Panhard

Racheté

Cette entité n’est plus en activité. La fiche documente son parcours et ce qu’il en reste.

Situation actuelle

Le fait qui change est une absorption, pas une procédure collective : en 2018, Panhard Defense est absorbée par Arquus, la dénomination prise par Renault Trucks Defense, filiale française du groupe Volvo. Cette opération clôt une séquence de trois changements de contrôle en treize ans : cession par PSA Peugeot Citroën à Auverland en février 2005, rachat par Renault Trucks Defense en octobre 2012 pour 62 millions d’euros, puis intégration dans Arquus en 2018. Depuis cette date, Panhard ne constitue plus une entité juridique autonome.

La nature précise de l’opération de 2018 — fusion-absorption ou transmission universelle de patrimoine — n’est pas détaillée dans les sources datées retenues. Le résultat est en revanche constant : les actifs et l’activité sont consolidés dans Arquus, avec ACMAT et Renault Trucks Defense. Le site panhard-defense.fr n’est plus actif ; l’adresse officielle est désormais celle d’Arquus, https://www.arquus-defense.com.

Ce qu’il en reste est d’abord industriel : les sites de Marolles-en-Hurepoix (Essonne) et de Saint-Germain-Laval (Loire) sont mentionnés comme sites de production repris dans le périmètre d’Arquus. Aucun effectif séparé Panhard postérieur à 2018 n’est établi dans les sources consultées. Les derniers chiffres datés disponibles sont 350 salariés fin 2010 et 330 salariés en 2012, au moment du rachat par Renault Trucks Defense.

Le SIREN 823414826 est associé à Panhard Defense dans la recherche registre consultée le 2026-08-20. Les SIREN 798215919 (ALICE PANHARD) et 903370344 (PANHARD INVEST) correspondent à des personnes physiques ou à des sociétés homonymes et ont été écartés de la présente fiche.

Identité

Le nom d’usage retenu est Panhard. La dénomination sociale a évolué en quatre temps : Panhard & Levassor à partir de 1886, SCMPL de 1965 à 2005, Panhard General Defense en 2005, puis Panhard Defense de 2012 à l’absorption par Arquus en 2018.

La création de Panhard & Levassor date de 1886. La société Panhard General Defense est issue en 2005 de la fusion avec Auverland. La forme juridique historique est la société anonyme de droit français, pour la période où Panhard existait comme personne morale distincte.

Le siège et la production sont localisés à Marolles-en-Hurepoix et à Saint-Germain-Laval. Le siège historique est par ailleurs associé à Paris dans les sources consultées. L’actionnariat a connu quatre blocs successifs : Citroën à partir de 1965, PSA Peugeot Citroën de 1975 à 2005, Auverland / famille Cohen de 2005 à 2012, puis Renault Trucks Defense / groupe Volvo à partir de 2012, et Arquus en 2018.

L’activité concrète de la période récente est la construction de véhicules militaires blindés légers : VBL, PVP, CRAB et Peugeot P4. La production automobile civile s’est arrêtée en 1967. Les marchés visés sont les armées française et étrangères, à travers les programmes de la Direction générale de l’armement et l’export, sur le segment des blindés légers 4×4 de moins de 10 tonnes.

Sa place dans l'écosystème de la mobilité

Panhard compte pour deux raisons distinctes, qui ne relèvent pas du même registre.

La première tient à l’histoire automobile française. La notice encyclopédique consultée présente Panhard & Levassor comme le premier constructeur à moteur à explosion, ce qui en fait une marque fondatrice de l’automobile française. Cette place historique ne doit pas être confondue avec une activité automobile actuelle : la production civile a cessé en 1967.

La seconde tient à la défense terrestre. En 2004, la Direction générale de l’armement a attribué à Auverland un contrat de 903 PVP pour 108 millions d’euros. Ce contrat date de la période précédant immédiatement la création de Panhard General Defense. Le VBL est le produit historique le plus visible de la gamme ; la notice consultée évoque 2 300 VBL en service dans 16 pays, mais sans millésime. En l’absence de date et de périmètre de vérification explicite, ce total n’est pas repris comme donnée datée dans la fiche.

Enfin, le regroupement de 2018 donne à Panhard une importance mémorielle dans la consolidation française des blindés légers sous Arquus : l’entité disparaît comme société, mais les véhicules hérités — notamment VBL, PVP et Peugeot P4 — continuent de structurer les parcs militaires et les débats sur le segment des blindés légers.

Chronologie

  • 1886 — création de Panhard & Levassor.
  • 1965 — Citroën prend le contrôle ; l’activité automobile civile s’arrête en 1967.
  • février 2005 — PSA Peugeot Citroën cède Panhard à Auverland pour un montant évalué entre 20 et 25 millions d’euros ; naissance de Panhard General Defense (source : Les Échos, janvier 2005).
  • octobre 2012 — Renault Trucks Defense, filiale du groupe Volvo, boucle le rachat de Panhard General Defense pour 62 millions d’euros (source : Les Échos, octobre 2012).
  • 2018 — Panhard Defense est absorbée par Arquus ; la marque disparaît comme entité autonome (source : notice Panhard Defense, consultée le 2026-08-20).

Controverses

Les sources datées retenues ne documentent aucune controverse publique, judiciaire ou prudentielle propre à Panhard. Le seul point de vigilance est documentaire : le registre français contient des SIREN homonymes, notamment ALICE PANHARD et PANHARD INVEST, qui désignent des personnes physiques ou des sociétés distinctes et ne doivent pas être rattachés au constructeur. Aucun litige d’actionnaires ou de cession n’est établi au moment de la vérification du 2026-08-20.

Contrepoint

Le principal contrepoint est de ne pas traiter Panhard comme une entreprise contemporaine. Depuis 2018, les actifs, les contrats et la production sont consolidés chez Arquus ; la marque n’existe plus en tant qu’entité autonome, et les chiffres disponibles les plus récents — 330 salariés en 2012 — décrivent l’entreprise avant l’absorption, pas la situation actuelle.

À l’inverse, effacer Panhard du paysage serait excessif : les véhicules hérités, notamment le VBL, le PVP et le Peugeot P4, restent présents dans les parcs militaires, et l’histoire automobile continue d’associer Panhard & Levassor aux débuts du moteur à explosion en France. La fiche doit donc distinguer la mémoire industrielle d’une activité de marché en propre.

Sources

Média associé

Aucune vidéo n’est encore associée à cette entité. Vous en connaissez une ? Elle a sa place ici.