Incendie à Notre-Dame de Paris : Emmanuel Macron reporte son allocution et se rend sur place

En raison de l’important incendie survenu sur le toit de la cathédrale de Paris, lundi soir, Emmanuel Macron a décidé de reporter son allocution télévisée prévue à 20 heures. Il se rend sur place.

Emmanuel Macron a reporté l’allocution qu’il devait faire lundi à 20 heures en raison du “terrible incendie qui ravage Notre-Dame de Paris”, a annoncé l’Élysée. La présidence n’a pas précisé quand cette intervention aurait lieu.

Macron et Philippe sur place

Le chef de l’État venait d’enregistrer son allocution télévisée, devait se rendre sur place dans la soirée, tout comme le Premier ministre Édouard Philippe.

“Émotion de toute une nation”

“Notre-Dame de Paris en proie aux flammes. Émotion de toute une nation. Pensée pour tous les catholiques et pour tous les Français. Comme tous nos compatriotes, je suis triste ce soir de voir brûler cette part de nous”, a écrit le président de la République sur Twitter.

“Nous rebâtirons Notre-Dame” de Paris, promet Emmanuel Macron après l’incendie

Depuis le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le chef de l’État a promis lundi la reconstruction de l’édifice, grâce notamment à une souscription nationale.

La cathédrale de Notre-Dame de Paris, très gravement endommagée par un incendie, “nous la rebâtirons”, a affirmé lundi soir Emmanuel Macron, jugeant que “le pire a été évité, même si la bataille n’est pas encore totalement gagnée”.

Dans une déclaration sur le parvis de l’église sinistrée, le chef de l’État a adressé “une pensée pour l’ensemble de nos compatriotes”, parce que Notre-Dame de Paris “c’est notre histoire, notre littérature, notre imaginaire, le lieu où nous avons vécu tous nos grands moments”.

Le gouvernement accepte de réduire les économies demandées aux HLM

Depuis le début du quinquennat, le gouvernement a demandé d’importantes économies au monde HLM, notamment par une réduction organisée des loyers, pour compenser une baisse des aides au logement pour les locataires. 

Le gouvernement accepte de réduire le montant global des économies demandées au monde HLM, proposant de les passer de 1,5 milliard d’euros par an à 950 millions, a annoncé lundi la confédération du secteur.

“L’État propose un dispositif qui permet pendant trois ans”, soit de 2020 à 2022, “d’avoir un prélèvement sur l’exploitation des organismes fixé à 950 millions d’euros”, a déclaré Marianne Louis, directrice générale de l’Union sociale pour l’habitat (USH) à la sortie d’une réunion à Matignon.

Les bailleurs sociaux inquiets

Depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, le gouvernement demande d’importantes économies au monde HLM : elles passent notamment par une réduction organisée des loyers afin de compenser une baisse des aides au logement (APL) versées aux locataires. Jusqu’à maintenant, cette réduction des loyers devait se traduire par 1,5 milliard d’euros par an pour les bailleurs sociaux à partir de 2020. Pour l’heure, son entrée en vigueur est progressive : elle doit coûter 900 millions au secteur cette année.

Les bailleurs sociaux ont régulièrement mis en garde sur les conséquences de ces économies, estimant surtout qu’elles auraient pour effet mécanique de diminuer durablement la construction de logements. En 2018, le nombre d’agréments n’a qu’un peu baissé, mais les acteurs du secteur assurent que les vrais effets vont se faire sentir les prochaines années.

La réduction des loyers serait réduite à 1,3 milliard d’euros par an

Finalement, “le Premier ministre a fait quelques propositions”, a rapporté Marianne Louis, alors que les fédérations du secteur négociaient depuis plusieurs semaines avec le ministre du Logement, Julien Denormandie, à la demande de Matignon. Les propositions du gouvernement jouent essentiellement sur deux tableaux pour réduire la note à 950 millions d’euros par an sur les trois dernières années du quinquennat.

La réduction des loyers elle-même serait réduite à 1,3 milliard d’euros par an, tandis que la contribution des organismes au Fonds national des aides à la pierre (FNAP), établissement public qui contribue à l’entretien du parc social, serait drastiquement diminuée de 300 millions, soit la plus grosse partie de son montant actuel.

“C’est un verre à moitié vide, à moitié plein”

“On a une proposition pour trois ans qui a le mérite d’une certaine stabilité : c’est un verre à moitié vide, à moitié plein”, a commenté Marianne Louis, alors que l’USH se prononcera le 24 avril sur ces propositions lors de son conseil exécutif. Autre volet des négociations budgétaires, le retour à un taux de TVA préférentiel à 5,5% pour le secteur est en revanche encore “sujet de débats”, a-t-elle admis.