonds propre à Mer n’est documentée, l’expansion dépendant du groupe public norvégien. Cela distingue structurellement Mer d’opérateurs privés du même segment qui s’appuient sur des levées de fonds ou des actionnaires industriels privés.
Limites. La principale contrainte géographique est l’absence totale de présence française identifiée au 20/08/2026. Pour un annuaire français de mobilité, cela rend l’entité non pertinente pour la recharge sur le territoire national.
La cession du réseau public britannique à Be.EV et de l’activité flottes UK en 2025-2026 constitue un retrait d’un marché important, signe d’un recentrage sur le continent. Le site officiel continuait au 20/08/2026 de mentionner le Royaume-Uni, ce qui peut créer une ambiguïté sur le périmètre courant. Les caractéristiques physiques des bornes rapides, notamment les puissances DC jusqu’à 400 kW, supposent des raccordements électriques de forte puissance ; ces contraintes de réseau local ne sont pas détaillées par les sources.
Les données accessibles ne permettent pas de mesurer la capacité financière propre de Mer ni ses effectifs par pays ; le chiffre d’affaires et les coûts d’exploitation ne sont pas publiés. L’absence d’entité juridique française claire, la confusion possible avec la SARL MER au SIREN 433963022 et le flou sur la date précise de constitution compliquent la vérification administrative.
Dans la sous-catégorie des réseaux et stations de recharge, la spécificité factuelle de Mer réside dans son actionnaire public norvégien et son périmètre non français, à la différence d’opérateurs qui ciblent prioritairement la France. Les données collectées ne permettent pas de comparer sa part de marché à celle d’autres opérateurs de la même catégorie, mais le positionnement structurel est distinct.
Sa place dans l'écosystème de la mobilité
À l’échelle européenne, Mer documente un modèle de recharge adossé à un producteur public d’électricité renouvelable, ce qui en fait un cas d’infrastructure intégrée verticalement de l’amont énergétique jusqu’à la borne. Sa taille annoncée — plus de 45 000 points en 2026 — pèse dans les comparaisons européennes, même si la part britannique a été cédée.
Pour MobInCity, annuaire français, l’entité compte d’abord comme cas de non-couverture : elle permet de vérifier qu’un opérateur de recharge nommé « Mer » n’a pas d’implantation en France. Elle compte ensuite pour écarter le risque d’homonymie avec la SARL MER parisienne de l’édition.
La cession des actifs britanniques en 2025-2026 en fait enfin un exemple de repli d’un opérateur nordique vers quatre marchés continentaux, utile pour les analyses de densité de recharge en Europe du Nord et germanophone.
Sources
- Mer, site officiel de l’opérateur de recharge : https://mer.eco — consulté le 2026-08-20.
- Electroverse, base de stations de recharge (Octopus Energy) : https://electroverse.com/fr — consulté le 2026-08-20.
- Rubypayeur, fiche d’identité pour la vérification de l’homonyme SIREN 433963022 : https://rubypayeur.com — consulté le 2026-08-20.
Média associé
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